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A propos de la survie et du retour à Rome de SS Paul VI Les trésors de la doctrine catholique à votre service pour préparer l'avenir

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Le thème de l'autorité......DANS LA SAINTE ÉCRITURE1/2

Le thème de l'autorité dans la Sainte Écriture 1/2

Dans l'époque troublée que nous vivons la question de l'autorité se pose de façon cruciale en ce monde en folie.

«  La sainte foi de Dieu étant oubliée,chaque individu voudra se guider par lui même et être supériuer à ses semblables On abolira les pouvoirs civils et écclésiastiques;tout ordre et toute justice  seront foulés aux pieds.Le Saint Père souffrira beaucoup.....On attentera à sa vie » Voilà ce que nous dit Notre -Dame dans le secret de la Salette.Seule une intervention divine rétablira l'ordre et la justice. Cette restauration de l'autorité se fera si nous prions et faisons pénitence.

I -Toute autorité vient de Dieu

 

Ce principe, que formulera Paul (Rm13,1), est constamment supposé dans l'Ancien Testament : l'exercice de cette autorité y apparaît soumis aux exigences impérieuses de la volonté divine.

1. Aspects de l'autorité terrestre. - Dieu est l'Auteur de la Création .Dans la création que Dieu a faite, c'est de Lui que procède tout pouvoir: celui de l'homme sur la nature (Gn 1,28), celle du mari sur la femme (Gn 3,16), des parents sur les enfants (Lv 19,3). Quand on considère les structures plus complexes de la société humaine, c'est encore de Dieu que tous ceux qui commandent tiennent la responsabilité du bien commun, pour le groupe qui leur est soumis : Yahweh ordonne à Hagar l'obéissance à sa maîtresse (Gn 16,9); c'est lui qui confère à Hazaël le gouvernement de Damas (1 R 19,15; 2 R 8,9-13) et à Nabuchodonosor celui de tout l'Orient (Jr 27,6). S'il en est ainsi chez les païens eux-mêmes (cf Si 10,4), à plus forte raison dans le peuple de Dieu. Mais là, le problème posé par l'autorité terrestre revêt un caractère spécial qui mérite d'être étudié à part.

2- Conditions d'exercice de l'autorité.

- L'autorité confiée par Dieu n'est pas absolue; elle est limitée par des obligations morales. La Loi vient en tempérer l'exercice, précisant même les droits des esclaves. (Ex 21,1-6.26s; Dt 15,12-18). quant aux enfants, l'autorité du père sur eux doit avoir pour but leur bonne éducation (Pr 23,13s) C'est en matière d'autorité politique que l'homme est le plus porté à outrepasser lesbornes de son pouvoir. Enivré de sa puissance, il s'en attribue le mérite, telle l'Assyrie victorieuse (ls 10,7-11.13s); il se divinise lui-même (Ez 28,2-5) et s'élève contre le Maître souverain(ls 14,13s), jusqu'à l'affronter de façon blasphématoire(Dn II, 36). Quand il en vient là, il s'assimile aux Bêtes sataniques que Daniel voyait monter de la mer et à qui Dieu donnait pouvoir pour un temps (Dn 7,3-8. 19-25). Mais une autorité ainsi pervertie se voue elle-même au jugement divin, qui ne manquera pas de l'abattre au jour fixé (Dn 7,11s,26) : ayant lié sa cause à celle des puissances mauvaises, elle tombera finalement avec elles .. Tout ce qui vient d'être dit sur l'origine de l'autorité terrestre et ses conditions d'exercice concerne l'ordre de la création. Or cet ordre, l'homme ne l'a pas respecté. C'est pour le restaurer que Dieu inaugure dans l'histoire de son peuple un dessein de salut, où l'autorité terrestre va prendre un sens nouveau, dans la perspective de la rédemption . .

1. Les deux pouvoirs.

A la tête de son peuple, Dieu place des fondés de pouvoir. Ce ne sont pas d'abord des personnages politiques, mais des envoyés religieux qui ont pour mission de faire d'Israël « un royaume sacerdotal , une nation sainte » (Ex 19,6). Moïse, les prophètes, les prêtres, sont ainsi les dépositaires d'un pouvoir d'essence spirituelle, qu'ils exercent de façon visible par délégation divine. Cependant Israël est aussi une communauté nationale, un état doté d'une organisation politique. Celle-ci est théocratique, car le pouvoir s'y exerce aussi au nom de Dieu, quelle qu'en soit la forme: pouvoir des anciens qui assistent Moïse (Ex 18,21ss; Nb II,24s), des chefs charismatiques comme Josué et les Juges, des rois enfin. La doctrine de l'alliance suppose ainsi une association étroite des deux pouvoirs, et la subordination du politique au spirituel, conformément à la vocation nationale. De là, dans la pratique, des conflits inévitables: de Saül avec Samuel (1 S 13,7-15; 15), • d'Achab avec Élie (1 R 21,17-24), et de tant de rois avec les prophètes contemporains. Ainsi, dans le peuple de Dieu, l'autorité humaine est guettée par les mêmes abus que partout ailleurs. Raison de plus pour qu'elle soit soumise au jugement divin ; le pouvoir politique de la royauté israélite finira par sombrer dans la catastrophe de l'exil.

2. En face des empires païens.

Quand le judaïsme se reconstruit après l'exil, ses structures retrouvent les formes de la théocratie originelle. La distinction du pouvoir spiritucl et du pouvoir politique s'y affirme .d'autant mieux que ce dernier est aux mains des empires étrangers, dont les Juifs sont maintenant les sujets. Dans cette situation nouvelle, le peuple de Dieu adopte, suivant les cas, deux attitudes.

La première est une franche acceptation : c'est de Dieu que Cyrus et ses successeurs ont reçu l'empire (Is 45,ISS) ; puisqu'ils favorisent la restauration du culte saint, il faut les servir loyalement ct prier pour eux Jr 29,7; Ba l,l0s).

La seconde, quand l'empire païen devient persécuteur, est un appel à la vengeance divine et finalement à la révolte contre lui (Jdt; 1 Mc 2,15-28). ·Mais la restauration monarchique de l'époque maccabéenne ramène une concentration équivoque des pouvoirs qui sombre rapidement dans la pire décadence. Avec l'intervention de Rome, en l'an 63, le peuple de Dieu se retrouve sous la coupe des païens détestés. A suivre : nouveau Testament

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