A propos de la survie et du retour à Rome de SS Paul VI Les trésors de la doctrine catholique à votre service pour préparer l'avenir
« Si tu savais le Don de Dieu…. ? -suite 2
Instructions de Notre- Seigneur à Sœur Marie du Sacré-Cœur
« La grâce dans l'ordre surnaturel est un don surnaturel et invisible, mais que l'âme ressent et que Dieu accorde gratuitement aux êtres intelligents et raisonnables comme force et puissance pour arriver à la vie éternelle. C'est un don, comme tout ce qui est en vous; surnaturel, c'est-à-dire au dessus des dons naturels, pour vous vivifier et vous transformer. C'est un don gratuit que Dieu aurait pu ne point donner et que les créatures ne pouvaient point exiger. Il est accordé aux êtres intelligents et raisonnables, parce que ceux-là seuls qui ont l'intelligence et la raison peuvent mériter ou démériter, mettre en usage ou laisser ce don, et ainsi atteindre ou perdre la vie éternelle.
C'est pour cela que la grâce vous est donnée, pour vous faire obtenir la gloire du Ciel.
De ce que Je viens de dire par rapport à la grâce, vous devez conclure que Dieu en est l'Auteur et le Donateur, c'est-à-dire le Principe, et que la Fin qu'Il se propose en la donnant est de faire participer les âmes fidèles à la gloire du Ciel.
Pensez-vous, Ma fille, qu'il n'y ait aucune cause depuis la chute du premier homme, qui ait mérité le don de la grâce aux hommes, et qui n'empêche pas la grâce d'être un don gratuit? — Seigneur, il me semble, Lui répondis-je, que Vous êtes la cause méritoire de la grâce. Votre Incarnation, Votre Vie, Vos souffrances dans la Passion, Votre mort, nous ont mérité toutes les grâces du salut. Néanmoins, malgré Votre mort et Ses mérites, la grâce est un don gra- tuit, parce que Vous êtes Dieu et que Votre Incarnation, cause méritoire de la grâce, a été libre.
Oui, ma fille, c'est Moi qui ai mérité aux hommes toutes les grâces que Dieu leur accorde, et Je les ai méritées en souffrant volontairement, et sans y être obligé, les tourments de Ma Passion.
Ma fille, il y a deux espèces de grâce que Dieu accorde aux hommes. Les premières pour eux-mêmes et pour leurs besoins. Les secondes pour les besoins et les nécessités d'autrui. Ces dernières ne sont pas par elles-mêmes une cause directe de mérites; mais les premières rendent toujours agréables à Dieu, quand on les reçoit avec de bonnes dispositions et quand on en fait un saint usage.
Je vous parlerai plus tard des grâces que Dieu accorde à quelques âmes, non pour elles, mais pour les autres.(Les charismes)
Aujourd'hui Je veux vous parler uniquement des grâces que Dieu accorde à chacun pour son utilité personnelle.
Je ne sais si je m'exprime bien, mais je ne sais pas m'exprimer autrement. J'écris selon l'intelligence qui m'a été accordée des paroles du Sauveur Jésus.
Je continue: « Parmi les grâces que Dieu accorde à chacun pour son utilité personnelle, on en distingue de deux sortes: celles qu'il accorde pour la sanctification et la bonté de tous les actes et celles qui constituent en l'âme un état, une manière d'être, ou autrement dit les grâces actuelles et les grâces habituelles ou sanctifiantes.
Qu'est-ce que la grâce actuelle? (Actuelle signifie en rapport avec un acte particulier) Avant de répondre à cela, Je dois vous rappeler, Ma fille, que l'homme par lui-même ne peut rien faire de méritoire pour le Ciel sans la grâce de Dieu. Après cela, vous comprendrez aisément ce que c'est que la grâce actuelle. La grâce actuelle est un secours passager que Dieu donne à l'homme pour connaître, vouloir ou faire un bien surnaturel, en l'excitant et l'aidant à cette connaissance, à ce vouloir, à cette action.
C'est un secours nécessaire à l'homme que le péché a rempli de faiblesse et.qui se trouve impuissant devant une fin surnaturelle. C'est un secours passager, cela le distingue de la grâce habituelle qui est en l'âme d'une manière permanente.
« J'ai ajouté, Ma fille, que ce secours excite et aide l'homme, pour vous marquer que ce secours le dispose à l'action et le soutient quand il l'accomplit. Pour quelle action ce secours est-il donné à l'homme? Pour une action ou intérieure ou extérieure. Or, pour toute action, il y a deux choses: la disposition à l'action et l'accomplissement de l'action. Dans la disposition à l'action, c'est l'intelligence de l'homme qui est précisément en jeu; ce secours de Dieu éclaire son intelligence. Dans l'accomplissement de l'action, c'est la volonté; ce secours de Dieu excite et aide la volonté à l'accomplir. Que l'action soit intérieure, comme un acte d'amour, ou extérieure, comme un exercice de piété quelconque, pour que cette action soit bonne, il faut nécessairement le secours de Dieu, et il s'appelle la grâce actuelle.
La grâce actuelle est donnée à deux fins; d'abord, de faire pratiquer le bien, comme Je viens de vous l'indiquer; et puis, de faire éviter le mal; d'où il suit, Ma fille, que si cette grâce est nécessaire, elle l'est pour opérer le bien, et puis pour éviter le mal.
La grâce actuelle est nécessaire pour opérer le bien, pour produire des actes de foi, d'espérance et de charité surnaturels, car la foi, l'espérance et la charité sont des vertus surnaturelles, et par les seules forces de sa nature l'homme ne peut en produire les actes. Celui même qui a la grâce sanctifiante a besoin de la grâce actuelle pour produire ces actes, car cette grâce sanctifiante, comme toutes les habitudes surnaturelles que Dieu établit dans l'âme d'une manière permanente, est à peu près pour les actions surnaturelles ce que sont pour les actions simplement naturelles les puissances et les facultés naturelles.
Il ne faut pas dire pour cela, Ma fille, que les actions des hommes qui ne sont pas précédées et aidées de la grâce sont des actions mauvaises; que l'homme, sans la grâce, ne peut rien faire de bien ; mais, en vérité, sans la grâce il ne peut rien faire de méritoire pour le Ciel.
La grâce actuelle est nécessaire pour faire le bien, et aussi pour éviter le mal.
Oui, Ma fille, elle est nécessaire même à l'homme qui est en état de grâce, et sans cette grâce actuelle, il lui est impossible de passer un long temps sans tomber dans le péché véniel. Elle est nécessaire non seulement pour éviter le péché véniel, mais encore le péché mortel. Pour éviter le mal, en effet, il faut se déterminer au bien et l'accomplir; car qui n'avance pas recule, et celui qui n'amasse pas constamment dissipe. Or, pour se déterminer au bien, pour faire le bien, il faut, outre la prédisposition donnée par la grâce habituelle, une excitation, et un secours actuel pour l'accomplir.
Ma fille, la grâce actuelle ne vous manquera jamais; recevez-la et servez-vous en selon le dessein de Dieu. Ainsi vous éviterez le mal et vous pratiquerez le bien. Je ne veux point vous retenir plus longtemps; demain, revenez près de Moi, Je vous parlerai de la grâce sanctifiante. Je vous dirai quelles sont ses causes, sa nature et les effets qu'elle produit dans l'âme. »
A SUIVRE