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A propos de la survie et du retour à Rome de SS Paul VI Les trésors de la doctrine catholique à votre service pour préparer l'avenir

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La vertu de Foi,don divin...2/8

VISAGE ENFANT08

                                                   La Vertu de Foi –Suite 2/8

 

2. - Fondement de la Foi.

 

Or, « le Fils de Dieu est venu en ce monde tout exprès pour apporter la lumière sur ce point» C'est S. Jean qui le déclare.

Encore faut-il que les hommes en aient la certitude, de crainte de se laisser abuser par de fausses révélations!

Car s'Il expose les mystères divins, par définition inaccessibles aux sens et dépassant les capacités de la raison humaine, le Fils de Dieu ne pourra procéder que par affirmations et exiger un acquiescement, analogue à celui qu'un éminent savant obtient de disciples dociles et confiants, mais ignorants et incapables de contrôler ses dires et de suivre une démonstration.

Les hommes devront « croire » sans voir et sans chercher à tout comprendre.

Croire, c'est quand même être informé ; c'est même une conviction profonde. Mais au lieu de s'appuyer sur l'évidence qui frappe les sens ou sur le raisonnement qui emporte l'adhésion de l'intelligence, la croyance se fonde sur la seule confiance au témoignage de quelqu'un.

 

Oh! Qu'on ne s'effarouche pas, et qu'on ne crie pas à l'abdication de la raison humaine! C'est là un mode très habituel de connaître, indispensable même, chez les humains : les informations par la presse ou par la radio n'ont pas d'autre but que d'apprendre à tout le monde les événements qui se sont déroulés dans les lointains inaccessibles, sous les yeux de rares témoins; l'historien raconte à ses contemporains et livre aux générations futures un passé que lui seul a découvert en fouillant documents et archives; l'astronome, de son télescope scrute le ciel, et la multitude ne fait pas difficulté de croire à ses dires, sans discussion ni contrôle. L'enfant de l'école ou l'homme de la rue, sans avoir rien vu de tout cela, savent pourtant avec certitude ce qui se passe actuellement à Pékin, le chemin suivi par Jules César dans ses campagnes, et la place exacte de la terre dans le système solaire ... simplement parce qu'ils font confiance à ceux qui leur en parlent.

 

Deux conditions suffisent à fonder cette confiance : la compétence et la loyauté de ceux qui enseignent; qu'ils sachent réellement ce qu'ils prétendent révéler, et qu'ils ne cherchent pas à tromper leurs auditeurs. Que la prudence exige de s'enquérir au préalable des qualités d'un maître, ne signifie pas qu'il faille à priori douter de son savoir ou de sa sincérité. Qu'apprendrait-on jamais si, de parti pris, l'on taxait d'erreur ou de mensonge quiconque tenterait  de dévoiler l'inconnu, si chacun en était réduit à ne s'instruire que par ses propres moyens.

Puisque que la Foi n'est autre chose que l'adhésion à la Vérité divine révélée par Dieu même, une seule question se pose: « Est-il bien sûr que Dieu ait parlé aux hommes »? Car la raison a déjà de Dieu une notion assez claire pour savoir que cette Intelligence suprême est nécessairement infaillible; pas une lacune dans Sa connaissance, pas un détour dans Son expression. Donc, si Dieu parle, Il ne peut dire que la Vérité.

Mais parle-t-Il, et quel est son langage ... ?

S’il s'agit du présent, comment ce Pur Esprit se fait-Il entendre des êtres sensibles que nous sommes? Pour ce qui est du passé, quels furent ses auditeurs et ses interprètes?

Bref, s'il est des oracles qui s'intitulent « Paroles de Dieu », ils produisent un signe de leur authenticité; s'il est des hommes  qui se disent « Prophètes du Très-Haut », qu'ils montrent leurs lettres de créance!

Ce sont des indices humains et palpables que la raison attend alors, et qui constituent ses « motifs de crédibilité»; ils l'obligent à avoir confiance en Celui qui parle.

Quelle preuve donnez-vous de votre mission» répétaient les juifs sceptiques devant les gestes autoritaires et les affirmations stupéfiantes du Christ « Maître, nous voudrions voir un prodige accompli par Vous » précisaient-ils plus d'une fois .

Le miracle est, en effet, la grande signature de Dieu, la plus impressionnante du moins, pour une humanité plus prompte à apprécier le sensible que le spirituel. De l'étonnement à l'admiration; puis de l'admiration à la confiance; enfin la confiance à la conviction, tels sont les stades que la raison

humaine parcourt rapidement sous l'éclat de cette clarté insolite qu'est le miracle.

 « Rabbi, nous savons que Vous êtes un Maître envoyé de Dieu, disait Nicodème à Jésus; car qui serait capable d'opérer les merveilles qui sortent de Vos mains, si Dieu n'était avec Lui?».

 « Les œuvres que Mon Père M'a donné le pouvoir d'accomplir, déclare-t-Il à son tour, témoignent que c'est Lui qui M'a envoyé »

« Je vous parle et vous ne Me croyez pas, reproche-t-Il à certains. Si Je n'agissais pas avec un pouvoir divin, vous auriez raison de douter de Moi; mais si vous vous méfiez de Moi, constatez du moins ce que Je fais, et vous devrez bien avouer que le Père Céleste est en Moi, et Moi en Lui! » 1.

C'est parce « qu'Il fut un prophète puissant en action et en parole devant Dieu  et sous les yeux de tout le peuple» que Jésus de Nazareth jouit d'un si grand crédit. Ses adversaires irréductibles, dont la mauvaise foi obnubilait les regards, Lui reprochèrent bien assez « cette profusion de miracles qui lui gagnait l'adhésion des foules».

Il eût préféré sans doute cette confiance franche et spontanée que l'on accorde si souvent à un homme sans autre argument que sa probité intellectuelle et morale, laquelle communique à sa parole et à sa vie un accent d'irrésistible sincérité.

 

Il gourmande Ses contemporains « de ne croire que lorsqu'ils voient des faits merveilleux»; et l'on pourrait ajouter d'ailleurs que nombre d'entre eux ont refusé de se rendre malgré bien des miracles éclatants.

N'empêche que, connaissant cet impérieux besoin de signes qui caractérise l'intelligence humaine, le Christ eut soin de conférer à Ses apôtres qui, après Lui et en Son nom, auraient mission de répandre la Foi, le pouvoir de « réitérer et multiplier Ses propres miracles, voire même d'en accomplir de plus surprenants». Et, dès le début, on les vit, en effet, « confirmer leur parole par les prodiges qu'ils semaient sur leurs pas » La Divinité de Jésus-Christ étant bien établie par la vie vraiment divine qui est apparue dans Sa vie humaine, Son autorité du même coup devient indiscutable. Plus que témoin de Dieu, Il est le Fils auquel rien n'est caché; Il parle donc des desseins de Dieu en pleine connaissance de cause ; Il est « un Maître infaillible et ne peut enseigner que la Vérité »

Non seulement Lui, en personne, mais également les hommes auxquels Il livre Sa pensée et délègue Sa mission : « Comme le Père M'a envoyé,ainsi à Mon tour Je vous envoie .« Allez donc, instruisez toutes les nations, apprenez-leur tout ce que Je vous ai enseigné» . «Quiconque croira (en vous comme en Moi) sera sauvé; et quiconque ne croira pas sera condamné» «Car qui vous écoute M'écoute, qui vous méprise Me méprise; et ce mépris rejaillit jusque sur Celui qui M'a envoyé» «La Foi s'éveille à la prédication de la Parole de Dieu » .

 

Confiance en Dieu et en Ses messagers dûment investis et reconnus authentiques, tel est le fondement de la Foi, plus que suffisant pour faire d'elle une certitude aussi solide que n'importe quelle science humaine. Béatrix demande à Dante : «Ce joyau si précieux sur lequel toute vertu se fonde, de qui le tiens-tu»? ! Et le poète de répondre : «L'abondante pluie de l'Esprit-Saint, répandue dans les pages de l'Ancien et du Nouveau Testament, fut le syllogisme qui, pour moi, en fit une preuve si pénétrante qu'à côté d'elle, toute démonstration me semble obtuse»

 A SUIVRE

 

 

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