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A propos de la survie et du retour à Rome de SS Paul VI Les trésors de la doctrine catholique à votre service pour préparer l'avenir

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La vraie liberté.....

La vraie liberté

Ne pas confondre les 3 mots qui constituent la devise de la France, avec la vraie liberté, la vraie égalité et la vraie fraternité.Nous en traiterons dans les courriers à venir.

Extrait des trésors Cornelius a Lapide TomeIII p46

La Vérité vous rendra libre.

Servez la Vérité.

Un des fils de Charlemagne ayant demandé à Alcuin ce que c'était que la liberté? C'est l'innocence, répondit-il. Il serait difficile de trouver une définition plus belle, plus exacte et plus vraie .. Seul l'homme vertueux est libre

Seuls les vrais enfants de Dieu sont libres. Qu'est-ce, en effet, que la liberté des enfants de Dieu, sinon la dilatation et l'élargissement de leur cœur qui se dégage de tout ce qui est fini? Notre volonté est finie, et tant qu'elle demeure en elle-même, elle se donne des bornes.

Voulez-vous être libre? dégagez-vous de votre volonté; n'ayez plus que celle de Dieu.

Comme Dieu est la liberté même, la puissance même, qu'il fait tout ce qu'il veut » vous participerez ainsi à sa liberté, à sa puissance sa volonté. Vous jouirez de la seule et désirable liberté .Il n'est pas expédient à l'homme de ne rien voir au-dessus de soi ; un prompt esclavage suit cette pensée orgueilleuse.

La condition de la créature ne comporte pas une pareille indépendance; il faut qu'elle soit soumise à Dieu .Liberté ne signifie pas totale indépendance

La liberté chrétienne que prêchent les apôtres et qui est la seule véritable, est une exemption que nous a donnée Jésus CHrist ; non l'exemption pour le serviteur de faire ce que son maître lui ordonne ; non l'exemption de l'obéissance au Décalogue, aux lois, aux princes, aux prélats, aux supérieurs; non l'exemption des œuvres de pénitence et de satisfaction ; non l'exemption d'accomplir les vœux que l'on a pu faire; car la liberté de se soustraire à toutes ces obligations est une liberté déraisonnable, animale, charnelle, honteuse, injuste ; c'est une liberté contraire à la nature et à la droite raison.

Ce n'est donc point une pareille liberté, qui ne serait en réalité qu'une révolte formelle, que Jésus- Christ. nous a procurée. La liberté chrétienne est l'exemption des nombreuses cérémonies de l'ancienne loi; c'est l'exemption du joug du péché, du démon et de la mort ainsi que de la damnation éternelle.

L'homme, dit saint Léon, possède une vraie paix et une vraie liberté, quand il soumet sa chair à l'esprit et l'esprit à Dieu :(Serm- de Nativ.). L'homme fait un bon usage de sa liberté, quand il choisit de faire ce qui est conforme aux lois et à la volonté de Dieu. En agissant ainsi, il se soumet à son véritable et légitime maître.

Mais servir Dieu, c'est régner; et cette vérité est solidement prouvée; car

1°- servir Dieu, c'est faire de la raison un juste usage...;

2° servir Dieu, c'est nous procurer une liberté vraiment royale, puisqu'en Dieu se trouve la liberté souveraine...;

3° servir Dieu, c'est nous unir au Roi des rois, et, par conséquent, régner avec Lui. Au contraire, si nous nous unissons à des esclaves, nous deviendrons esclaves comme eux. C'est une grande servitude d'être soumis à ses inférieurs; or, il n'y a rien de plus vil que les passions; donc celui qui les sert est le dernier des esclaves. Le service le plus noble, c'est de se soumettre à Dieu ; car Dieu ÉLÈVE ceux qui Le servent; il les glorifie, Il les béatifie, il les fait rois et prêtres, dit l'Apocalypse .

Se soumettre à Dieu et le servir, c'est s'imposer l'heureuse nécessité d'obéir à ses lois; c'est s'ôter, autant qu'on le peut, la triste et cruelle liberté de mal faire et de se perdre.

La liberté des enfants de Dieu consiste à se délivrer du péché; or, le service de Dieu produit ce grand et heureux effet : il donne donc la vraie liberté.

N'aimons notre liberté que pour la soumettre à Dieu, et ne nous persuadons pas que Ses saintes lois nous la ravissent. Ce n'est pas s'opposer à un fleuve, ni à la liberté de son cours, que de relever ses bords de part et d'autre, de peur qu'il ne se déborde et ne perde ses eaux dans la campagne; au contraire, c'est lui donner le moyen de couler plus doucement dans son lit, et de suivre plus certainement son cours naturel.

Ainsi, ce n'est pas perdre la liberté que de lui imposer des lois, de lui donner des bornes deçà et delà pour empêcher qu'elle ne s'égare, c'est l'adresser plus assurément à la voie qu'elle doit tenir; par une telle précaution, on ne la gêne pas, mais on la conduit ; on ne la force pas, mais on la dirige.

Ceux-là la perdent, ceux-là la détruisent, qui détournent son cours naturel, c'est-à-dire sa tendance au souverain bien »A suivre

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