A propos de la survie et du retour à Rome de SS Paul VI Les trésors de la doctrine catholique à votre service pour préparer l'avenir
Selon Mgr Müller, présenter le concile Vatican II comme une rupture avec la Tradition de l’Église est une « interprétation hérétique ». Et ceci tant du point de vue traditionaliste, qui considère que le Concile a tourné le dos à l’Église de toujours, que du côté progressiste. À ses yeux, se faisant l’écho de la position constante de Benoît XVI, l’unique interprétation orthodoxe consiste à le considérer comme une occasion de réforme et de renouvellement dans la continuité de la vie et de l’histoire de l’Église. Seule cette interprétation « respecte le lien indissoluble entre l’Écriture, la Tradition complète et intégrale et le Magistère, dont l’expression la plus élevée est le Concile présidé par le successeur de Pierre en tant que chef de l’Église visible. ».
Mgr Müller a dénoncé « l’herméneutique de la rupture, tant dans son aspect progressiste que dans son aspect traditionaliste : les premiers voulant laisser le concile derrière eux, comme s’il ne s’agissait que d’un moment à passer avant de construire une autre Église ; les seconds voyant le concile comme l’hiver de l’Église. »