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A propos de la survie et du retour à Rome de SS Paul VI Les trésors de la doctrine catholique à votre service pour préparer l'avenir

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Épreuves et consolations suite 5

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             LES ÉPREUVES, LES LUTTES ET LES CONSOLATIONS

         DE LA VIE CHRÉTIENNE. Suite 5

 

 

 

              Après m'avoir ainsi parlé des tentations du démon, le Sauveur Jésus me dit: « Les tentations viennent du démon ; elles viennent aussi de la nature corrompue par le péché. Le cœur de l'homme est devenu par le péché comme une terre stérile pour le bien, mais très féconde pour le mal. C'est cette inclination au mal qui a été combattue par tous les saints et changée en eux et par eux avec Ma grâce en une inclination vers le bien. Ce combat ne leur a pas été préjudiciable, loin de là, il a été la source de leur mérite et de leur sainteté. La tentation n'est donc pas un mal par elle-même, qu'elle vienne du démon ou de votre nature corrompue. Si vous résistez à la tentation et la combattez, cette résistance-sera, au contraire, un sujet de mérite et augmentera votre récompense. La tentation ne sera péché qu'autant que vous succomberez et que vous n'y résisterez point.

                   C'est pourquoi, Ma fille, ne vous découragez jamais. Quand vous serez attaquée par une tentation, venez, courez vers Moi, pour l'empêcher d'entrer dans votre cœur. Si elle est entrée en vous,  ne vous troublez point pour cela, oubliez plutôt la tentation et tenez votre volonté fortement attachée à Dieu. Pour pécher, il faut le consentement de la volonté; si votre volonté est attachée à Dieu, elle ne le sera point à la tentation, et par conséquent       

        

        

        

quent vous n'aurez point péché. Quand la tentation aura été si violente qu'il vous sera difficile de reconnaître si vous avez péché ou non, demandez-vous si vous avez eu du déplaisir, de l'aversion pour elle. S'il en a été ainsi, tranquillisez-vous, c'est là une preuve que votre volonté n'a pas donné son consentement. Ors. quand toutes les puissances de votre âme seraient absorbées par une tentation, quand votre esprit, votre imagination, votre mémoire seraient remplis par les représentations les plus mauvaises,, si votre volonté ne prête point son consentement, soyez tranquille, vous n'avez point péché.

              Pour le péché, il faut matière suffisante, advertance de l'esprit et consentement de la volonté ; à ces trois- choses, vous reconnaîtrez toujours votre culpabilité ou votre innocence.

                  Tenez donc votre volonté ferme à l'heure de la tentation; ne vous découragez pas, ne laissez pas la crainte prendre entrée dans votre âme; le découragement de l'âme donne force à la tentation. Toujours confiance et abandon à Dieu, et vous triompherez des tentations les plus fortes, et vos triomphes seront pour vous une source de mérite pour le Ciel….

                 .

                 Avisez surtout à ne juger personne pour ne point pécher contre la charité. Quand il vous survient une pensée peu flatteuse sur une personne, dites en vous-même: pourquoi la juger ou la condamner ? Dieu seul connaît le fond de son cœur, pour moi je ne le connais pas et je n'aurai point à en rendre compte. Quand vous remarquerez quelque chose de mal en votre prochain, n'y faites point attention; si vous voyez au contraire le bien en lui, observez-le et faites-en votre profit. Quand quelqu'un par sa manière de parler vous donnera lieu de croire que ses sentiments ne sont pas ceux d'un parfait chrétien, gardez-vous de le condamner; supposez plutôt qu'il y a dissimulation de sa part et que ses sentiments intimes diffèrent de ceux qu'il fait paraître. Ne vous arrêtez pas non plus à l'action d'autrui, si elle ne vous paraît pas convenable et si votre conscience ne l'approuve pas. Gardez-vous vous-même d'agir contre votre conscience. Si vous voyez faire le mal, pensez que celui qui le fait n'est peut-être pas aussi coupable qu'il le parait, et que l'inadvertance, l'ignorance ou tout autre motif connu de Dieu peut diminuer la grandeur de son péché. Quand une personne a de la peine pour une injure qu'elle a reçue et qu'il lui est nécessaire de soulager son cœur en vous parlant de sa peine, vous pouvez l'écouter sans pécher. Refuser de l'entendre, serait augmenter sa peine. Écoutez-la, tâchez de la calmer, et gardez-vous de l'aigrir contre celui qui l'a offensée.

            Faites tout cela, Ma fille, sans préoccupation, avec calme, en rendant à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. A César, c'est-à-dire à vous-même, le mépris, l'humiliation et la reconnaissance de votre néant; à Dieu ce qui est à Dieu, c'est-à-dire tout le bien qui est en vous, parce qu'Il en est le principe et que vous avez eu besoin de Sa grâce pour l'opérer. »

         A SUIVRE

 

 

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