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A propos de la survie et du retour à Rome de SS Paul VI Les trésors de la doctrine catholique à votre service pour préparer l'avenir

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Par ce Signe,tu vaincras...

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                                       «  Per Hoc Signo, vinces »

                 USAGE DE LA MÉDAILLE DE SAINT BENOIT.

  DE L'IMAGE DE LA CROIX REPRÉSENTÉE SUR LA MÉDAILLE.

                                          Don Guéranger,OSB

 

« Il suffit aux chrétiens de réfléchir un moment sur la vertu souveraine de la Croix de Jésus-Christ, pour comprendre la dignité d'une médaille sur laquelle elle est représentée. La Croix a été I'instrument de la rédemption du monde ; elle est l'arbre salutaire sur lequel a été expié le péché que l'homme avait commis en mangeant le fruit de l'arbre défendu. Saint Paul nous enseigne que l'arrêt de notre condamnation a été attaché à la Croix, et qu'il a été effacé par le Sang du Rédempteur ( Col. II, 14) ; enfin la Croix en laquelle l'Église salue notre unique espérance, spes unica, doit paraître au dernier jour sur les nuées du ciel comme le trophée de la victoire de l’Homme-Dieu.

La représentation de la Croix réveille en nous tous les sentiments de la reconnaissance envers Dieu pour le bienfait de notre salut. Apres la sainte Eucharistie, il n'est rien sur la terre qui soit plus digne de nos respects que la Croix ; et c'est pour cela que nous lui rendons un culte d'adoration qui se rapporte au Seigneur dont le Sang divin l'a arrosée.

Animés des sentiments de la religion la plus pure, les premiers chrétiens eurent dès le principe la plus profonde vénération pour l'image de la Croix, et les Pères de l'Église ne tarissent pas sur les louanges qu'ils donnent à ce signe auguste. Lorsque, après trois siècles de persécution, Dieu eut résolu de rendre la paix à Son Eglise, une croix apparut au ciel avec ces paroles : « Tu vaincras par ce signe » ; et l'empereur Constantin, à qui était destinée cette vision qui lui promettait la victoire, voulut que son armée marchât désormais au combat sous un étendard qui offrait l'image de la Croix avec le monogramme du Christ, et qui fut appelé le Labarum.

La Croix est un objet de terreur pour les esprits de malice ; devant elle ils reculent toujours ; à son aspect ils ne tardent pas à lâcher leur proie et à s'enfuir. Enfin telle est pour les chrétiens l'importance de la Croix, telle est la bénédiction qu'elle apporte avec elle, que, depuis le temps des Apôtres jusqu'à nous, l'usage inviolable a été pour les fidèles d'en produire fréquemment le signe sur eux-mêmes, et, pour les ministres de l'Église, de l'employer sur tous les objets que le caractère sacerdotal leur donne le pouvoir de bénir et de sanctifier.

Notre médaille, qui représente d'abord l'image de la Croix, est donc parfaitement conforme à la piété chrétienne, et, par ce seul motif, digne déjà de toute sorte de respects….

 

 

                                         

« Après avoir décrit la médaille de saint Benoît et raconté son origine, nous avons maintenant à expliquer l'usage qu'on en doit faire, et le secours qu'on en peut tirer. Nous n'ignorons pas qu'en ce siècle où le diable est regardé par beaucoup de gens comme un être de raison plutôt que comme un être réel, il paraîtra étrange que l'on frappe une médaille, qu'on la bénisse, et qu'on l'emploie comme préservatif contre les embûches du malin esprit. Les saintes Écritures cependant nous fournissent assez de traits propres à nous donner une idée de la puissance et de l'activité des démons, ainsi que des dangers que nous courons sans cesse dans l'âme et dans le corps par suite de leurs embûches. Ne tenir aucun compte des démons, sourire aux récits de leurs opérations, ne suffit pas pour anéantir leur pouvoir. L'air n'en est pas moins rempli, comme l'enseigne saint Paul, des légions de ces esprits de malice (Eph. II, 2; VI, 12.) ; et si Dieu ne nous protégeait, le plus souvent même à notre insu, par le ministère des saints Anges, il nous serait impossible d'éviter les pièges innombrables de ces ennemis de toute créature de Dieu. Et qu'est-il besoin d'insister davantage, lorsque nous avons vu reparaître de nos jours ces pratiques imprudentes et coupables, renouvelées des païens, et à l'occasion desquelles un esprit malfaisant et trompeur vient donner la réponse attendue ; lorsque nous avons vu recommencer les évocations des morts, les oracles, et tous les prestiges à l'aide desquels Satan retint les hommes en esclavage durant tant de siècles?

Or, telle est la puissance de la sainte Croix contre Satan et ses légions, que nous la pouvons considérer comme un bouclier invincible qui nous rend invulnérables à leurs traits. Le serpent d'airain élevé au désert par Moïse pour guérir les morsures des serpents de feu est donné par le Sauveur lui-même comme la figure de sa Croix (S. Jean, III, 14.). Le signe tracé sur la porte des maisons avec le sang de l'agneau pascal par les Israélites les préserva de la redoutable visite de l'Ange exterminateur (Exode, XII, 13.). Le prophète Ezéchiel désigne comme les élus de Dieu ceux qui porteront le Tau empreint sur leur front (Ezech. IX, 4.) ; et c'est cette marque que saint Jean, dans l'Apocalypse, appelle le signe de l'Agneau (Apoc. IX, 4.). Il semble même que les païens avaient conscience du pouvoir que devait un jour exercer contre les démons ce signe sacré ; car lorsque le temple de Sérapis fut démoli à Alexandrie, sous le règne de Théodose, on trouva gravé dans ses fondations le Tau, image de la Croix, vénéré par les Gentils comme le symbole de la vie à venir ; et l'on entendit dire aux adorateurs de Sérapis eux-mêmes que, d'après une tradition répandue chez eux, l'idolâtrie prendrait fin lorsque ce symbole paraîtrait au jour.

L'histoire nous apprend que les mystères païens furent plus d'une fois rendus impuissants, parce qu'un chrétien perdu dans la foule avait fait le signe de la Croix. Au rapport de Tertullien dans son Apologétique, on vit jusqu'à des infidèles, témoins des merveilles que les chrétiens opéraient par la Croix, recourir eux-mêmes avec succès à ce signe mystérieux contre les maléfices et contre les insultes des démons. Saint Augustin atteste que des faits semblables se produisaient encore de son temps, « et nous ne devons pas en être surpris, dit-il. Ce sont, il est vrai, des étrangers, des gens qui n'ont pas donné leur nom à notre milice ; mais c'est là puissance de notre souverain Roi qui se fait sentir dans ces occasions (De diversis quœstionibus. Quaest. LXXXIX).

Après le triomphe de l'Eglise, le grand docteur saint Athanase exprimait ainsi sa conviction et ses espérances sur ce grave sujet : « Le signe de la Croix, dit-il, a la vertu de confondre tous les secrets de la magie, et de réduire à néant ses funestes breuvages. Que quelqu'un en fasse l'expérience ; qu'au milieu des prodiges des démons, de l'imposture des oracles, des prestiges de la magie, il emploie le signe de la Croix ; qu'il invoque le nom du Christ : il verra par lui-même avec quelle terreur les démons s'enfuient à ce signe et à ce nom, comment les oracles s'arrêtent, comment la magie et ses philtres perdent leur valeur (De Incarnatione Verbi. Cap. XLVIII.). »

Cette puissance de la Croix est donc une vérité historique en même temps qu'un dogme de notre religion; et si nous ne l'invoquons pas plus souvent, si nous n'en éprouvons pas plus de secours, il ne faut l'attribuer qu'à l'affaiblissement de notre foi. Les embûches de Satan nous environnent de toutes parts; nous courons des périls continuels pour l'âme et pour le corps. A l'exemple des vieux chrétiens, munissons-nous plus souvent du signe de la Croix. Que la Croix reparaisse pour nous protéger dans nos villes et dans nos campagnes y dans le secret de nos maisons comme dans les lieux publics, sur notre poitrine comme dans notre cœur.

Appliquant maintenant ces considérations à la médaille qui fait le sujet de cet opuscule , nous en conclurons qu'il doit être avantageux d'employer avec foi la médaille de saint Benoît dans les occasions où nous aurions à craindre les embûches de l'ennemi. Sa protection, n'en doutons pas, se montrera efficace dans toutes sortes de tentations. Des faits nombreux et incontestables ont signalé aussi son puissant secours dans mille occasions où, soit par l'action spontanée de Satan, soit par l'effet de quelque maléfice, les fidèles auraient eu à redouter un péril. Nous la pourrons employer aussi en faveur des autres, comme moyen de préservation ou de délivrance, dans la prévision des dangers qu'ils auraient à courir. Souvent des accidents imprévus nous menacent sur terre ou sur mer : portons sur nous avec foi la médaille, et nous serons protégés. Il n'est pas jusqu'aux circonstances les plus matérielles de la vie de l'homme dans lesquelles on n'ait éprouvé par son moyen la vertu de la sainte Croix et la puissance de saint Benoît. Ainsi, les esprits de malice, dans leur haine contre l'homme, s'attaquent aux animaux qui sont à son service, aux aliments qui doivent soutenir sa vie ; leur intervention malfaisante est souvent pour beaucoup dans la cause et la permanence des infirmités que nous ressentons; l'expérience a prouvé que l'emploi religieux de la médaille, en l'accompagnant de la prière, opérait souvent la cessation des embûches sataniques, un soulagement marqué dans les maladies , et quelquefois même une guérison complète. »

 


 

On lira avec profit l’opuscule de ce grand abbé bénédictin. Il en fait l’historique Lire aussi le petit livre de P.Beitia.(Ed.Téqui) Marie-Julie du Crucifix recommande l’usage religieux de cette médaille dans les grands événements qui nous menacent, notamment pour la protection des terres qui permettront la survie et du bétail « Per Hoc Signo, vinces »Il est facile de s’en procurer dans toutes les abbayes bénédictines ou chez les diffuseurs d’objets religieux dignes de votre confiance. Le prix dépend de la matière. Il en existe de peu coûteuses, l’efficacité ne dépend pas du prix….  Attention aux possibles contrefaçons. Une médaille bénite ne peut être vendue. Il vous appartiendra de faire bénir celles que vous aurez achetées, par un prêtre compétent. Ce genre de bénédiction ne se fait pas à la sauvette, d’un petit signe de croix pressé et plus ou moins …irrité. Ce n’est pas un gris- gris ou un talisman porte bonheur. Elle doit être portée ou disposée avec respect, foi et dignité. Et elle ne dispense pas de la prudence élémentaire….et de la pratique religieuse traditionnelle. Le port de cette médaille est absolument contradictoire avec le spiritisme, l’ésotérisme, la divination sous toutes ces formes, l’astrologie, l’usage du pendule et autres passerelles vers le monde  des ténèbres. La Croix seule est instrument et canal de la grâce de la lumière.

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