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A propos de la survie et du retour à Rome de SS Paul VI Les trésors de la doctrine catholique à votre service pour préparer l'avenir

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l'amour de soi jusqu'au mépris de Dieu -2

narcisse

           "Notre Seigneur m'a montré comment l'homme outrage la Divine Sagesse par l'ABUS des trois puissances de son âme immortelle (intelligence, mémoire, volonté) et comment, par ses péchés, il efface en lui-même, autant qu'il le peut, l'image de Dieu en Trois Personnes, et par une folie inconcevable, s'efforce de dérober à la nature, son Dieu » Teresa Higginson      

 

                        Le péché d’orgueil intellectuel et ses variantes -2                 

 

                         2- L'incrédulité aux XVIIe et XVIlIe siècles.

 

                                    La prétendue philosophie des « Lumières »

 

               L’incrédulité est le refus de croire, le refus d’adhérer à toute révélation surnaturelle, à toute lumière, à tout ordre venant de plus haut que la raison de l’homme. Au credo s’oppose son non-credo. Comme au « Serviam » des bons anges et de Marie répond le « non serviam » des anges orgueilleux. L’obéissance se manifeste par les actes de fidélité, la désobéissance par les actes d’insoumission.

            L'Église catholique devait rencontrer, au XVIIe  et surtout au XVIIIe siècle, des adversaires plus redoutables que les protestants, les jansénistes et les gallicans. Sous les différents noms de rationalistes, de déistes ou de libres penseurs, les incrédules ne se contentèrent plus de l'attaquer dans un ou plusieurs de ses dogmes; ils se proposèrent de l'ébranler dans son fondement en prétendant démontrer l'impossibilité et l'inexistence de la Révélation, en même temps que I'absurdité de ses croyances. Le berceau de la « libre pensée » fut l'Angleterre, où toutes les forces antireligieuses se réunirent dans la société des francs-maçons. De l'Angleterre le mouvement passa en France sous l'étiquette philosophique, puis en Allemagne, où l'incrédulité fut favorisée par Frédéric II et les Universités. .

                Tous ces ennemis de l'Église, protestants, jansénistes, gallicans, incrédules, vigoureusement combattus par les Jésuites, prirent leur revanche en obtenant de plusieurs gouvernements et du pape CIément XIV la suppression de la Compagnie.

 

        

                              Les causes de l'incrédulité.

 L'incrédulité, qui fait son apparition au début du XVIIe siècle en Angleterre, et qui bat son plein en France et en Allemagne à la fin du XVIIIe siècle, est fille du protestantisme et du philosophisme.   

             Le protestantisme avait rejeté toute autorité sur le terrain de la foi ; il avait proclamé comme l'un de ses dogmes essentiels, que 1'interprétation de la Sainte Écriture était laissée au jugement de la raison individuelle, que chacun dès lors peut se faire ses croyances d'après ses vues subjectives et les « lumières de sa raison ».  Fatalement un tel principe devait conduire rapidement à la discussion, puis au rejet de toutes les vérités        révélées, jusque-là admises. D'autre .part, en faisant du pouvoir civil l'arbitre en matière de foi, il ne pouvait manquer d'apparaître aux yeux de tous que la religion imposée par l'État n'était en somme qu'un  rouage  dans la machine gouvernementale, n'ayant d'autre fin que de discipliner les masses.        

              Le philosophisme fut la .seconde cause de l'incrédulité. La philosophie cartésienne, tout en restant spiritualiste, avait revendiqué l'autonomie de la raison en face de l'autorité. Tous les philosophes, qui se prétendaient « éclairés », qui vinrent après, émirent cette prétention que la raison est la seule source du savoir, et que la Révélation, en tant que mode de connaissance, était dénuée de valeur. Il s'ensuivit, de la part des philosophes et des scientifiques, une opposition systématique aux dogmes chrétiens. Tout au plus voulurent-ils encore admettre une religion naturelle, religion déiste ou religion naturaliste et ils entendirent bientôt ne concéder à l'Eglise le droit de vivre que dans la mesure où elle consentirait à s'adapter à leur système.       

        

L'incrédulité en Angleterre. La Franc-Maçonnerie. — C'est en Angleterre, le pays où la religion catholique avait été le plus opprimée par les princes protestants, qu'il faut aller chercher les origines de l'incrédulité.        

                Le déisme compte parmi ses partisans, aux 17ème et 18ème siècles, les philosophes les plus célèbres de l'époque : — Thomas Hobbes (+1679), dont la morale utilitaire ne reconnaît que deux motifs d'action : la recherche du plaisir et 1a fuite de la douleur ; — John Locke (+ 1704) dont la philosophie sensualiste conduit au matérialisme et à la négation de toute vérité surnaturelle ; COLLINS (+ 1729), le premier qui prit le nom de libre-penseur ; David HUME (+ 1776), qui estimait que toutes les recherches philosophiques au sujet de la religion aboutissent au doute.

         Au début du 17ème siècle, toutes les forces anticatholiques, — déistes, matérialistes, libres penseurs, — se groupèrent en une puissante association, qui prit le nom de  franc-maçonnerie. A vrai dire, la franc-maçonnerie a des origines plus lointaines. Au Moyen Age, La franc-maçonnerie était un simple groupement corporatif professionnel, gardant ses procédés secrets et ne donnant l'initiation qu'aux    seuls membres de la corporation. Comme ces associations, en raison des services publics qu'elles rendaient, obtinrent soit des papes soit des princes, certains privilèges, outre autres, l'exemption des impôts, les ouvriers, qui en faisaient partie, furent désignés sous le nom de francs-maçons ou maçons affranchis .Peu à peu, les corporations, n'ayant plus leur raison d'être disparurent. On les vit renaître en Angleterre après le grand incendie de Londres (1666). Lorsque les reconstructions furent terminées, la franc-maçonnerie perdit son caractère professionnel et se transforma en société philanthropique et politique qui prit comme insignes, en souvenir du passé; des instruments de maçon, tels que le tablier, l'équerre, le compas... Elle forma, en 1717, la grande loge de Londres, qui devint le centre de la libre pensée et qui reçut sa constitution d'un ecclésiastique anglais, ANDERSON. D'après cette constitution, les francs-maçons honorent le « Grand Architecte de l'univers », c'est-à-dire le créateur  de l'ordre naturel, une notion assez abstraite, où chacun met ce qu’il veut et non l'auteur personnel ,paternel ,de l'ordre surnaturel. Apparemment, ils ne poursuivent qu'un but moral et philanthropique ; en réalité, ils veulent renverser l'ordre religieux et social inspiré du christianisme et y substituer un ordre mondial sans référence à la Loi du Créateur « Rien au dessus de l’Homme »

         D'Angleterre la franc-maçonnerie se répandit en France où elle eut sa première loge à Dunkerque, en 1721. Le Grand Orient de France, qui a son siège à Paris, fut fondé en 1772. Par son programme philanthropique la franc-maçonnerie séduisit de prime abord beaucoup de nobles âmes et même des prêtres, qui n'avaient pas discerné le but caché de la société. Plus clairvoyants, les papes ne tardèrent pas s’apercevoir qu'ils avaient devant eux de nouveaux ennemis. Aussi la franc-maçonnerie fut-elle, à diverses reprises, condamnée par le Saint-Siège, par Clément XII en 1738, par Benoît XIV en 1751, par Pie VII en 1821, par Pie IX en 1865, par Léon XIII;(Encyclique Humanum genus)

                         A SUIVRE                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                

 

 

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