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24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 04:32

                                 

 

Le bonheur, suite, moyens d’y parvenir. RP Sineux- 3/10

 

3° QUALITÉS ET DÉFAUTS DE LA VOLONTÉ.

 

Qu'elle soit éclairée, qu'elle ait une notion exacte de la destinée humaine, puis des moyens indispensables ou les plus appropriés pour y conduire; et qu'elle soit assez forte pour résister aux pressions du dedans ou du dehors qui tenteraient de lui arracher une capitulation ou un précepte erroné ; ce sont là ses deux qualités foncières.

 

Les défauts les plus graves, par contre, sont l'ignorance et la faiblesse. Bien qu'elle affecte directement l'intelligence, l'ignorance a une répercussion immédiate sur la volonté.

 

L'ignorance peut être une tare et non une faute. « Ignorance invincible » comme on dit, état du pauvre être qui n'est pas instruit parce qu'il n'en eut jamais les moyens, et qui alors ne trouve au fond de sa conscience rudimentaire que des notions très confuses du bien et du mal; condition du primitif arriéré par exemple, ou encore de tant de civilisés 'rétrogradés malgré eux, qui n'ont jamais entendu parler d'une destinée supérieure, spirituelle et surnaturelle, et sont incapables de soupçonner autre chose que le bien-être temporel. Comment leur faire reproche de n'aspirer à rien de plus ?

 

L'ignorance est coupable tout de même dans bien des cas. Elle est le fait de la négligence et de la paresse: l'ignorance crasse. Alors elle explique les erreurs, mais ne les excuse pas. Que les hommes ne l'invoquent donc pas trop vite pour justifier leurs incartades; car elle est une faute source d'autres fautes.

 

Et on rencontre parfois, si invraisemblable que cela paraisse, une ignorance à base de déloyauté: l'ignorance affectée .. Péché des hommes qui « préfèrent les ténèbres à la lumière », parce qu'ils se complaisent dans le crime que la nuit favorise et semble cacher. Flairant vaguement le bien que la vérité leur ferait connaître et redoutant le devoir qu'il leur tracerait, ils affectent de ne pas savoir et se targuent d'une licence qui se retranche dans l'incertitude. Est-il besoin de dire que ce « péché contre la lumière» loin d'atténuer la responsabilité, s'ajoute aux autres péchés et les aggrave de la plus perfide malice?

 

Quant à la faiblesse, elle est inhérente à tout ce qui est humain.

 

Mais la débilité morale est probablement le défaut le plus répandu, et en tout cas le plus désastreux dans ses conséquences. Un homme reste un homme malgré une santé physique ruinée; if peut se sauver avec un minimum d'intelligence; par contre, il déchoit et se perd s'il manque d'une volonté robuste pour demeurer fidèle à son devoir et tenir tête aux puissances néfastes liguées contre lui.

 

Chose curieuse, cette volonté qui apparaît audacieuse et tenace dans la révolte, si puissante alors qu'elle tient en échec l'autorité de Dieu, cette même volonté se montre lamentable devant une passion, impérieuse sans doute, mais vulgaire et dégradante, devant une poussée sensuelle, devant un exemple qu'elle sait blâmable ou une habitude qu'elle a mainte fois réprouvée.

 

Inexplicables défaillances, dont l'intéressé tout le premier gémit en murmurant l'humiliant aveu: « C'est plus fort que moi! » Faut-il accuser la sournoise habileté des tentateurs, le clinquant séducteur des biens périssables, ou la voracité des instincts charnels? Il Y a de tout cela sans doute pour provoquer la plainte d'un S. Paul: « Je ne sais pas ce que je fais; je ne sais pas ce que je veux, et je fais ce que je hais ... » ; Ce n'est pas moi qui le fais, c'est le péché qui habite en moi ... Je suis capable de vouloir, mais non d'accomplir ce que j'ai résolu; je ne fais pas le bien que je veux et je fais le mal que je ne veux pas »(Rom,VII,15-20). Mais le dernier mot de l'énigme est toujours une carence de la volonté, sans laquelle il ne saurait y avoir de responsabilité: pouvant et devant intervenir et s'imposer, la volonté s'efface devant un appétit secondaire qui usurpe le commandement et joue le rôle décisif,. et cela parce qu'une erreur de jugement pratique fait estimer définitivement suffisant un bien qui n'est que momentanément satisfaisant.

 

Le résultat c'est que la partie l'emporte sur le tout. L'instinct qui ne peut procurer qu'un plaisir partiel et fugitif supplante la volonté qui a la charge du bonheur de toute la personne. Véritable anarchie dans cet être humain où toutes les puissances d'action sont naturellement ordonnées, et sans être entièrement refoulées ou éteintes, restent normalement subordonnées à la puissance maîtresse, la volonté qui, elle-même guidée par la raison et par la Foi, capte tout l'élan vital, spontané ou laborieux, joyeux ou pénible, vers la destinée stable ou heureuse. A SUIVRE

 

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23 octobre 2013 3 23 /10 /octobre /2013 00:43

Le Bonheur .Moyens d’y parvenir 2/10

 

2° GENÈSE DE L'ACTE HUMAIN.

 

Comme tout être, par tendance naturelle, l'homme cherche son  bien, c'est-à-dire d'abord la conservation de son existence, puis le développement de sa personne conformément aux aspirations de sa nature.

Une force intime le pousse à s'emparer de ce qui lui est bon et profitable, de ce qui est capable de combler ses lacunes, de satisfaire ses désirs, de le rendre meilleur, en somme de l'aider à se rapprocher de sa perfection et à faire son bonheur.

Mouvement commun à toute créature, à l'origine duquel on retrouve évidemment l'action du Premier Moteur, la motion divine faute de laquelle aucun acte vital ne pourrait jamais se produire.

Mais cette impulsion initiale et constante, puissante et discrète à la fois, loin d'annihiler ou de contraindre la liberté humaine, la met en exercice, la poussant au bien en général et lui laissant tout loisir de faire son choix dans le fatras des biens particuliers semés sur sa route. L'action divine est comme le souffle qui entraîne irrésistiblement le navire dans la direction .marquée; les actes humains comme de petits moteurs intérieurs qui, sans pouvoir détourner tout à fait le vaisseau de sa ligne sont capables de freiner sa marche, voire de provoquer des écarts et des déviations qui, pour n'être que partiels, peuvent suffire à faire manquer le but final.

 

Ce serait simple si l'homme ne trouvait devant lui que ce qui lui convient strictement, ou s'il n'était jamais attiré que par son bien authentique. Il n'aurait alors, en effet, qu'à suivre son inclination instinctive, à satisfaire sans hésitation ses appétits.

 

Il en va tout autrement.

 

Si l'homme est justement fier de cette liberté qui lui confère l'autonomie dans le gouvernement de sa propre personne et fait de lui l'artisan de sa propre destinée, qu'il prenne garde aussi que cette liberté est un écueil. Très beau de choisir, mais il faut savoir choisir: et il y a grand risque de se tromper!

 

La difficulté n'existerait pas s'il n'y avait en présence que le bon et le mauvais nettement distincts. On ne verrait pas un être raisonnable aller à l'encontre de sa nature et donner délibérément la préférence à ce qu'il sait mauvais et nuisible.

 

Mais les apparences ne correspondent pas toujours à la réalité: le poison peut se présenter sous des dehors alléchants. Au surplus toute créature n'est-elle pas un mélange de bien et de mal? Elle a son bon et son mauvais côté; elle peut être utile ou nuisible selon l'aspect sous lequel on la considère et l'usage que l'on en fait. D'autre part la nature humaine est complexe; ses éléments, et donc ses besoins, sont fort disparates. Ce qui est avantageux pour le corps n'est pas toujours bienfaisant pour l'âme et vice-versa; il arrive même que le plaisir le plus flatteur pour la sensibilité porte le coup le plus fatal à la spiritualité. Agréable n'est pas toujours synonyme de vraiment bon; une joie partielle n'est pas nécessairement un écho du vrai bonheur; elle peut en détourner au lieu d'y acheminer.

 

Le discernement s'avère singulièrement ardu. Délicat par conséquent le travail de la volonté !

 

Tiraillée entre la chair et l'esprit, harcelée de leurs revendications acerbes, souvent inconciliables, mais toutes plus ou moins séduisantes et prometteuses, quelle lucidité il lui faut pour prononcer son jugement, et quelle sereine fermeté ensuite pour exécuter sa décision! A SUIVRE

 

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22 octobre 2013 2 22 /10 /octobre /2013 08:10

LE BONHEUR , FIN DE L’HOMME –suite ;

« Initiation à la théologie de Saint Thomas » RP Sineux- Ed Téqui 1975 1/10 .

Pour la première partie tapez  : recherche :bonheur

                          II-  LES MOYENS DE PARVENIR A CETTE FIN.

plan général I. - LA FIN DE L'HOMME : LE BONHEUR

 II. LES MOYENS DE PARVENIR À CETTE FIN.

 1. Les Actes Humains.

 

a) L'exercice des facultés.

b) Les passions.

2. Les principes d'action:

a) Intrinsèques:

1) Favorables : vertus et dons.

2) Contraires : péchés et vices.

b) Extrinsèques : 1) La Loi.

2) La Grâce.

 

(Saint Thomas d’Aquin peut être dit non seulement le philosophe du bonheur mais de plus et surtout son théologien. C’est un Maître de sagesse qu’il est très périlleux de méconnaître et injuste d’oublier car la chrétienté occidentale lui doit beaucoup.)

1. - LES ACTES HUMAINS.

a) L'exercice des facultés.

Le Bonheur, perfection suprême de l'homme, s'il est essentiellement un Don que Dieu lui accorde par bienveillance, est aussi l'aboutissement et la récompense des actes de l'homme lui-même, Il est conquis et gagné à la manière d'un trophée; il couronne une vie courageuse et méritoire.

Normalement par conséquent, la vie humaine est caractérisée par un perfectionnement progressif, lequel à son tour s'accomplit par un rapprochement constant de ce Dieu dont la possession totale et définitive marque le terme de tout effort et établit l'homme dans sa fin dernière.

 

1° LA VOI.ONTÉ LIBRE, ÉLÉMENT CONSTITUTIF DE L'ACTE HUMAIN.

 

C'est la volonté qui fait l'homme agissant et responsable. Elle est à la vie humaine ce qu'est le moteur à la machine: c'est elle qui actionne les autres puissances.

Oh! elle a bien de la peine souvent à se débattre dans l'enchevêtrement d'instincts, de tendances natives, d'atavismes, de contraintes violentes ou d'influences subtiles qui agitent l'être humain et le manœuvrent contre son gré sinon à son insu. Plus d'une fois elle n'a ni le temps ni la possibilité d'intervenir.

 

Si l'homme est toujours libre, il s'en faut de beaucoup que tous les actes de tous les hommes soient des actes libres.

 

Dans le complexe humain, l'âme n'exerce pas toujours ses facultés supérieures. Jusque chez l'homme le plus intelligent et le plus intellectuel, l'intelligence n'est pas toujours en action. La vie végétative et la vie sensitive qui sont le support indispensable de la vie spirituelle, constituent des stades auxquels les hommes s'arrêtent souvent: ils s'alimentent comme les plantes, ils jouissent et souffrent dans leur sensibilité comme les animaux, et combien qui ne vont pas plus loin!

 

Ce sont des « actes d'hommes »; mais non pas des « actes humains proprement dits, parce que la faculté maîtresse et caractéristique d'un acte humain n'a pas joué.

Il est vrai que, chez l'homme, ces mouvements de la vie inférieure devraient être, sinon entièrement commandés, du moins dirigés, contenus et contrôlés par la raison, ce qui leur conférerait une valeur morale. Mais, en réalité, que de fois ils échappent avant que la raison ait pu délibérer, et la volonté choisir en connaissance de cause pour encourir sa responsabilité.

 

Certes, il arrive que la volonté se montre paresseuse et négligente.

 

Laissant la bride sur le cou aux instincts qu'il est dans son rôle de discipliner, ou bien abandonnant la place à des forces étrangères qu'elle devrait tenir en respect et n'autoriser qu'avec discernement; elle abdique en quelque sorte son pouvoir et trahit sa mission.

 

Elle est responsable alors de son omission, et des actes qui se sont produits à la faveur de sa défaillance. Pouvant intervenir et ne le faisant pas, elle se rend coupable de laisser-faire.

 

En principe la volonté humaine est inviolable; aucune puissance au monde ne peut la fléchir ni révoquer ses déterminations. On en voit de temps en temps de saisissants exemples : ceux des martyrs, entre autres, que la brutalité écrase et dont la volonté inébranlable défie les tyrans.

 

En fait, la volonté humaine se montre souvent fragile. Connexe à une sensibilité frémissante, - et dans bien des cas dominante, - la volonté tour à tour s'incline avec complaisance devant ce qui flatte les sens ou sert les intérêts matériels, puis s'affole devant les moindres menaces, et chancelle à la première torture. Excusable? Peut-être, partiellement du moins; et la responsabilité atténuée dès lors pour autant, bien qu'il soit difficile de dire dans quelle mesure?

A Suivre

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21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 16:19
L'incompétence de W...R ...B étant manifeste, nous demandons la réintégration du chef de train titulaire

L'incompétence de W...R ...B étant manifeste, nous demandons la réintégration du chef de train titulaire

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21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 06:57

 

« Allez enseigner toutes les nations et faites des disciples »

                           Pourquoi doit-on enseigner la Doctrine Catholique

(RP Sineux op)(Ed Téqui)

 

« L’ignorance en matière religieuse est la source de tous les maux »Avant d’aborder le détail de ce qu’il faut connaître, la doctrine, un rapide survol est nécessaire pour en bien situer les sources, le but et la méthode.

« On ne peut aimer que ce que l’on connaît » A l’heure ou B…. affiche son mépris pour la doctrine, qu’il qualifie « d’idéologie pour attardés»qui « éloigne les hommes de l’amour » (sic). faire de nouveaux disciples(Prosélytisme) est un « Non sens »(sic)Pour lui la mission n’est pas de faire des disciples ,mais de « partager la  flamme de vie qui illumine et apporte l’espérance et l’amour »( Certainement ,seule la fidélité à la doctrine connue permet la cohérence entre l’intelligence et la volonté,entre la tête et le cœur.

La définition classique « d’idéologie » est ensemble des doctrines morales ,philosophiques, religieuses d’une personne, d’une nation)B…n’emploie ces mots qu’avec mépris..C’est grave et insultant pour les traditionnalistes attachés à juste titre à la Vérité. Face à ces attaques, recourons aux bons maîtres éprouvés qui ont étudié avec amour cette merveille de Vérité pour nous la transmettre  (tradere :transmettre)C’est le Chemin, la Vérité et la Vie. Sans ces paroles de vie éternelle a qui irions-nous ?...

 

« La Doctrine catholique est l'enseignement donné par l'Église catholique romaine, fidèle à la Tradition, au nom de Jésus-Christ Fils de Dieu, venu du Ciel sur cette terre pour apporter aux hommes la Vérité.

 

Un tel enseignement est-il nécessaire?

Quels en sont les principaux caractères?

Quel est son objet?

 

1. - Nécessité d'une doctrine révélée.

a) Pour la connaissance des mystères.

Qu'il existe des mystères insondables pour l'intelligence humaine, il serait insensé de le nier.

Si un ignorant a tort de repousser les lumières que lui offre un savant; s'il n'est pas autorisé à qualifier d'inutile ou d'erroné ce que lui-même n'est pas en mesure de comprendre; a fortiori, un homme, quel qu'il soit, doit reconnaître qu'il ne sait pas tout, et admettre en principe, par conséquent, qu'un être supérieur à lui-même soit capable de l'instruire.

 

Or, parmi les mystères, il n'en est pas de plus tragique que celui de la destinée humaine : tragique par son obscurité autant que par son importance. Si quelques hommes en viennent à se laisser vivre sans se demander pourquoi, ils ne sont ni la majorité ni surtout la meilleure portion de l'humanité,

Quiconque pense, réfléchit aux motifs et à la portée de ses actes.

Pourquoi agir de telle façon plutôt que de telle autre? Et qu'en résultera-t-il ?

Questions insolubles dès que l'homme veut franchir les limites de l'immédiat. Quelles sont les raisons profondes et les conséquences définitives de sa vie et de sa conduite?

Qui donc pourrait le lui dire, sinon l'Auteur de sa vie, à condition qu'il daigne y condescendre?

Alors, face au mystère, l'homme s'interroge : « Ne pourrais-je atteindre le Maître de ma vie; et ne consentirait-Il pas à m'instruire »?

 

b) Pour une connaissance plus prompte des vérités  d'ordre naturel.

 

A l'apogée de son génie et de ses découvertes, le savant grec Aristote lançait cet appel : « Maintenant, qu'un dieu vienne nous enseigner! ».

Théoriquement, l'intelligence humaine est capable d'accéder par ses propres moyens à des vérités aussi fondamentales que l'existence d'un Dieu créateur et rémunérateur, d'une Loi morale prescrivant le bien et interdisant le mai, posant les premiers rudiments de la justice.

 

Pratiquement, seuls quelques hommes exceptionnellement doués, tels un Platon, un Aristote, un Sénèque, un Confucius, se sont élevés jusqu'à cette hauteur, après beaucoup de tâtonnements, et avec beaucoup de déviations. Et, pour ce qu'il y a de vrai dans leur doctrine, on peut se demander, dans certains cas, s'ils n'ont pas bénéficié d'un écho plus ou moins lointain de la Révélation divine?

 

Quant à la masse, si ce n'est pas l'ouverture d'esprit qui lui fait défaut pour se livrer à des recherches longues et ardues, le manque de temps et de goût, résultant de la multiplicité de devoirs urgents et d'occupations matérielles absorbantes, serait un sérieux obstacle à une étude fructueuse. Les plus favorisés eux-mêmes n'acquerraient les notions suffisantes qu'après des années de travail, peut-être seulement au terme de la vie, alors qu'il importe d'être instruit dès le début, puisque c'est toute la vie qui en dépend.

 

L'histoire des religions, depuis les temps les plus reculés jusqu'à notre époque de scientisme et de progrès, dit assez dans quelles aberrations l'esprit humain peut s'égarer lorsqu'il n'est pas guidé par un esprit supérieur, de quelles excentricités absurdes ou ignobles est marqué tout ce qu'il invente au titre de rapports avec la divinité. A Suivre

La doctrine catholique 2/2

II. - Caractères de la Doctrine révélée.

L'enseignement divin met en exercice les deux modes de connaissance dont l'homme est susceptible, à savoir :

La croyance, ou la Foi, qui, sans exiger d'autre démonstration que celle des  motifs de crédibilité ou raisons de croire, accepte  de confiance la vérité qui lui est révélée;

2° La science proprement dite qui s'acquiert par le raisonnement, et exige le contrôle des affirmations entendues.

a) Part de la Foi.

La Révélation est la communication faite aux hommes, de vérités jusqu'alors restées le secret exclusif de Dieu. Cette Révélation se fait soit par le moyen d'écrits que Dieu inspire, soit par l'intermédiaire de messagers auxquels Dieu fait entendre ses oracles avec mission de les transmettre.

 

On  appelle « Écriture Sainte » la Parole de Dieu écrite par des auteurs que Dieu a inspirés. Elle constitue la « Bible », qui se divise en deux grandes parties : l'Ancien et le Nouveau Testament, lesquels ont pour centre unique, bien qu'à des titres divers, JÉSUS-CHRIST, Fils de Dieu donné à l'humanité pour l'instruire et la conduire à sa fin bienheureuse.

 

L'Ancien Testament, outre les vérités divines qu'il apporte déjà, est la figure du nouveau : il l'annonce et le prépare, non seulement par ses paroles, mais encore par les événements qu'il dispose de manière à leur faire représenter à l'avance la vie de Jésus-Christ et celle de l'Église; laquelle n'est à son tour que la vie de Jésus-Christ étendue à tous les confins de la terre, et prolongée jusqu'à la fin des âges.

 

Aussi les textes de la Sainte Écriture présentent-ils souvent plusieurs sens sous une même lettre :

Un sens historique et littéral, ou narration des faits tels qu'ils se sont accomplis; ou encore exposé de certaines vérités, généralement sous forme de métaphores et de paraboles. .

Un sens spirituel, fondé sur le sens littéral, mais le dépassant.

Il se subdivise lui-même en trois autres sens : le sens allégorique, grâce auquel l'Ancienne Loi figure déjà la Loi Nouvelle; le sens moral, qui nous invite à reproduire en nous la vie de Jésus, car ce qui s'est passé dans le Christ, ou dans les êtres figurant le Christ, est le signe de ce que nous devons faire nous-mêmes; le sens anagogique, qui met sous nos yeux comme une image des biens du Ciel, pour nous attirer vers cette gloire que Dieu nous réserve.

 

Avant que la Parole de Dieu fût fixée par l'Écriture, elle se conservait dans le cœur des Patriarches, qui la transmettaient à leurs enfants comme un héritage sacré. Et la doctrine de Jésus-Christ fut vécue par ses disciples avant d'être fixée sur les parchemins par les Évangélistes.

 

Cet enseignement oral, le premier, constitue la Tradition.

Elle suffit aux générations qui précédèrent Moïse. Jésus lui-même enseigna de vive voix et ne laissa aucun écrit. Ce n'est que plusieurs années après wson Ascension que les Apôtres confièrent Sa doctrine à l'écriture; et S. Jean achève le récit évangélique en nous avertissant « qu'il y a encore beaucoup d'autres choses que  Jésus a faites, et qui ne sont pas contenues dans son livre » (S.Jean XX, 30)

L'Écriture précise et fixe certains points de la Tradition: mais la Tradition complète toujours l'Ecriture, comme le cours du professeur l'enseignement du livre. Et quand le Maître n'est autre que l'Esprit de Dieu, on juge de quel secours il est pour aider à comprendre le Livre de Dieu.

Consignée ou non dans des écrits varies à diverses époques, cette Tradition nous la trouvons dans la pratique de l'Église, les formules et usages liturgiques, les écrits des Pères de l'Église, les symboles de la Foi, les Conciles, Encycliques des Souverains Pontifes, Lettres pastorales, Catéchismes diocésains, Prédications; en un mot dans tout ce qui transmet l'enseignement divin. (tradere = transmettre)

 

Ainsi le témoignage de Dieu, fixé pour nous dans les Livres Saints, se trouve encore actuel dans un Magistère vivant qui le met à la portée de tous, et ne réclame de chacun que la croyance aux Vérités révélées, autrement dit la Foi.

 

b) Part de la science.

 

Comme dans la constatation des faits et dans les recherches historiques, la raison humaine intervient pour reconnaître l'authenticité du Message Divin .

 

. Sous peine de s'exposer à être victime d'une grossière supercherie, elle doit, avant de donner son adhésion à une révélation nouvelle et quelque peu déconcertante, s'assurer que cet enseignement vient bien de Dieu, et que ses Prophètes (c'est-à-dire ceux qui parlent en Son nom) sont dûment accrédités, et non pas de vulgaire charlatans qui usurperaient son autorité.

 

C'est ainsi qu'elle se donne des  motifs de crédibilité, autrement dit des raisons de croire . Elle se trouve donc pleinement satisfaite tout en se sachant dépassée, car elle fait confiance à l'Esprit supérieur et infaillible, après seulement qu'elle a acquis la certitude  que c'est Lui qui parle. « Je ne croirais pas, disait S. Augustin, si je n'avais pas de raisons de croire »

En outre, Dieu qui fournit gratuitement aux hommes les lumières strictement indispensables, ne les dispense pas pour autant de chercher eux-mêmes des éclaircissements nouveaux.

Les articles de Foi deviennent pour la raison ce que sont les tout premiers principes dans les sciences humaines. L'intelligence ne peut plus les abandonner, ni permettre qu'ils soient contredits. Mais, appuyée sur eux, et en étudiant soigneusement toute la portée, elle arrive à des déductions, des conclusions qui ne sont pas des vérités nouvelles, certes, mais des aspects jusqu'alors insoupçonnés des vérités premières.

C'est la Théologie, véritable science du Divin, écho dans l'intelligence humaine de la Pensée de Dieu.

Comme la musique applique aux sons les données établies par une science supérieure, la science des nombres ou mathématique, ainsi la Théologie procède de principes connus à la lumière d'une science plus haute, qui n'est autre que la science de Dieu, La Théologie est une science éminemment spéculative; car elle ouvre à l'intelligence humaine les horizons du Divin, et par-delà tous les objets qu'elle rencontre, c'est Dieu seul qu'elle cherche et contemple. Mais elle est aussi une science pratique; car la morale jaillit du dogme, le culte rendu au Seigneur s'inspire de la connaissance que nous en avons, et notre conduite se règle d'après ce que nous savons de Ses rapports avec nous.

 

Il faudrait dire plutôt que la Théologie domine à la fois les sciences spéculatives et les sciences pratiques, qu'elle dépasse tous les éléments des diverses sciences humaines, et s'apparente à la Science de Dieu qui, une et simple, embrasse tout.

 

Néanmoins, elle se plie aux faiblesses de l'intelligence humaine.

 

Appuyée sur les affirmations divines, comme le physicien se base sur les faits, la Théologie argumente, non pour prouver ses principes puisqu'ils sont divins (Les principes d'ailleurs ne se démontrent pas), mais pour tirer des vérités révélées leurs conclusions logiques, pour affermir chez les âmes droites la croyance à la Révélation, et pour confondre les arguties des incroyants.

 

La Théologie utilise donc la Philosophie, après avoir demandé à l'Apologétique d'établir l'authenticité des documents révélés.

 

Mais, basée sur la Foi, elle procède en définitive par voie d'autorité; car, « si les arguments puisés à la source d'une autorité humaine sont, de tous, les plus faibles, par contre les arguments puisés à la source d'une autorité divine sont, de tous, les plus forts, et les plus efficaces pour convaincre »

 

c- Objet de la doctrine révélée.

 

Comme la Foi sur laquelle elle se fonde, la Théologie n'a pas d'autre objet que la connaissance de Dieu. Si elle étudie les créatures, c'est en quelque sorte avec le regard de Dieu, afin de les voir comme Il les voit, et de discerner quels rapports elles doivent entretenir avec Lui.

De là l'ampleur de la Théologie.

 

Et la « SOMME THÉOLOGIQUE» de Saint Thomas d’Aquin rassemble les éléments fondamentaux de la Théologie, donc de ce que l'on peut savoir de Dieu, et tout ce qui a trait aux relations réciproques de Dieu et du monde.

Elle se divise en trois parties:

 

1. - DIEU, en Lui-même et dans Ses œuvres.

 

Il. ~ L'HOMME, tous le sous l’aspect de ses rapports avec Dieu.

 

IIi. - LE DIEU-HOMME, Jésus-Christ, Médiateur entre Dieu et l'homme.

 

A SUIVRE

 

 

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20 octobre 2013 7 20 /10 /octobre /2013 12:12

"L'erreur la plus fatale est de s'imaginer que l'on peut arriver à la connaissance de la vérité par le sentiment »

CH.Charaux

 

"La vérité, c'est qu'esprit et bon vouloir sont lumière quand ils s'associent ,ténèbres quand ils se séparent "

CH.Charaux

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20 octobre 2013 7 20 /10 /octobre /2013 07:04

 

                     Glanes pour survivre (suite)

 

Jésus veut être aimé pour Lui-même

 

Le Ciel doit être désiré par amour

 

« On demande, dit le Seigneur à  Sainte Brigitte, pourquoi les peines de l’enfer ne sont point vues.

         « Si les peines de l’enfer étaient vues comme elles sont, l’homme sécherait de crainte et chercherait le Ciel non par esprit d’amour, mais par crainte. Or c’est parce que personne ne doit désirer le Ciel par crainte de la peine, mais par la charité, que Je cache la peine des damnés. »

(Liv. V, ch. II.)

  Ndlr : Il faut donc  que la situation actuelle soit particulièrement grave pour que le Ciel nous découvre, après la vision de l’enfer des enfants de Fatima, dans  les exorcismes de Suisse , les souffrances terribles des démons et des damnés. C’est cette révélation qui a amené bien des âmes à la conversion. Et petit à petit à l’amour du Christ pour Lui-même ,ce qui est le salut. Mais c’est une sorte de dérogation exceptionnelle due aux immenses périls actuels.

 

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19 octobre 2013 6 19 /10 /octobre /2013 07:18

                                         Le Mystère de Babylone

« MAINTENANT Rome est vraiment devenue une Babylone, la « prostituée de Babylone » comme il est dit. Déjà le Saint Apôtre JEAN VIT CELA D’AVANCE…. »Béelzébuth : exorcisme du 6 Août 1989

(Mot clé recherche :exorcismes)

 

                        Survol des Saintes Écritures

 

A la différence de 1'Égypte, qui a dans la symbolique biblique une signification ambiguë ; Babylone  y figure toujours comme une puissance mauvaise, bien que Dieu puisse à l'occasion l’utiliser pour réaliser Ses desseins.(Les textes les plus clairs sont en Jérémie et Isaie). (Un peu de géographie : Ninive était la capitale de l’ASSYRIE  à peu près l’Irak actuel sur le fleuve Tigre ; Babylone est au sud, en Chaldée au bord de l’Euphrate .Entre les 2 fleuves c’est la Mésopotamie, terre fertile qui fait des jaloux. La Perse correspond  en gros à l’Iran actuel, à l’est. Ces régions ont toujours été bouleversées par des conflits d’ambitions et ce n’est toujours pas fini…)

 

1. Le signe de Babel. Avant même qu'Israël  soit entré en rapport direct avec la grande cité mésopotamienne, celle-ci est présente à l'horizon de l’histoire sainte. Car Babel est le nom hébreu de Babylone et la fameuse tour dont parle Génèse 1l,I-9 n'est pas autre chose que la tour à étages (ou Ziggourat) de son grand temple. Signe par excellence de l'idolâtrie babylonienne, cette tour est aussi présentée comme le symbole de l’orgueil humain. Aussi la tradition biblique rattache-t-elle la confusion des langues au signe de Babel : c'est  ainsi que Dieu a châtié les hommes pour leur orgueilleuse idolâtrie.

 

2. Le fléau de Dieu. -, Cependant, à partir du VIIe siècle,(AC) Babylone joue un rôle plus direct dans l'histoire sainte. C'est l'heure où les Chaldéens, qui l'ont conquise, songent à ravir à Ninive l'empire du Moyen-Orient. Puissance redoutable, qui « fait de sa force son Dieu» (Ha l, II); mais Dieu va faire entrer cette puissance, dans son jeu. Babylone contribue ainsi à exécuter son jugement contre Ninive (Na 2,2-3,19). Elle est le fléau de Dieu pour Israël et pour les royaumes d'alentour: Yahweh les a tous remis aux mains de Nabuchodonosor,  le roi, dont ils doivent porter le joug ; Elle est la coupe d'or avec laquelle Yahweh enivre les peuples. Elle est le Marteau dont Il se sert, pour pilonner la terre entière .Elle va exécuter surtout le jugement de Yahweh contre Juda: sa terre sera le lieu d'exil où Dieu recueillera le reste de son peuple. Dure réalité, qu'évoquent Rois (2 R 24-25); mais «près des rives de Babylone », où les chants font place aux pleurs les juifs déportés connaissent la souffrance purifiante qui prépare les restaurations futures .

 

3- La cité du mal. ~ Ce rôle providentiel de Babylone ne l'empêche pas d'être la Cité du mal par excellence. Certes, comme les autres nations, comme Ninive même elle est appelée à se joindre un jour au peuple de Dieu (Ps 87,4)· Mais à l'égal de Ninive elle s'est complue en sa Propre force Elle s'est dressée devant Yahweh avec orgueil et insolence ; Elle a multiplié les crimes: sorcellerie (Is 47,12.), idolâtrie ,cruautés de toutes sortes ... Elle est vraiment devenue le temple de la malice (Za 5,5-11), la « cité du néant» (Is 24,10 ).

 

4. Sortir de Babylone. - Si l'exil était un juste châtiment pour Israël coupable, c'est maintenant, pour le petit Reste converti par l'épreuve, une captivité intolérable et même un séjour dangereux. Une fois passées les 70 années prédites (*nombre conventionnel), l'année de rémission va donc venir (Is 61,2; cf Lv 25,10). Cette libération tant attendue est pour le peuple de Dieu une « « bonne nouvelle» (Is 40,9; 52,7ss). Les exilés sont invités à quitter la cité mauvaise : «Sortez de Babylone ! » « Dehors! Ne touchez rien d'impur ! » Ils vont ainsi repartir vers Jérusalem, comme en un nouvel exode. Minute dont le seul souvenir, dans les siècles suivants, comblera les cœurs de joie (Ps 126, Is).Date importante, dont Saint Matthieu fait une étape vers l'ère messianique (Mt l;l1s).

 

5. Le Jugement de Babylone. - En même temps que l'histoire sainte prend ainsi un nouveau tournant, Babylone, fléau de Dieu, fait à son tour l'expérience des jugements divins. Le réquisitoire a été dressé contre la cité du mal. La sentence est annoncée avec joie par les prophètes (Is 21,1-10; Jr 51,l1S). Ils entonnent sur Babylone des lamentations ironiques (ls 47). Ils décrivent par avance sa ruine épouvantable Ce sera le Jour de Yahweh contre elle la vengeance de Yahweh et contre ses dieux. De cet événement, la marche triomphale  de Cyrus est comme le prodrome (ls 41,1-5; 45,1-.6) ; les armées de Xerxès l'exécuteront en 485, si bien que de Babylone, il ne restera pas pierre sur pierre Néanmoins elle continuera de vivre dans le souvenir des Juifs comme le type de la cité païenne vouée à la perdition, et son roi Nabuchodonosor, comme le type du tyran orgueilleux et sacrilège.

 

6. Permanence du mystère de Babel. La cité historique de Babylone est tombée bien avant qu'advienne le Nouveau Testament. Mais à travers elle, le peuple de Dieu a pris conscience d'un mystère d'iniquité qui est constamment à l'œuvre ici-bas. Babylone et Jérusalem dressées l'une en face de l'autre, ce sont les deux cités entre lesquelles les hommes se partagent, la cité de Dieu et la cité de Satan. Or l'Église primitive s'est rapidement rendu compte qu'elle était entraînée, elle aussi, dans ce même drame des deux cités. En face de la Jérusalem nouvelle ,l’Église (Ga 4,26; Ap 21); Babylone continue à tout instant de se dresser. A partir de la persécution de Néron, elle prend le visage concret de la Rome impériale (1 P 5,13) L'Apocalypse la décrit à ce titre comme la Prostituée fameuse, assise sur une Bête écarlate ivre du sang des saints (Ap 17) Elle a partie liée avec le Dragon, qui est Satan, et la Bête, qui est 1' Antichrist. Aussi le peuple de Dieu est-il invité à la fuir (Ap 18,4), car son jugement est proche; elle va tomber, Babylone la grande (Ap 18,1-8), et les nations ennemies de Dieu se lamenteront sur elle tandis que le ciel résonnera d'acclamations (Ap 18,9,lO). Tel est le sort réservé finalement. à la Cité du mal ; toute catastrophe historique  qui atteint les empires terrestres dressés contre Dieu et contre Son Église est une actualisation de ce jugement divin. Les oracles contre Babylone conservés dans l'Ancien Testament trouvent dans cette perspective leur accomplissement eschatologique : ils restent suspendus comme une menace au-dessus des nations pécheresses qui incarnent de siècle en siècle le mystère de Babylone.

 

 Paris, cité orgueilleuse et impie, sera châtiée comme Babylone ;Voir secret de La Salette. Dieu donnera au moment voulu le signal de fuir cette cité du mal.Rome paiera très cher ses infidélités et ses impostures.Mais l’Église survivra grâce au petit reste, fort dans la Foi.

 

 

 

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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 23:31

La tendance à désacraliser la liturgie. SS Paul VI -lettre à la commission de la réforme liturgique 19- 4- 1967 extraits

« Les initiatives liturgiques arbitraires et fantaisistes »

« Un autre motif de douleur et d'appréhension Nous est donné par les cas d'indiscipline qui, dans différentes régions, se répandent dans les manifestations du culte communautaire et prennent parfois des formes volontairement arbitraires, souvent totalement différentes des normes en vigueur dans l'Église. Cela trouble gravement les bons fidèles, on en donne des motivations inadmissibles qui sont dangereuses pour la paix et l'ordre de l'Église et qui répandent des exemples déconcertants. Nous voudrions à ce propos rappeler ce que le récent Concile réaffirme au sujet du gouvernement de la liturgie, lequel « dépend uniquement de l'autorité de l'Église ». (Constitution Sacros. Cons., n° 22.) Mais Nous voulons surtout exprimer Notre confiance que l'épiscopat aura soin de veiller sur ces cas et de préserver l'harmonie propre au culte catholique sur le plan liturgique et religieux qui, en cette époque postconciliaire, est l'objet de soins très attentifs et délicats. Nous adressons cette exhortation également aux familles religieuses sur la fidélité et l'exemple desquelles l'Église compte aujourd'hui plus que jamais. Nous adressons aussi au clergé et à tous les fidèles, afin qu'ils ne se laissent pas envahir par des velléités d'expériences fantaisistes, mais qu'ils cherchent plutôt à donner un caractère de perfection et de plénitude aux rites prescrits par l'Église. Cette recommandation concerne également l'une des prérogatives du Consilium, qui consiste à diriger avec sagesse chacune des expériences liturgiques semblant mériter d'être mise en œuvre d'une façon attentive et dans un esprit de responsabilité. (Le Consilium est la commission chargée de l’application des résolutions conciliaires. Elle fut rapidement infiltrée et dévoyée par les progressistes pour aboutir à ce que l’on sait, qui avait outrepassé les demandes du concile lui-même. Cette «réforme »était depuis plusieurs années dans les cartons de la subversion. Mgr Bugnini en fut le malheureux applicateur. Il n’est pas le seul responsable de ce coup de force. Hélas, «  la faiblesse des bons a fait la force des méchants »).

             "…Mais ce qui est pour Nous une cause encore plus grave d'affliction, c'est la diffusion de la tendance à « désacraliser », comme on ose le dire, la liturgie (si encore elle mérite de conserver ce nom) et avec elle fatalement le christianisme. Cette nouvelle mentalité, dont il ne serait pas difficile de retracer les origines troubles, et sur laquelle cette démolition du culte catholique authentique essaye de se fonder, implique de tels bouleversements doctrinaux, disciplinaires et pastoraux, que Nous n'hésitons pas à la considérer comme aberrante. Nous avons le regret de devoir dire cela, non seulement à cause de l'esprit anticanonique et radical qu'elle professe gratuitement, mais bien davantage à cause de la désintégration qu'elle comporte fatalement.
            Nous n'ignorons pas que tout mouvement idéologique peut contenir de bons fragments de vérité et que les promoteurs de nouveautés peuvent être des personnes bonnes et cultivées, et Nous sommes toujours prêts à considérer aussi les aspects positifs de tout phénomène qui se produit dans l'Église. Mais Nous ne devons pas dissimuler, à vous surtout, la menace de ruines spirituelles que semble représenter ce à quoi Nous venons de faire allusion. »

Oui, de la désacralisation à la profanation et au sacrilège, il n’y a qu’un pas.

Comment penser que celui qui a écrit cet avertissement solennel aurait pu être l’instigateur et l’organisateur de la réforme Bugnini et de la « nouvelle Messe » ? C’est impensable. Il a donc fallu une machination diabolique, des tromperies  avec abus de confiance, des  pressions psychologiques,  et même physiques graves pour qu’il soit contraint d’apposer sa signature à de tels documents, si tant est que cette  signature ait été réelle ?? Déjà nous savons comment Mgr Bugnini et ses complices ont agi.( Cf le site « SSPaul VI le pape martyr »).Nous saurons un jour, si Dieu le veut, toute la Vérité.

S S Paul VI n’est ni un hypocrite, ni un traître ,ni un vandale. Gardons-lui donc toute notre confiance et prions pour lui. Il a besoin de nous et nous avons besoin de lui.

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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 11:25

 

Les « petites phrases » qui tuent….

 

 La revue le Cep publie dans son numéro de juillet 2012 un témoignage important sur un point très important : L’attitude de W…vis à vis à vis de l’évolution. Le 22 Octobre 1996 le monde de la recherche et la presse rendait compte du message de W…délivré à l’assemblée plénière de l’Académie Pontificale des sciences réunie à Rome pour débattre des théories de l’évolution et de l’émergence progressive des formes et des expèces.

Ce message ne fut pas prononcé car l’audience avait été annulée. Le message fut néanmoins transmis .On peut en lire le texte complet dans les actes du Saint Siège , en anglais.(JPII Messages  pontificaux) publié et daté du 29 Novembre 1996. La petite phrase « Aujourd’hui les nouvelles connaissances conduisent à reconnaître dans la théorie de l’évolution plus qu’une hypothèse » n’y figure pas. »

Voici ce qu’en dit un prêtre , membre de cette assemblée    

« J’étais membre de cette assemblée plénière sur l’évolution. Le Bienheureux Jean-Paul II n’a JAMAIS prononcé le discours qui lui est attribué en date du 22 Octobre 1996. Le texte non signé a été remis aux participants sans qu’il y ait eu audience pontificale. J’ai interrogé après coup le Père Cottier, maintenant cardinal. Il m’a dit avoir rédigé lui-même une partie du texte mais qu’un second auteur était intervenu, en intégrant au texte son ajout personnel sans le lui soumettre. Or le Père Cottier, théologien de la Maison Pontificale, avait précisément pour mission de relire les textes devant être signés par le Pape….L’ électeur n’a donc pas pu remplir sa mission. Il a été court –circuité. Quand à Jean Paul II, confiant en son relecteur, il n’a jamais lu ni relu ce texte…. »

 La revue « le Cep » étant une revue sérieuse, nous nous devions de faire connaitre cette information.

 Elle nous réjouit car elle ruine les arguments des ennemis de la Création qui faisaient de cette « petite phrase » un argument victorieux.

Elle nous attriste en ce qu’elle montre l’infiltration des plus hautes sphères par des intervenants dangereux. L’influence des secrétariats  et des rédacteurs est capitale, car il est impossible à un pape de tout rédiger et contrôler. Ceci en dit long sur la tragédie de SS Paul VI, trahi et abusé.

Elle nous conforte sur notre volonté de nous méfier des « petites phrases »et des « images-chocs ».

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