A propos de la survie et du retour à Rome de SS Paul VI Les trésors de la doctrine catholique à votre service pour préparer l'avenir
Marcel Ier fut le 30e pape de l'Église catholique. Son pontificat ne dura que deux ans (308-309). Il succédait à Marcellin (296-304) après quatre ans de vacance du siège pontifical, à une époque où les persécutions contre les Chrétiens par l’empereur Dioclétien étaient très importantes. Cette époque de décadence était marquée par des empires très instables, éphémères. Une seule constante : Le pouvoir politique attaqué au dedans et au dehors reportait volontiers la faute sur les chrétiens, qui refusaient la soumission spirituelle aux tyrans .Il faut toujours un bouc émissaire…pour justifier les crises.
Nous en savons quelque chose aujourd’hui…
Marcel Ier dut réorganiser le culte dans des bâtiments provisoires, les églises ayant été saccagées en établissant vingt-cinq « paroisses » à Rome. Il dut aussi gérer le cas des Chrétiens apostats qui avaient renié le Christ depuis la persécution de l'empereur Dèce et aurait exigé d'eux un acte de pénitence. Certains le refusèrent et le dénoncèrent à l’empereur.
L'empereur Maxence, irrité contre le franc-parler de Saint Marcel, l'aurait réduit à l'état d'esclave et transformé en palefrenier , dans la maison même où il célébrait la Sainte Messe.
Il est mort, épuisé, en exil, le 16 janvier 309 et aurait été enseveli aux Catacombes de Priscille, à Rome, où reposent de nombreux martyrs.
Prions ce Pape, martyr de son dévouement, pour l’Église en proie à des désordres tant doctrinaux qu’institutionnels. »La fonction du sage est d’ordonner »La fonction du chef de l’Église est d’organiser ce Corps vivant qu’est la communauté des fidèles. C’est loin d’être tâche aisée et le démon sait où frapper pour semer le trouble. Il ne s’acharnerait pas tant au cours des siècles contre la papauté, si elle n’était pas d’une importance vitale, irréductible et irremplaçable. Tout corps a besoin d’une tête. Et « il est bon qu’un seul dirige », sinon c’est l’anarchie. Il est bon que le chef sache déléguer ses pouvoirs, tenir compte de l’avis de ses conseillers. Mais il y a des heures où il faut savoir parler haut et fort..(C’est ce qui fit mon admiration pour SS Paul VI qui promulgua l’encyclique Humanae Vitae en 1968, alors que beaucoup de cardinaux prèchaient pour l’adoption de la « pilule », et non des moindres .C’est ce qui déclencha contre lui la persécution ouverte et son exil, entre autres choses)
Ce que l’histoire de l’Église nous apprend, c’est la constante volonté de la catholicité fidèle d’élire sans délai un chef légitime qui assure la continuité apostolique, qui continue à lui transmettre la grâce des sacrements, qui l’incarne, la rend visible et vénérable .L’histoire de Saint Marcel nous montre cette vitalité de reconstruction, de réorganisation permanente, qui fait que chaque martyr est remplacé à son poste le plus rapidement possible, comme les soldats dans la bataille.
Il y a des périodes brèves où le siège est vacant, faute d’un accord électoral ou d’influences externes, d’ambitions trop humaines .Mais c’est une sorte de châtiment pour le peuple qui n’a pas prié assez pour son Pape, pour son clergé, malgré les avertissements réitérés du Ciel. »Priez, mais priez donc »Pas assez de prières, pas assez de pénitence surtout. On a les chefs que l’on mérite, au spirituel comme au temporel .C’est une grâce qui se demande d’avoir un bon pape et un bon roi..
La période actuelle est unique dans l’histoire. D’après le « sédévacantisme » pur et dur, il n’y aurait plus de papes depuis SSPie XII, une sorte d’abandon de la Providence pendant près de soixante années. D’où le danger d’une sorte de protestantisation, professant que c’est le Christ qui dirige les fidèles, étant la Tête de l’Eglise. Mais qu’après tout on pourrait se passer des intermédiaires … C’est vrai qu’Il est la tête du Corps mystique. Il peut tout. Mais c’est cette relativisation de la mission du Pape, puis des prêtres, qui aboutit à l’explosion en chapelles éparpillées, puis en sectes errantes. Le protestant est celui qui ne met aucun intermédiaire entre Dieu et l’homme. Chacun est son propre pape. On en voit les fruits…
L’institution de la papauté est divine. Elle durera autant que l’Église et on ne peut penser sans danger « qu’il se pourrait qu’à la fin des temps, il n’y ait pas de pape pendant un certain temps ou plus du tout jusqu’au retour du Christ. » En tout cas, rien dans les prophéties n’évoque un tel changement dans les promesses divines. Toutes les prophéties, révélations des plans divins, parlent au contraire d’un triomphe de la Papauté avant l’ultime combat de la persécution de l’Antéchrist , pseudo pape et pseudo-roi démoniaque, pour guider et soutenir les martyrs dans leur ultime témoignage. Pour offrir le Sacrifice, il faut un grand-Prêtre, chef de tous les prêtres. Il faut que le pouvoir de consacrer et de pardonner les péchés soit transmis intact. Il faut que la Présence réelle soit assurée jusqu’à la fin des temps, sinon Satan aurait gagné la partie. Et cela ne sera pas… !
Voilà pourquoi le « survivantisme » me parait la solution qui préserve sagement l’action miraculeuse divine et la coopération nécessaire des hommes. Un chef souffrant et repentant à la tête d’un Corps souffrant et repentant semble plus dans la logique de la Sagesse. Un pape exilé qui ne peut gouverner ne perd aucun de ses pouvoirs spirituels et sa « délégation générale de Vicaire du Christ». Dans son exil, S SPaul VI est toujours le pape légitime, qui , tel David, le jour venu, lancera à la tête du géant la Bulle proclamant seule valide la doctrine et la liturgie traditionnelles. (D’après nos informations, elle est prête), et alors « Flos florum »pourra achever sa mission « in Nomine Domini » et réparer ses fautes et les nôtres. Sa souffrance de pape martyr sauve et sauvera des multitudes d’âmes.
La date de son retour dépend à la fois de Dieu et de nous, de nos prières et de nos sacrifices. « Priez, mais priez donc »nous dira demain encore Notre-Dame de Pontmain, Notre-Dame d’Éspérance.
Saint Marcel I, au secours…