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20 août 2013 2 20 /08 /août /2013 06:12
La Croisade pour délivrer l'Exilé...

Saint Bernard,en notre secours...!

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20 août 2013 2 20 /08 /août /2013 05:56

Lorsque vous assaillent les vents des tentations,
lorsque vous voyez paraître les écueils du malheur,
regardez l'étoile, invoquez Marie.
Si vous êtes ballottés sur les vagues de l'orgueil,
de l'ambition, de la calomnie, de la jalousie,
regardez l'étoile, invoquez Marie.
Si la colère, l'avarice, les séductions charnelles
viennent secouer la légère embarcation de votre âme,
levez les yeux vers Marie...
Dans le péril, l'angoisse, le doute,
pensez à Marie, invoquez Marie.
Que son nom ne quitte ni vos lèvres ni vos cœurs !
Et pour obtenir son intercession,
ne vous détournez pas de son exemple.
En la suivant, vous ne vous égarerez pas.
En la suppliant, vous ne connaîtrez pas le désespoir.
En pensant à elle, vous éviterez toute erreur.
Si elle vous soutient, vous ne sombrerez pas ;
si elle vous protège, vous n'aurez rien à craindre ;
sous sa conduite vous ignorerez la fatigue ;
grâce à sa faveur, vous atteindrez le but.

Saint Bernard (1090-1153)
(Deuxième homélie, Louanges à Marie
)

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19 août 2013 1 19 /08 /août /2013 16:34

 

.Mr L’abbé Villa ,un des plus féroces critiques de S S Paul VI vient de mourir (RIP)Ses écrits qui nous sont présentés avec force publicité nous avaient paru assez incohérents et imprégnés d’un désagréable ressentiment. ‘(Certaines assertions relèvent même des tribunaux pour diffamation grave,reprises hélas! par de bien imprudents disciples) Voici ce qu’en dit une communauté« sédévacantiste », ce qui rejoint nos impressions premières. Restons donc bien prudents…Il y a fumée, là dessous. Cohérence et courtoisie vont ensemble…

« Bien que critiquant l’après-Concile, l’abbé Villa, à travers les pages de sa revue “Chiesa Viva”, dont le premier numéro remonte à septembre 1971, demeura longtemps parmi ceux qui acceptaient tant le Concile Vatican II, que la réforme liturgique et le nouveau missel, qu’il a, entre autres, continué à utiliser habituellement, même quand sa revue, en perdant ainsi appuis et approbations, commença à critiquer toujours plus le Concile et la réforme liturgique. Il le fit, aussi, en dénonçant les infiltrations maçonniques dans l’Église – comme l’avait déjà fait l’abbé Putti avec son bimensuel antimoderniste “Si si no no” (publication née en 1975 à Grottaferrata) – mais en péchant souvent par un manque total de sens critique et de vérification des sources, jetant ainsi parfois le discrédit sur ce qu’aurait été une bataille antimaçonnique bien plus efficace. L’autre incohérence qui, à notre avis, a miné le travail de l’abbé Villa a été celle, déjà signalée, d’attaquer à juste titre le Concile Vatican II et ses réformes, mais de demeurer en même temps en communion avec les auteurs de ces réformes, qu’il dénonçait pourtant ouvertement ces dernières années, et tout en restant, nous le répétons, de manière inexplicable, lié au nouveau rite qu’il condamnait pourtant dans ses écrits ou dans ceux de ses collaborateurs. »(Extrait de la Revue sodalitium –sédévacantiste apparemment bien informée.)Prions pour ceux qui se laissent égarer dans ces impasses. Nous les accueillerons comme des frères quand ils voudront bien nous aider dans notre recherche de la Vérité dans la Charité.

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19 août 2013 1 19 /08 /août /2013 14:02
Cœurs  unis dans le Saint Esprit...
Cœurs  unis dans le Saint Esprit...
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19 août 2013 1 19 /08 /août /2013 03:55

SS Paul VI - Mysterium Fidei  - 8/9

7- Sur le culte d’adoration dû au Sacrement de l’Eucharistie

L'Église Catholique fait profession de rendre ce culte d'adoration au Sacrement de l'Eucharistie non seulement durant la Messe mais aussi en dehors de sa célébration; elle conserve avec le plus grand soin les Hosties consacrées et les présente aux fidèles pour qu'ils les vénèrent avec solennité.

Cette vénération est attestée par de nombreux documents très anciens de l'Église. En effet les Pasteurs de l'Église exhortaient toujours les fidèles à garder avec un soin extrême l'Eucharistie qu'ils emportaient chez eux. " C'est en vérité le Corps du Christ que les fidèles ont à manger ", remarquait Saint Hippolyte.(62) On sait que les fidèles se jugeaient coupables, et avec raison, comme le dit Origène, si, devenus dépositaires du Corps du Seigneur, et tout en l'entourant de précautions et d'un respect extrêmes, ils en laissaient par mégarde tomber une parcelle.(63)

La sévérité avec laquelle les Pasteurs réprouvaient les manques de respect, Novatien en apporte le témoignage non suspect: il tient pour condamnable celui qui "sortant de la célébration dominicale et ayant l'Eucharistie sur lui, selon l'usage... n'a pas emporté immédiatement dans sa maison le Corps sacré du Seigneur " mais s'est empressé d'aller au spectacle.(64)

Saint Cyrille d'Alexandrie va jusqu'à rejeter comme une absurdité l'opinion de ceux qui prétendaient que l'Eucharistie ne contribue plus aucunement à nous sanctifier s'il s'agit d'un reste d'hostie datant de la veille: " Le Christ n'est pas sujet à altération, dit-il, et Son Corps Sacré ne change pas, mais en Lui subsistent toujours la force, la puissance, la grâce qui vivifie ".(65)

On ne peut oublier non plus que, dans l'antiquité, les fidèles, soit qu'ils fussent exposés à la violence des persécutions, soit que par amour de la vie monastique ils vécussent dans la solitude, avaient coutume de se nourrir de l'Eucharistie même quotidiennement, prenant la Sainte Communion de leurs propres mains, si le prêtre ou le diacre faisait défaut. (66)

Ceci soit dit non pour qu'on modifie la manière de garder l'Eucharistie et de recevoir la Sainte Communion, telle qu'elle est établie suivant les lois de l'Église en vigueur aujourd'hui, mais pour nous féliciter de voir la foi de l'Eglise rester toujours la même.

De cette foi unique est née également la Fête-Dieu; elle fut célébrée la première fois au diocèse de Liège, spécialement sous l'influence de la Servante de Dieu, la Bienheureuse Julienne de Mont Cornillon, et Notre Prédécesseur Urbain IV l'étendit à l'Église universelle. De cette foi tirent leur origine beaucoup d'autres institutions de piété eucharistique qui, sous l'inspiration de la grâce divine, sont toujours allées se multipliant et par lesquelles l'Église Catholique s'efforce, comme à l'envi, soit de rendre hommage au Christ soit de Le remercier pour un don si grand, soit d'implorer Sa Miséricorde A SUIVRE

 

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18 août 2013 7 18 /08 /août /2013 06:43

La Haine contre Paul VI ne se masque même plus dans les milieux sédévacantistesOn s'acharne contre sa personne en le couvrant ,à  nouveau de boue et d'immondices,se fondant sur des prétendus dossiers que personne n' a jamais vu. De deux choses l'une:Si c'est faux, c'est un péché mortel contre la vérité de les dire; si c'est vrai, c'est un péché mortel contre la charité ,doublé d'un sacrilège, car il s'agit d'un Pape,d'un prêtre.Seigneur,ils ne savent plus ce qu'ils font....Ne vous laissez pas prendre à ce jeu qui sent un peu trop la fumée....Parce Domine.

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18 août 2013 7 18 /08 /août /2013 06:16

SS Paul VI -  Mysterium Fidei 7/9

 

 7- Le Christ Notre Seigneur est présent dans le Sacrement de l’Eucharistie

Mais afin de parer à tout malentendu concernant ce mode de présence supérieur aux lois naturelles et qui ,dans son genre, constitue le plus grand des miracles (51) il faut écouter avec docilité la voix de l'Église dans son enseignement et sa prière. Or cette voix, qui ne cesse de faire écho à la voix du Christ, nous assure que le Christ ne se rend présent dans ce Sacrement que par la conversion de toute la substance du pain au Corps du Christ et de toute la substance du vin au Sang du Christ; conversion singulière et merveilleuse, que l'Église Catholique dénomme en toute justesse et propriété de terme transsubstantiation.(52) Celle-ci accomplie, les espèces du pain et du vin acquièrent sans doute une nouvelle signification et une fin nouvelle puisqu'il n'y a plus le pain ordinaire et la boisson ordinaire, mais le signe d'une chose sacrée et le signe d'un aliment spirituel; mais les espèces tiennent cette signification et cette finalité nouvelles du fait qu'elles portent une réalité nouvelle, que nous appelons à bon droit ontologique.

En effet, sous les espèces dont nous parlons, il n'y a plus ce qui s'y trouvait auparavant, mais quelque chose de tout différent; et cela non seulement en dépendance du jugement que porte la foi de l'Église, mais par le fait de la réalité objective elle-même; car une fois la nature ou substance du pain et du vin changée en Corps et Sang du Christ, il ne subsiste du pain et du vin rien que les seules espèces, sous lesquelles le Christ tout entier est présent en Sa réalité physique, et même corporelle, bien que selon un mode de présence différent de celui selon lequel les corps occupent tel ou tel endroit.

D'où le souci qu'eurent les Pères d'avertir les fidèles de ne pas se fier, dans la considération de ce Sacrement très vénérable, aux sens, qui signalent les caractéristiques du pain et du vin, mais aux paroles du Christ, qui ont le pouvoir de changer, transformer, de "convertir jusqu'aux éléments" le pain et le vin, au Corps et au Sang du Seigneur. En vérité, comme les Pères le répètent souvent, la puissance qui opère ce prodige est la puissance même de Dieu Tout-Puissant, qui au commencement du temps a créé l'univers à partir de rien. " Instruit de ces vérités, dit saint Cyrille de Jérusalem au terme de son discours sur les mystères de la foi, et pénétré d'une foi vigoureuse, pour laquelle ce qui semble du pain n'en est pas, malgré la sensation du goût, mais est le Corps du Christ, et ce qui semble du vin n'en est pas, en dépit de la saveur éprouvée, mais est le Sang du Christ... fortifie ton cœur en mangeant ce Pain comme une nourriture spirituelle et donne la joie au visage de ton âme ".

Et Saint Jean Chrysostome d'insister: " Ce n'est pas l'homme qui fait que les choses offertes deviennent Corps et Sang du Christ, mais le Christ lui-même, qui a été crucifié pour nous. Le prêtre, figure du Christ, prononce ces paroles, mais leur efficacité et la grâce sont de Dieu. Ceci est mon corps: cette parole transforme les choses offertes ". Et avec Jean, évêque de Constantinople, est parfaitement d'accord Cyrille, évêque d'Alexandrie, qui écrit dans son commentaire de l'Évangile de S. Matthieu: " (Le Christ) a dit au mode indicatif: ceci est Mon Corps et ceci est Mon Sang, afin que tu ne penses pas que les choses sont une simple image, mais que tu croies que les choses offertes sont transformées réellement au Corps et au Sang du Christ, d'une manière mystérieuse, par la Toute-Puissance de Dieu; prenant part à ces réalités, nous recevons la force vivifiante et sanctifiante du Christ".(55)

Et Ambroise, Evêque de Milan, dit en parlant clairement de la conversion Eucharistique: "Soyons bien persuadés que ceci n'est pas ce que la nature a formé mais ce que la bénédiction a consacré, et que la force de la bénédiction l'emporte sur celle de la nature, parce que par la bénédiction la nature elle-même se trouve changée ". Puis, pour confirmer la vérité du mystère, il rappelle maints exemples de miracles rapportés par l'Écriture Sainte, notamment Jésus né de la Vierge Marie, et puis, passant à l'œuvre de la création, il conclut: "La parole du Christ, qui a pu faire de rien ce qui n'existait pas, ne pourrait donc changer les choses existantes en ce qu'elles n'étaient pas encore ? Car ce n'est pas moins de donner aux choses leur nature première que de la leur changer". (56)

Mais Nous n'avons pas besoin de multiplier les témoignages et il est plus utile de rappeler la fermeté de foi avec laquelle l'Église unanime résista à Béranger, qui, cédant aux difficultés soulevées par la raison, osa le premier nier la conversion Eucharistique; l'Eglise le menaça à plusieurs reprises de condamnation pour le cas où il ne se rétracterait pas. C'est ainsi que Notre Prédécesseur Grégoire VII lui imposa d'émettre sous la foi du serment la déclaration suivante : " Je crois de cœur et je confesse de bouche que le pain et le vin qui sont sur l'autel sont, par le mystère de la prière sainte et par les paroles de notre Rédempteur, changés substantiellement en la Chair véritable, propre et vivifiante, et au Sang de notre Seigneur Jésus-Christ, et qu'après la consécration ils sont le vrai Corps du Christ, qui est né de la Vierge, qui, offert pour le salut du monde, a été suspendu à la Croix, qui siège à la Droite du Père, ainsi que le vrai Sang du Christ, qui a coulé de Son côté. Il n'y est pas seulement figurativement et par la vertu du sacrement, mais dans sa nature propre et dans sa véritable substance " (57)

A ces paroles correspond -- exemple admirable de la stabilité de la foi catholique - ce que les Conciles œcuméniques du Latran, de Constance, de Florence et finalement le Concile de Trente, ont enseigné sur le mystère de la conversion eucharistique, soit en exposant la doctrine de l'Église soit en condamnant certaines erreurs.

Après le Concile de Trente, Notre Prédécesseur Pie VI, pour réagir contre les erreurs du Synode de Pistoie, avertit sérieusement les curés, à qui incombe le devoir d'enseigner, de ne pas négliger de parler de la transsubstantiation, qui constitue un article de foi.(58)

De même Notre Prédécesseur Pie XII d'heureuse mémoire rappela les limites à respecter par quiconque se livre à une discussion plus poussée touchant le mystère de la transsubstantiation.,(59)

Nous-même, au récent Congrès Eucharistique National de l'Italie, tenu à Pise, Nous avons, suivant Notre devoir apostolique, donné une attestation publique et solennelle de la foi de l'Église. (60)

Du reste l'Église Catholique n'a pas seulement enseigné sans cesse mais elle a également vécu la foi en la présence du Corps et du Sang du Seigneur dans l'Eucharistie; à ce grand Sacrement elle adresse l'adoration, le culte de latrie, qui ne peut être rendu qu'à Dieu.

A ce propos Saint Augustin nous dit: " Dans cette Chair (le Seigneur) a marché sur notre terre et Il nous a donné cette même Chair à manger pour notre salut; et personne ne La prend sans L'avoir d'abord adorée... de sorte qu'en L'adorant nous ne péchons point mais au contraire nous péchons si nous ne L'adorons pas ". (61)A SUIVRE

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17 août 2013 6 17 /08 /août /2013 11:46

 

 

 « Remarquez une chose: la rigueur des châtiments terribles n'arrivera pas en un jour qui m'appartient. Ces jours de fête sont des jours bénis, des jours de grâce. Jamais un jour qui m'est consacré ne verra paraître sur la terre le juste courroux de mon Fils».

 (8 septembre 1878) La Sainte Vierge à Marie- Julie du Crucifix)

Ne cherchons donc pas à devancer la Sagesse de la Providence qui fait tout à l' heure et au lieu qu'Elle seule peut connaître. Mais il est dans les desseins de Dieu de tenir compte des bons désirs et des prières de Ses enfants....surtout en cette terrible épreuve actuelle.Rien néchappe à Sa toute Puissance,  toute Sagesse et toute Bonté...

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17 août 2013 6 17 /08 /août /2013 07:08

SS Paul VI-   Mysterium Fidei 5/9. Une encyclique de lumière

 

 5- Dans le sacrifice de la Messe, le Christ se rend sacramentellement présent.

Ce que Nous venons de résumer touchant le Sacrifice de la Messe Nous amène à dire aussi un mot du Sacrement de l'Eucharistie: Sacrifice et Sacrement s'intègrent ensemble dans le même mystère en sorte qu'on ne peut séparer l'un de l'autre. Le Seigneur s'immole de manière non sanglante dans le Sacrifice de la Messe, qui représente le Sacrifice de la Croix, en appliquant la vertu salutaire, au moment où, par l'effet des paroles de la Consécration, il commence d'être sacramentellement présent comme nourriture spirituelle des fidèles sous les espèces du pain et du vin.

Bien divers sont, nous le savons tous, les modes de présence du Christ à Son Église. Il est utile de reprendre un peu plus largement cette vérité si belle que la Constitution sur la Sainte Liturgie a brièvement exposées (30). Le Christ est présent à Son Église qui prie, étant Lui-même Celui qui "prie pour nous, qui prie en nous et qui est prié par nous: Il prie pour nous comme notre Prêtre; il prie en nous comme notre Chef; il est prié par nous comme notre Dieu "; (31) c'est Lui-même qui a promis: "Là où se trouveront réunis en Mon Nom deux ou trois, Je m'y trouverai au milieu d'eux" (32)

Il est présent à Son Église qui accomplit les œuvres de miséricorde, non seulement parce que, quand nous faisons un peu de bien à l'un de ses frères les plus humbles nous le faisons au Christ Lui-même, (33) mais aussi parce que c'est le Christ Lui-même qui opère ces actions par le moyen de Son Église y venant toujours au secours des hommes avec Sa charité divine. Il est présent à l'Église qui dans son pèlerinage terrestre aspire au port de la vie éternelle,, puisqu'Il habite en nos cœurs par la foi (34) et qu'Il y répand la charité par l'action de l'Esprit Saint que Lui-même nous a donné.(35)

D'une autre façon, non moins véritable, Il est présent à Son Église qui prêche, puisque l'Évangile qu'elle annonce est Parole de Dieu et que cette Parole est proclamée au Nom et par l'autorité du Christ, Verbe de Dieu incarné, et avec Son assistance, afin qu'il y ait " un seul troupeau se confiant à un unique berger " (36)

Il est présent à l'Église qui dirige et gouverne le Peuple de Dieu, puisque le pouvoir sacré découle du Christ, et que le Christ, " Pasteur des Pasteurs ", assiste les Pasteurs qui exercent ce pouvoir (37) selon la promesse faite aux Apôtres. De plus, et d'une manière plus sublime encore, le Christ est présent à Son Église qui, en Son Nom, célèbre le Sacrifice de la Messe et administre les Sacrements. A propos de la présence du Christ dans l'offrande du Sacrifice de la Messe, laissez-Nous citer ce que saint Jean Chrysostome, transporté d'admiration, dit avec justesse et éloquence: "Je veux ajouter une chose vraiment étonnante, mais ne soyez point surpris ni troublés. Qu'est-ce donc? L'offrande est la même, qui que ce soit qui la présente, ou Paul ou Pierre; cette même offrande que le Christ confia aux disciples et que maintenant les prêtres accomplissent: celle-ci n'est pas inférieure à celle-là, parce qu'elle ne tient pas sa sainteté des hommes mais de Celui qui la fit sainte. Comme les paroles dites par Dieu sont celles-là même qu'à présent le prêtre prononce, ainsi l'oblation est la même " (39)

Personne non plus n'ignore que les Sacrements sont actions du Christ qui les administre par le moyen des hommes. Pour cette raison ils sont saints d'eux-mêmes, et par la vertu du Christ ils confèrent la grâce à l'âme en atteignant le corps. A SUIVRE

 

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16 août 2013 5 16 /08 /août /2013 05:00

 

                     SS Paul VI-   Mysterium Fidei -5 /9

4- Le Mystère Eucharistique se réalise dans le Sacrifice de la Messe

A présent Nous aimons, Vénérables Frères, à rappeler pour l'édification et la joie de tous, la doctrine que l'Église tient de la Tradition et enseigne dans un accord unanime.

D'abord il est bon de redire ce qui forme comme la synthèse et le sommet de cet enseignement: dans le Mystère Eucharistique est représenté de façon merveilleuse le Sacrifice de la Croix consommé une fois pour toutes sur le Calvaire; ce Sacrifice y est sans cesse rendu présent à notre souvenir et sa vertu salutaire y est appliquée à la rémission des péchés qui se commettent chaque jour.(12) Notre-Seigneur Jésus-Christ en instituant le Mystère Eucharistique a scellé de Son Sang la Nouvelle Alliance dont Il est le Médiateur, comme déjà Moïse avait scellé l'Ancienne Alliance dans le sang des victimes. (13) L'Évangile le rapporte: à la dernière Cène, "ayant pris le pain, Il rendit grâces et rompit le pain puis le donna aux Apôtres en disant: « Ceci est Mon Corps donné pour vous; faites ceci en mémoire de Moi. Pareillement Il prit la coupe, après le repas, en disant: Ceci est la coupe de la Nouvelle Alliance dans Mon Sang répandu pour vous ". (14) En prescrivant aux Apôtres de faire cela en mémoire de Lui, Il voulait du même coup que le geste se renouvelât perpétuellement.

Et l'Église a fidèlement exécuté cette consigne, restant attachée aux enseignements des Apôtres et se réunissant pour célébrer le Sacrifice Éucharistique. "Et tous étaient assidus aux enseignements des Apôtres et aux réunions communes, à la fraction du pain et aux prières".(15) Et telle était la ferveur que les fidèles y puisaient qu'on pouvait dire à leur sujet. " La masse des croyants n'avait qu'un cœur et qu'une âme ".(16)

A son tour l'Apôtre Paul, qui nous a transmis avec une extrême fidélité ce qu'il avait appris du Seigneur," parle ouvertement du Sacrifice Eucharistique quand il explique que les chrétiens ne peuvent avoir part aux sacrifices des païens, précisément parce qu'ils sont devenus participants de la Table du Seigneur. "La coupe de bénédiction que nous bénissons, n'est-elle pas une communion au Sang du Christ? Et le pain que nous rompons n'est-il pas une participation au Corps du Christ? ... Vous ne pouvez boire à la coupe du Seigneur et à la coupe des démons; vous ne pouvez participer à la Table du Seigneur et à la table des démons".(18)

Cette oblation nouvelle du Nouveau Testament, que Malachie avait prédite, (19) l'Église, instruite par le Seigneur et les Apôtres, l'a toujours offerte "non seulement pour les péchés, les peines, les satisfactions et les autres nécessités des fidèles vivants, mais aussi pour ceux qui sont morts dans le Christ et ne sont pas encore pleinement purifiés".(20) Pour ne rien dire des autres témoignages, évoquons seulement celui de Saint Cyrille de Jérusalem, qui, formant les néophytes dans la foi chrétienne, prononça ces paroles mémorables " Après avoir accompli le sacrifice spirituel, rite non sanglant, nous adressons à Dieu, sur cette Hostie de propitiation, des supplications pour la paix partout dans l'Église, pour l'empereur, les armées et les alliés, pour les malades et les gens éprouvés, et en général nous prions tous pour tous ceux qui sont morts parmi nous; nous sommes convaincus que cette invocation sera de très grand secours pour les âmes en faveur desquelles monte la prière tandis qu'est présente la Victime Sainte et Redoutable ". A l'appui de son enseignement le Docteur apporte l'exemple de la couronne que l'on tresse pour l'empereur, en vue d'obtenir le pardon des exilés, et il conclut: "De même nous aussi nous présentons à Dieu des prières pour les défunts, même s'ils furent pécheurs; nous ne Lui tressons pas une couronne, mais nous Lui offrons en rançon de nos péchés le Christ immolé, tâchant de rendre Dieu propice à nous et à eux ". (21) Saint Augustin atteste que la coutume d'offrir le Sacrifice de notre rédemption pour les défunts comme pour les vivants était en vigueur dans l'Église de Rome (22) et en même temps que cette coutume s'observait dans l'Église entière. (23)

Mais il est autre chose que Nous Nous plaisons à ajouter, vu sa grande utilité pour éclairer le mystère de l'Église: celle-ci, jouant en union avec le Christ le rôle de prêtre et de victime, est tout entière à offrir le Sacrifice de la Messe et elle y est offerte tout entière. Cet admirable enseignement, déjà livré par les Pères (24) a été, à une époque récente, exposé par Notre Prédécesseur Pie XII d'heureuse mémoire (25) et en dernier lieu il a été formulé par le IIe Concile du Vatican dans la Constitution De Ecclesia à propos du Peuple de Dieu.(26) C'est Notre vif désir de le voir toujours davantage expliqué et plus profondément imprimé dans l'âme des fidèles, sans détriment de la juste différence de nature et non seulement de degré qui distingue le sacerdoce des fidèles du sacerdoce hiérarchiques. Il n'est pas de doctrine plus apte à alimenter la piété eucharistique et à mettre en valeur la dignité de tous les fidèles comme aussi à presser les cœurs d'atteindre le sommet de la sainteté - lequel consiste simplement à se mettre tout au service de la Majesté Divine par une généreuse offrande de soi-même.

Il faut aussi rappeler la conclusion qui découle de cette doctrine concernant le caractère public et social de toute Messe.(28) En effet, la Messe, même si elle est célébrée en particulier par un prêtre, n'est jamais pour autant une démarche privée, mais elle est action du Christ et de l'Église, qui a appris à s'offrir elle-même, dans le sacrifice qu'elle offre, en sacrifice universel, appliquant au salut du monde entier la vertu rédemptrice unique et infinie du Sacrifice de la Croix. Il n'est pas de Messe qui ne soit offerte pour le salut du monde entier et non seulement pour le salut de quelques personnes.

Par conséquent, s'il est hautement convenable qu'à la célébration de la Messe les fidèles participent activement en grand nombre, il n'y a pas à blâmer mais au contraire à approuver la célébration de la Messe en privé, conformément aux prescriptions et aux traditions de la Sainte Église, par un prêtre avec un seul ministre pour la servir. C'est que cette Messe assure une grande abondance de grâces particulières au bénéfice soit du prêtre lui-même soit du peuple fidèle et de toute l'Église et même du monde entier, grâces qui ne pourraient être obtenues aussi largement par la seule Communion.

C'est pourquoi Nous recommandons avec une paternelle insistance aux prêtres, qui, à un titre particulier, sont dans le Seigneur Notre joie et Notre couronne, de rester conscients du pouvoir que l'Évêque consécrateur leur conféra d'offrir à Dieu le Sacrifice et de célébrer des Messes tant pour les vivants que pour les défunts au nom du Seigneur (29) et de célébrer chaque jour la Messe en toute dignité et dévotion, afin qu'eux-mêmes et les autres fidèles profitent de l'application des fruits abondants issus du Sacrifice de la Croix. De cette façon ils contribueront grandement aussi au salut du genre humain.

A SUIVRE

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