A propos de la survie et du retour à Rome de SS Paul VI Les trésors de la doctrine catholique à votre service pour préparer l'avenir
La génuflexion dans la Sainte Écriture
« Un rappel bien utile, car « les nuques raides ont aussi les genoux bloqués. »....
1.Fléchir le genou devant quelqu'un, c'est exprimer symboliquement qu'on n'est pas de plain-pied avec lui, confesser son infériorité, marquer sa soumission. Ainsi, au passage d'Aman, tous doivent ployer le genou et se prosterner (Est 3,2). Ce geste peut se nuancer d'une teinte religieuse, par exemple devant Élie, homme de Dieu (2 RI, 1 3). Les premiers chrétiens ont dû reconnaître un vrai geste d'adoration (Mt 8,2) dans l'attitude du lépreux qui « fléchit le genou » (Mc 1,40) ou « tombe sur sa face» (Le 5,12), et une parodie sacrilège dans les moqueries des soldats (Mt 27,29 ) Ce geste signifie explicitement une adoration aux yeux de « ceux qui n'ont pas fléchi le genou devant Baal» (1 R 19,18 = Rm II,4), ou quand Yahweh veut qu'on le réserve à Lui seul (Is 45,23; cf Mt 4,9). Enfin le chrétien sait qu'au Nom de Jésus tout genou doit fléchir (Ph 2,10), afin de reconnaître que Jésus est Seigneur. 2 , L'agenouillement dans la prière - forme plus simple de la prostration complète caractérise une attitude d'âme différente de celle qu'on a dans la position assise ou debout. La prière qu'on fait alors n'a rien du discours, de l'exhortation ou de la bénédiction : c'est une imploration parfois muette, une supplication profonde. Trois cas d'une telle prière, officielle ou privée, sont rapportées dans l'Ancien Testament.A la fin de la Dédicace du Temple, Salomon se tourne vers l'assemblée qui est debout, la bénit et lui adresse un petit discours (1 R 8,14-21) ; puis il se retourne vers l'autel et, pendant sa longue prière (8,22-53), demeure « agenouillé, les mains étendues vers le ciel » (8,54) ; enfin il se relève, se tient debout et bénit le peuple en l'exhortant (8,55-61). Plusieurs siècles après, à la nouvelle des mariages contractés par les Juifs avec des étrangères, Esdras demeure « assis, accablé jusqu'à l'oblation du soir »; alors « je sortis de ma prostration, tombai à genoux, étendant les mains vers le ciel, et je dis ... » (Esd 9.4) une prière à laquelle se joint le peuple en larmes (10,1). Enfin, Daniel, seul dans sa chambre haute, .« trois fois par jour se mettait à genoux, priant et confessant Dieu : c'est ainsi qu'il avait toujours fait » (Dn 6, II).
On ne voit Jésus Lui-même agenouillé que pour la prière de l'agonie (Lc 22,41), « jeté au sol » (Mc 14,35), « la face contre terre » (Mt 26,39). Mais l'agenouillement est volontiers signalé par Luc; dans les circonstances solennelles : Étienne, au moment de pardonner à ses bourreaux (Ac 7,60), Pierre avant de ressusciter Tabitha (9,40), Paul après son long discours d'adieux aux anciens d'Éphèse (20,36), et tous les chrétiens en chœur sur la grève au moment de la séparation (21,5). Prier à genoux est une posture normale dans la prière pour exprimer la supplication dans l'adoration (Ep 3,14). »
Par contre l'attitude de la louange est la station debout,la tête, les yeux vers le Ciel. C'est debout que l'on doit proclamer « fièrement » son Credo ,chanter le Te Deum et le Magnificat. La sainte Messe traditionnelle conserve toute cette gamme d'attitudes,signes visibles de réalités invisibles.Défendons-la. C'est à genoux que l'on doit recevoir la Communion sur la langue, et la bénédiction du prêtre.La restauration de l'Église passera par la réinstallation des agenouilloirs , des saintes Tables et des confessionaux....Patience,les démolisseurs sacrilèges n'auront pas le dernier mot....Le Grand Règne arrive ….