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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 09:06

Avec Amoris laetitia, c’est le règne de l‘anarchie ! Le Vatican, par l’intermédiaire des déclarations du pape, de ses cardinaux, ses préfets, ses secrétaires, a beau, face à la cacophonie générale et généralisée, donner un coup à droite, un coup à gauche, selon les circonstances, les déclarations, les remous à calmer et les pro-pro à protéger, l’anarchie est bien là, la division publique, et la cocotte est sur le point d’exploser ! Rome serait-elle en train de brûler ? MCI

 

Ndlr oui Elle brûlera mais  ce feu ramènera notre vrai Pape SS Paul VI Patience et prière

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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 09:06

Avec Amoris laetitia, c’est le règne de l‘anarchie ! Le Vatican, par l’intermédiaire des déclarations du pape, de ses cardinaux, ses préfets, ses secrétaires, a beau, face à la cacophonie générale et généralisée, donner un coup à droite, un coup à gauche, selon les circonstances, les déclarations, les remous à calmer et les pro-pro à protéger, l’anarchie est bien là, la division publique, et la cocotte est sur le point d’exploser ! Rome serait-elle en train de brûler ? MCI

 

Ndlr oui Elle brûlera mais  ce feu ramènera notre vrai Pape SS Paul VI Patience et prière

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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 17:49

Pour conclure son article paru sur Riscossa cristiana à propos d’un futur accord entre la FSSPX et la Rome moderniste, et les propos de Mgr Schneider sur le sujet, Alessandro Gnocchi aborde pour ses lecteurs le problème fondamental de l’absence de réactions de la majorité face à la révolution bergoglienne. Il constate tristement que les âmes, « de la plus haute hiérarchie au dernier des sacristains», pour ne pas affronter cette réalité épouvantable, se réfugient dans des illusions belles et consolantes mais irréelles, travestissent la réalité pour croire que tout va bien. Alessandro Gnocchi est un philosophe éminemment catholique qui réfléchit en profondeur, sans s’arrêter aux apparences. Il avoue n’avoir aucun espoir, pour redresser la situation, en les cardinaux des dubia parce qu’il ne croit pas qu’Amoris Laetitia soit le problème, ce n’est que la pointe de l’iceberg.

«Le problème est un autre, écrit-il. Il touche à l’incertitude diffuse et au désir de s’agripper à la moindre brindille qui flotte sur les eaux déchaînées. Je parle de l’opiniâtre volonté répandue partout de fermer les yeux et de ne pas se poser de questions. Face à la débâcle exhibée tous les jours devant nos yeux, face à un pape qui blasphème obstinément le Christ et disperse obstinément le troupeau du Seigneur, face à un « vicaire du Christ » qui prêche obstinément une doctrine anti-christ, face à un « successeur de Pierre » qui agit obstinément contre Pierre, face à une Église obstinément heureuse qui de la plus haute hiérarchie au dernier des sacristains s’identifie dans le joueur de flûte qui l’entraîne vers le gouffre, face aux âmes qui se perdent chaque jour par la volonté obstinée de celui qui devrait les conduire au Salut, on ne sait rien faire d’autres que de se demander : « Comment cela est possible ? » Ne me parlez pas de l’espoir mis dans les cardinaux des dubia, desquels j’aimerais savoir si, une fois remise en forme Amoris Laetitia, l’Église redeviendrait pure et immaculée, tout comme j’aimerais savoir ce qu’ils ont fait pour arrêter et combattre, unis à leur troupeau, la ruine doctrinale et liturgique dont Amoris Laetitia n’est qu’un appendice et, tant qu’on y est, si on peut tout raccommoder en appliquant correctement Vatican II et la réforme liturgique ! Mais, évidemment, je n’ai pas d’esprit surnaturel. »

Le journaliste Gnocchi explique ensuite les mécanismes psychologiques des fidèles désemparés face à cette révolution commencée à Vatican II pour trouver un semblant de paix :

«D’une façon ou d’une autre, tous se demandent comment il est possible que tout ceci arrive ? (…) Mais qui se demande « comment cela est possible ? » que la réalité soit ce qu’elle est finit toujours par se poser la question sous une autre forme : « comment cela est possible ? » que la réalité se présente ainsi. Et puis il conclut fatalement que, puisque la réalité ne peut être ce qu’elle est parce que cela ne correspond pas aux schémas qu’il a dans la tête, il faut en inventer une plus appropriée. Qui se demande « comment cela est possible ?» finit, en somme, par dire « non cela n’est pas possible ! » et donc il faut dessiner une réalité différente. Ils souffrent tous du syndrome de Jessica Rabbit, qui, dans un célèbre réplique explique : « Je ne suis pas méchante mais c’est ainsi qu’on me dessine. »

Faut-il désespérer pour autant devant l’épouvantable réalité de la crise de l’Église ? Le catholique Gnocchi donne sa réponse toute surnaturelle et pétrie de vertu d’espérance :

« Si on ne veut pas rester enfermer dans un monde de dessin animé, beau et consolant mais irréel, la question qu’il faut se poser devant la tragédie que nous sommes en train de vivre est : «Que signifie tout ceci ? » Il faut un peu de courage, parce que les réponses ne sont peut-être pas tranquillisantes, mais c’est la seule voie possible pour tirer un enseignement des événements que le Seigneur permet. Maintenant, ne vous attendez pas à ce que ce soit moi qui réponde sur l’heure, parce que, c’est vrai, c’est un thème compliqué qui demande du temps, de la patience et de l’humilité. Pour l’instant il faut simplement se poser cette nouvelle question et vous verrez que la perspective change immédiatement : moins consolante, plus fatigante, mais plus apaisante. Parce que l’on passe de l’application d’une logique uniquement humaine fondée sur des artifices faibles bien qu’ingénieux, à la prise de conscience qu’il faut toujours lire la réalité selon la volonté de Dieu et s’abandonner à la signification que la Providence écrit en tout ce qui arrive : tout. Se demander ce que signifie le désastre dans lequel est en train de sombrer l’Église catholique par la main de celui qui devrait la guider sur la terre n’est rien d’autre que l’humble disposition à comprendre ce que Dieu est en train de dire. Et, croyez-moi, c’est toujours plus sage que ce que disent les hommes.

Alessandro Gnocchi. »

Francesca de Villasmundo mci

Ndlr  très bon article

Et si l'on cessait de dénigrer le survivantisme qui est la seule solution?

 

 

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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 10:05

Allessendro Gnocchi résume très bien l'absurde course" au tampon "quI se livre ENTRE la fSSPX; ET LE VATICAN  La stampa... mci   .

 JE me limiterai à dire que ce serait une embrassade contre-nature entre ceux qui ont fait de la défense de la foi catholique leur propre raison de vivre et celui qui, en revanche, voit sa mission dans la destruction de la foi catholique. En entrant en grande pompe dans la néo-église bergoglienne, les héritiers de Mgr Marcel Lefebvre porteraient en procession l’intégrité de la foi dans un lieu où elle n’intéresse personne, et l’exposeraient ainsi à n’être qu’une insignifiante exhibition de dentelles et frou-frou, bonne pour traditionalistes passifs. (…) »

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30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 13:57
luther spécialiste des tamponnements et des déraillements

luther spécialiste des tamponnements et des déraillements

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30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 10:44

Terre de missions, émission de TV Libertés, a reçu Mgr Fellay pour parler de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie-X :

« Mgr Fellay est supérieur général depuis 1994 de la Fraternité Saint Pie X fondée par Mgr Lefebvre en 1970. Il expose dans cet entretien la spiritualité propre de la Fraternité Saint Pie X et fait le point sur les relations de la Fraternité avec le Saint-Siège. Suite aux dernières rencontres entre le pape et Mgr Fellay, qui ont débouché sur de nouvelles propositions, il ne semble plus manquer qu’un “tampon” pour conclure un accord. Cet accord est possible, selon le supérieur général, sans attendre que la situation ne soit devenue totalement satisfaisante, à ses yeux, dans l’Eglise. »

En une vingtaine de minutes, Mgr Fellay évoque la situation de l’Église, la crise générale en son sein, les réactions de certains membres de la hiérarchie ecclésiastique face à la confusion actuelle, le pape François, et bien sûr la prélature personnelle qui leur ait proposée.

Mgr Fellay considère que le soucis de François en leur donnant le pouvoir de confesser et la possibilité pour les divorcés-remariés de communier procède du même mouvement :

« le soucis du Saint Père pour les rejetés de tout bord, les périphéries. »

Quant à la prélature personnelle, il révèle que

« on avance dans la bonne direction. »

Francesca de Villasmundo

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27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 14:50

 

 

 

L'Incarnation , chef d'œuvre de Dieu 3/3

 

Extrait des trésors de Cornelius a Lapide Tome II page 504 cf unacumpaulosexto

DIEU s'est fait homme : Verbum caro factum est (Joann. F1.14). Le Fils de Dieu s'est fait le Fils de Marie. Voilà le plus grand, le plus parfait chef-d'œuvre de Dieu. Là, Dieu a montré Sa Toute-Puissance, en unissant l'homme à Dieu, le limon au Verbe, la terre au ciel; et cela par l'union hypostatique, par l'union la plus parfaite, la plus

intime, par une union indissoluble et nécessairement indissoluble (union des natures divine et humaine en une seule Personne)

Il a montré Sa Divine Sagesse, en prenant un corps dans le sein d'une Vierge, afin de pouvoir souffrir, satisfaire à Dieu le Père pour nos péchés, la divinité ne pouvant souffrir pour nous racheter Dieu a montré une justice consommée; car par la dignité de Sa Personne le Verbe fait chair a pleinement satisfait, en mourant, à la colère, à la vengeance, à la justice divines

Il a montré une bonté sans bornes; car Il s'est dépouillé, anéanti pour nous remplir de Ses dons

Il s'est fait le Fils de l'homme, dit saint Augustin, pour nous faire les fils de Dieu : ( De Incarnat, ).

Il est né sur la terre, afin que l'homme naquît pour le ciel, dit saint Grégoire : (De Incarnat. )

La Sagesse divine, dit l'Écriture, atteint d'une extrémité à l'autre avec force, et dispose toutes choses avec douceur : Attingit a fine usque ad finem fortiter, et disponit omnia suaviter ( Sap. VIII ,1 ).

Dieu, dans l'Incarnation, a atteint et réuni dans Sa Puissance, Sa Sagesse, Ses richesses, Sa Bonté, Sa Science, Sa Miséricorde, Son Amour infini, les deux fins, les deux extrémités, les deux choses les plus éloignées et les plus opposées en apparence : l'infini avec le fini, la divinité infinie avec l'homme qui est le néant même. II a disposé toutes choses d'une manière suave,miraculeuse, mystérieuse. Tout était déréglé, renversé, perdu; l'Incarnation règle, redresse, rétablit tout merveilleusement : Attingit a fine usque ad finem fortiter, et disponit omnia suaviter.

Seigneur, dit l'Ecclésiastique, renouvelez vos miracles et reproduisez Vos merveilles; glorifiez Votre Main et Votre Bras droit : Innova signa, et immuta mirabilia; glorifica manum et brachinm dextram (XXXVI. 6. 7).

Saint Bernard applique ces paroles à l'Incarnation du Verbe : Seigneur Jésus, dit-il, ajoutez encore Vos merveilles, renouvelez Vos prodiges, changez-les; car Vos anciens miracles sont comme oubliés et méprisés par leur nombre et leur continuation. Il est vrai que le lever du soleil et son coucher, que la fécondité de la terre, le changement des saisons, sont des miracles, et de grands miracles; mais nous voyons si souvent ces prodiges, que nous ne les remarquons plus. Renouvelez Vos miracles, changez Vos merveilles; donnez-en d'autres. Voici, dit Dieu, que Je renouvelle tout : Ecce nova facio omnia (Apoc. XXI 5). C'est l'Agneau assis sur un trône qui parle ainsi. O miracles vraiment nouveaux : O nova vere miracula /....Une vierge conçoit sans perdre sa virginité; elle enfante sans douleur. Comme un homme ordinaire ne peut pas avoir une vierge pour mère, ainsi Dieu homme ne peut avoir pour mère qu'une vierge. La malédiction d'Ève est changée pour nous en bénédiction dans une vierge. Dieu a fait en Jésus Christ et en Marie des prodiges inconnus aux siècles; Il a changé l'ordre du monde et de toutes choses. Une femme conçoit un fils homme fait par Sa science, enfant par l'âge, Verbe éternel par Sa Personne, Dieu par nature, né d'une Vierge dans le temps, plein de grâces, qui a le doux nom de Jésus, Sauveur en effet.

Que de miracles et de grands miracles dans ce mystère de l'Incarnation ! Il y en a autant dans les mystères de la Passion, de la Croix, de la Mort, de la Résurrection, de l'Ascension,... Jésus Christ est la réunion, la base, le sommet de toutes les merveilles, et de tous les miracles que Dieu a faits dans tous les temps (Serm. IV in vigil. Nativ- ) .

Dieu, dit Hugues de Saint-Victor, a fait l'homme d'une manière admirable, à Son image et ressemblance; mais Il s'est fait Lui-même, d'une manière plus admirable, à l'image et ressemblance de l'homme. La verge desséchée d'Aaron reverdit, et produisit merveilleusement du fruit; mais la bienheureuse Vierge demeurant vierge, conçoit et enfante un fils plus merveilleusement. Le serpent d'airain guérissait merveilleusement ceux qui étaient mordus; Jésus -Christ a guéri plus merveilleusement tous les croyants, par Son Incarnation et Sa croix. Élie ressuscite par miracle le fils d'une veuve (III Reg. XVII); Dieu le Père rappelle Son Fils d'entre les morts, par un plus grand miracle. Samson en mourant abat merveilleusement les Philistins; plus admirablement, Jésus Christ, par Sa mort est vainqueur de la mort et des démons. Jonas sort miraculeusement du ventre de la baleine ; Jésus Christ sort du sein de Marie, et du sein du tombeau plus merveilleusement. Ce fut une merveille que l'ascension d'Élie dans un char de feu ; l'Ascension de Jésus-Christ est plus merveilleuse. Élisée, témoin de l'ascension d'Élie, se plaignait; les apôtres admirèrent l'ascension de leur maître. Élie en montant au ciel laissa tomber son manteau sur Élisée; Jésus-Christ , assis à la droite de Son Père, envoie le Saint-Esprit. Voilà le renouvellement des signes, et le changement des merveilles (In Ecclesiast. ) : Innova signa, et immuta mirabilia …. ; (Eccli XXXVI. 6. 7 ).

Le Seigneur, dit Jérémie, a créé sur la terre un nouveau prodige : La femme environnera l'homme, portera dans son sein un Dieu homme : Creavit Dominus novum super terram : femina circumdabit virum (XXXI, 22).

Ce nouveau prodige, dit saint Bernard, en renferme un grand nombre d'autres qui sont aussi nouveaux et ravissants : Novum hoc multa nova et mira complectitur. Car en Jésus fait homme on voit la longueur raccourcie, la largeur rétrécie, la hauteur abaissée, la profondeur comblée. Là on voit la lumière sans lumière, le Verbe enfant, L'Eau éternelle qui a soif, le Pain des Anges qui a faim. Appliquez-vous, et voyez la puissance gouvernée, la sagesse qu'on instruit, la force qu'on soutient; un Dieu qui suce le lait, et qui nourrit les Anges ; qui pleure, mais qui console les malheureux. Appliquez-vous, et voyez la joie qui s' afflige, la confiance qui tremble, le salut qui souffre, la vie qui meurt, la force qui est faible ; mais considérez, ce qui n'est pas moins admirable, la tristesse qui donne la joie, la crainte qui fortifie, la passion qui sauve, la mort qui rend la vie, l'infirmité qui fortifie [Serm. in vigil. Nativ.).

Le miracle de l'Incarnation accompli en Marie renferme lui-mème beaucoup de miracles :

Le premier, une Vierge conçoit, sa virginité restant intègre Le deuxième, l'Esprit-Saint couvre Ja Vierge de son ombre Le troisième, le corps et l'âme de Jésus-Christ (Verbe incarné) s'unissent aussitôt à la Divinité par l'union hypostatique

Le quatrième, Dieu se fait homme

Le cinquième, l'homme devient Dieu

Le sixième, l'enfant est rempli de sagesse dès le moment de Sa conception

Le septième, Il est conçu sans péché originel et plein de

grâce

Le huitième, Il est conçu non de l'homme, mais du Saint

Esprit

Le neuvième, la très-sainte Âme de l'Enfant divin, dès

qu'elle est créée, voit l'essence de Dieu et s'offre à Dieu en même temps pour souffrir et mourir pour les hommes. La terre a-t-elle jamais vu d'aussi grands miracles? Autrefois elle vit le soleil s'arrêter à la voix de Josué, et rétrograder sous le roi Ezéchias; dans l'Incarnation elle voit un Dieu qui s'anéantit. Elle vit autrefois le buisson ardent conserver vertes ses feuilles ; elle voit, dans l'Incarnation du Verbe, la virginité conservée dans la mère. Elle vit autrefois la verge d'Aaron fleurir tout à coup dans l'Incarnation, elle voit la tige de Jessé donnant un fruit divin au monde, sans la coopération humaine. Elle vit Ja verge de Moïse se changer en serpent ; ici elle voit un Dieu se transformer en homme pour les pécheurs. La terre vit autrefois la mer Rouge s'ouvrir et se séparer; ici elle voit un Dieu dans le sein formé d'une Vierge. Elle vit la manne descendre du ciel ; ici elle voit le Verbe du Père descendre du ciel dans le sein de la Mère de Dieu, Elle vit Elie monter an ciel; ici elle voit la nature humaine monter jusqu'à la divinité, et s'unir hypostatiquement à la personne du Verbe éternel. C'est donc avec raison que l'Eglise chante en l'honneur .le la Mère de Dieu ce cantique de joie : Tu quae genuisti, nature mirante, tuum sanctum Genitorem : Au grand étonnement de la nature entière, vous avez, ô Marie, conçu et enfanté votre saint Créateur (Alma Redemptoris Mater).

Saint Thomas demande si Dieu peut faire de plus grandes et de meilleures choses que celles qu'Il a faites? Il répond que Dieu le peut. Il excepte cependant trois choses :

1°- l'Incarnation du Verbe,

2°-La maternité divine de Marie,

3° La béatitude du Ciel

Car, dit ce savant et saint docteur, Dieu ne peut faire un homme meilleur qu'un homme-Dieu, ni une mère plus parfaite que la Mère d'un Dieu, ni une béatitude meilleure que la vision et la possession éternelle de Dieu. Car l'humanité de Jésus-Christ , en tant qu'elle est unie à Dieu, et le bonheur des élus, en tant que c'est la jouissance pleine de Dieu, et la bienheureuse Vierge, en tant qu'elle est Mère de Dieu, ont une certaine dignité infinie par le Bien infini qui est Dieu; et sous ce rapport, il ne peut rien exister de meilleur que ces trois choses, comme il ne peut exister rien de meilleur que Dieu (I.p,Q 26 art 6 ad 4)

Voilà des merveilles inconnues aux siècles précédents: l'Incarnation , un Dieu se faisant homme, et une femme devenant la Mère d'un Dieu. C'est le miracle des miracles

L'incarnation est un chef-d'oeuvre de la puissance de Dieu, incomparablement plus grand que la création de l'univers; car il y a infiniment plus de distance entre Dieu et l'homme, qu'entre l'univers et le néant. L'homme même, qui est le chef-d'oeuvre de la création, étant un être borné, limité, la distance entre lui et le néant n'est pas infinie; tandis qu'entre Dieu et l'homme elle est infinie. C'est pourquoi, faire de l'homme un Dieu, c'est infiniment plus que de faire d'un néant un être, un homme, même un ange.

C'est donc avec raison que saint Cyprien s'écrie : 0 Seigneur, que Votre Nom est admirable vous êtes vraiment le Dieu qui fait des merveilles. Non-seulement j'admire la structure de ce monde, la stabilité de la terre, les jours, le soleil, la lune, les étoiles,..., mais j'admire infiniment davantage un Dieu dans le sein d'une vierge; j'admire le Tout-Puissant dans une crèche; j'admire comment la chair s'est unie au Verbe de Dieu, comment un Dieu tout spirituel s'est revêtu de notre corps. C'est ce qui me remplit d'étonnement, et je m'écrie avec le Prophète: J'ai considéré vos oeuvres, et j'ai été frappé d'admiration ( Serm. III de Nativ. Christi).

Écoutez saint Léon : Jésus-Christ entre dans ce monde pauvre, d'une nouvelle manière, par une nouvelle nativité. Par un ordre nouveau, merveilleux, visible au ciel, Il s'est aussi rendu visible sur la terre. L'incompréhensible a voulu être saisi ; étant avant le temps, Il a voulu être dans le temps; le Seigneur infiniment grand a pris la forme d'esclave; le Dieu impassible a daigné se faire homme passible , et l'immortel s'est soumis aux lois de la mort . Chez lui, c'est une nouvelle nativité, conçu d'une vierge, né d'une vierge, sans la participation d'un père charnel, sans nuire à l'intégrité maternelle .

C'est pourquoi saint Jean Damascène appelle la mère de Dieu l'atelier des miracles, l'abîme des miracles : (Serm. 1 de Nativ.). Marie est donc la merveille des siècles, l'étonnement de la nature, le prodige de l'univers. 0 merveille inconnue et nouvelle qui n'avait jamais été vue, jamais entendue, qu'on ne verra jamais . Une femme conçoit un Dieu, enfante un Dieu qui est l'homme, ou plutôt le géant de l'éternité et de l'immensité , qui est partout et dans tous les siècles, qui soutient le ciel et la terre, qui tient tout dans la paume de Sa main; et ce Dieu ne souffre rien de ces profondes humiliations; et une femme n'est pas consumée par les rayons brûlants de cette divine majesté incarnée; et sa virginité est conservée ! Ce prodige est fait par le Seigneu/, il est admirable à nos yeux, dit saint Augustin (Serm. de Nativ.).

Le Fils de Dieu est engendré de toute éternité d'un Père dans le ciel ; il est conçu homme-Dieu d'une mère dans le temps; Il vient de l'immortalité du Père, de l'intégrité de la mère; d'un père sans mère, d'une mère sans père ; d'un père hors du temps, d'une mère seule dans le temps ; d'un père principe de la vie, d'une mère fin de la mort; d'un père réglant le jour, d'une mère qui le consacre en concevant un Dieu !

Comme Ève, première vierge, a été formée d'Adam premier homme vierge; ainsi, en sens différent, Jésus-Christ , second homme vierge, a été formé de Marie seconde vierge. Seigneur, s'écrie le prophète Habacuc, sauvez Votre peuple au milieu de nos années. Au milieu de nos jours, faites éclater Votre œuvre par excellence;

 

 

. Cette œuvre par excellence dont parle le prophète, c'est l'incarnation.

La majesté, dit saint Bernard , s'est anéantie pour s'unir à notre limon; elle a mis dans une seule personne Dieu et le limon, la majesté et l'infirmité. la sublimité avec le néant . Et remarquez, ajoute ce saint docteur, comme dans cette divinité unique il y a trinité de personnes et unité de substance; ainsi dans l'incarnation, dans cet admirable mélange, il y a trinité de substances et unité de personne. Car le Verbe, et l'âme, et la chair se sont réunis dans une seule personne; et ces trois choses ne font qu'une personne, qu'une chose; et cette unique chose en fait trois, non par la de la substance, mais par l'unité de la personne (sermo in vig de nativ.)

Ecoutez le prophète Aggée : Voici ce que dit le Seigneur des armées : Encore un peu de temps, et j'ébranlerai le ciel, et la terre, et la mer, et tout l'univers. J'ébranlerai tous les peuples, et le Désiré de toutes les nations viendra; et Je remplirai cette maison de gloire, dit le Seigneur des armées. La gloire de ce second temple sera encore plus grande que celle du premier, dit le Seigneur des armées, et Je donnerai la paix en ce lieu (II ,7-10). Voilà l'incarnation annoncée très-clairement, très solennellement

Seigneur, s'écrie le Prophète royal, éveillez Votre puissance, venez et sauvez-nous : Excita potentiam Tuam, et veni; ut salvos facias nos (LXXIX. 3). Le prophète entend ici la venue du Messie, l'incarnation Et Marie dit elle-même : Dieu a révélé la force de Son Bras : Fecit potentiam in Brachio Suo ( Luc. I 51 ).

 

L'incarnation du Verbe est donc le chef-d'œuvre de Dieu. Dans ce Mystère , Il a épuisé Sa Sagesse, Sa Puissance, Ses richesses....

 

 

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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 07:38

Jésus -Christ est Dieu 2/3

 

(Extrait des trésors de Cornelius a Lapide tome II page 504

(cf unacumpaulosexto)

Pourquoi le Fils de Dieu est-Il appelé Verbe

 

Pourquoi l'évangéliste saint Jean donne-t-il au Fils de Dieu le nom de Verbe ? Parce que :

1°- Dans son Évangile et au commencement de son Épître, il fait allusion au récit de Moïse, dans lequel Dieu créa le ciel et la terre, et tout ce qu'ils contiennent (Gen. I ,1 ) ,

2°- Parce que le Fils, qui est dans le Sein du Père, qui possède toute la Sagesse, s'étant revêtu de notre chair, nous a parlé de cette Sagesse infinie, et saint Jean a résolu de nous faire connaître cette Sagesse ; ainsi, il appelle Jésus Christ Verbe, nous rapportant les paroles de ce Verbe ; car Verbe veut dire parole (Logos)

3°- Il l'appelle Verbe et non Fils, de crainte que sous le nom de Fils on ne se Le figurât corporel, et Fils comme les autres fils. Le mot Verbe indique que la génération du Fils n'est pas charnelle, mais spirituelle, mentale et divine; et par là, pure, intègre et incorruptible, c'est-à-dire qu'Il est engendré par l'Esprit divin, comme étant la Parole de Son Esprit. Il est appelé Verbe, parce que le Verbe, dans les choses divines, signifie le Fils; car le Verbe signifie la conception mentale de Dieu le Père, qui est elle-même la génération du Fils, qui représente et manifeste , comme une Parole, la Sagesse et la Volonté du Père.

Pourquoi le Fils est-il appelé Verbe ? Il est appelé Verbe pour de nouvelles raisons que voici : 1°- Comme l'intelligence ou la raison nous est intime, de même le Fils est intime au Père.

2°- Comme la raison ou la connaissance vient de l'esprit, ainsi le Fils ou le Vcrhe vient du Père. 3° Parce que le Verbe, dit Eusèbe, porte en Lui-même les raisons de toutes les choses qui sont faites; c'est pourquoi, Il est appelé Sagesse et Verbe ( Lib. V, c. v).

Cependant, le mot raison, comme l'observe saint Augustin, n'exprime pas aussi bien comment le Fils vient du Père , que le mot parole, verbum. Ajoutez que le mot raison est essentiel, et non personnel, et qu'il est commun à la Sainte Trinité (Serm. XXXV111 de verbis Domini ) .

La seconde raison pour laquelle le Fils est appelé Verbe, c'est que le mot verbe, ou parole, peut signifier action; car le Verbe du Père est Son action, semblable à Lui, égale à Lui, ancienne comme Lui.

4°- Le mot verbe ou parole peut signifier force : le Verbe, en effet est la Force, la Puissance, le Bras et la Droite du Père ; par Lui Il a créé et fait toute chose : car le Verbe, comme Dieu, est la vertu de créer; comme homme, Il est la vertu de racheter et de sauver tous les hommes.

5°-Verbe ou parole peut signifier forme; car le Verbe est la Forme et la Beauté du Père.

6°- Le mot verbe ou parole peut signifier cause ; car le Verbe est la cause par laquelle tout a été fait et subsiste.

 

Vous demanderez peut-être si ce Verbe divin ou cette parole est semblable à la parole de notre esprit, ou non ? D'un côté, il y a ressemblance; de l'autre, il n'y en a pas.

 

Il y a ressemblance, 1°- En ce que la parole de notre esprit est spirituelle, comme la Parole divine est spirituelle.

2° - Comme l'homme conçoit et engendre dans son esprit et produit la parole de son esprit, ainsi le Père, comprenant parfaitement dans Son Esprit et Son intelligence, Son Essence et tous Ses attributs, engendre le Verbe; car le Verbe est la notion et l'expression de la connaissance que le Père a de Lui-même. Il se connaît : cette connaissance exprimée est le Verbe.

3°- Comme par notre parole mentale nous exprimons toutes les choses, ainsi Dieu, par Son Verbe ou Parole, produit toutes choses.

4°- Comme notre parole mentale n'a pas d'origine assignable dans notre esprit, ainsi le Verbe est éternel comme le Père ; car Il est auprès du Père, dans le Sein du Père, comme notre parole est unie à notre esprit, et lui est intime.

5°- Comme notre parole est une idée selon laquelle nous entreprenons et faisons tout, ainsi Dieu le Père entreprend tout et fait tout par Son Verbe.

6°- Comme la parole de notre esprit devient vocale et sensible lorsque nous parlons, ainsi le Verbe Divin s'est fait extérieurement sensible, ou chair, lorsqu'Il s'est exprimé par l'Incarnation.

7° Comme notre verbe ou parole est l'image de la chose que nous comprenons, ainsi le Verbe divin est l'Image du Père.

8°- Comme notre parole mentale, qui est notre conception, dure autant de temps que notre intelligence, ainsi le Verbe Divin dure autant que Son Père. Mais l'intelligence du Père demeure toujours, c'est pourquoi Il engendre toujours ; et Son Verbe, qui est produit par Son intelligence, demeure aussi toujours ; et comme l'intelligence du Père est toujours en action, de là la génération du Verbe est aussi toujours en action. C'est pourquoi, la proposition suivante est vraie : Le Verbe s'engendre toujours et Il est toujours engendré; car en Dieu, faire et avoir déjà fait, c'est la même chose.

9° Comme la conception de notre esprit précède l'action, ainsi le Verbe précède l'action de Dieu

Voilà en quoi le Verbe divin est semblable au verbe, ou parole de notre esprit.

 

Voici maintenant la dissemblance qui existe entre la parole de notre esprit et le Verbe de Dieu.

1°- Cette dissemblance existe, en ce que la parole ou conception mentale en nous et dans les anges, n'est qu'accidentelle; c'est un acte vital qui s'attache à l'esprit comme sujet : mais le Verbe de Dieu est une Substance et une Personne réelle.

2°- Notre parole mentale est postérieure à l'esprit; le Verbe de Dieu est éternel, et aussi ancien que Dieu le Père. 3° -Notre parole mentale est imparfaite et changeante, et par là variable et divisée; le Verbe de Dieu est parfait, constant, immuable, simple et un.

Notre parole mentale est distincte de notre esprit, c'est-à-dire elle est d'une autre nature ; le Verbe de Dieu est consubstantiel au Père.

5°- Notre parole est dans notre être; le Verbe de Dieu est une personne distincte du Père, par laquelle le Père dit et fait toute chose.

6°- Le Père, produisant Son Verbe, Lui communique toute Son intelligence , ce que notre esprit ne fait pas à notre parole.

7° Notre parole mentale est impuissante et inefficace; le Verbe de Dieu est efficace et tout-puissant.

8° Notre parole, tant de la bouche que de l'esprit, aussitôt qu'elle est conçue, qu'elle nait, se perd et disparait; le Verbe de Dieu est éternel, parce que l'intelligence, c'est-à-dire la génération du Père, est éternelle.

C'est pourquoi, lors même que nous nous élevons, en quelque manière, de notre parole mentale au Verbe de Dieu, c'est cependant un mystère incompréhensible, qui n'est connu et cru que par la seule révélation de Dieu.

Nous vous annonçons, dit l'apôtre saint Jean, la Vie éternelle qui était dans le Père, et qui nous a apparu : (I. 1. 2 ). Le Verbe a paru, pour, d'invisible qu'Il était, devenir visible par l'Incarnation, la prédication, les miracles, la Transfiguration, la Résurrection, l'Ascension.

Le Verbe était en Dieu ou plutôt auprès de Dieu, dit saint Jean : Verbum erat apud Deum (I ,1 )- Ce mot auprès, apud, signifie trois choses:

l°- Que le Verbe est une Personne distincte du Père;

2°- Qu'il existe entre l'un et l'autre une parfaite union.

3°- Il marque l'égalité du Fils avec le Père : Et le Verbe était Dieu : Et Deus erat Verbum (Joann. I. 1 ). Personnes distinctes, union de personnes, égalité de personnes; tel est le sens de ces mots : le Verbe était auprès de Dieu .

 

Le Verbe,en s'incarnant reste dans le Sein de Son Père

 

DE même, dit Sénèque, que les rayons du soleil, en descendant sur la terre, restent au soleil qui les envoie ; ainsi le grand Esprit vient pour nous faire connaître les choses divines, converse avec nous; mais il reste attaché à Son origine (1).

Agnellus, évêque de Ravenne, répondit aux ariens qui demandaient si le Fils, lorsqu'Il vint au monde prendre la forme d'esclave, quitta Son Père : « Lorsque ma parole qui sort de ma bouche, et qui entre dans votre oreille, et commence à demeurer dans votre cœur par votre oreille, dites-moi, est-ce qu'elle n'est plus en moi, parce qu'elle est en vous? Combien plus le Verbe de Dieu est resté dans le sein du Père, même en se faisant homme . (Hist. Eccles.)

A suivre

 

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23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 06:49

Acte d' Adoration en réparation des reniements

 

Vous toutes les œuvres du Seigneur ,bénissez le Seigneur

 

Jésus-Christ , le Fils de Dieu fait homme,le Verbe fait chair 1/3

 

La connaissance du Mystère de l'Incarnation est une arme essentielle dans le combat contre les forces antichrist qui veulent anéantir le Vrai Sauveur pour prendre Sa Place dans l'esprit des hommes.

Les articles suivants sont extraits des trésors de Cornelius a Lapide Tome II page 504 et ss ; c'est une suite de splendeurs qui demandent à être contemplées avec admiration et louange,car l'Incarnation du Verbe est le chef d'œuvre de la Puissance, de la Sagesse et de la Bonté divine .cf una cumpaulosexto pour les textes complets.

 

L'Éternité du Verbe et Ses générations

 

Voici ce que dit la Sainte Écriture parlant du Verbe divin,qui est la Sagesse éternelle : Le Seigneur m'a possédé au commencement de Ses voies; avant Ses œuvres J'étais. Dès l'éternité J'ai été sacré, et dès le commencement. Les abîmes n'étaient pas, et J'étais engendré (Prov.VIII,23-24)

Ces paroles correspondent à l'Évangile selon saint Jean : Au commencement était le Verbe , et le Verbe était en Dieu, et le Verbe était Dieu. Il était au commencement en Dieu. Tout a été fait par Lui;et rien de ce qui a été fait n'a été fait sans Lui. En Lui était la vie( Prologue de l'Évangile)

Ces mêmes paroles correspondent à celles-ci de saint Paul aux Colossiens : Jésus-Christ est le premier-né de toute créature : (I,15).

Jésus Christ, dit le grand Apôtre aux Hébreux, est aujourd'hui comme Il était hier, et comme Il sera dans tous les siècles :(XIII. 8).

Le Fils, dit saint Augustin, reçoit éternellement Son être de Dieu le Père et émanc de Lui, comme la splendeur du soleil vient du soleil lui-même. Et nous aussi, qui sommes les frères de Jésus-Christ , nous sommes toujours engendrés par Dieu dans Son intelligence, Ses œuvres, Ses paroles, si nous recevons la divine semence de la grâce, et que nous y coopérions

Qui racontera Sa génération? dit Isaïe: (LIII. 8.) Qui racontera Sa génération divine et humaine, éternelle et temporelle? Car il y a deux générations dans le Verbe divin: Il est engendré de toute éternité dans les splendeurs de la gloire par le Père éternel ; et Il est engendré dans le temps comme homme-Dieu dans le sein de Marie. Qui racontera, qui pénétrera les mystères de ces deux générations? Saint Paul parle de ces deux générations, lorsqu'il dit : Jésus-Christ était hier, Il est aujourd'hui; hier, c' est-à-dire de toute éternité; aujourd'hui, c'est-à-dire qu'Il s'est incarné : Jésus Christus heri, et hodie (Hebr. XIII. 8 ).

Le prophète Michée annonce aussi les deux générations du Verbe par ces paroles : Et toi, Bethléem Ephrata, c'est de toi que sortira Celui qui dominera sur Israël ; et Sa sortie est du commencement et les jours de l'éternité :( V. 3).

Lorsque saint Pierre dit à Jésus-Christ : Vous êtes le Christ, Fils du Dieu Vivant : Tu es Christus, Filius Dei vivi (Matth. XVI . 16 ) , il lui disait : Vous êtes le Fils, non par grâce et adoption, comme les saints, mais par nature et en vertu de la Divinité communiquée par Votre Père dans Votre éternelle génération. Vous êtes le Fils du Dieu vivant : Vous vivez formellement de la vie éternelle, incréée, essentielle et bienheureuse.

Saint Pierre, éclairé de Dieu, vit clairement et distinctement , et surnaturellement que Jésus-Christ était le Fils de Dieu engendré de toute éternité ; il confessa et professa hautement que Jésus Christ est consubstantiel au Père,et vrai Dieu Éternel comme le Père.

Moïse avait dit : » Au commencement Dieu créa le ciel et la terre(GEN.I,1)Moïse parle du commencement du monde; mais saint Jean s'élève infiniment plus haut dans son Evangile; il commence par l'éternité du Verbe : Au commencement était le Verbe, et le Verbe était en Dieu, et le Verbe était Dieu (I, I ). Moïse indique le commencement du temps où Dieu a fait toutes choses. Saint Jean prend son principe dans l'éternité , lorsque était déjà le Verbe, par lequel le Père a tout fait dans le temps.

Au commencement, c'est-à-dire dans le Père éternel, le Verbe était dans le sein de Son Père, non fait, mais engendré dès l'étérnitê. Au commencement, c'est-à-dire en dehors du temps, ayant le même « âge », égal au Père par nature , incompréhensible, ineffable, Fils sans mère, toujours comme Verbe éternel, commencement sans commencement, principe sans principe, le Verbe engendré de toute éternité, Fils unique du Père.

Mais comment le Fils peut-il être aussi ancien que le Père éternel!

De la même manière que la splendeur du soleil serait éternelle, si le soleil était éternel.....

Je suis sorti de la bouche du Très-Haut, dit le Verbe dans l'Ecclesiastique : (XXIV. 5). Ici la bouche signifie l'esprit et l'intelligence de Dieu

Jésus-Christ , dit saint Paul, est avant tous les hommes : (Coloss. 1.17).

L'évangélîstc saint Jean, après avoir parlé de la génération éternelle du Verbe, parle de Sa génération temporelle ; Le Verbe s'est fait chair, dit-il : Verbum caro factum est (I 14 ).

Saint Jean marque d'abord la génération éternelle : Au commencement était le Verbe. En second lieu la création du monde : Par le Verbe tout a été fait : Omnia per ipsum facta sunt (I. 3). En troisième lieu, l'incarnation du Verbe : Et Verbum caro factum est (I 14). »A suivre

 

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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 08:57

La Stampa  Le professeur Buzzonetti vient de mourir à l'age de 92 ans.RIP C'est lui qui signa le "permis d'inhumer" du Cardinal Luciani -jean paul I Avec comme diagnostic "mort imprévue "sic" - infarctus du myocarde aigu" Il remplaçait  en urgence le titulaire des médecins des papes le Professeur Fontana  . Aucune autopsie de confirmation ne fut demandée." Par respect "aurait dit le Cardinal Villot ??.....,Le dossier est loin d'être clos....

Il emporte son secret dans la tombe mais la vérité finira bien par se faire connaître et triompher .A suivre

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