A propos de la survie et du retour à Rome de SS Paul VI Les trésors de la doctrine catholique à votre service pour préparer l'avenir
Un réprouvé nous parle de l’enfer 2/7
Des milliers de prêtres en danger de mort éternelle.
Ceux d'en-haut (il montre en haut) tiennent à ce que soit respectée l'Imitation de Jésus-Christ; et ce que l'on fait actuellement est tout à fait le contraire de l'imitation de Jésus-Christ. On vit dans le raffinement, le luxe, l'abondance, jusqu'au débordement, jusqu'au péché même… Le péché, souvent, a déjà commencé par la table. On commence déjà à pécher, quand on devrait pratiquer un certain ascétisme et que l'on s'y refuse.
Le refus de l'esprit de sacrifice, c'est non pas le péché, mais la porte ouverte au péché, par laquelle il peut entrer. C'est le manque d'ascétisme qui conduit lentement au péché. Entre les deux, il n'y a qu'une pelure d'oignon. Si le prêtre ne suit pas les enseignements de l'Église, c'est nous qui venons le tirer par un bout de sa robe pour l'amener sur nos sentiers. Pendant un moment, ce n'est qu'un petit bout de la robe que nous prenons, mais avec l'espérance de rafler tout l'habit.
Pendant longtemps, j'avais bien l'intention de devenir un bon prêtre; mais il faut remarquer que les prêtres sont attaqués par nous bien plus que les laïques. Certes, les laïques sont aussi en danger, surtout ceux qui s'efforcent d'être des justes, et ceux qui ont une charge importante. Mais, comme le prêtre a une très grande puissance de bénédiction, nous attaquons de préférence le prêtre, d'abord lui.
Pour ce qui est de moi, je me rappelais que j'étais prêtre et au début, j'exerçais mon sacerdoce avec sérieux. Et puis, avec le temps, j’ai trouvé cela monotone et, oubliant la prière, j'ai oublié aussi le célibat. J'ai supprimé la prière, d'abord parce que je me croyais très occupé, et puis, d'autres jours, je la reprenais, et puis, finalement, je l'ai complètement abandonnée. Je pensais que ces longues prières du bréviaire étaient fastidieuses, inutiles, et, finalement, j'ai perdu le goût de la prière (.Note : Invoquons les Saints Anges du cinquième Chœur: les Principautés, pour nous donner le goût et l'amour de la prière, et la persévérance dans la prière. Car telle est leur vocation.)
Quand j'ai supprimé le bréviaire, je suis tombé dans le péché d'impureté et, dès ce moment-là, je n'avais plus de goût à dire la messe. Ce fut un enchaînement de réactions. Quand je suis tombé dans l'impureté, ce fut l'enchaînement des réactions. Je ne disais plus la messe avec piété, du fait que je n'étais plus dans l'état de grâce. Dans cet état, la lecture de la Bible et de l'Évangile, en particulier, et aussi la vue des commandements de Dieu, m'étaient devenues un reproche.
C'était là un avertissement pour moi et, parce que je ne tenais pas compte de l'avertissement, je prenais la résolution de ne pas "enseigner les enfants comme j'aurais dû les enseigner. Comment aurais-je pu leur apprendre le bien, si moi-même je ne le pratiquais pas? Mais ceux qui, aujourd'hui, s'appellent humanistes et modernistes, savent bien cela, comme moi-même.
Comment imposeraient-ils aux laïques et aux enfants, des choses qu'ils ne croient pas et qu'ils ne pratiquent pas eux-mêmes ? Comment pourraient-ils supporter de les enseigner comme ils devraient, sachant que leur enseignement ne correspond pas à leur intérieur, et qu'ils diraient alors d'énormes mensonges? Chez beaucoup, avec le temps, le cœur est devenu comme un abîme de mort. Il y en a beaucoup plus qu'on ne pense qui se trouvent dans cet état. Ce sont des pommes pourries; comment une pomme pourrie pourrait-elle donner une bonne odeur? Il n'y a qu'un prêtre qui s’efforce à la vertu qui puisse toucher les âmes et leur donner ce dont elles ont besoin.
Si les prêtres donnaient un exemple de vertu, en particulier aux jeunes, nous aurions un monde tout à fait différent de celui que nous connaissons. Vous auriez un monde mille fois mieux, et davantage, que celui que vous avez actuellement. Comment voulez-vous répandre le bien, si vous ne l'avez pas en vous? Comment parler de l'Esprit-Saint, si je suis heureux moi-même de ne pas L'écouter? Comment présenter le chemin à suivre, quand soi-même on l'a quitté? C'est d'un tragique beaucoup plus profond que vous ne pouvez l'imaginer.
Le tragique, c'est que c'est au moment où le prêtre quitte le chemin de la vertu, qu'il est tenté d'entraîner beaucoup d'âmes à sa suite.
Cela commence par le Saint-Sacrifice de la Messe, que, du commencement à la fin, on dit sans goût. Par conséquent, on n'en bénéficie pas soi-même. En tout cas, pour moi il en a été ainsi, et je conçus une aversion pour la Messe et ses textes sacrés qui sont, pour quelqu'un qui se tient mal, un reproche permanent.
Pour ce qui est de moi, comme pour des milliers d'autres prêtres, il y avait au moins la Transsubstantiation, ce qui permettait aux fidèles d'assister vraiment à la messe, parce que ces gens ne peuvent pas connaître le fond du cœur d'un prêtre ; mais malheur aux prêtres qui ne disent plus ce qu'ils doivent dire pour assurer la Messe, et qui n'en vivent plus.
Malheur à qui conduit les fidèles sur le chemin de l'erreur. Ils feraient mieux, ces prêtres, de crier du haut de la chaire, en public: «J'ai péché, je ne suis plus capable de pratiquer la vertu. Priez pour moi, que je puisse me convertir et, de nouveau, enseigner les voies de la vertu». Ce serait beaucoup mieux de parler ainsi, et nous n'aurions plus, nous les démons, cette puissance pour dominer ces prêtres, parce qu'ils auraient fait un acte d'humilité.
· Même si quelques-uns devaient concevoir du mépris pour un prêtre qui parlerait ainsi, la plupart de ceux qui l'entendraient seraient édifiés de son humilité et pourraient l'aider à se reprendre. La plupart des fidèles auraient de l'estime pour un prêtre qui s'exprimerait de cette manière ; ce serait beaucoup mieux que de continuer dans la voie du mensonge et de l'hypocrisie.
A quoi cela sert-il de célébrer la messe face au peuple, et de dire aux gens: «Approchez! Dieu vous pardonne tous vos péchés, Il vous comprend. Approchez du Père des lumières; et si vous êtes dans les ténèbres, Il vous remettra de nouveau dans la grâce». Tous ceux-là oublient qu'il faut faire quelque chose auparavant, afin que le Père vous reprenne dans Ses bras et vous remette dans Sa grâce.
C'est vrai que le Père reprend ses enfants dans Ses bras, mais auparavant, il faut le repentir et la promesse de changer de direction de vie. Il faut éviter les chemins qui mènent à la perdition.
Le prêtre doit penser : «Je dois commencer par moi-même. Ce serait le seul moyen d'être le modèle pour chacun, et de pouvoir prêcher l'enseignement de l'Esprit-Saint et de Jésus-Christ à toute la communauté. Telle serait aussi la mission que le Très-Haut estime que je dois prêcher et remplir auprès du peuple».
On parle beaucoup trop de l'amour du prochain, en oubliant que cet amour résulte de l'amour qu'on a pour Dieu. Comment peut-i1 parler d'aimer le prochain, de se rapprocher les uns des autres, si l'on oublie le premier commandement, le commandement principal : «Tu dois aimer Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toutes tes forces»?(Saint Marc 12,30-31) La prescription d'aimer le prochain ne vient qu'en second lieu.
Si le prêtre faisait d'abord la paix avec Ceux d'en-Haut (il montre en haut), l'amour du prochain découlerait tout de suite. C'est de la mascarade franc-maçonnique que de dire: «Il faut nous aimer les uns les autres, nous aider les uns les autres, nous soutenir les uns les autres». Mais où tout cela finit-il ? Même si on parle de charité, ou bien de pardonner, ou de se soutenir, voyez le résultat, ne serait-ce que le chiffre des suicides actuels.
C'est vrai que c'est un commandement d'aimer le prochain comme soi-même, mais cela vient après celui d'honorer et d'adorer Dieu d'abord. Il faut commencer au commencement même de ce commandement, et d'abord aimer Dieu ce qui inclut vraiment l'amour du prochain. C'est dans la première partie que se trouve l'entier commandement. Si l'on aimait vraiment Dieu, on ne parlerait pas sans cesse d'aimer le prochain, de le soutenir, de l'aider .(Note : On remplace le mot charité par le mot solidarité. La charité, vertu théologale, grâce donnée d’en Haut ,est d’abord amour de Dieu et amour du prochain à cause de Dieu)
Mais rien de pareil n'a lieu. On bavarde tout le temps, dans les salles de paroisses, les conférences des évêques et jusqu'à Rome. On bavarde, on discute, on fixe, on efface, on veut tout recevoir d'une manière que Ceux d'en-haut (il montre en haut) n'acceptent pas.
Ceux d'en-haut (il montre en haut) ne sont pas seulement la miséricorde, ils sont aussi la justice, et j'en sais quelque chose, moi, Verdi-Garandieu. Si j'avais exercé la vertu, prié, fait pénitence, je ne l'aurais pas appris sur mon dos, comme je le sais maintenant. J'aurais dû demander des croix, pour aider mes brebis à se sanctifier, et me sanctifier moi-même; mais tout cela, j'ai oublié de le demander.
A suivre