A propos de la survie et du retour à Rome de SS Paul VI Les trésors de la doctrine catholique à votre service pour préparer l'avenir
A Dieu, Souverain Maître de toutes choses, Seigneur des seigneurs, Roi des rois, Roi des siècles, Saint des saints. (L.Lessius SJ –Les Noms divins)
ÉLÉVATION ET PRIÈRE
« Mon Dieu, mon Roi; je Vous exalterai, et bénirai Votre Nom dans les siècles et dans l’éternité (Ps16 et 62)! « Vous êtes le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs » (I Tim.VI)Tout l'Univers est sous Votre empire, et personne ne peut résister à Votre volonté (Esther XIII) « Toutes choses persévèrent par Vos ordres; chacune garde la loi que Vous lui avez donnée et chacune Vous sert selon sa capacité et son petit pouvoir; et toutes ensemble confessent que Vous êtes leur Créateur, leur Maître. Vous avez un souverain pouvoir sur tout. Vous pouvez disposer de tout, selon Votre bon plaisir, sans que personne ait le droit de Vous demander compte de Vos actions et de Vous dire: « Pourquoi agissez-Vous ainsi ? » Tous les rois et les monarques de ce monde, avec toute leur pompe et leur magnificence, avec leurs royaumes et leurs armées, avec leurs richesses et leur majesté, ne sont que comme des vers de terre, et comme un rien en Votre présence. « Vous êtes vraiment grand, ô Maître suprême au-dessus des louanges, et il n'est point de bornes à Votre grandeur. Votre règne est le règne de tous les siècles, et Votre empire s'étend de génération en génération (Ps 141 ) » Les rois de la terre et les royaumes tomberont tout d'un coup et seront réduits à néant, mais Votre Royaume durera à jamais, et tous Vos ennemis viendront mourir à Vos pieds. Le royaume du démon et des impies qui trouble maintenant le monde, qui foule aux pieds maintenant la vérité et la justice, sera entièrement détruit; et votre royaume tiendra tout sous Sa domination, et Vous serez « Tout en tous »
C'est Vous, Grand Dieu, qui nous avez tous créés; nous sommes l'ouvrage de Vos mains, Vous nous avez moulés et formés, comme le potier son argile. Tout ce que nous sommes, que nous pouvons, que nous avons, nous l'avons reçu de Votre Bonté: tout cela est à Vous, Vous êtes l'Ouvrier et l'Inventeur de tout. Vous avez tiré toutes choses du néant; du plus profond des ténèbres et de l'abîme du non-être. Vous les avez suspendus dans l'être, dans la lumière de Votre face, que toutes, selon leurs espèces et leurs formes, brillent à nos esprits et nous révèlent Votre Majesté. Mais comme par leur nature et d'elles-mêmes elles penchent vers le néant duquel elles ont été tirées, il ne leur suffit pas d'avoir été faites une fois, il est encore nécessaire que Vous les teniez continuellement de Votre main, et que sans cesse Vous leur fassiez sentir cette même action qui les a produites, afin qu'à tout moment elles reçoivent le bienfait qu'elles ont reçu une fois quand elles ont commencé d'être. Le poids qui est suspendu en l'air doit être continuellement soutenu ; qu'on l'abandonne seulement l'espace d'un clin d'œil, il tombe soudain en bas. De même, tout ce qu'il y a de créatures dans cet univers a sans cesse besoin d'être retenu dans son être et dans sa nature par Votre Toute-puissante Main, et si vous retiriez tant soit peu, elles retomberaient dans leur néant, et périraient soudain comme l'ombre.
Il n'y a nulle solidité, ni dans les corps, ni dans les esprits, si ce n'est celle qu'ils reçoivent de Votre force qui les domine et les étreint intérieurement, de peur qu'ils ne s'écoulent comme l'eau, ou se dissipent comme la fumée, ou s'évanouissent comme une vision ou comme un fantôme. Pour Vous, toutes choses sont molles et maniables; toutes choses sont encore comme un fluide qui s'écoule et s'évanouit; mais au moindre signe de Votre volonté, elles prennent soudain la forme et la figure qu'il Vous plaît de leur donner. Devant Vous, ni les montagnes ni les rochers n'ont de solidité; ni le fer ni le diamant n'ont de dureté; ni les cieux ni les astres n'ont de fermeté; rien de tout cela ne peut subsister sans Votre perpétuelle influencé et sans l'action vivificatrice de Votre lumière.
Vous êtes donc le Maître absolu de toutes choses, Vous, par qui elles sont créées à tout moment et de qui elles dépendent; Vous, qui les soutenez pour qu'elles ne tombent pas, qui les entretenez pour qu'elles ne s'altèrent pas, qui les contenez pour qu'elles ne s'écoulent pas, qui les étreignez pour qu'elles ne périssent pas.
Vous êtes l'Inventeur, l'Auteur, l'Ouvrier, le Conservateur, le soutien et l’élan de toutes choses. C'est pour Vous que toutes choses existent, afin qu'elles servent à Votre gloire : les natures raisonnables, afin qu'elles Vous connaissent, Vous aiment, Vous honorent et Vous louent; les natures destituées de raison, afin qu'elles servent à nos usages, et afin que, par leur admirable beauté, elles excitent nos âmes à Vous admirer et à Vous aimer. Et certes, bien que nous n'existions que pour Vous, et que tout ce qui nous appartient soit destiné à Votre gloire, nous ne sommes pas pour cela ni plus vils ni plus. misérables, car notre nature et notre souverain bien, c'est de servir à Votre gloire. Vous servir, c'est régner, et Vous obéir, c'est marcher au Ciel. Il vaut mieux Vous servir que d'avoir l'empire du monde entier. Lorsque notre âme s'occupe de Votre service, elle s'élève en haut, elle se recueille dans l'unité, et, étant plus proche de Vous, elle est illuminée et Vous devient semblable.. Lorsqu'elle s'emploie au gouvernement des autres, elle s'éloigne de l'union, elle descend aux choses inférieures, elle se dissipe dans la multitude des objets', et elle ne trouve chose quelconque par l'alliance de laquelle elle devienne meilleure, car rien ne rend l'âme meilleure, si ce n'est ce qui est au-dessus de l'âme.
C'est un grand aveuglement des mortels que de tant estimer et de tant ambitionner les empires, les royaumes, les gouvernements, les charges, les prélatures, afin de commander aux autres et se négliger, soi-même; de faire tous leurs efforts, de fouler aux pieds tout droit et toute justice, pour acquérir cette ombre de félicité qui les détourne du vrai bien et du salut éternel. Sans doute, il en est qui admettent les charges non par ambition ni en vue d'intérêts terrestres, mais pour promouvoir le bien commun et pour conduire au salut un grand nombre d'âmes, et ceux-là peuvent attendre de Vous une riche récompense, à cause de la difficulté et pour la grandeur du bien qu'ils procurent. Toutefois, il est beaucoup plus sûr d'être caché au dernier rang et de prendre soin de son salut.
Seigneur, accordez-moi la grâce de mépriser les louanges humaines, de fuir l'honneur du monde et d'aimer à être inconnu des hommes. Qu'il me suffise de Vous connaître, et, à mon tour, d'être connu de Vous; de Vous servir, et de préférer Votre service à tous les empires du monde, ainsi qu'à toutes les dignités et à tous les honneurs. Que ce soit là ma gloire, mon élévation, mon faîte le plus sublime, le titre et les insignes de toute dignité ! Que d'autres se glorifient des royaumes et des principautés, de la noblesse et des richesses, et de semblables prééminences du siècle présent; quant à moi, que toute ma gloire soit d'être Votre serviteur, que tout ce qui m'appartient Vous soit dédié, consacré et reste sous Votre Seigneurie; enfin que toutes mes pensées, tous mes soins, tous mes efforts, tous mes desseins tendent à Votre honneur et n'aient point d'autre but que Votre gloire ».