A propos de la survie et du retour à Rome de SS Paul VI Les trésors de la doctrine catholique à votre service pour préparer l'avenir
La Sainte Messe- 1/2 d'après Cornelius a Lapide
,(CorneliusVan den steen-Corneille La pierre)Jésuite hollandais 1567-1637 théologien de grand renom.Ses recueils de citations sont un des trésors de l'Église. Forme accessible à tous ;fond doctrinal irréprochable,il a aidé,par ses citations scripturaires nombreuses, des générations de prêtres à instruire des générations de catholiques. ;
Ce recueil étant introuvable,hors les grandes bibliothèques où le modernisme ravageur n'a pas sévi, nous reproduirons les principaux articles concernant les points essentiels qui serviront au retour à l'Unité promis par Notre Seigneur aprés les purifications nécessaires. Le grand Règne Eucharistique,Règne de l'Unité, qui est promis par Notre Seigneur pour la période suivant les grands chatiments,sera le triomphe de la Sainte Messe,sans laquelle il n'est point d'Eucharistie .Le retour de la papauté légitime est un préalable sine qua non, car elle est garante de la succession apostolique,sans laquelle il n'y aurait plus de prêtres catholiques.C'est pour cela que nous devons prier et patienter.
Il est important de remettre en mémoire, ce qui constitue le cœur même de la religion : le Sacrifice.
« Quelques auteurs prétendent que le mot messe est tiré de missah : mot hébreu. Il est plus probable qu'il vient du latin missio , renvoi, parce qu'après les prières et les instructions qui précèdent l'oblation des dons sacrés, on renvoyait les catéchumènes et les pénitents: les fidèles seuls que l'on supposait dignes de participer au saint sacrifice, avaient le droit d'être témoins de la célébration.
L'étymologie donnée ici est celle qu'ont adoptée saint Augustin, saint Avit de Vienne, et saint Isidore de Séville. La Messe est le sacrifiçe de la loi nouvelle. L'Eglise y offre à Dieu, par les mains du prêtre, le Corps et le Sang de Jésus Christ., sous les espèces du pain et du vin. II est de foi que l'oblation faite à la Messe est le sacrifice du Corps et du Sang de Jésus Christ. D'où il faut conclure d'une manière certaine que la Messe n'est pas seulement un sacrement mais aussi un sacrifice. Il n'y a pas d'autre sacrifice qui soit offert dans tout l'univers catholique. Depuis le péché , il y a toujours eu des sacrifices ..... Abel, Noé; Abraham, Isaac, Jacob, Melchisédech, les Hébreux, soit en Egypte, soit dans le désert, soit dans la terre promise, etc., ont offert à Dieu des sacrifices ..... Les sacrifices sont nécessaires , pour Lui rendre honneur et hommage ... ; pour expier les péchés , pour apaiser Sa juste colère, pour obtenir des grâces, pour remercier Dieu. Il y avait dans l'ancienne loi trois espèces de sacrifices:
1°- Le sacrifice d'holocauste,ou d'adoration offert uniquement pour louer et honorer Dieu et destiné à reconnaître Son souverain domaine sur toutes choses; aussi la victime y était-elle entièrement consumée et réduite en cendres;
2°- le sacrifice pacifique, ou salutaire, qui était offert pour obtenir 1a paix, c'est-à-dire le propre salut de celui qui l'offrait, ou bien le salut d'autrui, celui d'un simple particulier ou celui de la nation;
3°- le sacrifice d' expiation, qui avait pour but d'obtenir le pardon des péchés; il était aussi nommé le sacrifice de propitiation. .. L'Ancienne loi étant imparfaite, les sacrifices qui en faisaient partie étaient également imparfaits ..... Il est impossible que le sang des taureaux et des boucs efface les péchés, dit saint Paul aux Hébreux: ; Pour apaiser Dieu et sanctifier les hommes, il fallait un autre pontife que le grand prêtre et un autre sacrifice . , Il fallait un sacrifice vraiment digne de Dieu et assez puissant pour laver les péchés ..... Tous les anciens sacrifices n'étaient que la figure du sacrifice de la loi nouvelle ..... Les victimes des anciens sacrifices devaient être sans défaut, pour signifier la perfection de Jésus Christ, devenu victime.. ... Les anciens sacrifices ne plaisaient à Dieu qu'en tant qu'ils annonçaient le sacrifice de la croix et celui de l'autel .... Le Seigneur dit aux Juifs par la bouche du prophète Malachie, qui fut le dernier des anciens prophètes et qui vivait à une époque rapprochée de l'avénement de Jésus Christ. : Mes complaisances ne sont point en vous, et Je n'accepterai pas de présents de votre main: . Car, ajoute le Seigneur, depuis le lever du soleil jusqu'à son coucher, Mon Nom est grand parmi les nations; et l'on sacrifie en tout lieu, et une oblation pure est offerte à Mon Nom : Ici le prophète parle évidemment du sacrifice de la croix et de celui de l'autel, puisque depuis Jésus Christ . il n' y en a point eu d'autre, et qu'en effet ce sacrifice s'offre en tout lieu et à toute heure ..... Jésus Christ venu, tous les autres sacrifices ont déplu à Dieu et ils ont cessé. C' est pourquoi saint Paul, empruntant les paroles du Roi Prophète, dit aux Hébreux: « Le Fils entrant dans le monde dit: Vous n'avez vou1u (ô mon Père), ni d'hostie, ni d'oblation, mais Vous m'avez formé un corps : les holocaustes pour le péché ne Vous ont point plu; alors J'ai dit: Voilà que Je viens pour faire, ô Dieu, Votre volonté. Il ôte le premier sacrifice, pour établir le second (Hebr. x. 5. 6.9). Vous n'avez point voulu, c'est-à-dire Vous n 'avez point accepté les victimes, les oblations, les holocaustes, les sacrifices qui s'offrent selon la loi; Me voici, Moi le Messie , le Sauveur ou Rédempteur, afin de faire, ô Mon Père, Votre volonté; afin d'être immolé d'abord sur le Calvaire et ensuite tous les jours sur l'autel, pour perpétuer le souvenir et le sacrifice du Calvaire .....
LE sacrifice de Jésus Christ. remplace tous les sacrifices anciens; il est infiniment au-dessus d'eux; ils étaient la figure, il est la réalité. Aussi les nombreux sacrifices de la loi mosaïque ont-ils disparu avec leur temple et leurs prètres , pour ne plus reparaître ..... Jésus Christ est notre victime, notre sacrifice ....Jésus Christ! dit saint Paul aux Ephésiens , s'est livré Lui-même pour nous en oblation à Dieu et en hostie de suave odeur:. Le sacrifice de la messe est un holocauste, Jésus Christ étant offert tout entier à Dieu dans la consécration. C'est un sacrifice pacifique; il calme la colère de Dieu et donne la paix aux hommes ..... C'est un sacrifice de propitiation; il nous obtient le pardon de nos péchés ..... C'est un sacrifice d'action de grâces; il rend à Dieu, et d'une manière digne de Lui, tout ce qui Lui est dù ; puisque c'est un Dieu qui est offert à un Dieu. La Messe est un sacrifice qui par lui-même nous procure la grâce prévenante, au moyen de laquelle nous sommes excités à la foi, à la pénitence et à recevoir les sacrements dont la vertu nous justifie. Ici , vous devez remarquer qu'il appartient aux sacrements de justifier; et qu'il est de la nature du sacrifice de rendre Dieu propice ou favorable. Fléchi par lui, Dieu commence à avoir pitié des pécheurs, et Il lenr accorde la grâce prévenante et excitante. En tant que sacrifice, la messe nous obtient d'abord la grâce prévenante, puis la rémission de la peine due aux péchés, et le pardon des fautes vénielles; mais elle n'enlève ni n'efface point par elle-même le péché mortel, à moins que celui qui la célèbre, ou qui participe au sacrifice par la communion, n'ignore de bonne foi l'état dans lequel il se trouve. Alors l'Eucharistie remet la faute mortelle et confère la première grâce et la justice; mais elle opère cela, non comme sacrifice, mais comme sacrement. .... Lorsque le prêtre célèbre la messe, dit l'Imitation de Jésus-Christ, il honore Dieu, il réjouit les anges, il édifie l'Église, il aide lesvivants, il procure Je repos aux morts et il participe lui-même à tous les biens Lorsque l'Agneau de Dieu est immolé, dit saint Chrysostome, les séraphins sont présents, couvrant leur face de leurs six ailes: Pendant que nous sommes en cette vie, ajoute-t-i1, ce sacrifice change pour nous la terre en ciel: La Messe est le mémorial de la passion et de la mort de Jésus Christ. Le Sauveur le dit Lui-même à Ses apôtres: Hoc facite in Meam commemorationem: Faites ceci en mémoire de Moi (Luc. XXII. 19). Bien plus, c'est le même sacrifice que celui de la croix: sacrifice non sanglant, à la vérité, mais ayant la même valeur et la même efficacité. C'est le même pontife qui l'offre, et la même victime qui est offerte: sur la croix, Jésus Christ fut à la fois Prêtre et Victime; Il l'est également à l'autel.. … Il convenait, dit saint Paul aux Hébreux, il convenait que nous eussions un tel Pontife, saint, innocent, immaculé, séparé des pécheurs, et plus élevé que les cieux: un Pontife qui n'a pas besoin, comme les prêtres, d'offrir des victimes pour ses péchés premièrement, ensuite pour ceux du peuple; car, il l'a fait une f'ois en s'offrant Lui-même . Jésus Christ , en s'offrant, a été exaucé à cause de Sa dignité et de la vénération qui lui est due, dit encore saint Paul: Dieu, dans les inventions de Son amour pour l'homme, a tellement ordonné le divin sacrifice de la Messe, que le pontife qui l'offre pour nous réconcilier avec Dieu, est une même chose avec Celui à qui le sacrifice est offert, et se fait une même chose avec ceux pour qui il est offert; afin que ce sacrifice soit pleinement agréable et efficace, la victime offerte se trouve dans les mêmes conditions. Aussi l'apôtre Saint Jean dit dans sa première épître: Jésus Christ est Lui -même propitiation pour nos péchés; non-seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux de tout le monde.
A Suivre ~