A propos de la survie et du retour à Rome de SS Paul VI Les trésors de la doctrine catholique à votre service pour préparer l'avenir
Qui est le Père L.Lessius SJ- 1554-1623 ?
Une intelligence sanctifiée« ad Majorem Dei Gloriam »
Notre époque voit les conséquences d'une terrible ignorance religieuse et d'un mauvais usage de l'intelligence.La doctrine catholique est profanée,vandalisée.Les hommes ne savent pas ou plus qui est le vrai Dieu. Les fumées infernales s'infiltrent partout , aveuglent les esprits et endurcissent les cœurs, faisant de la terre une antichambre de l'enfer. Voilà pourquoi nous pensons qu'avoir recours à l'aide d'un génie et d'un saint prêtre, est une nécessité pour la survie des âmes. Ce livre, unique en son genre, permet en de courts chapitres de « commencer cette vision béatifique de la terre qu'est la méditation des Perfections divines ».Il doit être lu posémént par chapître selon l'inspiration et les besoins . Aux grands maux , les grands remèdes ! Fiat Lux...Confions à son intercession tous ceux qui doivent apprendre et/ou enseigner les merveilles de la Sainte Doctrine. » « Sans laquelle nous ne pouvons rien faire » (cf St Jean XV ,V)
Préface du Traducteur du livre « Les Noms divins »P.Marcel Bouix SJ-1882.Traduit du latin « Le Livre des Noms Divins » que nous offrons au public est l'œuvre d'un des plus beaux génies qui aient illustré l'Église dans ces derniers siècles. Dès l'âge le plus tendre, Léonard Lessius fait pressentir ce qu'il sera un jour.
Né en I554,dans le Brabant, d'une famille distinguée, il montre, dès sa cinquième année, une admirable piété et une étonnante ardeur pour l'étude. Orphelin à six ans,· il conjure ses tuteurs de ne rien épargner pour lui faire, continuer ses études, fallût-il y dépenser son patrimoine. Ils le lui promettent. L'enfant,au comble du bonheur, se livre tout entier au travail et à ses pieux exercices. Pendant les froids de l'hiver, pour ne pas perdre des instants précieux en descendant de sa chambre au foyer de la famille, il ré- chauffe ses mains à la flamme de la lampe.
Ses études de grammaire terminées; il suit avec le plus grand succès, à l'Université de Louvain, le cours de belles-lettres. Mais, dans celui de philosophie, il jette un tel éclat, qu'il est proclamé par ses condisciples et par ses maîtres le Prince des Philosophes. Il n'avait alors que dix-sept ans; et à cetâge, il entre dans la Compagnie de Jésus: A vingt ans il enseigne la philosophie au collège de Douai. Les sept années qu'il occupe cette chaire sont la grande période de ses études. Ce vaste et puissant génie embrasse le domaine entier des connaissances humaines. Il approfondit les littératures grecque et latine, en sorte que leurs chefs-d'œuvre lui deviennent familiers. Telle est la prodigieuse facilité qu'il a reçue du Ciel, qu'en deux mois, au témoignage d'un de ses plus graves historiens, il apprend la langue grecque, en saisit les beautés et le génie, la parle avec facilité, et est capable de traduire en latin saint Denys I'Aréopagite et Aristote. Il étudie à fond les grands théologiens, les Pères de l'Église, l'Écriture Sainte, les langues orientales, le droit canon, le droit civil, l'histoire, les mathématiques, la médecine même, et il parle les principales langues vivantes. A vingt sept ans, il avait une science universelle.
Fait prêtre à cette époque, et envoyé au Collège Romain, il y rencontre deux hommes dignes d'étre ses maîtres: Augustin Justiniani et François Suarez, dont, pendant deux années, il entend les leçons. Lessius montre bientôt qu'il n'a pas de rival parmi ces nombreux étudiants, et il est chargé de répéter les leçons des maîtres au Collège des Anglais. Suarez avait remarqué, par les difficultés que Lessius lui avait soumises, qu'une crainte excessive , de s' écarter de I'autorité pouvait comprimer ce génie. Il eut le mérite de lui faire prendre son essor par cette décision « Dans toutes les questions qui ne regardent ni la foi ni les mœurs, il y a liberté de suivre son propre sentiment, en montrant qu'il est fondé en raison. » Cet oracle, disent les historiens de Lessius, dissipa ses craintes, et l'aigle prit sos vol. De Rome, rappelé en Belgique par ses supérieurs, Lessius enseigne à Louvain la théologie dogmatique, et, pendant trente-huit ans, il est non seulement le flambeau de cette Université, mais encore, selon l'expression de Cordara, une des plus éclatantes lumières parmi les théologiens de son siècle.( Il est né en 1554 et mort en 1623 dans une époque très difficile pour l'ÉGLISE qui dût combattre le protestantisme et ses hérésies.Le Concile de Trente dura de1545 à 1563. Les Pères jésuites eurent un grand rôle dans la mise en œuvre de la Contre Réforme.) Il se voit approuvé, estimé, loué par de grands Papes, seul suffrage qu'il ambitionne. En 1587, quelques docteurs de l' Universite de Louvain et de celle de Douai soulèvent un orage contre certaines propositions extraites de ses cahiers. Sixte-Quint, qui occupe alors le Saint-Siège, prend sa défense, et députe en Belgique un nonce revêtu du pouvoir de légat a latere pour prononcer en son nom que les propositions de Lessius sont entièrement conformes à la saine doctrine. Un jugement si solennel rend le nom de Lessius célèbre dans le monde entier. Les Universités de Mayence, de Trèves, d'Ingolstadt et de Louvain s'empressent de se déclarer pour lui. Plus tard, Paul V le remercie publiquement, à Rome, de ses travaux pour l'Église. Et nous allons entendre Urbain VIII rendre le plus éclatant témoignage non seulement à sa science, mais encore à sa saintetë, Lessius est consulté de toutes les parties du monde, et ses réponses font loi. Dans les deux voyages qu'il fait à Rome pour se rendre à la sixième et septième Congrégation générale de son Ordre; les savants viennent le visiter dans les villes où il s'arréte pour conférer avec celui qu'ils appellent l'Oracle des Pays-Bas.
Le Prince Albert, dont le gouvernement rend la Belgique si heureuse, consulte souvent Lessius; Il est en si haute estime, que, sur la table de la salle où il donne audience il tient toujours ouvert devant lui son Traité de la Justice et du Droit, pour déclarer qu'il sera la règle de ses réponses.
Juste Lipse, un des princes des lettres de cette époque, subjugué par le génie et la sainteté de Lessius, le choisit pour le guide de son âme les dernières années de sa vie; il est transformé par lui en un chrétien magnanime, et il meurt entre ses bras, nous laissant comme monument de la piété à laquelle il s'était élevé, ses trois Livres sur la Croix et ses Histoires de Notre-Dame de Hal et de Notre-Dame de Montaigu.
De combien d'autres encore Lessius est le conseiller et le guide spirituel ? Durant le cours de son enseignement, il publie ses savants ouvrages. On en trouve le catalogue complet dans Sotwel [Biblioth. script. Soc. Jesu). Nous indiquerons seulement: - I De la Justice et du Droit.- II. De la Foi. - III, De la Providence de Dieu. - IV. De l'Immortalité de l'âme. - V. De la grâce efficace, des décrets divins, du libre arbitre et de la prescience conditionnelle de Dieu. - VI. De la prédestination ct de la réprobation des anges et des hommes, et de la prédestination de Jésus-Christ. Saint François de Sales dans une lettre écrite à Lessius le félicite du sentiment qu'il a embrassé sur la prédestination",à savoir: que Dieu prédestine les hommes à la gloire en conséquence de leurs mérites·prévus. « J'ai toujours, ajoute-t-il, regardé cette doctrine comme la plus propre à nous porter à aimer Dieu, ainsi que je l'ai dit dans mon petit livre de l'amour de Dieu » _ VII. Du souverain Bien. VIII. Des perfections divines. - IX. Du pouvoir du pontife romain. - X. Quelle foi et quelle religion il faut embrasser ? Cet ouvrage, selon saint François de Sales, est moins celui de Lessius que celui de l'Ange du grand conseil. Jean, prince de Nassau, et plusieurs autres personnages engagés dans l'hérésie, lui doivent leur retour, à l'Églîse catholique. - XI. De l'abstinence. Xl, Du choix d'un état de vie, et du célibat. - XIII. Des noms Divins. Mais dans Lessius la vertu s'élève encore au-dessus de la science. il est ainsi dépeint dans l'Imago l sœc. Soc. Jesu : « Son âme plus grande que le monde était toujours élevée vers Dieu, en sorte que sur la terre il semblait mener une vie céleste. Se sustentant avec une très modique nourriture prise une seule fois par jour, il était constamment occupé à lire les choses divines ou à écrire sur les choses divines . Son visage respirait la sainteté. Parmi ses vertus, la patience chrétienne brille d'un incomparable éclat. A une infirmité des plus douloureuses qu'il porte depuis sa jeunesse reli- gieuse se joignent, les quatre dernières années de sa vie, les maux les plus cruels. Non seulement il ne demande jamais allégement à ce qu'il endure, mais il rend à Jêsus-Christles plus vives actions de grâces de ce qu'il a daigné le choisir pour lui faire part de Sa croix. Contre tant de maux réunis il n'emploie d'autre remède que cette abstinence par laquelle il a étonné ses contemporains. S'élevant au-dessus des organes, son intelligence est perpétuellement dans une région de lumière, et, malgré le martyre du corps, Lessius écrit ses chefs-d'œuvre. A la vérité, il faut voir là, avec les historiens, une assistance de Dieu, voisine du miracle.
La sainteté de Lessius se révèle surtout dans ses écrits. Ses traités des Perfections divines ,du souverain Bien et des Noms Divins sont un miroir où se peint son âme. Avec saint Denys l'Aréopagite et saint Augustin, il s'élève à la contemplation de la Divinité, et il plonge dans les profondeurs de l'essence divine. Il en parle ensuite avec la fermeté de leur génie, et avec un cœur embrasé de leurs feux: Or, « connaître Dieu est la justice ou la sainteté consommée;suivant l'oracle dit Saint-Esprit'(Sagesse,15)- Qu'on juge alors de celle de Lessius! Ce grand serviteur de Dieu termine sa carrière à Louvain, le 15 janvier 1623, âgé de soixante-neuf ans. L'idée que l'on avait de sa sainteté se manifeste alors; chacun veut avoir quelque chose de lui: on se dispute ses cheveux, ses ongles et les doigts dont il s'était servi pour écrire ses admirables ouvrages. Il est enterré devant le maître-autel de l'église du collège de la Compagnie, où il avait professe pendant trente-huit ans avec tant d'éclat. On garde dans la bibliothèque de l'archevêché de Malines les Informations manuscrites sur sa vie et ses vertus. On les avait prises aussitôt après sa mort, dans la pensée que l'on travaillerait un jour à sa béatification. Un grand pape, Urbain VIII, lui a rendu ce témoignage : « Léonard Lessius était parfaitement connu de moi. J'ai eu avec lui des rapports intimes à Rome, c'est pourquoi je l'ai toujours eu en très haute estime, à cause de sa science extraordinaire. Cependant j'ai encore incomparablement plus estimé sa vertu. Car il était souverainement humble et d'une rare piété. Aussi je le tiens pour grand dans le Ciel. » Tel est l'auteur du livre des Noms Divins. Cet ouvrage est le dernier de Léonard Lessius ; car cinq à six jours après l'avoir terminé, il est appellé à la rêcompense.
A la suite des Noms Divins, nous publions un extrait du grand traité des Perfections Divines. Lessius a divisé cet ouvrage en quatorze livres, et il termine chaque livre par un résumé en forme de prière ou d'élévation à Dieu. Ce sont ces élévations que nous présentons au lecteur. Elles lui donneront une idée du chef-d'œuvre par excellence de Lessius.
O Vierge Immaculée, très sainte mère de Dieu,je dépose humblement â vos pieds un travail terminé en ce jour de l'Annonciation. Qu'un regard de vous et de votre divin Fils en soit au Ciel la récompense P M.Bouix SJ 1882