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A propos de la survie et du retour à Rome de SS Paul VI Les trésors de la doctrine catholique à votre service pour préparer l'avenir

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Les Saints nous parlent de la Croix- suite 8

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VISITE DE SAINT MARCELLIN, MARTYR (EXTRAITS)

Extase de Marie-Julie du Crucifix du 12 septembre1878

Ce n'est pas Saint Marcellin, Pape de 296 à 304, martyrisé sous l'em­pereur romain Dioclétien. Fête le 26 avril. Il s'agit plus probablement du Saint Marcellin, martyr, dont le nom est cité à la Sainte Messe, associé au Martyr Saint Pierre. Pierre et Marcellin furent martyrisés également sous Dioclétien, en 303. Saint Marcellin était prêtre, Saint Pierre seulement exorciste. Leur culte fut si important que, dès la paix apportée par l'Édit de Milan (313), l'Empereur Constantin leur fit construire une Basilique, comme à Saint Pierre, Apôtre, et Saint Paul, Saint Laurent et Sainte Agnès. (Fête le 2 Juin.)

« Je suis Saint Marcellin, qui a vécu parmi les hérétiques. J'ai été persécuté, pour avoir refusé d'apostasier ma Foi ... J'étais de ceux qui avaient un amour passionné pour Notre-Seigneur, dans le Saint Sacrement. Cet amour était ma force, ma consolation, mon sublime bonheur.

J'eus une pensée qui me pressait fortement de me rendre au milieu de ce peuple hérétique, quoique je n'y fusse engagé par aucun ordre, ni du Ciel ni de la terre. Cette pensée me pressait et toujours mon désir s'accroissait d'aller porter le Nom de Dieu à ce peuple infidèle. J'y allais donc volontairement, possédant en moi Celui qui fortifie. Ce fut mon dernier Repas au Banquet de l'Amour.

             En arrivant, parmi ce peuple, je fus conduit tout d'abord au chef des hérétiques. Inconnu, je frappe, et l'on m'ouvre. J'aborde cet homme robuste, fier de lui-même et le salue, genou en terre. Il se lève et me dit: «  Es-tu un des imposteurs de Celui qui veut détruire notre religion? » Je lui ai répondu fièrement « Je suis Chrétien, enfant de Dieu, par le Baptême» ; Il me demande alors: «Manges-tu cette nourriture qu'on dit Dieu? ». Je réponds «Je me nourris du Dieu de la Croix et de l'Eucharistie. » Il pose alors la main sur moi et dit: "Tu es donc un des associés de Celui qu'on nomme le Christ, Roi du monde?" Je réponds: "Je le suis et j'en suis fier".           Alors, il me maudit, me poussa rudement au dehors de son palais et ordonne que ses gardes me lient et m'enchaînent. En même temps, on me fouille et on trouve la croix avec laquelle je vivais. Ce fut assez. L'ordre est donné de me faire mourir. Je fus maltraité, insulté, dépouillé, traîné, accablé. Je demandai au roi de m'accorder jusqu'au lendemain pour mourir, afin de pouvoir, une dernière fois, recevoir le Pain des Forts.

           Mais on m'étendit aussitôt sur un chevalet de fer et j'y fus ser­ré par des ressorts si terriblement que mes douleurs étaient inouïes. Le lendemain, je reçus la palme du martyre ; je fus d'abord étendu sur le chevalet, puis jeté sur un bûcher ardent. C'est là que je fus égorgé par des mains sacrilèges. Le roi ordonna qu'on m'ouvre la poitrine, pour trouver le Dieu de mon âme, pour Le fouler aux pieds, pour Le crucifier, pour Le déshonorer. Puis je fus laissé plu­sieurs jours au bord d'une rivière et jy fus précipité.

             Mais aussitôt une femme étrangère vint prendre mon corps pour lui donner sépulture et je fus transporté dans un cimetière bénit.

J'ai, à présent, un mot à vous dire de la part du Seigneur.

           Chers frères en Notre-Seigneur et en Sa Sainte Croix, vous souf­frez en ce moment, mais un temps peu éloigné donnera et répandra encore de bien plus grandes souffrances? Souffrez donc avec la joie d'aller un jour près de Dieu. Vous qui souffrez, en ce moment, pour le Dieu que nous adorons tous, soyez persuadés que, par vos souf­frances bien acceptées, vous retenez la justice du Seigneur en faveur de tous vos frères qui Le déshonorent, et Le blasphèment ... Dans ce moment, vous devez plus que jamais vous attacher à Dieu, et vous détacher de tout le reste, que Dieu méprise ... C'est aujourd'hui le moment d'être lapidé, crucifié, foulé aux pieds, couvert d'ordures aux yeux du monde. C'est le manteau que portent maintenant les enfants de Dieu. Mais Dieu ne vous regarde pas de la même maniè­re que le monde. Vous êtes brillants aux yeux de Dieu. Quel bon­heur! Que j'envie votre sort! Que je voudrais vivre avec vous! Je vais prier pour vous au Trône de Gloire Éternelle de notre Père. »

 

 

 

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