A propos de la survie et du retour à Rome de SS Paul VI Les trésors de la doctrine catholique à votre service pour préparer l'avenir
Le thème de l'obéissance dans la Sainte Écriture.
C'est un thème crucial dans la crise affreuse que nous traversons. A la suite des articles sur l'autorité,il est logique de méditer, sur la notion d'obéissance.
Obéir, c'est reconnaître une autorité et s'y soumettre par amour de cette autorité. L'obéissance véritable comporte donc tout un travail spirituel.La sainte Écriture (Parole de Dieu écrite) et la Tradition,(Parole de Dieu non écrite)ces deux piliers de la foi nous y pressent.
Loin d'être contrainte subie et soumission passive, l'obéissance, libre adhésion au dessein de Dieu encore enfermé dans le mystère mais proposé par la Parole à la foi, permet à l'homme de faire de sa vie un service de Dieu et d'entrer dans Sa joie.
I. LA CRÉATION OBÉIT A DIEU
Dans la création même, en dehors de l'homme, apparair comme un pressentiment de cette obéissance et de cette joie. Que le Seigneur mette un croc à Béhémoth (Jb 40,24) ou fende Rahab (Ps 89,1I), c'est la preuve de Sa maîtrise souveraine; que Jésus calme la tempête ou expulse les démons, c'est la preuve que,tout comme les démons, « les vents et la mer Lui obéissent» (Mt 8,27 ; Mc 1,27), ct ces gestes de puissance provoquent une crainte religieuse; mais plus que le silence de l'univers reconnaissant son maître, ce qui émerveille la Bible et la jette en action de grâces, c'est l'élan joyeux des créatures accourant à la voix de Dieu : « Les astres brillent... dans la joie; Il les appelle et ils disent : « Nous voici! » et ils brillent avec joie pour celui qui les a créés » (Ba 3,34s; cf Ps 104,4; Si 42,23; 43,13-26). Devant cette ardeur des créatures les plus belles à remplir la mission que Dieu leur assigne dans son univers, l'humanité « enfermée dans la désobéissance» (Rm II,32), évoque inconsciemment et douloureusement ce qu'aurait dû être son obéissance, et Dieu lui fait entrevoir et espérer ce que peut être l'obéissance spontanée et unanime de la création délivrée par l'obéissance de Son Fils (Rm 8,19-22).
II. LE DRAME DE LA DÉSOBÉISSANCE
1. Dès les origines, Adam désobéit à Dieu, entrainant dans sa rébellion tous ses descendants (Rm 5,19) et assujettissant la création à la vanité (8,20). La révolte d'Adam montre, par contraste, ce qu'est l'obéissance et ce que Dieu attend d'elle: elle est la soumission de l'homme à la volonté de Dieu, l'exécution d'un commandement dont nous ne voyons pas le sens et le prix, mais dont nous percevons le caractère d'impératif divin. Si Dieu exige notre obéissance, c'est qu'Il a un dessein à remplir, un univers à construire, et qu'il Lui faut notre collaboration, notre adhésion dans la foi. La foi n'est pas l'obéissance, elle en est le secret; l'obéissance est le signe et le fruit de la foi. Si Adam désobéit, c'est qu'oubliant la Parole de Dieu, il a écoute la voix d'Ève et celle du tentateur (Gn 3,4ss).
2. Pour sauver l'humanité, Dieu suscite la foi d' Abraham et, pour s'assurer de cette foi, il la fait passer par l'obéissance : « Quitte ton pays » (Gn 12,1), « Marche en Ma présence et sois parfait ;) . (17,1), « Prends ton fils ... offre-le en holocauste .». (22,2). Toute l'existence d'Abraham repose sur la Parole de Dieu, mais constamment cette Parole lui impose d'avancer à l'aveugle et d'accomplir des gestes dont le sens lui échappe. Aussi l'obéissance est-elle pour lui une épreuve, une mise à l'épreuve (22,1), et pour Dieu un témoignage sans prix : « Tu ne m'as pas refusé ton fils, ton unique» (22,16).
3. L'Alliance suppose exactement la même démarche: « Tout ce qu'a dit Yahweh, nous le ferons et nous y obéirons », répond Israël en adhérant au pacte que Dieu lui propose (Ex 24,7). L'Alliance comporte une charte, la Loi, une série de commandements et d'institutions encadrant l'existence d'Israël et destinés à le faire vivre en peuple de Dieu. Plusieurs de ces dispositions imposent des devoirs d'obéissance aux hommes, envers les parents (Dt 21,18-21), les. rois, les prophètes, les prêtres (17,14-18,22). Souvent ces devoirs sont déjà inscrits dans la nature de l'homme, mais la Parole de Dieu, en les incorporant à Son alliance, fait de la soumission de l'homme une obéissance dans la foi Parce que la fidélité à la Loi n'est vraie que dans l'adhésion à la Parole et à l'Alliance de Dieu, l'obéissance à Ses préceptes n'est pas une soumission d'esclave, mais une démarche d'amour. Déjà le premier Décalogue opère la liaison : « ... ceux qui M'aiment et gardent Mes commandements » (Ex 20,6) ; le Deutéronome la reprend et la développe (Dt 11,13.22); les psaumes célèbrent dans la Loi le grand don d'amour de Dieu aux hommes et la source d'une obéissance d'amour (Ps 19,8-11; 119)·
III. LE CHRIST, NOTRE OBÉISSANCE
Mais nul n'obéit à Dieu. Israël est « une maison rebelle» (Ez 2,5), « des fils révoltés» (Is 1,2) ; « se glorifiant dans sa Loi, il déshonore Dieu en la transgressant » (Rm 2,23) ; il ne peut se prévaloir d'aucune supériorité sur le païen, il est avec lui « enfermé dans la désobéissance» (3,10; 1 1,32). Esclave du péché, l'homme, qui cependant y aspire au fond de lui-même, est incapable d'obéir à Dieu (7,14). Pour qu'il y parvienne, pour qu'il trouve « la Loi au fond de son être » (Jr 31,33), il faut que Dieu envoie son Serviteur, que « tous les matins il éveille son oreille » (Is 50A), afin que celui-ci puisse dire: « Voici, je viens ... faire tes volontés» . (Ps 40,7ss). « De même que par la désobéissance d'un seul la multitude a été constituée pécheresse, de même par I'obéissance d'un seul la multitude sera constituée juste » (Rm 5,19). L'obéissance de Jésus-Christ est notre salut et nous donne de retrouver l'obéissance à Dieu" La vie de Jésus-Christ fut, dès « Son entrée dans le monde» (He 10,5) et « jusqu'à la mort de la croix» (Ph 2,8), obéissance, c'est-à-dire adhésion à Dieu à travers une série d'intermédiaires: personnages, événements, institutions, Écritures de son peuple, autorités humaines. Venu « pour faire non sa volonté, mais la volonté de Celui qui l'a envoyé» (Jn 6,38; cf Mt 26>39), il passe toute sa. vie dans les devoirs normaux de l'obéissance aux parents (Lc 2,51), aux autorités légitimes (Mt 17,27). A Sa Passion, il pousse l'obéissance à son comble, se livrant sans résister à des pouvoirs inhumains et injustes, « faisant à travers toutes Ses souffrances, l'expérience de l'obéissance » (He 5 ,8), faisant de sa mort le sacrifice le plus précieux à Dieu, celui de l'obéissance (10,5-10; cf 1 S 15,22).
IV. L'OBÉISSANCE DU CHRÉTIEN Devenu par son obéissance « le Seigneur » (Ph 2,1I), revêtu de « tout pouvoir au ciel et sur la terre» (Mt 28,18), Jésus-Christ a droit à l'obéissance de toute créature. C'est par Lui, par l'obéissance à Son Évangile et à la parole de Son Église (2 Th 3,14; Mt 10,40 p) que l'homme atteint Dieu dans la foi (Ac 6,7; Rm 1,5; 10,3; 2 Th 1,8), qu'il échappe à la désobéissance originelle et qu'il entre dans le Mystère du salut: Jésus-Christ est l'unique Loi du chrétien (1 Co 9,21). Cette loi comprend aussi l'obéissance aux autorités humaines légitimes, parents (Col 3,20), maîtres (3,22), époux (3,18), pouvoirs publics, reconnaissant partout « l'autorité de Dieu» (Rm 13,1-7), Mais parce qu'il n'obéit jamais que pour servir Dieu, le chrétien est capable, s'il le faut, de braver un ordre injuste et « d'obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes » (Ac 4,19). CA et JG
Pour lutter contre les forces antichrist ,formez-vous « unacumpaulosexto » à votre service « La faiblesse des bons fait la force des méchants »......Faute de se nourrir de la Vérité,l'homme broute de l'erreur...E.Hello
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