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27 février 2016 6 27 /02 /février /2016 08:13

Le thème du SEIGNEUR dans la Sainte Écriture

Dans sa liturgie, l'Église adresse toute prière à Dieu le Père par Jésus-Christ notre Seigneur. Le titre de Seigneur fut attribué à Jésus dès l'origine, au témoignage de Saint Paul qui rappelle le symbole primitif de la foi chrétienne : « Jésus est Seigneur » (Rm 10,9); ce nom exprime donc le mystère du Christ, Fils de l 'homme et Fils de Dieu; l' AncienTestament montre en effet que Seigneur (Adonay = Kyrios) n'est pas seulement un titre royal, mais un Nom divin. La seigneurie de Yahweh ne se limite pas au peuple qu'Il a choisi et dont Il est le Roi (1 S 8,7S; 12,12) ; Yahweh est le « Seigneur des seigneurs », parce qu'Il est le Dieu des dieux (Dt 10,17; Ps 136,3). Sa seigneurie n'est pas celle d'une divinité cananéenne, liée à la terre dont elle est le Baal (terme qui désigne le possesseur, et par extension le mari, maître et seigneur de sa femme) ; le nom de Baal ne peut donc convenir au Dieu d'Israël (Os 2,18 ; s'il est employé en Is 54,5, c'est pour désigner Dieu comme époux, non d'une terre, mais de son peuple). Seigneur universel, Dieu exerce Sa domination en tout lieu en faveur de son peuple (Dt 10,14-18).

Deux noms expriment Son autorité : mèlèk et adôn . Le premier signifie roi (Is 6,5; Ps 97,5) : la royauté du Dieu d'Israël s'étend à toute Sa création (Ps 95,3), donc aux païens eux-mêmes (Ps 96,10). Le deuxième nom signifie Seigneur : Dieu est Seigneur de toute la terre (Jos 3,II; Mi 4,13; Ps 97,5). On invoque Dieu en l'appelant « Monseigneur »; c'est là un titre royal (Adonî), qui prend habituellement la forme Adonay (pluriel d'intensité) quand on l'adresse à Dieu; cette invocation, déjà présente dans les textes anciens (Gn 15,2.8), traduit la confiance que mettent les serviteurs de Dieu en Son absolue souveraineté (Am 7,2; Dt 9,26; Jos 7,7; Ps 140,8). Ce titre, fréquemment employé, finit d'ailleurs par devenir un Nom propre de Dieu. Lorsque, par respect, on ne prononça plus le Nom de Yahweh dans les lectures liturgiques, on le remplaça par Adonay. De là vient sans doute que la LXX emploie Kyrios, équivalent grec de Adonay,pour traduire Yahweh. Le titre de Kurios peut donc, de ce fait, avoir deux sens : il désigne tantôt la Seigneurie de Yahweh, tantôt le Nom incommunicable de l'unique vrai Dieu. Le NT transfère au Christ le titre Kyrios. Expliquer ce transfert, c'est définir la foi chrétienne.

I. La foi de l'Église naissante.

A partir du terme qui se trouve au Ps 110,I, Jésus avait voulu faire entendre que, tout en étant fils de David, Il lui était supérieur et antérieur (Mt 22,43SS; cf Le 1,43; 2,II). S'appuyant sur le même psaume, l'Église naissante ,dans sa prédication, proclame la seigneurie du Christ, actualisée par Sa résurrection (Ac,2,34) .ans sa prière, elle garde longtemps l'invocation primitive araméenne: Marana tha, « Notre Seigneur, viens! » (1 Co 16,22; Ap 22,20). La lumière de Pâques, la réflexion sur l'Écriture, telles sont les sources de la première *confession chrétienne : « Jésus est Seigneur» (Rm 10,9; 1 Co 12,3; Col 2,6). Jésus mérite le titre suprême de Marana et de Kyrios, en tant que Messie intronisé au ciel, inaugurant Son règne par le don de l'Esprit (Ac 2,33), et toujours présent à Son Église dans l'assemblée eucharistique, en attendant le jugement (10,42). Or cette souveraineté du Christ, à l'avant-plan dans le titre Kyrios, est celle de Dieu même, si bien qu'on transfère au « Seigneur de tous » (10-36) ce qui convenait à Yahweh seul, par exemple l'invocation du Nom (2,20S).

2. Saint Paul transmet à Corinthe le "Marana tha" du christianisme palestinien, montrant par là qu'il tient de ce dernier sa conception de Jésus-Seigneur, et non de l'hellénisme qui donnait ce titre aux dieux et à I'empereur (cf Ac 25,26). Comme Pierre dans sa prédication, il s'appuie sur le psaume 110 (1 Co 15,25; Col 3,1; Ep 1,20) et donne à Kyrios une double valeur, royale et divine. Roi, Jésus est Seigneur de tous les hommes (Rm 14,9), de tous ses ennemis, les Puissances (Col 2,10.15) ou la Mort (1 Co 15, qss·57; cf 1 P 3,22), des maîtres humains qui représentent le seul vrai Maître auprès de leurs esclaves (Col 3,22-4,1; Ep 6,5-9); Seigneur enfin de l'Église, Son propre Corps qu'Il domine et nourrit (Col 3,18; Ep 1,20SS; 4,15; 5,22-32). Aussi tout l'univers, cieux, terre, enfers, proclame que Jésus est Seigneur (Ph 2,IOS). Ce dernier texte assure 1a valeur divine du titre: après s'être fait esclave, Lui qui était «de condition divine », Jésus est exalté par Dieu et en reçoit « le Nom au-dessus de tout nom », rayonnement de la divinité sur son humanité glorifiée qui fonde Sa souveraineté universelle. A partir de cette double valeur, royale et divine. la formule de foi « Jésus est Seigneur » prend une nuance de protestation contre les prétentions impériales à la divinité: il y a des kyrioi parmi les « dieux prétendus », mais Jésus est le seul Kyrios absolu (1 CO 8,5S), auquel les autres sont soumis.

L'Apocalypse fait comprendre aussi que le titre « Seigneur des seigneurs », attesté depuis très longtemps en Orient (vers 1100 av. J.-c.), ne convient pas à l'empereur divinisé, mais au Christ seul, comme au Père (Ap 17,14; 19,16; cf Dt 10,17; 1 Tm 6,16), Projetant la lumière de Pâques sur les événements de la vie du Christ,Saint Luc aime à désigner Jésus sous Son titre de Seigneur (Lc 7,13; 10,39,41 ... ); Saint Jean l'utilise moins souvent (Jn 11,2), mais il montre le disciple que Jésus aimait, découvrant le Seigneur derrière celui qui se trouvait sur le rivage (21,7), et Saint Thomas proclamant que Jésus ressuscité est à la fois le Seigneur des croyants et vrai Dieu : « Mon Seigneur et mon Dieu » (20,28). PT

 

Toute la tradition s'insurge contre les prétentions des fausses religions a exhiber leurs idoles, fausses divinités comme à Assise et son "esprit de mélange"qui fait horreur à Dieu

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26 février 2016 5 26 /02 /février /2016 09:11

PAROLE HUMAINE et Sainte Écriture

Suivant une conception commune dans l'antiquité, le monde biblique ne voit pas seulement dans la parole humaine un vain son, un simple moyen de communication entre les hommes : la parole exprime la personne, participe à son dynamisme, est douée en quelque sorte d'efficacité. D'où son importance dans la conduite de la vie : suivant sa qualité, elle renferme, pour qui la prononce, honneur ou confusion (Si 5, l 3); mort et vie sont en son pouvoir (Pr l 8,21). Pour juger de la valeur d'un homme, elle est donc comme la pierre de touche qui permet de l'éprouver (Si 27,4-7). On comprend que les maîtres de sagesse en inculquent le bon usage et en dénoncent les défauts : le Nouveau Testament ne fera que reprendre sur ce point l'enseignement de l'Ancien Testament

1. Du mauvais usage de la parole. -

Voici d'abord le bavard, qui se fait détester (Si 20,5-8); le sot, que l'on reconnaît à ses écarts de langage (20,I8) ; le faux ami, qui n'offre pour consolation que des « paroles de vent » (Jb l 2,6). Mais il y a pire : c'est la parole des méchants, qui est une embûche sanguinaire (Pr I2,6). Le sage doit se garder de la médisance (Si 5,14), car la langue fait plus de victimes que l'épée (Pr I2,I8; Si 28,I7s). Les paroles .des rapporteurs sont souvent accueillies « comme des friandises » (Pr 26,22), mais elles blessent cruelIement : les psalmistes, avec l'accent des gens qui ont beaucoup souffert, dénoncent constamment la médisance et la calomnie qui les atteignent (Ps 5, l 0; I0,7). Dans le Nouveau Testament l'épître de Jacques reprend ces mêmes conseils sur les écarts de paroles (Jc 3,2-12). D'autres périls sont d'ailleurs à craindre, notamment les paroles impures (Si 23,I2-2I) et les faux serments. La loi mosaïque interdisait ceux-ci (Ex 20,7; Nb 30,3; Dt 23,22 ... ). De crainte qu'on n'en prête inconsidérément, le Siracide en vient à conseiller de restreindre le nombre des serments (Si 23,7-II). Finalement, Jésus enseignera un idéal de sincérité qui rendra les serments inutiles (Mt 5, 33) et cet idéal sera retenu par l'Église apostolique (Jc 5,12; 2 Co 1,17s). Parmi les péchés de parole, on peut enfin mentionner la confiance superstitieuse en son efficacité magique. Fréquente dans l'ancien Orient, connue dans le milieu biblique (parole de mauvais augure : Nb 22,6; parole de revenant : (Is 29,4), elle est interdite par la Loi sous peine de mort au même titre que les autres opérations magiques (Lv 20,6.27).

2. Du bon usage de la parole.

A l'inverse des pécheurs et des sots, les sages doivent savoir régler exactement leurs paroles. C'est un trésor et une joie qu'une parole dite à propos, une réponse opportune (Pr 15,23; 25,11), car « il y a un temps pour se taire et un temps pour parler» (Qo 3,7). Il faut donc con tenir ses paroles (Si 1,24), user dans son langage de balances et de poids, et mettre un verrou à sa bouche (Si 28,25; Ps 39,2; 141.3), être lent à parler (Jc 1,19). A cette mesure, il faut joindre encore la sagesse et la bonté, comme fait la femme parfaite (Pr 3 r ,26). Alors, la parole humaine est comme une eau profonde, un torrent débordant, une source de vie (Pr 18,4; .cf Dt 32,IS); car la bouche parle de l'abondance du cœur, de sorte que l'homme bon tire du sien un trésor (Lc 6,45). Parlant sous l'action de l'Esprit-Saint, il peut édifier, exhorter et consoler ses frères (1 Co 14,3), car sa parole d'homme exprime alors la Parole de Dieu. AF & PC A suivre

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25 février 2016 4 25 /02 /février /2016 07:50

« Exemple » dans la Sainte Écriture

A l'exemple de Dieu et de Sa sainteté.

- Si, « entre les dieux, pas un n'est comme Yahweh » et si « rien ne ressemble à Ses œuvres» (Ps 86,8), comment l'homme pourrait-il imiter Dieu? Cependant, créé à l'image même de Dieu (Gn1,27), lui ressemblant dans son être, l'homme doit l'imiter dans son action. Il lui ressemblera d'abord grâce au culte, car, selon la croyance commune, on devient semblable à celui qu'on adore, vanité avec les idoles (Ps 115,8; 2 R 17,15; Jr 2, 5), saint avec Yahwch, dont le culte doit copier un modèle céleste (Ex 25,40; 26,30).

Il doit lui ressembler ensuite, et surtout, dans son existence même : « Soyez saints, parce que Moi, Yahweh, Je suis saint » (Lv 19,2). Le peuple élu doit donc suivre Yahweh (Dt 13,5), c'est-à-dire marcher dans le chemin de l'amour et de la fidélité que trace Dieu en personne (Ps 25,9s; 26,3; cf Ex 34,6), dans une justice pleine d'amour dont il trouve en Dieu le modèle (Dt 15,12-15; Jr 9,23; cf Mi 6;8), même dans l'observation du repos sabbatique dont le Créateur donna l'exemple (Ex 20,1I).

Mais, en dehors des quelques justes proposés à l'imitation des Juifs (Si 44-50), peut-on dire qu'Israël ait été fidèle aux prescriptions de la Loi et à l'appel des prophètes ? L'exemple demeurait là, tout près de lui (Dt 30,14), mais il fallait que son cœur fût intérieurement changé pour devenir celui d'un fils qui imite son Père.

2. A l'exemple du Christ et de Sa charité.

- 1. Jésus ne s'est pas contenté de reprendre le commandement: « Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait! » (Mat 5,48), Il est venu donner un visage au modèle divin. Étant « l'Image du Dieu invisible» (Col 1,15) qu'Il est seul à connaÎtre (Mat II,27), « le Fils ne peut rien faire de Lui-même qu'Il ne voie faire au Père» (Jn 5,19), « Il dit ce qu'il a vu chez Son Père » (8,38), Il accomplit les œuvres que le Père Lui donne de faire (5,36). Voir le Fils, c'est voir le Père (14,9). Aussi, désormais, imiter le Père, c'est imiter le Fils. Non qu'il s'agisse simplement de copier un modèle céleste dont on ne peut d'ailleurs reproduire qu'une om1 8,5), il faut répondre à la prédestination divine: «être conformes à l'image du Fils» (Rm 8,29). Le disciple participe aux gestes mêmes de Jésus et à l'amour qui les anime; l'exemple majeur en effet qu'Il nous a laissé est celui de l'amour allant jusqu'au sacrifice total (Jn 13,15.34); du reste l'imitation n'est à notre portée que si le Maître nous donne Son Esprit; ainsi il devient possible de suivre Ses traces dans Sa Passion (Jn 13,36; 1 P 2,21) et même d'accomplir les œuvres faites par Jésus, et de plus grandes encore (Jn 14,l2).

3. L'exemp!e chrétien.

- Les œuvres du disciple sont, à leur tour, des exemples pour tous (Mt 5, 14). Aucune gloriole ne devrait en découler, car à la différence de l'attitude pharisaïque (Mt 6,1-18; 23,5; Jn 12,43), à l'exemple de Jésus ne cherchant que la gloire du Père (Jn 8,49), le croyant songe uniquement à manifester l'amour même du Père qu'Il a reçu par le Fils (Jn 17,26). Le paradoxe alors se réalise, celui que redit souvent Paul: « Montrez vous mes imitateurs, comme je le suis du Christ » (1 Co Il,1). C'est ce qu'ont fait les Thessaloniciens, qui, à leur tour, sont devenus « un modèle pour les croyants de Macédoine et d'Achaïe» (1 Th 1,7). Si Paul a pu devenir leur modèle et rayonner ainsi semblable à eux» (Ga 4,12), « tout a tous "( 1COR19-22), mais c'est surtout parce que sa vie est conforme à la 'Passion du Christ (Ph 3,1 7S). Imiter l'Apôtre, c'est donc imiter le Christ, et par Lui le Père. C'est enfin révéler ce qu'un jour nous serons, quand, lors de la manifestation dernière, « nous serons semblables à Dieu » en raison de notre qualité d'enfants de Dieu (1 Jn 3,2). JR

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24 février 2016 3 24 /02 /février /2016 11:28

La Russie serait prête à recourir à l’arme nucléaire tactique afin de protéger ses 20 000 soldats en Syrie.(MPI)

Les armes nucléaires tactiques (également appelées armes nucléaires de théâtre,(théatre des opérations....) ou bombes antibunker) sont destinées à un usage sur le champ de bataille ou en arrière de celui-ci, elles visent des cibles telles que quartiers-généraux, concentration de troupes, bases militaires, moyens logistiques, navires et avions de combat. Leur cercle d’action et leur puissance explosive sont beaucoup plus faibles que ceux des armes stratégiques.

La «  plus petite arme » atomique tactique produit une explosion d’environ 0,3 kilotonne. Soit 350000 kilos de TNT Elle laisse une pollution radioactive dans tout un département....et une région par pollution des nappes et des cours  d'eau. Les obus à uranium antichars américains ont déjà pollué  beaucoup en Irak.

Parce Domine

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24 février 2016 3 24 /02 /février /2016 08:22

Idoles et idolâtrie dans la Sainte Écriture

L'idolâtrie est de tous les temps.Elle prend de nos jours des déguisements très subtils,sous la forme d'humanismes pseudo-religieux que l'on a nommé « le culte de l'homme »sans Dieu.L'attachement à des personnalités à la popularité fabriquée et éphémère est la forme moderne de l'idolatrie antichrist.Le règne de l' antichrist-personne sera le comble de cette « abominable et désolante idolâtrie ».D'où les conseils à la vigilance : «  Veillez et priez ….»

 

I. L'ARRACHEMENT AUX IDOLES La Bible est, en un sens, l'histoire du peuple de Dieu qui s'arrache aux idoles. Un jour, Yahweh a « pris » Abraham, qui « servait d'autres dieux» (Jos 24,2S; Jdt 5,6ss). Mais cette rupture, radicale pourtant, n'est pas acquise une fois pour toutes : ses descendants devront toujours la refaire (Gn 35, 2SS; Jos 24,14-23) ; ils doivent sans cesse renouveler leur option et suivre L'Unique au lieu de « poursuivre la Vanité, »( Jr 2,2-5). L'idolâtrie en effet peut se glisser à l'intérieur même "du yahvisme. Dès le Décalogue, Israël apprend qu'il ne doit pas fabriquer d'images (Ex ·20,3SS; Dt.5,7SS), car l'homme seul est l'image authentique de Dieu (Gn 1,26s). Par exemple, le taureau qu'il sculpte pour symboliser la force divine (Ex 32; l R 12,28;) lui attirera avec la colère divine l'ironie cinglante des prophètes (Os 8,5; 13,2), Qu'il s'agisse de faux dieux ou de sa propre image, Dieu punit l'infidélité (Dt 13); Il abandonne ceux qui l'abandonnent ou Le caricaturent, les livrant aux calamités nationales '.(Jg 2,II-15; 2 R Q,7-12; Jr 32,28-35; Ez 16; 20; 23). Quand l'exil vient confirmer tragiquement cette vision prophétique de l'histoire, le peuple se ressaisit, sans que pour autant disparaissent les idolâtres (Ps 31,7) et négateurs de Dieu (Ps 10,4.11). Au temps des Maccabées enfin, servir les idoles (1 M 1,43), c'est adhérer à un humanisme païen incompatible avec la foi que Yahweh attend des Siens: il faut choisir entre les idoles et le martyre (2 M 6,18-7,42; cf Dn 3) Le Nouveau Testament dessine le même itinéraire. Arrachés aux idoles pour se tourner vers le vrai Dieu (1 Th 1,9), les croyants sont sans cesse tentés de retomber dans le paganisme qui imprègne la vie courante (cf l Co 10,25-30). Il faut fuir l'idolâtrie pour entrer dans le Royaume (1 Co 10,14; 2 Co 6,16; Ga 5,20; ( Jn 5,21; Ap 21,8; 22,15). L'Église, en qui se poursuit la lutte impitoyable entre Jésus et le monde, vit une histoire marquée par la tentation d' adorer «l'image de la Bête» AP 13,14; 16,2), d'accepter que soit dressée dans le Temple l' « idole dévastatrice » (Mt 24,15; cf Dn 9,27).

II. SIGNIFICATION DE L'IDOLÂTRIE

Israël, non content de chercher à répondre avec fidélité à l'appel de Dieu, a réfléchi sur la nature des « idoles muettes » (1 Co 1 2,2) qui le sollicitent. C'est progressivement qu'il exprimera dans un langage exact le néant des idoles.

1. Les « autres dieux »,

- Par cette expression, courante jusqu'à I'époque.de Jérémie, Israël semble admettre l'existence d'autres dieux que Yahweh. Il ne s'agit pas là de survivances équivoques d'autres religions, mêlées au yahvisme populaire, telles les « idoles domestiques » (teraphim), sans doute réservées aux femmes (Gn 31,I9-35; 1 S 19,13-16) ou le serpent Nehushtân (2 R 18,4); il s'agit proprement des Baals cananéens que rencontre Israël lors de son installation en Terre promise. C'est alors la lutte à mort contre les Baals : Gédéon eut l'honneur impérissable d'avoir substitué l'autel de Yahweh à l'autel dédié par son père à Baal (Jg 6, 25-32). Si donc Israël parle d' « autres dieux », il ne doute pas pour autant que Yahweh soit son Dieu unique (cf Ex 20,3-6; Dt 4,35); il qualifie ainsi les autres croyances (cf 2 R 5,17).

2. Le néant des idoles.

- La lutte à mort contre les idoles continue, mais maintenant dans l'esprit du fidèle de Yahweh, pour qu'il reconnaisse que « les idoles ne sont rien» (Ps 81,10; 1 Ch 16,26). Élie se moque, au péril de sa vie, des dieux qui ne peuvent consumer l'holocauste (1 R 18,18-40) ; les exilés comprennent clairement que les idoles ne savent rien, puisqu'elles sont incapables d'annoncer l'avenir (ls 48,5); elles ne sauvent pas davantage (45,20S). « Avant Moi, aucun dieu ne fut formé, et il n'y en aura aucun après Moi» (43,10). S'il en est ainsi, c'est qu'elles n'existent pas vraiment, cc sont des produits fabriqués par l'homme. Quand les prophètes lancent leurs satires contre les idoles de bois, de pierre ou d'or (Am 5,26; Os 8,4-8; Jr 10,3ss; 1s 41,6s; 44,9-20), ce n'est pas une expression figurative qu'ils dénoncent, mais une perversion : au lieu d'adorer son Créateur, la créature adore sa propre création. La Sagesse tire au clair les conséquences de cette idolâtrie (Sg 13-14) : c'est un fruit de mort, puisque elle signifie l'abandon de Celui qui est la vie. En même temps, elle offre au croyant une explication de la genèse de cette perversion: on a divinisé des défunts ou des personnages prestigieux (14,12-21), ou adoré des forces naturelles, destinées pourtant à conduire l'homme vers leur Auteur (13,1-10). Paul poursuit cette critique de l'idolâtrie en l'associant au culte des démons : sacrifier aux idoles, c'est sacrifier aux démons (1 CO 10,20). Enfin, dans un réquisitoire terrible, il dénonce le péché universel des hommes qui, au lieu de reconnaître le Créateur à travers Sa création, ont changé gloire du Dieu incorruptible contre une représentation de Ses créatures; de là leur déchéance en tous les domaines (Rm 1,18-32).

3. L'idolâtrie, tentation permanente.

L'idolâtrie n'est pas une attitude dépassée une fois pour toutes, elle renaît sous diverses formes : dès qu'on cesse de servir le Seigneur,. on devient esclave des réalités créées: argent (Mt 6,24 p), vin (Tt 2,3), volonté de domination du prochain (Col 3,5; Ep 5,5), puissance politique (Ap 13,8), plaisir, envie et haine (Rm 6, l 9; Tt H), péché (Rm 6,6), voire observance matérielle de la Loi (Ga 4,8s). Tout cela mène à la mort (Ph 3,19), alors que le fruit de l'Esprit est Vie (Rm 6,21S). Derrière ces vices, qui sont idolâtries, se cache une méconnaissance du Dieu unique qui seul mérite notre confiance. CW

 

Attention à l'idolatrie de la Nature,de la déesse- mère sous prétexte d'écologie. « L'Évolution » est une pseudo-religion qui permet d'éliminer le Créateur....Extrêmement nocive....De même que l'idolatrie du progrès technique à tout prix,orgueilleux matérialisme et.... polluant à terme

 

Com th Taper dans google dialogue interreligieux puis images....merci

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23 février 2016 2 23 /02 /février /2016 07:47

SILENCE et Sainte Écriture

Précédant, interrompant ou prolongeant la parole, le silence éclaire à sa manière le dialogue engagé entre Dieu et l'homme. .

1. Le silence de Dieu. -

Avant que l'homme entende la Parole, « la Parole était en Dieu» (Jn 1,1) ; puis ce fut la révélation d'un mystère enveloppé de silence aux siècles éternels » (Rm 16,25). Cette maturation secrète de la Parole s'exprime dans le temps par la prédestination des élus : avant même de leur parler, Dieu les connaît dès le sein maternel (Jr 1,5; Rm 8,29).

Il y a cependant un autre silence de Dieu, qui semble non plus lourd d'un mystère d'amour, mais gros de la colère divine. Pour inquiéter son peuple pécheur, Dieu ne parle plus par Ses prophètes (Ez 3,26). Pourquoi, après avoir parlé si souvent et avec tant de puissance, Dieu se tait-Il devant le triomphe de l'impiété (Ha 1 , 13), et ne répond-Il plus à la prière de Job (Jb 30,20) ni à celle des psalmistes (Ps 83,2; 109,1)? Pour Israël qui veut écouter son Dieu, ce silence est châtiment (ls 64,II); il signifie l'éloignement de Son Seigneur (Ps 35 ,22).; il équivaut à un arrêt de mort (cf Ps 28,1) ; il annonce le « Silence» du shéol, où Dieu et l'homme ne se parlent plus (Ps 94,17; II5,17).

Le dialogue cependant n'est pas définitivement interrompu, car le silence de Dieu peut être aussi un reflet de Sa patience aux jours d'infidélité des hommes (ls 57,II).

2. Le silence de l'homme. - 

« Il y a un temps pour se taire et un temps pour parler» (Qo 3,7). Cette maxime peut être entendue à divers degrés de profondeur. Au fil des jours, le silence peut signifier l'indécision (Gn 24,21), l'approbation (Nb 30,5-16), la confusion (Ne 5,8), la peur (Est 4,14); l'homme marque sa liberté en retenant sa langue pour éviter la faute (Pr 10,19), surtout au milieu de bavardages ou de jugements inconsidérés (Pr II,12S; 17,28; cf Jn 8,6). Au-delà de cette sagesse qui pourrait demeurer purement humaine, c'est Dieu qui fonde chez l'homme les temps du silence et de la parole. Le silence devant Dieu traduit la honte après le péché (Jb 40,{; 42,6; cf 6,24; Rm 3,19; Mt 22,12) ou la confiance dans le salut (Lm 3,26; Ex 14,14); il signifie que devant l'injustice des hommes, le Christ, en fidèle Serviteur (ls 53,7), a remis Sa cause à Dieu (Mt 26,63 p; 27,12.14 p). Mais en d'autres, circonstances, ne point parler serait manquer de fierté et ne pas confesser Dieu (Mt 26,64 p; Ac 18,9; 2 Co 4,13) : on ne peut alors se taire Jr 4,19; 20,9; 1s 62,6; Lc 19,40)' Enfin, quand Dieu va visiter l'homme, la terre garde le silence (Ha 2,20; So 1,7; Is 41,1; Za 2,17; Ps 76,9; Ap 8,1); et quand il est venu, un silence de crainte ou de respect signifie l'adoration de l'homme (Lm 2,10; Ex 15,16; Le 9,36). Le dialogue avec Dieu s'achève par le repos comblé dans l'humilité (Ps 131 ,2) et par la méditation des choses de Dieu (cf Le 2,19.51).AR

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22 février 2016 1 22 /02 /février /2016 14:05
On remarque au centre la croix brisée et renversée en patte d'ioiseau signe luciférien

On remarque au centre la croix brisée et renversée en patte d'ioiseau signe luciférien

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22 février 2016 1 22 /02 /février /2016 11:53

Prier pour la conversion des juifs, un devoir de vraie miséricorde

« Je dis la vérité dans le Christ,je ne mens pas,ma conscience me rendant témoignage par l'Esprit Saint qu'il y a une grande tristesse en moi et une douleur continuelle dans mon cœur » (Saint Paul Romains IX,I )

Ainsi s'exprime la tristesse de Saint Paul devant l'incrédulité ,l'aveuglement et l'endurcissement des juifs qui refusent de reconnaître Jésus comme le vrai Messie.

Partageons son zèle et sa douleur,en ces temps où des contre-apôtres recommandent de ne pas chercher à faire de nouveaux disciples ,par souci de « respect et de miséricordieuse « tolérance »(sic)Parce Domine

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22 février 2016 1 22 /02 /février /2016 09:20

Guerre et Sainte Écriture 2/2

Nouveau Testament

Le Nouveau Testament accomplit ces promesses. La guerre eschatologique y est livrée sur un triple terrain : celui de la vie terrestre de Jésus, celui de l'histoire de Son Église, celui de la consommation finale.

I- Jésus

En Jésus se révèle pleinement la nature profonde du combat eschatologique : non un combat temporel pour un royaume de ce monde-ci (Lc,22-50S; Jn 18,36); mais un combat spirituel contre Satan, contre le monde, contre le mal. Jésus est le "Fort qui vient terrasser le Prince de ce monde (Mt 4,1-11 p; l2,27s; Lc 11,18ss). Aussi bien, celui-ci réagit-il en tentant contre lui un dernier assaut : la mise à mort de Jésus est son ultime tentative (Lc 22,3; Jn 13,2.27; 14,30); c'est lui qui suscite l'action des puissances terrestres liguées contre l'Oint du Seigneur (Ac 4,25-28; cf Ps 2). Mais, ce faisant, il précipite sa défaite. En effet, paradoxalement, la croix de Jésus assure Sa victoire (Jn 12,31) : quand Il ressuscite, les Puissances hostiles, mauvaises, dépouillées de leur seigneurie, figurent dans son cortège triomphal (Col 2,15). Vainqueur du monde par Sa mort même (Jn 16,33), Il possède désormais la régence de l'histoire (Ap 5); mais le combat qu'Il a personnellement livré va se prolonger à travers les siècles dans la vie de Son Église.

II. L'ÉGLISE DE JÉSUS

1. L'Église militante.(miles =soldat) -

L'Église n'est pas une grandeur d'ordre temporel, comme était encore l'ancien peuple d'Israël ; les guerres humaines ne sont donc plus son affaire. Mais, sur son propre plan, elle est à tout jamais en état militant. Ce que Jésus apporte par elle aux hommes, c'est bien, sous un certain rapport, la paix avec Dieu et la paix entre eux (Lc 2,14; Jn 14,27; 16,33). Mais une telle paix n'est pas de ce monde. Aussi les hommes qui croient en Lui seront-ils toujours en butte à la haine du monde (Jn 15,18-21) : au plan temporel, Jésus ne Ieur a pas apporté la paix mais le glaive (Mt 10, 34), car le Royaume de Dieu est en butte à la violence (Mt II,12 p).

Individuellement, chaque chrétien devra mener un combat, non contre des adversaires de chair et de sang, mais contre Satan et ses alliés (Ep 6,10SS; 1 P 5,8S), Collectivement, l'Église sera livrée aux assauts des puissances de ce monde, qui se feront les alliées de Satan , telle 1a Rome impériale, cette nouvelle Babylone (/Ap 12,17)

2-Les armes chrétiennes.

- Dans ce combat, l'Église et ses membres n'usent plus des armes temporelles mais de celles que Jésus a léguées.

Les vertus chrétiennes sont les armes de lumière que revêt le soldat du Christ (1 Th 5,8; Ep 6,11.13-17); c'est la foi au Christ qui vainc le Mauvais et le monde (1 Jn 2-14 4.4; ). En apparence, le monde peut triompher des chrétiens lorsqu'il les persécute et les tue (Ap 11,7-10); victoire précaire, qui prélude à un renversement de situation, comme la croix du Christ préparait Sa résurrection en gloire (Ap II,11.15-18) ,l'Agneau fut vainqueur du Diable par Sa mort; de même, ses compagnons en triomphent par leur Martyre (Ap 12,11; 14,1-5). L'héroïsme de tels combats surpasse de loin celui des anciennes guerres de Yahweh et il n'exige pas moins de vaillance.

III. LE COMBAT FINAL

1- Prodromes.

- Les « derniers temps » inaugurés par Jésus prennent ainsi l'allure d'une guerre à mort entre deux camps : celui du Christ et celui de l'antichrist. Nul doute que la lutte ne doive croître en subtilité, en brutalité, en intensité, à mesure que l'histoire s'approchera de sa consommation . Mais le monde mauvais, le monde de péché, est sous le coup d'une condamnation divine dont sa destinée porte désormais la marque. C'est ici que les guerres humaines révèlent la plénitude de leur sens. Au cœur de l'expérience temporelle des hommes, elles inscrivent les signes du Jugement qui vient (Mt 24,6 P ; Ap 6,1-4; 9,1-11). Elles révèlent les oppositions internes auxquelles est vouée l'humanité pécheresse dans la mesure où elle n'accueille pas la paix du Christ.

2. Images du dernier combat.

Car le temps coule infailliblement vers sa fin. Si d'un côté le Christ rassemble peu à peu dans Son Église tous les fils de Dieu dispersés (Jn 1l,52), de l'autre Satan, qui le singe, s'efforce lui aussi d'unir en une seule armée les hommes qu'il a séduits. Au terme des siècles, l'Apocalypse nous les présente, réunis sous sa conduite pour livrer leur dernier combat (Ap 19,19; 20,7SS). Mais cette fois, le Christ vainqueur fera éclater visiblement Sa Seigneurie, Verbe de Dieu apparu dans Sa gloire en fonction d'Exterminateur (Ap 19,II-I6.2I; cf Mt 24,30 p). Le visage temporel des faits à venir se dérobe pour nous derrière cette évocation surnaturelle, qui débouche, par delà le temps, sur le châtiment éternel de Satan et de ses suppôts (Ap 19,20; 20,10). Après, cela, toute contradiction étant surmontée, soit entre Dieu et les hommes, soit entre les divers groupes humains, la paix parfaite de la nouvelle Jérusalem réintroduira en paradis l'humanité sauvée (Ap 2I)

Vision de victoire finale, qui fonde la constance et la confiance des saints (Ap I2,10), car alors l'Église militante se muera pour jamais en Église triomphante, réunie autour du Christ vainqueur (Ap 3,2I ; 7). HC et PG

 

Note: lire et relire les articles  dans recherche/ paroles divines pour temps de guerre.Terriblement d'actualité....Soyons armés,formés spirituellement et.... combattifs....La politique de l'autruche n'est pas catholique....

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21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 10:22

GUERRE et Sainte Écriture1/2

« La seule façon de mieux comprendre les choses, c'est de les regarder de haut »

La guerre n'est pas, seulement un fait humain qui pose, des problèmes de morale. Sa présence dans le monde biblique permet à la révélation d'exprimer,à partir d'une expérience commune, un aspect essentiel du drame où l'humanité est engagée et dont son salut est l'enjeu: le combat spirituel entre Dieu et Satan. Il est vrai que le dessein de Dieu a pour fin la paix; mais cette paix suppose elle-même une victoire acquise au prix du combat.

Ancien Testament

I. GUERRES HUMAINES ET COMBATS DE DIEU

I- La guerre, dans tous les temps, est un élément important de la condition humaine. Dans l'ancien Orient, c'était un fait endémique ; à chaque retour d'année, les rois « se mettaient en campagne » (II S 11,l). En vain les empires, aux périodes de grande civilisation, signaient-ils des traités de « paix perpétuelle » ; l'évolution des faits rompait vite les fragiles contrats. Insérée dans ce cadre, l'histoire d'Israël va donc comporter une expérience, tantôt exaltante et tantôt cruelle, des combats humains. Mais, introduite dans la perspective du dessein de Dieu, cette expérience y acquiert une portée spécifiquement religieuse ; la guerre s'y révèle à la fois comme une réalité permanente de ce monde ct comme un mal.

2-Cependant, transférant dans le domaine religieux les résultats de son expérience sociale, l'ancien Orient n'omettait pas d'introduire aussi la guerre dans sa représentation du monde divin. Il imaginait volontiers, au temps primordial, une guerre des dieux dont toutes les guerres humaines étaient comme les prolongements et les imitations terrestres. Israël, tout en coupant court au polythéisme suppose par de telles images, conserve pourtant celle d'un Dieu combattant; mais il la transforme pour l'adapter à son monothéisme et pour lui donner une place dans la réalisation terrestre du dessein de Dieu.

 

II- ISRAËL AU SERVICE DES GUERRES DE YAHWEH 1. 1. Les perspectives ouvertes par l'alliance sinaïtique ne sont point de paix, mais de combat: Dieu donne une patrie à Son peuple, mais celui-ci doit la conquérir (Ex 23,27-33). Guerre offensive, qui est sacrée et qui se justifie dans la perspective de l'AncienTestament Chanaan, avec sa civilisation corrompue doublée d'un culte rendu aux forces. de la nature, constitue un piège pour Israël (Dt 7,38); aussi Dieu sanctionne-t-il son extermination (Dt 7,I) ; les guerres nationales d'Israël seront donc les « guerres de Yahweh ». Bien plus, en faisant naître Israël à l'histoire, c'est Son propre règne que Dieu instaure, grâce à un peuple qui lui rend un culte et qui observe sa loi. En défendant son indépendance contre les agresseurs du dehors, Israël défend donc du même coup la cause de Dieu : tout combat défensif est encore une « guerre de Yahweh ».

 

2. C'est ainsi qu'au cours des siècles, Israël fait l'expérience d'une vie combattante, où le dynamisme national se met au service d'une cause religieuse. Guerres offensives contre Sihon et Og (Nb 21,21-35; Dt 2,26-3,17), puis conquête de Canaan (Jos 6-12). Guerres défensives contre Madian (Nb 31) et contre les oppresseurs de l'époque des Juges (Jg 3-12). Guerre de libération nationale, avec Saül et David (1 S 11-17; 28-30) . Dans cet ensemble d'événements, Israël apparaît comme le héraut de Dieu ici-bas; son roi est le lieutenant de Yahweh dans l'histoire. L'ardeur de la foi requiert des prouesses militaires, que soutiennent la certitude de l'aide divine et l'espoir d'une victoire à la fois politique et religieuse (cf Ps 2; 45,4ss; .60,7-14; 110). Mais la tentation sera grande de confondre la cause de Dieu avec la prospérité terrestre d'Israël.

 

III. LES COMBATS DE YAHWEH DANS L'HISTOIRE

1. 'Yahweh combat pour Son peuple. -

Les guerres de Yahweh menées par Israël ne sont pourtant. qu' un aspect des combats menés par Dieu dans l'histoire humaine. Depuis les origines, Il est personnellement en lutte contre des forces mauvaises qui s'opposent à Ses desseins. Le fait est mis en évidence dans l'histoire de son peuple, lorsque divers ennemis tentent d'en enrayer l'essor. Alors, affirmant Sa maîtrise des événements, Dieu intervient par Son action souveraine, et Israël fait l'expérience de merveilleuses délivrances: lors de l' exode, Yahweh combat contre l'Égypte, la frappant de prodiges de toutes sortes (Ex 3,20), la frappant en ses premiers-nés (Ex II,4 ... ) et en son chef (Ex 14, 18 ... ); en Canaan, il soutient les armées d'Israël (Jg 5,4.20; Jos 5,13s; 10,10-14; 2 S 5,24); au cours des siècles, Il assiste les rois (Ps 20; 2 1) et délivre Sa ville sainte (Ps 48,4-8; 2 R 19,32-36) ... Tous ces faits montrent que les luttes humaines n'arrivent à leur fin que par Sa force à Lui : les hommes combattent, mais Dieu seul donne la victoire (Ps 118, 10-14; 121,2; 124).

2. Dieu combat contre les pécheurs. -

  Or les combats de Dieu ici-bas n'ont pas pour fin dernière le triomphe temporel d'Israël. Sa gloire est d'une autre nature; son règne, d'un autre ordre. Ce qu'il veut, c'est l'établissement d'un royaume de prospérité et de justice, tel que le définit sa Loi. Israël a pour mission de le réaliser; mais s'il y manque, Dieu se doit de combattre son peuple pécheur au même titre qu'il combat les puissances païennes. C'est pourquoi, en contrepartie de ses infidélités, Israël fait aussi l'expérience des revers militaires : au temps du désert (Nb 14,39,44), de Josué (Jos 7,2 ... ), des Juges (1 S 4), de Saül (1 S 31). Au temps des rois, le fait revient périodiquement, et, après les ravages d'invasions multiples, Israël et Juda finiront même par connaître une ruine nationale complète. Aux yeux des prophètes, ce sont là les résultats de jugemcnts divins; Yahweh frappe son peuple pécheur (Is 1,4-9) ; c'est Lui qui dépêche les envahisseurs chargés de le châtier (Jr 4,5-5,17; 6; Is 5, 26-30). Les armées de Babylone sont à Ses ordres(Jr 25,14-38) et Nabuchodonosor est son serviteur (Jr 27,6ss). A travers ces événements terribles, Israël comprend maintenant que 1a guerre est fondamentalement un mal. Résultat de Ia haine fratricide entre les hommes (cf Gn 4), elle est liée au destin d'une race pécheresse.. Fléau de Dieu; elle ne disparaîtra donc radicalement d'ici-bas qu'une fois que le péché aura lui-même disparu (Ps 46,10; Ez 39,9S). C'est pourquoi les promesses eschatologiques des prophètes s'achèvent toutes sur une merveilleuse vision de paix universelle (Is 2,4; II,6-9 etc). Tel est le salut authentique auquel Israël doit aspirer, plutôt qu'à des guerres saintes de conquête et de destruction.

 

IV. -LES· COMBATS ESCHATOLOGIQUES ·

1·. L'assaut des forces ennemies. -

Ce salut ne viendra . pourtant pas .sans combat. Mais cette fois, le caractère essentiellement religieux de la lutte se dégagera de ses incidences temporelles bien mieux que par le passé. Sans doute son évocation anticipée a-t-elle encore l'allure d'un assaut militaire des païens contre Jérusalem (Ez 38; Za 4,1-3; Jdt 1-7). Mais dans l'apocalypse de Daniel, écrite durant la persécution sanglante qu'a déchaînée l'empereur Antiochus, il est clair que la puissance ennemie, représentée sous les traits de Bêtes monstrueuses a pour premier dessein de « faire la guerre aux saints» et de s'attaquer à Dieu même (Dn 7,19-2.5; Il,40-45; cf Jdt 3,8). Derrière le combat politique se laisse ainsi discerner le combat spirituel de Satan et de ses alliés contre Dieu.

2. La réplique de Dieu -

En présence de cet assaut que livre à sa foi un empire païen totalitaire, le judaïsme peut bien réagir encore par une révolte militaire qui renoue avec les traditions de la guerre sainte . En fait, il se sait engagé dans une lutte plus haute, pour laquelle il doit compter d'abord sur le secours de Dieu ( Jdt 9) ; c'est Yahweh qui, au temps marqué, décrétera la mort de la Bête (Dn 7, Il. 26) et brisera son pouvoir (Dn 8,25; II,45). Cette perspective dépasse le plan des guerres temporelles. Elle débouche sur le combat céleste par lequel Dieu couronnera tous ceux qu'il a déjà soutenus dans l'histoire (cf Is 59,15-20; 63,1-6), tous ceux qu'Il soutient actuellement pour défendre les justes contre leurs ennemis (Ps 35, l ss). Ce combat-là aura pour cadre le jugement final. Il mettra fin ici-bas à toute iniquité (Sg 5,17-23) et préludera ainsi directement au règne de Dieu sur terre. C'est pourquoi il sera suivi par une paix éternelle, à laquelle tous les justes auront part (Dn 12~ISS; Sg 4,7ss; 5,155).A Suivre

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