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A propos de la survie et du retour à Rome de SS Paul VI Les trésors de la doctrine catholique à votre service pour préparer l'avenir

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L'amour de soi jusqu'au mépris de Dieu....1

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        «  Notre-Seigneur m'a ainsi donné à entendre que, bien que les péchés commis par la faiblesse de la volonté et les affections mal placées L'offensent gravement, les péchés de l'intellect l'emportent de beaucoup sur ces derniers en nombre et en gravité. Le péché  d'orgueil (maintenant plus que jamais) éloignent les âmes de l'amour et de la soumission à la Sainte Église et en remplissent l'Enfer."   (extrait de la lettre 67 de Teresa Higginson  à son directeur spirituel. »

 

                      Le péché d’orgueil intellectuel et ses variantes- 1

 

        De nos jours tout le monde se veut humaniste, se dit humaniste. C’est une abstraction qui devient une idole. En pratique ,c’est un concept confus qui demande à être « décortiqué ».N’a-t’on pas vu aux dernières réunions d’Assise une psychanalyste se proclamant athée, et néanmoins invitée d’honneur ,comme une sorte de prêtresse de l’irréligion, faire un discours applaudi sur la chance pour le monde d’une « complicité »entre l’humanisme laïc, l’esprit des « Lumières »(sic) et l’humanisme chrétien(sic) pour l’instauration de la paix (qu’apporterait le gouvernement mondial) ;C’est Babel. On ne sait plus ce qu’on dit. C’est pourquoi nous ferons à grands traits l’histoire de la pensée dite humaniste et ses multiples avatars. Mais disons tout de suite, le premier « humaniste » fut Lucifer, refusant de servir la gloire de son Créateur, et l’on connaît la suite malheureuse du péché d’orgueil dans l’histoire humaine, ce développement vénéneux du culte de l’Homme, conduisant au culte antichrist de Satan. Le Remède, nous le connaissons. C’est Jésus, le Verbe incarné, « Lumière pour éclairer les nations »« Sans Lui, nous ne pouvons rien faire  qui plaise à Dieu »

 

                                   1 – L’Humanisme de la fin du moyen Age. La « Renaissance »et ses pièges.

 

               On désigne sous le nom d'humanisme le mouvement littéraire, scientifique et philosophique, qui se produisit en Europe parmi la société médiévale, du milieu du 14ème siècle à la fin du16ème. De ce mouvement il importe de rechercher les caractères, les causes et le champ d'action.

          CARACTÈRES. Avant tout, la Renaissance littéraire se caractérise par un retour à l'étude, de l'antiquité païenne. Après l'époque carolingienne les classiques grecs et latins avaient été de plus en plus délaissés: le latin qu'on parlait et écrivait, était un latin barbare, (ce que par dérision l'on a appelé le « latin de cuisine ») ; quant au grec, personne ne l'étudiait plus guère. Au 14ème siècle, les ouvrages latins, et en particulier, ceux de Cicéron et de Tacite, furent retrouvés dans les bibliothèques des couvents; les manuscrits grecs furent importés, un siècle plus tard, à la chute de Constantinople (1453) : ainsi, le cardinal BESSARION (+ 1472), ; l'un des principaux promoteurs de la réunion de l'Église grecque à l'Église latine, n'apporta pas moins de six cents manuscrits lorsqu'il vint se fixer en Italie. On se remit à étudier toutes ces œuvres. Ces études nouvelles, dont l'antiquité formait seule la matière, s'appelèrent humanités, et ceux qui s'y adonnèrent s'appelèrent humanistes (du latin « humanus » poli, cultivé), c'est-à-dire ceux qui étaient versés dans la connaissance des lettres anciennes

                 Le changement des études entraîna un changement de méthode. L'enseignement scolastique, qui prenait la Révélation pour base, s'était proposé de démontrer l'accord de la science et de la foi au moyen de la dialectique et par le seul raisonnement. A la vérité, les scolastiques de cette période étaient passés maîtres dans l'art d’argumenter, mais ils dépensaient tout leur talent dans des disputes sans fin, dans des argumentations subtiles sur des questions embrouillées qui ne pouvaient avoir d'autre résultat que de faire briller l'acuité de leur esprit.     

                A cette vaine dialectique, que Saint Thomas eût désavouée, les humanistes substituèrent une autre méthode : l'observation, l'expérience et "la cri

tique des textes ; malheureusement ils ne tardèrent pas à tomber dans des excès contraires ; après avoir rompu avec la méthode scolastique, ils rejetèrent la Révélation elle-même et se proclamèrent indépendants de l'autorité de l'Église.

                 La Renaissance se distingue enfin par un retour aux doctrines du paganisme. Évidemment, la nouvelle orientation des esprits n'était pas en soi, contraire à la foi chrétienne ; il y eut même     des « humanistes » de valeur, tels que le cardinal Bessarion en Italie, le cardinal Nicolas de Cuse, en Allemagne, Jacques Lefèvre d'Étaples et Guillaume Budé, en France, qui utilisèrent leurs connaissances classiques pour la défense de la théologie chrétienne. Mais la fréquentation de certaines sources est dangereuse pour la santé spirituelle.

                En face de cette « Renaissance »chez les auteurs se rattachant encore au christianisme, se dressa une autre Renaissance : la Renaissance païenne, qui eut beaucoup plus d'importance et de succès que la première.  

                Beaucoup d'humanistes, élites intellectuelles, qui avaient aimé d'abord l'antiquité classique pour la beauté de sa forme, l'aimèrent pour son fond, et adoptèrent sa conception matérialiste de la vie. Tandis que les théologiens chrétiens avaient sur le monde et la destinée humaine, une conception spiritualiste, s'appuyant sur les notions de péché originel, de nature déchue, sur la nécessité d'un secours divin, le besoin d'une rédemption, sur l'obligation où est l'homme de coopérer à cette rédemption, par la lutte contre ses passions, par l'acceptation volontaire de la souffrance, comme moyen de purification pour s'élever jusqu'à Dieu, beaucoup d'humanistes, tels que VALLA, ALBERTI, L'ARÉTIN, LE POGGE, déifièrent la nature et, tout comme les païens, posèrent en principe qu'il faut la suivre, que « le plaisir est le vrai bien et qu'il n'y a d'autre bien que le plaisir».   

              CAUSES : La Renaissance, ce renouveau de la culture antique, fut déterminée par un ensemble de causes, dont la principale fût certainement le contact qui s'établit entre les Occidentaux et les Grecs lors des tentatives d'union des deux Églises, et surtout lors de la prise de Constantinople par les Turcs en 1453. Fuyant devant l'envahisseur, les savants grecs ne se contentèrent pas d'apporter en Italie, où ils immigrèrent, les trésors de l'antiquité, ils s'en servirent comme d'un gagne-pain ; beaucoup d'entre eux se firent copistes et multiplièrent

ainsi le nombre des manuscrits grecs.

                  Dans le même ordre d'idées, la diffusion des œuvres classiques fut favorisée grandement par l'invention de l'imprimerie, qui diminua de beaucoup le prix des livres et les mit à la portée de tous. Maintes autres circonstances contribuèrent à donner un rapide essor au mouvement de la Renaissance. Les grandes découvertes maritimes, qui avaient mis récemment l'Europe en communication avec l'Afrique méridionale; avec les Indes, et surtout avec les terres du Nouveau monde, engendrèrent une grande activité commerciale.La prospérité qui en résulta, prédisposa à attacher plus de prix à la jouissance, et, par là, à la conception païenne de la vie. Les mécènes se firent nombreux chez tous les seigneurs d'Italie, petits et grands; les empereurs d'Allemagne, les rois de France, Charles VIII, Louis XII et surtout François 1er, voulurent encourager les artistes et les humanistes, et les traitèrent en grands personnages. Les  papes eux-mêmes  entendirent ne pas rester en arrière. Déjà, à Avignon, la littérature était en particulière faveur : Pétrarque, le père des humanistes, y vécut, sous Jean XXII et Clément VI, comblé d'honneurs et de bénéfices. La Renaissance n'eut pas de plus fervents protecteurs que les papes de la fin du15ème siècle, et en particulier, Nicolas V, Sixte IV, Jules II et Léon X. Les chefs de l'Église ne surent pas discerner alors ce qu'il pouvait y avoir de dangereux dans le mouvement de la Renaissance ; ils ne furent pas assez clairvoyants pour prévoir que l'opposition naîtrait fatalement entre l'idée antique et l'idée chrétienne, opposition qui conduirait à une révolution et briserait l'unité religieuse .de l'Europe en détachant les nations germaniques de la papauté.

       CHAMP D'ACTION : La Renaissance débuta en Italie vers le milieu. du XIVème siècle ; de là elle s'étendit aux autres pays de l'Europe occidentale.      -

                   1. En Italie. Une double raison explique pourquoi l'Italie fut le premier  théâtre de la Renaissance.

                La première, c'est que, là plus que partout ailleurs, le souvenir de l'antiquité était resté vivace : l'Italie n'avait pas oublié qu'elle avait été jadis le foyer de la civilisation romaine et que les classiques latins étaient nés sur son sol.

                La seconde, c'est qu'elle était, à cette époque, le pays le plus riche de l'Europe. Alors que la France        s'épuisait dans la malheureuse guerre de Cent ans, les cités italiennes, grâce à l'industrie et au commerce, prospéraient merveilleusement. Plus riches, elles furent plus à même de protéger les lettres et les arts.   

                   Les centres principaux de la Renaissance furent Florence et Rome, où les humanistes trouvèrent de puissants protecteurs dans les Médicis et dans les papes. Bien que DANTE (1265-1321), auteur de la Divine Comédie soit en réalité un précurseur de la Renaissance dite chrétienne et puisse être considéré comme le premier des « humanistes chrétiens », ce dernier titre est ordinairement réservé au florentin. PÉTRARQUE( +1374), poète célèbre par ses sonnets sur Laure, et érudit distingué, qui transcrivit les vieux manuscrits et retrouva en particulier les Institutions oratoires de Quintilien et les Lettres' familières de Cicéron. A côté de Pétrarque, il faut citer son ami BOCCACE (+1375) l'auteur licencieux du Décaméron, recueil de contes, où le Clergé et les moines sont couverts de railleries. De cette époque encore sont le philologue ANGE P0LITIEN (+1494), qui traduisit en vers latins les premiers livres de l'Iliade et fonda la science de la critique des textes ; JEAN  PIC DE LA MIRANDOLE(1463-1494), esprit encyclopédique.

                 2. Dans les autres pays. De l'Italie, l'humanisme gagna l'Allemagne et les Pays-Bas. A l'inverse de la Renaissance italienne, qui avait été   surtout littéraire et païenne, la Renaissance allemande porta ses nouveautés sur le terrain religieux; elle revendiqua pour l'étude de la théologie et de la Bible une indépendance complète d'esprit.-Les chefs de l'humanisme  furent: Reuchlin(1455-1522), ULRIC De HUTTEN et le Hollandais ERASME (1467-1536), le savant le plus illustre de l'Europe. Tous trois s'élevèrent sans ménagement, avec passion même, contre les désordres de l'Église. Érasme, en particulier, dans son Éloge de la folie, critiqua avec beaucoup d'amertume les abus des Ordres religieux et tourna les moines en dérision. Après avoir sympathisé avec les protestants, il se sépara d'eux et mourut en catholique.

          En France, la Renaissance fut un des résultats des guerres d'Italie. Au cours de leurs expéditions pour conquérir l'Italie, les rois de France furent éblouis par l'éclat de la civilisation italienne : ils voulurent donc l'introduire en France. Charles VIII ramena, en 1494, l'humaniste JEAN LASCARIS qui organisa la bibliothèque royale de Blois. La Renaissance française fut particulièrement brillante sous François 1er, qui, sous l'inspiration de GUILLAUME BUDÉ, l'élève le plus célèbre de Jean Lascaris, fonda le Collège de France, dont l'esprit s'opposa de suite à la Sorbonne .

                                   A SUIVRE

        

 

 

        

        

 

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