A propos de la survie et du retour à Rome de SS Paul VI Les trésors de la doctrine catholique à votre service pour préparer l'avenir
La vraie religion -suite 3
Instructions sur la prière.
Admirable texte tiré comme les précédents de la « vie de Marie-Lataste (Ed.Téqui »)C’est en quelques lignes un traité de la vraie prière au Vrai Dieu.
Gloire et louange, amour et reconnaissance soient à jamais rendus à Jésus au Saint Sacrement de l'Autel, au Père et au Saint-Esprit dans tous les siècles des siècles. Amen.
Voici les instructions que m'a données le Sauveur Jésus sur la prière.
« La prière est un entretien familier de l'âme avec Dieu. La dignité infinie de Dieu et notre extrême bassesse doivent nous faire comprendre comment nous devons prier. Dieu est infiniment saint, infiniment, juste, infiniment bon, infiniment parfait. L'homme est un être naturellement enclin au péché, qui ne peut rien opérer de bon par lui-même, qui a besoin à chaque instant d'un secours d'en haut, même pour conserver sa vie.
Il y a donc une distance sans bornes, il y a aussi un grand rapprochement entre eux, la bonté de Dieu et le besoin de la créature. Jésus-Christ, en s'incarnant, a uni la Divinité à l'humanité, la créature au Créateur, et par Lui l'homme se trouve dans les rapports les plus intimes avec Dieu. Cette intimité doit se perpétuer par la prière.
« Prier, c'est reconnaître sa misère et la puissance de Dieu; prier, c'est reconnaître son néant et l'Être souverain de Dieu ; prier, c'est témoigner qu'on se défie de soi et qu'on a pleine confiance en Dieu; prier, c'est renoncer à soi pour s'attacher à Dieu; prier, c'est élever sa voix et la lancer vers Dieu ; prier, c'est demander, et demander à Dieu directement en s'adressant à Lui, indirectement en s'adressant à Ses élus ; prier, c'est faire acte de foi, d'espérance et d'amour; prier, c'est puiser à l'éternelle source des biens qui ne passent point, parce que celui qui prie est sûr d'être exaucé ; prier, c'est devenir fort dans la faiblesse, courageux dans les dangers, triomphateur dans les combats. »
C'est bien là l'exposition que m'a donnée le Sauveur Jésus quand il m'expliquait les qualités de la prière.
Il ajouta : Ma fille, il ne faut pas seulement prier une fois, deux fois, cent fois, il faut prier tous les jours, à chaque instant du jour, et faire de tous ses actes une prière continuelle et une élévation de l'âme à Dieu, parce qu'à chaque instant du jour vous conservez votre nature pauvre, pécheresse, portée au mal, et votre titre de créature ; et que pendant toute l'éternité Dieu est votre Créateur, votre Maître, votre Roi, votre Père, votre Sanctification.
« Or, pour prier, il n'est pas nécessaire de prononcer toujours des paroles. Beaucoup de personnes prononcent de longues prières et ne sont point exaucées, et d'autres qui n'en prononcent point reçoivent tout ce qu'elles demandent. Cela vous étonne, Ma fille ? Ne savez-vous donc point que prier, c'est, bien plutôt demander à Dieu avec le cœur qu'avec la langue ? Les désirs intimes du cœur arrivent plus facilement aux oreilles de Dieu que les paroles de la langue. Votre langue se fatiguerait à toujours parler en priant. Le cœur ne se fatigue jamais de désirer. Le cœur, c'est un désir vivant. Tant que vous vivrez, vous désirerez; si vous désirez Dieu et ce qui est à Dieu, vous prierez continuellement ; votre vie ne sera qu'une vie de prière, et Dieu vous écoutera favorablement.
« Ainsi, Ma fille, vous comprenez que vous pouvez prier partout, en tout lieu, en tout temps, en toute circonstance, car votre cœur peut toujours désirer Dieu et l'accomplissement de Sa volonté. Votre cœur peut toujours désirer vivre dans l'amitié de Dieu et dans Sa grâce; votre cœur peut toujours désirer d'éviter le mal, de fuir le péché, de résister aux tentations du démon, du monde et de la chair, de franchir tous les obstacles, de briser tous les liens qui voudraient vous séparer de Lui. Or, désirer ces choses du fond du cœur, les désirer véritablement, c'est constamment demander à Dieu qu'Il les accomplisse en vous, et, quels que soient le temps et le lieu où vous vous trouvez, rien ne vous empêche d'entretenir et d'augmenter même ce désir.
« Faites-le, Ma fille, et vous prierez d'une manière bien agréable à Dieu.
« Il est bon néanmoins, ajouta-t-Il, de choisir dans la journée quelques instants où vous vous recueilliez avec plus d'attention, pour vous placer en la présence de Dieu, Lui exposer vos besoins et vos nécessités, et Lui adresser une voix plus suppliante. Alors vous vous retirez un peu à l'écart, vous vous placez pour ainsi dire seule à seule avec Dieu, vous acceptez l'audience particulière et privée qu'Il vous donne, et vous Lui parlez avec la confiance et l'amour d'un enfant; vous Lui ouvrez votre cœur, et . Dieu vous reçoit, vous écoute et vous bénit.
« C'est à l'heure du danger, dans les tentations, dans les circonstances pénibles ou difficiles, dans les entreprises périlleuses que vous devez invoquer Dieu et Lui dire: Mon Dieu, je m'abandonne à vous! Mon Dieu, sauvez-moi, je péris! Mon Dieu, ne me laissez pas succomber à la tentation !.Mon Dieu, délivrez-moi de tout mal ! Mon Dieu, que votre volonté soit faite et non la mienne ! Je m'abandonne tout entière à vous, prenez pitié de moi! »
L'homme sur la terre n'est que faiblesse, pauvreté, néant, et il se trouve en face de Dieu, en qui résident la force, le bien et l'être. Comme le mendiant s'adresse à l'homme riche, ainsi nous devons nous adresser à Dieu et lui demander une part à Sa force, à Ses biens, à Sa vie.
« Or, voici comment, il faut prier, m'a dit le Sauveur Jésus : Il faut prier avec foi, humilité et confiance.
« Vous devez prier avec foi, c'est-à-dire croire que vous parlez à Dieu, qui possède infiniment toutes sortes de biens, qui peut et veut vous accorder tout ce qui vous est nécessaire.
« Vous devez prier avec humilité, c'est-à-dire considérer ce que Dieu est et ce que vous êtes, ce que Dieu a fait pour vous et ce que vous avez fait pour Lui, enfin ce que Dieu mérite et ce que vous méritez.
«1- Dieu est infiniment grand, infiniment bon, infiniment saint, infiniment parfait et Seigneur souverain de toutes choses, à ce point que devant Lui tout n'est rien. Vous n'êtes que misère, faiblesse, néant, vous n'avez à vous que le péché et l'entraînement au péché.
« 2 - Dieu vous a tirée du néant, créée, rachetée, comblée de grâces et de bienfaits. Vous, Ma fille, vous l'avez offensé, vous avez péché contre Lui, vous avez reconnu Ses bienfaits par l'ingratitude, et n'avez retiré que peu de profit de toutes les grâces dont Il vous a comblée.
« 3 - Dieu mérite l'adoration, le respect et l'hommage de toute créature; l'amour, la reconnaissance, la soumission de tous les hommes. Et vous, Ma fille, que méritez-vous? Reconnaissez-vous indigne et incapable de tout bien, digne au contraire et capable de tout mal; humiliez-vous profondément devant Dieu et pensez que vous ne méritez que les châtiments de Sa colère. Présentez-vous devant lui, calme, humble et dépouillée: calme, sans autre pensée que celle de Dieu ; humble, reconnaissant que vous n'avez rien; dépouillée de tout, c'est-à-dire de toute affection, de tout désir, de toute volonté propre, n'aimant que Dieu ou pour Dieu, ne désirant que Dieu, ne voulant que ce que Dieu veut, comme il le veut et parce qu'il le veut.
« Priez avec confiance. Espérez d'obtenir ce que vous demandez, non à cause de vos mérites ou de la ferveur de votre prière, mais à cause de Mes mérites et de la Miséricorde de Dieu. Quand vous aurez prié, n'examinez pas si vous avez bien ou mal prié; sans vous troubler, jetez votre prière dans le sein de la Divine Miséricorde, bien convaincue que, malgré la bonté de votre prière, elle est encore bien imparfaite. Aussi, n'appuyez pas votre confiance sur vos prières, rougissez plutôt de les offrir à Dieu si misérables, et les unissant à Mes prières sur la terre, conjurez-Le de les agréer en union avec celles que Je lui ai adressées, et Il les recevra en vue de Mes mérites et à cause de Sa Miséricorde. »
Jésus me dit un jour: « Ma fille, il y a une sorte de prière qui M'est très agréable: c'est celle d'une âme qui se tient devant Dieu sans aucun désir, sans autre volonté que la volonté de Dieu, qui se livre complètement à Lui pour tout ce qui l'intéresse et la concerne, et, comme un enfant, sans rien demander à son père, s'abandonne à ses soins paternels, ayant néanmoins les yeux toujours attachés à Lui pour recevoir Ses ordres et les exécuter au premier signe de Sa volonté. Combien Dieu regarde cette âme avec complaisance, comme Il s'attache à elle! Ah ! ce silence est plus éloquent que la plus éloquente des voix. Celui qui fait ainsi dit tout à Dieu sans lui rien dire, et, sans Lui rien demander, il Lui demande tout. »