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A propos de la survie et du retour à Rome de SS Paul VI Les trésors de la doctrine catholique à votre service pour préparer l'avenir

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Fierté légitime et Sainte Écriture.....1/2

FIERTÉ et Sainte Écriture 1/2

Le thème de la fierté légitime

« Pour se libérer du sentiment d'infériorité, les Grecs faisaient souvent appel à une sagesse tout humaine; la Bible fonde la fierté de l'homme sur sa condition de créature et de fils de Dieu : à moins qu'il ne soit esclave du péché, l'homme ne peut avoir honte devant Dieu ni devant les hommes.

La fierté authentique n'a rien à voir avec l'orgueil, qui en est la caricature; elle est parfaitement compatible avec l'humilité. Ainsi la Vierge Marie chantant le Magnificat a pleinement conscience de sa valeur, d'une valeur créée par Dieu seul, et elle la proclame face à toutes les générations (Lc 1,46-50)

 La Bible n'a pas de terme propre pour désigner la fierté; mais elle la caractérise à partir de deux attitudes. L'une, toujours noble, que les traducteurs grecs nomment "parrèsia", est apparentée à la liberté ; les Hébreux la dépeignent à l'aide d'une périphrase: le fait de se tenir droit, d'avoir la face haute, de s'exprimer ouvertement: la fierté se manifeste par une pleine liberté de langage et de comportement.

 

- Elle dérive aussi d'une autre attitude apparentée à la confiance dont elle est le rayonnement; les traducteurs grecs la nomment kauchésis : c'est le fait de se glorifier en quelque chose ou de prendre appui sur elle, pour se donner une contenance, pour exister face à soi-même, à autrui, à Dieu même; cette gloire peut être noble ou vaine, selon qu'elle s'alimente en Dieu ou en l'homme.

Ancien Testament

1. Fierté du peuple élu Quand Israël fut arraché à l'esclavage et rendu libre, les barres de son joug ayant été brisées, il put « marcher la tête haute » (Lv 26,13), avec "parrèsia" (LXX).

Fierté dérivant d'une consécration définitive, cette noblesse oblige le peuple à vivre dans la sainteté même de Dieu (Lv.19,2). Bien qu'il puisse facilement dégénérer en mépris ( Si 50,25S), ce sentiment justifie en Israël le souci de se séparer des autres peuples idolâtres (Dt 7,1-6).

La fierté survit dans l'humiliation même, mais alors elle devient honte, ainsi quand Israël a « le ventre collé au sol » parce que Yahweh cache Sa Face (Ps 44,26) ; mais, qu'il s'humilie, et il pourra de nouveau « lever vers Dieu sa face» (Jb 23,26).

De toute manière, écrasé au sol ou le regard fixé au ciel, le peuple conserve en son cœur la fierté de son élection (Ba 4,2; cf 2,15; Ps 119,46).

2. Fierté et vanité,

- De la fierté à l'orgueil, il n'y a qu'un pas (Dt 8,17) ; la fierté alors devient vanité, car son appui est illusoire. A la gloire de posséder un Temple où Dieu habite, il faut répondre par la fidélité à l'Alliance, sinon toute sécurité est trompeuse (Jr 7,4-11).

De même, « que le sage ne se glorifie pas de sa sagesse, que le vaillant ne se glorifie pas de sa vaillance, que le riche ne se glorifie pas de sa richesse! Mais qui veut se glorifier, qu'il trouve sa gloire en ceci: avoir de l'intelligence et Me connaître » (9,22S).

La seule fierté authentique est le rayonnement de la confiance en Dieu seul. Ce processus de dégradation s'observe aussi chez les nations, qui doivent, comme créatures, rendre gloire à Dieu seul et ne pas s'enorgueillir de leur beauté, de leur puissance ou de leur richesse (Is 23; 47; Ez 26-32). Les sages enfin redisent volontiers, que la crainte de Dieu est le seul motif de fierté (Si 1, II; 9, 16), et non pas la richesse ou la pauvreté (10,22); c'est d'être fils du Seigneur (Sg 2, 13), d'avoir Dieu pour Père (2,16).

Or la fierté du juste n'est pas seulement intérieure, et son rayonnement condamne l'impie; celui-ci, en retour, persécute le juste. Et la fierté du juste opprimé s'exprime dans la prière qu'il adresse à celui qui le fait exister : « Je ne serai pas confondu » (Ps 25,3; 40,15).

3. La fierté du Serviteur de Dieu.

Le rétablissement de la fierté du Juste ne se fait pas selon les voies de l'homme. Israël se croit abattu, abandonné par son Dieu, mais Dieu soutient Son Serviteur, Il Le tient, par la main (Is 42,1.6) ; aussi, dans la persécution, durcit-il sa face et ne sera-t-il pas confondu (50,7S). Cependant le prophète annonce que les multitudes ont été horrifiées à son sujet: il n'avait plus l'aspect d'un homme, défiguré qu'Il était (52, 14); devant Lui on détournait le visage, parce que Lui-même était devenu méprisable et méprisé (53,2S).

Mais si le Serviteur a aux yeux des hommes perdu la face, Dieu prend en main Sa cause et justifie sa fierté intérieure inébranlée en Le « glorifiant » à la face des peuples : « Il sera haut, exalté, Il sera très élevé: Mon Serviteur réussira» (52, 13) et « partagera les trophées avec les puissants » (53, 12). A la suite du Serviteur, tout juste peut faire appel au jugement de Dieu: alors qu'on l'a tenu pour fou et misérable, voici qu'au dernier jour, « le juste se tiendra debout, plein d'assurance » (Sg 5,1-5). A suivre

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