A propos de la survie et du retour à Rome de SS Paul VI Les trésors de la doctrine catholique à votre service pour préparer l'avenir
Un texte à méditer en cette semaine de la Fête de la Croix
Quelles sont les causes des tristesses de Jésus ?
Sainte Véronique Juliani écrivait à son confesseur la lettre suivante que nous abrégeons : Votre Révérence m’ayant commandé de demander à Dieu la raison pour laquelle le crucifix est devenu si triste, je l’ai demandé pendant cinq nuits.
La première nuit, Il me dit que l’une des raisons est le peu de cas que l’on fait de Sa Sainte Passion ; on la médite, il est vrai, mais en courant, et personne n’imprime profondément dans son esprit les peines et les douleurs qu’Il a endurées pour notre amour.
La seconde nuit, se montrant plus que la première fois défiguré et le Visage baigné de larmes : « Vois, dit-ll, comment Je suis traité et à quoi Je suis réduit. Tout ceci provient des horribles blasphèmes que vomissent sans cesse contre Moi Mes créatures. »
La troisième nuit, Il se montra tout meurtri et défiguré : « Je Me fais voir ainsi à toi, dit-IL et à beaucoup d’autres, afin de les porter à aimer d’un amour véritable les souffrances et les croix.
Mais je vois tout le contraire car peu nombreuses sont celles qui aiment la croix en union avec Ma volonté. »
La quatrième nuit, Dieu me montra un lieu obscur tout plein d’instruments de douleurs. Au milieu il y avait une croix toute resplendissante dont les rayons illuminaient tout le reste et faisaient voir distinctement tous ces instruments de mort. Le Seigneur m’inspira que tous ces instruments ainsi éclairés par la croix signifiaient que nos souffrances doivent être unies aux mérites de la très sainte croix et à toutes les douleurs qu’Il endura dans Sa Passion. Le lieu obscur où étaient déposés ces instruments signifiait que celui qui n’unit pas ses souffrances à celles de Jésus, demeure enseveli dans les ténèbres et n’a aucun mérite devant Dieu…..
La cinquième nuit Notre Seigneur me découvrit trois points particuliers qui Lui déplaisaient souverainement : 1° Le peu de respect que l’on a pour les supérieures ; 2° Les aigreurs et rancunes dont l’ennemi tire tant d’avantages et qui nuisent grandement aux âmes ; 3° La manière de vivre trop commodément et non selon la sainte pauvreté. (Diaro, vol.II, p. 713.)
Cette nuit, rapporte ailleurs la même sainte, le Seigneur m’a fait connaître que maintenant dans le monde entier, il n’y a que péchés. « Tous me fuient et feignent de ne pas entendre Mes appels et Mes inspirations. » Alors Il m'a fait voir une multitude d’âmes entraînées par le démon ; et Il m’a fait comprendre que c’étaient des âmes de religieux. « Je te les fais voir, dit-Il, afin que tu aies à cœur de prier pour eux. »