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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 06:47

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                                                              Les vices opposés à la Charité  4/7

 

f) Le Schisme.

 

                La Charité étant le fond de la Loi Nouvelle, le souhait suprême du Christ fut de réaliser par elle une union indissoluble entre tous les Siens .Rien ne peut Lui être plus sensible, dès lors, que ce qui attente à cette unité. Et cela, c'est l'œuvre perverse du schisme.

                  Rompant brutalement les liens de subordination qui le rattachent à l'autorité de l'Église, le schismatique se sépare du même coup de cette masse dont la communauté de Foi et une fraternelle dilection font la cohésion. Puis, pour ne pas être seul dans sa révolte, comme si la présence de nombreux complices ou victimes devait justifier son geste ou lui donner du moins plus d'assurance, il s’évertue à étendre la scission; il semble savourer une joie diabolique à briser l'unité de l'Église.

                 On englobe souvent dans la même réprobation  hérétiques et schismatiques. Ils ont ceci de commun qu'ils sont séparés de l’Église et cherchent à diviser les chrétiens : pour des motifs différents cependant. Les hérétiques, rejetant en partie les Vérités révélées, pèchent surtout contre la Foi; les schismatiques s’attaquant directement à l'Unité, pèchent plutôt contre la Charité.

En fait, les hérétiques sont aussi schismatiques puisqu'ils se mettent hors de l'Église; comme les schismatiques aujourd'hui sont également hérétiques dès lors qu'ils repoussent l'autorité suprême et infaillible du Souverain Pontife, (légitime )qui est désormais  dogme absolu pour tout chrétien.

                    Bien entendu, ne sont gravement coupables de schisme que ses fauteurs ou ses adeptes conscients et volontaires. Parmi « les frères séparés» du Christianisme, l'immense majorité est plutôt victime de quelques perfides meneurs. A Suivre

 

 

 

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 12:22

titanic A titre d'exemple de l'aveuglement organisé .C'est consternant..Parce Domine.

Litanies

"Bienheureux Jean-Paul II, priez pour nous,

Bienheureux Jean-Paul II, parfait disciple du Christ, priez pour nous,

Bienheureux Jean-Paul II, généreusement doué des Dons de l'Esprit Saint, priez pour nous,

Bienheureux Jean-Paul II, grand apôtre de la Miséricorde Divine, priez pour nous,

Bienheureux Jean-Paul II, fidèle fils de Marie, priez pour nous,

Bienheureux Jean-Paul II, entièrement dévoué à la Mère de Dieu,

Bienheureux Jean-Paul II, Prédicateur persévérant de l'Evangile,

Bienheureux Jean-Paul II, Pape pèlerin,

Bienheureux Jean-Paul II, Pape du Millénaire,

Bienheureux Jean-Paul II, modèle d’abnégation,

Bienheureux Jean-Paul II, modèle des Prêtres,

Bienheureux Jean-Paul II, puisant la force de l'Eucharistie,

Bienheureux Jean-Paul II, infatigable homme de prière,

Bienheureux Jean-Paul II, amoureux du Rosaire,

Bienheureux Jean-Paul II, force de ceux qui doutent de leur Foi,

Bienheureux Jean-Paul II, désireux d’unir tous ceux qui croient dans le Christ,

Bienheureux Jean-Paul II, vous qui convertissiez les pécheurs,

Bienheureux Jean-Paul II, défenseur de la dignité de chaque personne,

Bienheureux Jean-Paul II, défenseur de la vie de la conception jusqu'à la mort naturelle,

Bienheureux Jean-Paul II, priant pour le don d’être parents pour les personnes infertiles,

Bienheureux Jean-Paul II, ami des enfants,

Bienheureux Jean-Paul II, guide de la jeunesse,

Bienheureux Jean-Paul II, intercédant pour les familles,

Bienheureux Jean-Paul II, réconfortant ceux qui souffrent,

Bienheureux Jean-Paul II, supportant courageusement votre douleur,

Bienheureux Jean-Paul II, semeur de la joie divine,

Bienheureux Jean-Paul II, grand intercesseur pour la paix,

Bienheureux Jean-Paul II, fierté de la nation polonaise,

Bienheureux Jean-Paul II, éclat de la Sainte Eglise,

Bienheureux Jean-Paul II, puissions-nous être de fidèles imitateurs du Christ, nous vous en prions,

Bienheureux Jean-Paul II, puissions-nous être forts de la Puissance de l'Esprit Saint,

Bienheureux Jean-Paul II, puissions-nous avoir confiance en la Mère de Dieu,

Bienheureux Jean-Paul II, puissions-nous grandir dans notre Foi, notre Espérance et notre Charité,

Bienheureux Jean-Paul II, puissions-nous vivre en paix dans nos familles,

Bienheureux Jean-Paul II, puissions-nous savoir comment pardonner,

Bienheureux Jean-Paul II, puissions-nous savoir comment supporter la souffrance,

Bienheureux Jean-Paul II, puissions-nous ne pas succomber à la culture de la mort,

Bienheureux Jean-Paul II, puissions-nous ne pas avoir peur et lutter courageusement contre les diverses tentations,

Bienheureux Jean-Paul II, puissiez-vous intercéder pour nous obtenir la Grâce d'une mort heureuse,

Agneau de Dieu, qui enlevez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur,

Agneau de Dieu, qui enlevez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur,

Agneau de Dieu, qui enlevez les péchés du monde, ayez pitié de nous.

Priez pour nous, Bienheureux Serviteur de Dieu Jean-Paul II,

Afin que nous devenions dignes des promesses du Christ.

Prions

Dieu, riche en miséricorde, qui avez appelé le Bienheureux Pape Jean-Paul II à guider Votre Eglise répandue dans le monde entier; forts de son enseignement, accordez-nous d'ouvrir nos cœurs avec confiance à la grâce salvifique du Christ, unique Rédempteur de l'homme. Lui qui règne avec Vous et le Saint Esprit, maintenant et toujours et pour les siècles des siècles.

D'après des Litanies extraites du site http://parousie.over-blog.fr

 PS Chaque phrase mériterait un livre de commentaires....!

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 07:28

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                                               Les vices opposés à la charité 3/7

 

 

d) La Discorde.

 

Son nom dit assez la « désunion des cœurs ».

                         II ne s'agit pas d'une simple diversité d'opinions ou divergence de vues, consécutive à la variété des conditions et des caractères, qui rompt la monotonie de la vie humaine, oblige à rechercher la meilleure solution et devient une source d'enrichissement. En dehors des Vérités divinement révélées, et des certitudes scientifiquement démontrées, un champ très vaste reste ouvert aux hypothèses entre lesquelles le libre choix demeure permis, dicté tantôt par le degré de vraisemblance de l'idée émise, tantôt par sa conformité au goût de chacun.

                    Une telle disparité, qui étonne parfois et engendre même d'âpres discussions, n'empêche pas une entière « concorde » sur les points essentiels. N'a-t-on pas vu un S. Pierre et un S. Paul ou plus tard un S. Jérôme et un S.Augustin, divisés sur des questions de discipline ou d'interprétation des textes? On ne saurait mettre en doute pour autant, ni l'accord de leurs esprits dans l'adhésion aux Vérités fondamentales, ni l'étroite union de leurs cœurs dans la Charité du Christ.

                          II est à craindre seulement que, l'amour-propre et l'obstination s'en mêlant, l'attachement aux idées personnelles ne dégénère en vraie discorde!

                       L'orgueilleuse conviction d'avoir toujours raison, ou, à son défaut, la vaniteuse manie d'avoir quand même le dernier mot, entraîne les discussions hors des limites de la courtoisie : les caractères s'aigrissent alors, et le lien des cœurs en subit de redoutables contre-coups.

II est difficile de tenir les cœurs unis quand les esprits se séparent, de continuer à s'aimer quand on ne s'entend plus.

                      Pourtant, la paix vaut infiniment mieux que le chétif triomphe d'une pensée, jusque dans la défense de la Vérité, l'intransigeance ne doit-elle pas s'allier à la mansuétude? Combien plus, par conséquent, l'exposé d'une hypothèse ou d'une opinion doit-il se faire calme et conciliant, tolérant et respectueux des idées opposées, prêt au silence même, s'il le faut, pour le bien de la paix. « In dubiis libertas; in omnibus charitas », Dans les questions incertaines et douteuses, liberté; en toutes choses et avant tout, charité!

 

 

e) La Contention et la Rixe.

 

C'est la discorde, déjà réalisée dans les cœurs, passant aux paroles et aux actes.

Animée parfois du désir sincère de revendiquer les droits de la Vérité ou de quelque personne lésée, la contention est une discussion inopportune, ou du moins excessive et déréglée dans ses procédés. En dépit de ses bonnes intentions, elle fait alors plus de mal que de bien. Elle creuse en effet le fossé entre les personnes qui sont aux prises; et elle donne à l'entourage un lamentable exemple de désunion qui risque de mal édifier : « Ne conteste pas en paroles, écrit S. Paul à son disciple Timothée; cela n'est utile à rien et n'aboutit qu'à scandaliser ceux qui en sont témoins » .

Que la discussion se prolonge et s'aigrisse, la colère bouillonne et fait perdre aux partenaires le contrôle d'eux-mêmes.

Les langues à bout d'arguments, c'est aux poings qu'on demande de trancher le différent; la raison du plus fort!...

Cela va de soi, la rixe s'aggrave dans la mesure où elle porte atteinte à la vie ou à la santé du prochain.

A SUIVRE

 

 

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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 06:52

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                                         Les vices opposés à la Charité suite 2/7

 

 

c) La Jalousie.

 

                   On l'identifie parfois avec l'envie. Elle est pourtant d'inspiration différente et surtout plus grave, parce que plus opposée à la Charité envers le prochain. L'envieux désire pour soi les biens qu'il voit aux mains des autres. Et ce désir n'est pas toujours répréhensible; maintes fois au contraire il est légitime, louable même.

               Pourquoi interdire, par exemple, dans le domaine matériel, à un homme misérable de chercher à améliorer sonsort, à élever son « standard de vie », comme on dit aujourd'hui, d'ambitionner la condition de tel ou tel qu'il estime plus heureux ? La faute ne surviendrait qu'en cas de cupidité excessive, et surtout par suite de l'emploi de moyens malhonnêtes.

                        Et dans l'ordre spirituel, l'envie est souvent recommandée comme le meilleur stimulant. La vertu supérieure d'une personne, sa perfection relative, fait d'elle un exemplaire concret qui mérite l'admiration sans doute, mais qui doit au surplus donner envie de lui ressembler. Il serait déplacé seulement d'aspirer aux privilèges particuliers de certains Saints; la mesure commune de la libéralité divine est assez large déjà pour que chacun s'en contente, sans faire reproche à Dieu des faveurs exceptionnelles qu'Il réserve aux êtres de Sa prédilection.

Quant à la jalousie, elle est essentiellement une tristesse; et, ce qui en fait l'anomalie, une tristesse provoquée par un bien, par la supériorité ou le bonheur d'autrui.

                           Se comparant à d'autres hommes qu'il juge mieux partagés matériellement ou intellectuellement : « Pourquoi eux plutôt que moi? », dit le jaloux avec une sombre rancœur. Ce qu'il envie, c'est moins de s'élever lui-même que de rabaisser les autres à son propre niveau. Et s'il ne peut y parvenir, il tente du moins de les avilir par ses dénigrements, et ne manque pas une occasion de leur cracher son mépris. Qu'un malheur survienne, un revers de fortune, la jalousie y applaudit comme à un juste châtiment.

                    Autant pour Je moins que l'avidité d'un plus grand bien-être, cette basse jalousie est à l'origine de tous les remous qui secouent périodiquement les masses populaires.

                    Mais ce n'est là encore que sa forme la plus bénigne: beaucoup plus méchante est celle qui prend ombrage de la vertu. Voici un homme corrompu, vicieux, qui, humilié de son état ne peut supporter son voisin dont la droiture et la dignité lui paraissent de vivants reproches. Plutôt que de voir là un modèle et une leçon salutaires, il n'y trouve qu'une condamnation de sa lâcheté: et cette seule présence le fait enrager. Que ne peut-il supprimer ce gêneur? S'il pouvait du moins le salir, arriver à démontrer que cette vertu n'est que façade et hypocrisie, ravaler dans l'opinion publique celui dont la conduite exemplaire a forcé l'estime?

                    Il n'est pas alors de perfidie à laquelle la jalousie exaspérée ne puisse se livrer. C'est un déferlement de critiques, de soupçons, d'insinuations malveillantes, de médisances, de calomnies. La moindre faiblesse sera exploitée, montée en épingle, avec un parti pris féroce de piétiner cette réputation si on ne peut l'anéantir.

 

Comme la jalousie justifie et illustre son triste titre de « péché capital »!  A Suivre

 

 

 

 

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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 17:38

Nous,survivantistes, sommes bien sûr d'accord pour reconnaître à SS Paul VI des "vertus héroïques.".. Nous pourrions aussi rappeller que les vrais apôtres n'ont pas attendu d'être morts pour faire des miracles...

Un seul détail  de taille :On l'enterre un peu vite...

 On béatifie vraiment très vite de nos jours.Mais c'est une bonne occasion de rétablir certaines vérités oubliées.

  En tout cas la haine contre lui va redoubler chez ceux qui  anéantissent sa mémoire et sa légitimité...Nous ne serons pas associés à cette haine injuste.

 Donc, pas de panique .Patience et confiance.Nous ne demandons que la vérité,mais toute la vérité et rien que la vérité.Le Bon Dieu ne peut nous la refuser.

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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 06:41

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                                                        LesVices opposés à la Charité. 1/7 RP Sineux (Ed .Téqui )

 

 Les tendances au bien et les bonnes habitudes ne sont pas les seules dispositions de l’âme humaine. Elles sont contrecarrées par des inclinations au mal et des habitudes funestes appelées en théologie morale des « Vices ». Les vices sont surtout acquis et sont des habitudes mauvaises créées et accentuées par la répétition d’actes coupables .D’où la nécessité de bien les connaître pour les guérir. Les principaux sont : la haine, la tiédeur , la jalousie, la discorde, la violence, le schisme, la guerre, la sédition, le scandale.

 

a) La haine.

 

              Puisque la Charité est amour, la haine est son contraire.

La Charité comportant l'amour de Dieu et du prochain, le vice opposé est la haine tant de Dieu que du prochain. «Dieu est Amour », comment donc serait-Il haïssable?

               Il ne le serait pas s'Il était vu tel qu'Il est : le Souverain Bien.

Mais l'homme ingrat et révolté oublie le Bienfaiteur pour ne voir que le Maître dont son orgueil répudie l'autorité; bientôt même il entrevoit le Juge que son crime redoute et déjà déteste.

C'est le tréfonds de la perversité: en venir à se détourner de Dieu, non pas parce qu'on est attiré par un bien autre que Lui, mais parce qu'on le considère Lui-même comme « le mal » !

                   Une aversion de Dieu aussi directe et forcenée est vraiment satanique; elle est rare chez les humains. Pour eux, la haine de Dieu n'est le plus souvent qu'implicite dans l'indifférence et le mépris : la créature ayant pris sa place dans un cœur, Dieu est relégué, dédaigné, ignoré; Il n'est pas aimé, sans que pour autant Il soit positivement haï. Faut-il pas parfois « haïr jusqu'à son père et sa mère (St Luc XIV,26) et haïr son propre moi, si ces êtres s'opposent à l'Amour primordial de Dieu ? Mais il est difficile de concilier, ainsi que le recommande Saint Augustin, « la haine des vices et l'amour des hommes »! Les étant incarnés dans la personne, c'est le même être qui se trouve à la fois digne d'amour et de haine selon l'angle sous lequel on le considère; comment alors faire la discrimination exacte entre ce qu’il faut haïr et ce qu'il faut aimer?

 

              La Charité résout élégamment ce délicat problème en proscrivant purement et simplement la haine. Si les vices existaient à l'état d’entités séparées, ils ne seraient que haïssables; mais, défectuosités affectant des personnes aimables, ils ne provoquent plus que la pitié, la miséricorde, la correction, qui sont autant de formes de la Charité. Si le prochain est toujours aimé à cause du bien qui subsiste en lui, si minime qu'il soit, il est aimé surtout d'un amour de bienveillance et de bienfaisance, lequel s'évertue à lui procurer le bien dont il est privé.

Ainsi, il n'y a plus place pour la haine.

 

b) La Tiédeur.

 

Assez souvent on désigne de ce nom la paresse, la nonchalance, le manque de courage ou simplement d'enthousiasme dans le service divin. On l'oppose à la ferveur.

            Elle est quelque chose de plus profond. Ce que la théologie appelle «Acedia» est un vrai dégoût consenti, sinon délibérément voulu, des choses de Dieu, non seulement de Ses Commandements entendus avec aigreur, mais de Ses bienfaits eux-mêmes et de Ses promesses, dépréciés et tenus pour quantité négligeable.

                Conséquence de l'estime excessive accordée aux biens périssables, la tiédeur amollit progressivement les forces vives de l'âme, et la laisse languissante, incapable de réaction et se complaisant dans sa torpeur. « A quoi bon? »... c'est sa seule réponse à toute perspective du bien, à toute suggestion de l'effort et de la vertu ; c’est la paresse généralisée dont on dit à juste titre qu'elle est mère de tous les vices.

 A Suivre

 

 

 

 

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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 06:40

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                                                                                                                    PRIÈRE A SAINT MICHEL ARCHANGE.

 

 

Nous vous saluons, Prince très-glorieux, Archange Saint MicheI.

 Nous vous saluons, noble chef de la milice céleste.

Nous vous saluons, honneur et gloire des célestes hiérarchies.

 O Prince très-illustre, vous êtes bien redevable à votre Créateur, qui, sans aucun  mérite de votre part, vous a fait si excellent, et vous a enrichi de tant de vertus. O héros ,très auguste ornement du Paradis, pierre précieuse du plus sublime éclat dans le palais céleste, vous êtes le sceau de l'Image de Dieu, plein de sagesse et d’humilité

             Toute pierre précieuse concourt à vous orner: l'or de la charité achève de relever votre éclat dans les délices du Paradis de Dieu, C'est vous que Dieu a établi Prince du Ciel, pour y recevoir les âmes et les introduire dans le paradis de gloire.

                Nous vous rappelons, O bienheureux Prince, ces grâces et toutes celles que la libéralité sans bornes de Dieu vous a accordées préférablement à tous les ordres des Anges, et Nous vous demandons de par l'amour mutuel qui unit votre cœur angélique à Celui de Dieu, de secourir l’Église, notre Pape légitime et la France dont vous êtes le gardien , de recevoir nos âmes au jour de notre mort et de rendre notre juge clément, en intercédant pour nous. Ainsi soit-il.

 

 

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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 06:52

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  15 Octobre Ste Thérèse, Vierge.1515-1582 "

. Née à Avila, en Espagne, Ste Thérèse fut dès sa tendre enfance dévorée du désir du martyre. A l'âge de dix-huit ans, elle entra à Avila même au Carmel de l'Incarnation, qu'après des difficultés sans nombre elle réussit à réformer. Dans la suite et avec l'aide de Saint Jean de la Croix, elle entreprit la réforme des couvents de l'Ordre entier qui, pour la plupart, répondirent à son appel . Dans l'élan. de l'amour divin qui l'animait, elle prononça le vœu si difficile de faire toujours ce qu'elle jugerait être le plus parfait. Elle écrivait : Comme l'âme ravie sent dans ce corps sa captivité et la misère de la vie! elle se regarde comme une esclave vendue sur une terre étrangère  », Elle atteignit dans l'oraison le plus haut degré de la vie mystique, et y puisa de si grandes lumières sur les choses divines que ses ouvrages lui valurent d'être proclamée Docteur de l’Église par SS Paul VI (Lettre apostolique« Sapientia Multiformis») le 27 septembre 1970. « L'oraison la mieux faite et la plus agréable à Dieu, écrivait-elle, est celle qui laisse après elle de meilleurs effets, s'annonçant par les œuvres et non pas ces goûts qui n'aboutissent qu'à notre propre satisfaction "». L'action de cette humble vierge, qui convertit des milliers d'âmes, prouve assez le rôle prépondérant de la vie contemplative dans la vie de l’Église.Le prière des carmélites eût un grande part dans la tenue et l'influence du Concile de Trente et la Contre Réforme.

              Prions cette grande sainte pour le renouveau de la vie intérieure sans laquelle nulle restauration, nulle réforme n’est possible. Elle fut très attachée à la Sainte Humanité de Notre Seigneur, fuyant toute mystique abstraite et désincarnée. Son grand livre, c’était le crucifix où elle lisait tous les secrets de la Sagesse ,de la Miséricorde et de la Justice divine. Ce culte de Sa Sainte Humanité a d’ailleurs été demandée par Notre Seigneur sous la forme des dévotions à Son Sacré-Cœur, à Son Chef Sacré, à Sa Sainte Face, à Ses Saintes Plaies.Le Rosaire est- t’il autre chose que la contemplation des mystères du Verbe Incarné ?

«  L'objet de 1a contemplation ne peut être en définitive que l 'Essence divine, toute spirituelle, 1’esprit  ne doit-il pas, pour parvenir à ce terme, s’abstraire délibérément de 1'Humanité Sainte, considérée comme  un obstacle ? Il y a là un argument spécieux; un piège très subtil, contre lequel Sainte Thérèse d'Avila a réagi avec vigueur d'autant qu'elle s'était elle -même laissée séduire quelque temps par l'erreur. Pour moi, écrit-elle  je le vois clairement et je l’ai  toujours admis depuis le jour où Dieu m'a ramenée  de mon erreur : nous ne pouvons plaire à Dieu que par la très Sainte Humanité de Notre Seigneur. C'est par elle qu'Il veut nous accorder des grâces signalées. C’est en Elle, comme Il l’a dit, qu' Il a mis Ses complaisances, J'en ai fait l 'expérience très souvent et le Seigneur Lui- même me l'a dit : telle est la Porte, Je l’ai vu clairement par Laquelle nous devons entrer, si nous voulons que la souveraine Majesté nous dévoile de grands secrets" (Vie, Chap. XXII). "Ainsi donc ne cherchez point d'autre chemin, alors même que vous seriez au sommet de la contemplation. En le suivant, on marche avec sécurité" - "Je vous l’assure, mes filles, je regarde comme dangereux de considérer comme un obstacle à notre perfection la Sainte Humanité de Notre-Seigneur. Le Démon pourrait nous amener par là jusqu'à nous faire perdre la dévotion envers le Saint- Sacrement. »

 (Château VI,  chap 7 )

 

                                        Prière à Sainte Thérèse

              Je vous loue, je vous glorifie et je vous bénis, Sainte Thérèse d’Avila, âme sainte,  et de toute la force de mon âme, je vous félicite de toute la gloire et de tout l'honneur qui vous sont rendus aujourd'hui, par la libéralité sans bornes de la Divine Bonté

                 Je vous. rappelle cette inexprimable joie dont vous avez été inondée, lorsque, par le ministère des Saints Anges, vous avez été présentée devant la Face et la Gloire de Dieu, pour y recevoir une éternelle récompense .

                  Rappelez-vous, o âme bienheureuse, ce bonheur, ce tressaillement que vous avez éprouvé lorsque la Main de Dieu-même vous a revêtue du diadème et lorsque vous avez été placée sur le siège de votre gloire. Pour ces grâces et pour toutes celles que le Dieu de Majesté  vous a jamais accordées, j'adore, je bénis et je loue l'ineffable Bonté de Dieu de ce que Ses torrents ineffables  aient débordé sur vous avec tant d'abondance. Et comme lien de cet amour et de cette fidélité perpétuelle par lesquels je désire m'unir à vous, je vous offre le  Trésor des trésors, le très doux  Cœur de Jésus-Christ, avec tous les sentiments d'amour et de générosité, qu'Il vous a témoignés sur la terre, et qu'il vous témoignera à jamais dans le Ciel . Enfin je me recommande avec une entière confiance à vos saintes prières, vous priant et vous conjurant de daigner au jour de ma mort, pour suppléer à toutes mes négligences, offrir à Dieu toute la ferveur qui vous a animée pendant votre vie, et par laquelle vous vous êtes  trouvée enfin consommée en vertu au jour de votre entrée au Ciel et avez ainsi paru devant Dieu. Je fais les mêmes demandes pour la Sainte Église et son pape légitime en exil vous qui  leur êtes, en ce monde et en l’autre, si fidèlement et filialement dévouée. Ainsi soit-il »

 

PS :merci à Gilles

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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 06:36

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                                             ACTIONS DE DIEU POUR LA FRANCE

 

Enseignements de Notre Seigneur à Sœur Marie du Sacré-Cœur (Ed Téqui)Lettres à son directeur spirituel.Imprimatur

 

                     Voici ce que me dit, Dimanche dernier, après la Sainte Communion, le Sauveur Jésus: « Ma  fille, Je suis le maître de Ma parole. Je dis tout ce que Je veux, quand Je veux, à qui Je veux, et nul n'a le droit de M'interpeller ainsi : Pourquoi, Seigneur, parlez-vous de cette sorte ? Pourquoi de semblables entretiens? Je sais faire tourner tout à Ma gloire et à l'économie de Ma Providence sur une âme en particulier comme sur le monde entier.

                 Aujourd'hui, je veux vous parler de votre patrie. Je vous ai entretenue plusieurs fois de la France, mais je ne vous ai point dit encore ce qu'elle est ni comment elle agit.

                   Écoutez: « Le premier roi, le premier souverain de la France, c'est Moi. Je suis le Maître de tous les peuples, de toutes les nations, de tous les royaumes, de tous les empires, de toutes les dominations; Je suis particulièrement le maître

de la France. Je lui donne prospérité, grandeur et puissance au dessus de toutes les autres nations quand elle est fidèle à écouter Ma voix. J'élève ses princes au dessus de tous les autres princes du monde quand ils sont fidèles à écouter Ma voix.              Je bénis ses populations plus que toutes les autres populations de la terre quand elle est fidèle à écouter Ma voix. J' ai choisi la France pour la donner à Mon Église comme sa fille de prédilection.

                       A peine avait-elle plié sa tête sous Mon joug qui est doux et léger, à peine avait-elle senti le Sang de Mon Cœur tomber sur son cœur pour la régénérer, pour la dépouiller de sa barbarie et lui communiquer Ma douceur et Ma charité, qu'elle devint l'espoir de Mes pontifes, et, bientôt après leur défense et leur soutien. Ils lui donnèrent le nom bien mérité de Fille aînée de l'Église. Or, vous le savez, tout ce qu'on fait à Mon Église, Je le regarde comme fait à Moi-même. Si on l’honore, Je suis honoré en elle; si on la défend, Je suis défendu en elle ; si on la trahit, Je suis trahi en elle; si on répand son sang, c'est Mon Sang, qui coule de ses veines. Eh bien, Ma fille, Je le dis à l'honneur, à la gloire de votre patrie, pendant des siècles la France a défendu, protégé Mon Église; elle a été Mon instrument plein de vie, le rempart indestructible et visible que Je lui donnais pour la protéger contre ses ennemis. Du haut du Ciel, Je la protégeais, elle, ses rois et leurs sujets .Que de grands hommes elle a produits, c'est-à-dire que de saints dans toutes les conditions, sur le trône comme dans les plus humbles chaumières ! Que de grands hommes elle a produits, c'est-à-dire que d'intelligences amies de l'ordre et de la vérité ! Que de grands hommes  elle a produit~, c'est-à-dire que d'esprits uniquement fondés pour leurs actions sur la justice et sur la vérité ! Que de grandes âmes elle a produits, c’est-à-dire que d'âmes embrasées du feu brûlant de la charité 1 C'est Moi qui lui ai donné ces hommes qui feront sa gloire à jamais .

                 Ma générosité n'est point épuisée pour la France; J'ai les mains pleines de grâces et de bienfaits que Je voudrais répandre sur elle. Pourquoi a-t-il fallu, faut-il encore et faudra-t-il donc que Je les arme de la verge de Ma justice ?Quel esprit de folle liberté a remplacé dans son cœur l'esprit de la seule liberté véritable descendue du Ciel, qui est la soumission à la volonté de Dieu! Quel esprit d'égoïsme sec et plein de froideur a remplacé dans son cœur l'esprit ardent de la charité descendue du Ciel, qui est l'amour de Dieu et du prochain! Quel esprit de manœuvres injustes et de politique mensongère a remplacé dans son cœur la noblesse de sa conduite, la droiture de sa parole, conduite et parole autrefois dirigées par la vérité descendue du Ciel, qui est Dieu Lui-même!

                  Je vois encore, Je verrai toujours dans le royaume de France des hommes soumis à Ma volonté, des hommes enflammés de charité, des hommes amis de la vérité, mais à cette heure, Ma fille, le nombre en est petit. Aussi elle brise le trône de ses rois, exile, rappelle, exile encore ses monarques souffle sur eux le vent des tempêtes révolutionnaires  et les fait disparaître comme les passagers d'un navire englouti dans les abimes de l'Océan. A peine leur reste-t-il, dans ce naufrage une planche de salut qui les mène quelquefois au rivage. Je lui ai suscité des rois; elle en a choisi d'autres à son gré. N'a-t-elle point vu, ne voit-que pas que Je me sers de sa volonté pour la punir, pour lui faire lever les yeux vers Moi ? Ne trouve-

t-elle pas aujourd'hui le joug de son roi pénible et onéreux ! Ne se sent-elle pas humiliée devant les nations 1

 

                         Ne voit-elle pas la division parmi les esprits de ses populations ! Elle n'est point en paix. Tout est dans le silence à la surface; mais tout gronde, tout mugit, tout fermente en dessous, dans le peuple, dans ceux qui se trouvent immédiatement au dessus du peuple comme parmi les grands. L'injustice marche tête levée et semble être revêtue d'autorité ; elle n'a pas d'obstacle, elle agit comme elle veut agir. L'impiété fait ses préparatifs pour dresser son front orgueilleux et superbe dans un temps qu’elle ne croit pas éloigné et qu'elle veut hâter de tout son pouvoir. Mais, en vérité, Je vous le dis, l'impiété sera renversée, ses projets dissipés, ses desseins réduits à néant à l’heure où elle les croira accomplis et exécutés pour toujours.

 

           France! France! Combien tu es ingénieuse pour irriter et pour calmer la justice de Dieu ! Si tes crimes font tomber sur toi les châtiments du ciel, ta vertu de charité criera vers le ciel: Miséricorde et pitié, Seigneur! Il te sera donné, ô France, de voir les jugements de Ma justice irritée, dans un temps qui te sera manifesté et que tu connaîtras sans crainte d'erreur; mais tu connaîtras aussi les jugements de Ma compassion et de Ma Miséricorde, et tu diras: Louange et remerciements, amour et reconnaissance à Dieu à jamais dans les siècles et dans l'éternité !

                  Oui, Ma fille, au son qui sortira de Ma bouche, les hommes, leurs pensées, leurs projets, leurs travaux disparaitront comme la fumée au vent.

                     Ce qui a été pris sera rejeté, ce qui a été rejeté sera pris de nouveau. Ce qui a été aimé et estimé sera détesté et méprisé, ce qui a été méprisé et détesté sera de nouveau estimé et aimé.

              Quelquefois, un vieil arbre est coupé dans une forêt, il ne reste plus que le tronc; mais un rejeton pousse au printemps, et les années le développent et le font grandir ; il devient lui-même un arbre magnifique, l'honneur de la forêt.

Priez pour la France, Ma Fille, priez beaucoup, ne cessez point de prier. »

 

 

 

 

 

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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 06:37

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                                          Dérogation aux lois de la nature : le miracle. (RP Sineux)

 

Dans ce chapitre de son «  Initiation à la théologie de St Thomas »(Téqui) le RP Sineux nous fait comprendre ce qu’est un miracle  et son importance dans le plan divin.

Les miracles et les prophéties authentiques sont des soutiens très puissants pour la foi, l’espérance et la charité. Les mépriser, c’est mépriser la Sagesse Divine.

 

                           «  Œuvre d'une Volonté immuable, l'univers est régi par un code de lois fixes, intangibles: on les appelle les lois de la nature. Elles sont extrêmement nombreuses et variées, autant que les éléments qui entrent dans la composition du monde, et leurs réactions réciproques.

Etablies dès l'origine, elles sont définitives, défiant, à jamais toute modification. A tel point qu'une fois connues, elles font figure de principes absolus et indiscutables : ainsi le feu brûle toujours, et partout la pesanteur attire les corps vers le centre de la terre, etc.

                    Les êtres raisonnables, susceptibles de connaître ces lois, ont aussi la faculté de les combiner, très savamment parfois, de façon à en utiliser ou à en neutraliser momentanément les effets; en aucun cas cependant, ils ne sauraient ni les abroger ni les nier. Au contraire, «on ne triomphe de la nature qu'en obéissant à ses lois ». Soulever un corps, par exemple, c'est opposer à la pesanteur une force supérieure à elle; ce n'est pas l'anéantir .

                 Il le faut bien, pour la stabilité du monde et la régularité de ses évolutions. Quelle perturbation, quelle confusion si les lois de l'attraction universelle, entre autres, venaient soudain à s'atténuer ou à s’aggraver!

               Et cette constance de lois si diverses qui s'enchevêtrent et se coordonnent, est bien la révélation la plus éclatante de l'intelligence ordonnatrice et prévoyante qui préside aux destinées de l'univers.

                Seul le suprême Législateur garde assez de puissance, et assez d'indépendance vis-à-vis de son œuvre, pour faire autre chose que ce qui est, ou pour faire autrement ce qui se fait déjà!

                     Il le fait quelquefois : c'est ce qui prend le nom de « miracle », événement sensible extraordinaire, dérogation à l'ordre habituel de la nature.

                   Le pouvoir et le droit de Dieu d'agir ainsi ne sauraient lui être contestés, pas plus l'un que' l'autre : les lui refuser reviendrait à nier qu'il soit Dieu! …Il ne s'est pas interdit à Lui-même d'agir directement ou d'une autre façon.

                 Mais, en fait, Dieu use-t-Il de ce pouvoir et de ce droit? En quelles circonstances? Et surtout comment discerner cette intervention divine insolite? …

 

                  La science moderne, aussi confiante dans ses découvertes futures que fière de ses découvertes récentes, s'empresse de nier le miracle, arguant que s'il se produit encore des faits inexpliqués, il n'arrive rien qui soit définitivement-inexplicable; que les énigmes se résoudront au fur et à mesure que les relations entre les êtres nous apparaîtront plus clairement; qu'il est superflu de remonter jusqu'à Dieu puisque la nature est assez riche de causalités pour tout effectuer.

 

                  Certains iraient aisément jusqu'à refuser d'admettre la possibilité même du miracle. Reléguant Dieu dans. un Ciel inaccessible où Il ne s'occupe plus de l'œuvre de Ses mains; ou bien l'identifiant avec une puissance aveugle et figée qui prend le nom vague de « Nature », sans qu'on puisse savoir s'il désigne une personne ou une chose; ces négateurs, très proches de l'athéisme total, décrètent les limites du pouvoir et du droit de Dieu. Faut-il se scandaliser de ce que Dieu, par le miracle, bouleverse l'ordre  qu'Il a Lui-même établi, comme quelqu'un qui ne saurait pas ce qu'il veut, ou qui ne reculerait pas devant la contradiction?

 

Dieu ne se contredit pas!

 

             Outre que le miracle n'est jamais qu'une très rare exception et ne se produit que dans un domaine extrêmement restreint, incapable par conséquent de troubler le mouvement d'ensemble de l'univers, il n'est pas une abolition de la loi de nature, mais une simple suspension momentanée et partielle: ainsi lorsqu'il arriva sous les yeux de Moïse que le feu embrasait un buisson sans le consumer, ce ne fut qu'une fois dans l'histoire du monde, et il n'y eut qu'un seul effet-du feu qui ne se produisit pas, puisque ce feu comme tout autre répandait clarté et chaleur, mais à la différence de tout autre ne réduisait pas en cendres le combustible.

 

Au surplus, ce miracle dont le caractère distinctif serait, dit-on, une t intervention immédiate: de Dieu, l'effet produit ne relevant que de sa toute-puissance, ce miracle s'accomplit le plus souvent, comme tous tes faits naturels, par l'intermédiaire de causes secondes; mais ce ne sont pas les causes habituelles.Et voilà qui suffit pour faire une vraie dérogation à l'ordre établi, dérogation qui elle -même ne peut survenir qu'en vertu d'un décret divin.

 

Une maladie organique est guérie instantanément, sans traitement ni remèdes appropriés; mais d'autres causes y ont contribué, par exemple l'eau d'une source, l'attouchement d'un objet, et quand ce ne serait que le geste d'un thaumaturge, ou la supplication ardente d'une âme de foi!

 

Dieu ne se contredit pas.

 

                     Car tout sage législateur, en édictant les normes qui régiront ses sujets, sait prévoir les cas particuliers, exceptionnels, dans lesquels les lois générales ne s'appliqueront pas intégralement. N'eût-il d'autre but que de provoquer la surprise et l'admiration, afin de réveiller le sentiment de sa présence et de son autorité, dans un peuple où le cours habituel des choses ne produit plus qu'une accoutumance blasée et oublieuse de leur principe, ce but ne serait-il pas légitime et suffisant?

 

              Le miracle veut obliger les hommes à dire : « Le doigt de Dieu est là ! Il est partout le doigt de Dieu: Il ne faut ni moins de puissance ni moins de bonté pour produire le vin par l'intermédiaire du sol, du cep et de la grappe, que pour changer directement l'eau en vin. Mais ce que Dieu fait toujours et partout avec le concours séculaire  des causes secondes, l'homme en observe et en accapare le résultat sans plus songer à la Cause première. Le miracle l'arrache soudain à sa routine et le contraint à avouer: « la Nature » n'est donc pas seule à agir; elle est dominée par un Maître qui l'a faite puisqu'Il garde le pouvoir de la bouleverser, et qui n'est pas lié, Lui, par les lois dont Il est l'Auteur »!

 

               Aux hommes qui versent presque dans l'athéisme, hypnotisés qu'ils sont par la régularité des phénomènes naturels, laquelle ne leur apparaît que comme la résultante d'une puissance indiscernable mais irrésistible qu'ils appellent la « fatalité », et qui n'invoquent que le « hasard» pour expliquer les événements s'écartant des prévisions fondées sur la constance des lois de l'univers; à ces hommes le miracle apporte un démenti qui veut être un trait de lumière pour peu qu'ils l'étudient avec loyauté. Le monde n'est pas mené par une force aveugle et brutale, telle que se définit la « fatalité ». Le « hasard «  n'est pas une petite force maligne, subtile et ignorée, qui surviendrait à l'improviste comme pour se payer le plaisir de jeter le désarroi dans la marche majestueuse et écrasante de la fatalité. Le « destin » n'est pas l'aboutissement inévitable de mouvements coordonnés ou désordonnés sans que nul l'ait voulu et sache pourquoi .

 

                   Le miracle révèle une Puissance supérieure aux puissances ordinaires qui sont en action dans la nature; mais une puissance douée d'intelligence, de volonté, de liberté; et aussi une puissance bienfaisante. Car Dieu ne se propose pas seulement d'étonner les hommes et d'en confondre certains par la démonstration éclatante de sa Souveraine indépendance; Il ne fait pas de miracle qui ne soit en faveur de ses créatures, souvent pour le bien matériel des hommes, en tout cas pour leur bien spirituel, quand ce ne serait que pour se faire connaître et glorifier par eux. .

 

               N'est-ce pas là ce qu'il y a de plus conforme à Son éternel Dessein?

 

Tout extraordinaire qu'il soit, le miracle par conséquent, rentre encore dans le plan divin. « Dieu fait tous les changements par un Conseil immuable » (Bossuet).

 

 

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