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3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 08:37

«  Et Son Nom est l’Admirable » .3/3

 Saint Thomas, lui, progresse non comme le second mais comme le premier explorateur : il part de l'Océan, la Divinité; et remonte le vaste réseau hydrographique jusqu'aux sources humaines de la vie du Christ. Un coup d'œil sur l'ordre des questions et des articles de la troisième partie de la Somme Théologique indique clairement la progression de ce grand explorateur théologique. Il commence par l’union hypostatique, l’union des deux natures divine et humaine en une seule Personne, la présence de la Divinité infinie dans le Christ ; puis il aborde la grâce sanctifiante du Christ, Ses vertus surnaturelles, Sa grâce en tant que chef de la race humaine; il parle de la science du Christ, divine, angélique et humaine; il parle ensuite de la puissance humaine de l'Ame du Christ, de Sa prière, de Son sacerdoce, de Sa filiation, de Sa prédestination, de Son adoration, de Sa médiation.: C'est encore le grand fleuve dont l'océan soulève les eaux au gré des marées. Saint Thomas en vient alors à. la vie humaine du Christ : la conception virginale du Christ, sa Nativité, son Baptême, Sa doctrine, Ses miracles, Sa passion, Sa mort, Son ascension; Sa résurrection.

 

Que le lecteur, je l'en supplie, me pardonne de retenir son attention sur la comparaison du fleuve. Pour qu'elle puisse être pleinement applicable au pré- sent sujet, au lieu de supposer un système de rivières qui convergent en descendant de la montagne,  il faudrait imaginer un système de cours d'eau s'étirant dans une plaine en sorte que la marée puisse remonter jusqu'à la source même du plus petit ruisseau. Que je sache, il n'y a rien de tel dans la nature; si cela existait, ce serait la splendide illustration d'un grand mystère : les actions purement humaines de Notre-Seigneur, en  même temps qu'elles se dirigent vers l'infini de la Divinité, sont perpétuellement gonflées par les marées de cet océan divin qui pénètre avec impétuosité dans les canaux des actions humaines et se mêle aux eaux de la sainteté humaine. Un cours d'eau ainsi soumis à l'influence des marées a pour ainsi dire une double nature: d'une part, les eaux natives de la rivière, d'autre part, les eaux de la mer refoulées tout au long du cours de la rivière. Ainsi y a-t-il dans  l'Admirable beaucoup de rivières rejoignant d'autres rivières, mais en toutes remontent les eaux de la Divinité. C'est cette pénétration des eaux de la Divinité en chacune des actions .du Christ qui, sans aucun doute, a poussé Saint Thomas à adopter la méthode d' exploration de la mer vers l'intérieur des terres.

 

J'adopterai la même méthode pour l’instruction de ceux qui liront ce petit traité. Cependant, la méthode de dévotion, qui est en substance la méthode de l’émerveillement, commence par la vie humaine de Notre-Seigneur, commence avec le «  Salut, pleine de grâce » et la Vierge Marie, la douce fille de David, pour progresser de douceur en douceur vers le Verbe qui habite dans le sein du Père. Ce n'est pas la seule fois que la présentation théorique des choses du ciel suit une marche opposée à celle de leur réalisation pratique. »

 

 

 

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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 08:41

 

« Et Son Nom est l’Admirable »….2/3

 

«  Notre-Seigneur est une Personne en deux natures : tel est le premier article du Credo chrétien concernant Sa Personne Sacrée. Cette dualité des natures, si indispensable à la théologie chrétienne, est la grande merveille, c'est elle qui rend le Christ admirable parce que par cette dualité « l'abîme appelle l'abîme, », Il y a en Lui une nature humaine pleine de grâce et de vérité; mais si l'on scrute cette nature même, elle révèle aussitôt quelque chose de plus profond encore : la nature divine. Et cette dualité n'est encore que l'expression la plus simple des multiples splendeurs que la théologie catholique a entrepris de dépeindre. Notre-Seigneur a toutes les perfections de l'homme, Il  a les perfections de la Divinité même et Il a une perfection qui n'appartient qu'à Lui ; quelque chose entre la perfection angélique et la Divinité. Cette gradation de perfections, je le répète, les esprits malades la rejettent comme un pesant fardeau ; ils exigent un Christ simple; mais cette simplicité qu’ils réclament est plutôt la transparence anonyme du verre ordinaire que le rayonnement splendide du diamant avec ses mille facettes et ses feux innombrables. Cette gradation de perfections en la Personne de Notre-Seigneur, si remarquable dans la Christologie catholique, c'est ce qui Le rend si admirable, parce que c’est « l'abîme appelant l'abîme »; ou, pour changer la comparaison, c'est une chaîne de montagnes de plus en plus hautes, en sorte qu'atteignant un sommet, on se trouve au pied d'un autre géant parmi les montagnes. Ainsi on constate pratiquement que le plus candide et le plus fervent des disciples du Christ trouve sa joie dans le dogme de la dualité des natures dans le Christ, parce qu’un fidèle simple et aimant est un admirateur-né et sa seule crainte est que par malheur un jour vienne où il ne pourra plus admirer. Essayons donc de comprendre dans cet esprit la merveilleuse multiplicité des perfections du Christ telle que nous l'enseigne la théologie catholique.

 

En suivant les enseignements de la théologie catholique sur la Personne du Christ, nous ressemblons à l'explorateur dont la mission est de reconnaître le cours d'une rivière.

 Deux méthodes se présentent à lui :

                 Ou bien, voguant d'abord pendant des jours sur l'étendue infinie de l'océan, il parvient à l'embouchure de quelqu'immense Amazone où il est longtemps difficile de distinguer le fleuve de l'océan. Il entreprend alors de remonter vers la source de la rivière, poussé en avant par la marée montante en lutte avec le courant. Après plusieurs jours de navigation, le fleuve perd pour lui son individualité : ce n'est plus une, mais plusieurs rivières qui s'offrent à son exploration; désormais la ligne de partage des eaux présente plus d'intérêt pourlui que la rivière elle-même.

             Ou bien, s'il préfère, le voyageur peut commencer son expédition au sommet de la montagne, suivre un cours d'eau, descendre avec lui jusqu'au grand fleuve et voguer en descendant le courant avec la certitude que tôt ou tard il pénétrera dans l'Océan sans bornes. Il éprouve une joie particulière à anticiper le moment où le flot qui le porte deviendra une mer immense.

 

Cette seconde méthode d'exploration devrait produire en nous plus d'admiration que la première, car un voyageur avançant ainsi du ruisselet de la montagne jusqu'à l'océan va de merveille en merveille jusqu'à ce que toutes les merveilles se perdent dans le merveilleux Océan .Ce dernier exemple illustre la méthode naturelle de découverte des merveilles du Fils de Dieu. Il y a d'abord Sa vie humaine extérieure: c'est le torrent montagnard, frais, puissant, d'une transparence céleste, s'engouffrant dans les gorges profondes de Ses souffrances humaines. Ce torrent de Sa vie mortelle est absorbé par Sa vie surnaturelle, Sa grâce sanctifiante, Ses perfections angéliques d'intelligence, Son Corps glorieux. Cette vie même, si vaste et infinie qu'elle soit, est finalement absorbée en une immensité bien plus grande encore : l'infini de Sa Divinité.

 A suivre

 

 

 

 

 

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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 08:07

                                                   « Et Son NOM est L'ADMIRABLE »

                                                    (Isaïe ,9,6) – 1/3

 

 

Comme cadeau d’Avent, permettez- moi , fidèles lecteurs (et je l’espère, amis), de vous offrir un admirable texte sur ….l’admiration. C’est un bref chapitre du livre de Dom Vonier OSB «  La personnalité du Christ » paru en 1914  et réédité par l’abbaye d’en Calcat en 1951. C’est un chef d’œuvre qui ne nous parle que « des merveilles que fit pour nous le Tout Puissant » en la Personne de Jésus-Christ, Vrai Dieu et Vrai homme.

 

« La joie de l'homme vient en grande partie de sa faculté d'admiration. L'admiration est semblable à un courant  d'eau fraîche inondant la surface de l'âme; si les enfants sont si heureux, c’est que pour eux il y a tant à admirer. l'insondable gravité de leurs yeux si clairs, c'est la solennité de l'émerveillement. Malheur à l'homme qui n'a rien à admirer! Son âme a perdu toute fraîcheur, ses yeux sont ternes et vides.

 

Si, à quelqu'époque de notre vie que  ce soit, nous cessons d'admirer, la faute n'en est qu'à nous. Le monde dans lequel Dieu a placé  l'homme est une   merveille inépuisable; seule l'admiration est capable d'établir une sorte d'égalité et de proportion entre l'homme et le vaste monde où il vit. Nous ne comprenons pas les merveilles de l'univers; nous n'en voyons qu'une infime partie et chacun de nous vit dans un tout petit coin; l'univers n'est donc pas nôtre, mais il devient nôtre par l'admiration ; parce qu'il est si immensément plus grand que nous, nous le considérons avec émerveillement et notre émerveillement s'accroit à mesure que  l'immensité se laisse pénétrer par l'intelligence plus mûre; ce que nous perdons en proportion, nous le regagnons en admiration et celle-çi nous rend d'autant plus heureux. C’est la chose la plus triste du monde que d’avoir son sort lié à des gens qui ont perdu le don de l’admiration.

C’est la plus cruelle et la plus sombre captivité du cœur; c'est l'obscurité au dehors et au dedans; c'est le plus pénible purgatoire de l'âme; ce serait l'enfer même, n'était l'espérance que le jour viendra où nous serons délivrés de la compagnie des âmes blasées,(Blasé vient de  « blazen » qui signifie gonfler) et placés parmi les esprits dont la vie est une admiration· sans fin. Que les enfants et les jeunes m’entourent, eux dont chaque geste et chaque parole exprime quelqu'émerveillement et je sentirai alors mon cœur s'emplir à nouveau d'une joie qu'il n'a pas connue depuis l'enfance.

 

Le Christ Fils de Dieu ne pourrait jamais être la vie  éternelle de l'homme s'Il n'était l'admiration éternelle de l'homme. Un Christ que nous pourrions complètement. saisir,  comprendre de part en part, ne pourrait jamais être notre vie et notre espérance parce que nous ne pourrions plus l'admirer désormais. C'est la condition indispensable de toute admiration vraie et durable que son objet dépasse toujours la connaissance que nous en avons et que l'accroissement de notre connaissance, loin de nous faire trouver les limites de l'objet admiré, nous convainque de plus en plus de l'inaccessibilité de ces limites.

 

Sans doute, l'amour naît de la connaissance et de la compréhension; mais fragile et éphémère l'amour qui serait à la mesure de cette connaissance et de cette compréhension ! L'amour est meilleur et plus fort quand nous en savons assez sur une personne pour comprendre qu'il y a en elle infiniment plus que ce que nous en savons positivement. L'amour véritable et immortel ne vit pas dans le Saint des Saints, mais simplement dans le Saint, les yeux fixés sur l'inaccessible Saint des Saints.

On ne trouve un amour fort pour le Christ, le Fils de Dieu, un amour frais comme un matin de printemps, immuable comme les collines éternelles, que là où vit la foi en la nature divine du Christ, parce que là seulement, l'esprit créé a le champ libre pour une admiration sans fin. L'amour s'éteint lorsqu'il trouve une limite; les limites sont incompatibles avec l'amour. Si l'on me rapporte les mobiles intimes d'un homme de bien, j'admirerai son courage et sa générosité non pas tant en raison de ce qu'il a fait qu'en raison du caractère que révèle son action. Si je le savais incapable de renouveler un tel geste, je ne pourrais plus l'aimer ni l'admirer désormais; en fait, mes sentiments à son  égard sont réglés bien plus par ce dont je le crois capable que par ce que je lui ai vu accomplir.Faire du Christ uniquement un homme, c’est Le priver de l’attribut divin de l’incompréhensibilité ; tôt ou tard nous le comprendrions entièrement; une telle théologie serait la plus cruelle des choses,  car elle tuerait dans l'âme l’élément le plus vivifiant de la religion :l’admiration toujours ancienne et toujours nouvelle. Toute admiration vient de la profondeur.

 

Nous admirons ce que nous savons inépuisable, insondable. Il faut vraiment « l'abîme qui appelle l'abîme » (PS XLI,8 )} pour que l'admiration soit brûlante et souveraine.

Notre-Seigneur est vraiment l'Admirable » parce qu'en Lui « l'abîme appelle l'abîme », parce qu'en Lui on trouve une succession de  régions surnaturelles, toutes plus belles les unes que les autres. Les mystères très profonds du Christ ne sont pas des réalités qui s’offrent à notre contemplation à la façon des réalités simples , évidentes.

Il n'y a que des esprits malades pour exiger un Christ simple, si simple vraiment qu'Il en reste dépouillé de Sa grâce et de Sa Divinité. »  A suivre

 

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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 15:36
La solennité de l'émerveillement des enfants

"C'est la chose la plus triste au monde que d'avoir son sort lié à des gens qui ont perdu le don de l'admiration "(DOM Vonier)

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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 09:34

« Un autre sujet d'émerveillement pour Napoléon : «Après Saint-Pierre, les trente-deux évêques de Rome qui lui ont succédé furent tous, sans exception, martyrisés. Donc, pendant au moins trois siècles, le Siège romain fut synonyme de mort certaine pour ceux qui y montaient (...). Dans cette guerre, tous les pouvoirs de la terre, se sont retrouvés coalisés contre qui ? Des hommes et des femmes pauvres, misérables et sans défense». Et pourtant, le christianisme a triomphé de Rome et du monde entier. Jésus, juste un «grand homme»? Napoléon secoue la tête: «Mon armée m'a déjà oublié, alors que je suis encore en vie (...). Voilà ce qu'est notre pouvoir à nous, grands hommes ! Une seule défaite nous désintègre et l'adversité emporte tous nos amis»."

Les papes  légitimes sont des témoins du Vrai Dieu.Tous ont souffert,dans leur corps où leur âme et souvent les deux. SS Paul VI est de ceux-là .Telle est la loi de l'Église et il en sera ainsi jusqu'au dernier.

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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 09:02

La dévotion au Chef Sacré de Jésus, Remède à la crise de l’intelligence

contre-poison  à l’aveuglement des esprits -2

(suite)

"Mon Père, vous m'avez demandé pourquoi Notre-Seigneur désire que Son Chef Sacré soit honoré comme "Sanctuaire des Puissances de Sa Sainte Ame", alors que l'âme est certainement dans tout le corps et que la tête n'est pas considérée comme le principe actif de toutes les puissances de l'âme.

Voici comment je comprends: la raison ou intelligence, est en nous la partie la plus proche de Dieu. Elle est d'une manière spéciale l'image de Dieu, que dis-je, elle est la lumière même de Dieu dans laquelle nous Le voyons tel qu'II est, et nous-mêmes tels que nous sommes : elle nous rend capables de distinguer le bien du mal.

Et comme la tête est le siège des puissances du raisonnement les facultés de l'esprit y reposent, ainsi du Chef Sacré jaillissent, dans un torrent de lumière resplendissante, Force, Sagesse, Intelligence et une Puissance conductrice pour guider et gouverner la Volonté et les affections du Sacré-Cœur.

En cela nous voyons la liaison entre ces deux grandes dévotions. Les Puissances qui régissent le Sacré-Cœur résident dans la Tête Sacrée... L'âme pénètre toutes les parties du corps: mais comme les puissances de raisonnement sont les facultés les plus élevées de l'âme, comme l'on dit que la tête les contient, ou est leur temple d'une manière spéciale, et que la mémoire est dans le cerveau veau, ainsi la raison guide et dirige la volonté et l'amour ou les affections du corps humain. La tête est la partie la plus élevée, la plus noble de l'homme, ses puissances ne peuvent être séparées: elles ne forment ensemble qu'une seule âme qui est immortelle et parfaite en ses puissances, quand elle est remplie de la grâce sanctifiante, telle qu'est la Sainte Ame de Jésus.

Notre-Seigneur m'a ainsi donné à entendre que, bien que les péchés commis par la faiblesse de la volonté et les affections mal placées L'offensent gravement, les péchés de l'intellect l'emportent de beaucoup sur ces derniers en nombre et en gravité. Le péché d'orgueil (maintenant plus que jamais) éloignent les âmes de l'amour et de la soumission à la Sainte Église et en remplissent l'Enfer."

(extrait de la lettre 67 à son directeur spirituel. P. 142.)

"Le Seigneur m'a donné à entendre qu'une adoration et vénération spéciales devraient être rendues à Son Chef Sacré, en qualité de Siège de la Divine Sagesse et puissance directrice des sentiments du Sacré-Cœur et qu'ainsi serait complétée cette céleste dévotion. (T. Higginson-1879)

J'ai saisi que Notre Seigneur désirait que Sa Tête Sacrée fut spécialement honorée comme le Siège de Sa Divine Sagesse et les puissances de Son Ame humaine (intelligence, mémoire, volonté) adorées en Elle, car la tête est le siège des puissances intellectuelles de l'homme. (1880)

Il m'a fait voir très clairement que le temps est proche où Il fera connaître au monde le désir qui Le consume. (1880)

Notre Seigneur m'a fait de nouveau sentir ce désir excessif qui semble Le consumer, de voir Son Chef Sacré honoré comme le Sanctuaire des puissances de Sa Sainte âme et l'organe central de Son Corps humain.

Notre désir n'est qu'une petite étincelle en comparaison de la fournaise de Son désir à Lui. Oh ! je ne peux comprendre comment Il peut désirer si vivement cet honneur, Lui qui est Tout-Puissant, et cependant tarder si longtemps à réaliser Son vœu ardent... Il m'a montré la grande gloire qui sera procurée à l'Adorable Trinité et à Son Humanité Sacrée par cette dévotion... J'ai compris que Notre Seigneur considère cet hommage comme un puissant moyen de réparer l'outrage qui fut fait au Dieu très Sage et très Saint lorsqu'II fut couronné d'épines, tourné en dérision, méprisé et revêtu comme un fou. Il désire être couronné et reconnu comme la Sagesse du Père, le vrai Roi des Rois.

Il me presse de plus en plus de faire connaître Son désir. Il semblait avoir une couronne de feu qui consumait Son Chef Sacré et pénétrait jusqu'au cerveau même et Il me dit: "Considère le désir brûlant que J'éprouve de voir Ma Tête Sacrée honorée ainsi que Je te l'ai enseigné". (1881)

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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 08:55
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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 08:44

Pastor Aeternus ,un éclair dans les ténèbres

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28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 20:30

 

Un texte fondamental sur la dignité du Pape légitime ;à méditer à l’heure où les fumées de Satan tentent leur ultime bouffée de destruction de la Papauté; remarquable sur le fond et aussi sur la forme limpide et sans ambigüité.

 

Ier CONCILE DU VATICAN (XXe OECUMÉNIQUE)

4e session (18 juillet 1870)Sous la présidence de SS Pie IX

Ière CONSTITUTION DOGMATIQUE " PASTOR AETERNUS "

L'éternel pasteur et gardien de nos âmes [1 P 2, 26], pour perpétuer l'oeuvre salutaire de la Rédemption, a décidé d'édifier la sainte Église dans laquelle, comme en la maison du Dieu vivant, tous les fidèles seraient rassemblés par le lien d'une seule foi et d'une seule charité. C'est pourquoi, avant d'être glorifié, " il pria son Père ", non seulement pour les Apôtres, " mais aussi pour ceux qui croiraient en lui, à cause de leur parole, pour que tous soient un, comme le Fils et le Père sont un " [Jn 17, 20 sv.]. De même qu'il " envoya " les Apôtres qu'il s'était choisis dans le monde, " comme lui-même avait été envoyé par le Père " [Jn 20, 21], de même il voulut qu'il y eût en son Église des pasteurs et des docteurs " jusqu'à la fin du monde " [Mt 28, 20].

Pour que l'épiscopat fût un et non-divisé, pour que, grâce à l'union étroite et réciproque des pontifes, la multitude entière des croyants fût gardée dans l'unité de la foi et de la communion, plaçant le bienheureux Pierre au-dessus des autres Apôtres, il établit en sa personne le principe durable et le fondement visible de cette double unité. Sur sa solidité se bâtirait le temple éternel et sur la fermeté de cette foi s'élèverait l'Église dont la grandeur doit toucher le ciel (1). Parce que les portes de l'enfer se dressent de toutes parts avec une haine de jour en jour croissante contre ce fondement établi par Dieu, pour renverser, s'il se pouvait, l'Église, Nous jugeons nécessaire pour la protection, la sauvegarde et l'accroissement du troupeau catholique, avec l'approbation du saint concile, de proposer à tous les fidèles la doctrine qu'ils doivent croire et tenir sur l'institution, la perpétuité et la nature de la primauté du Siège apostolique, sur lequel repose la force et la solidité de l'Église, conformément à la foi antique et constante de l'Église universelle, et aussi de proscrire et de condamner les erreurs contraires, si pernicieuses pour le troupeau du Seigneur.

(1) : LÉON LE GRAND, Sermo 4, 2 : PL 54, 150 C.

Ch. 1 : L'institution de la primauté apostolique dans le bienheureux Pierre

Nous enseignons donc et nous déclarons, suivant les témoignages de l'Évangile, que la primauté de juridiction sur toute l'Église de Dieu a été promise et donnée immédiatement et directement au bienheureux Apôtre Pierre par le Christ notre Seigneur. C'est, en effet, au seul Simon, auquel il avait déjà été dit : " Tu t'appelleras Céphas " [Jn 1,42], après que celui-ci l'avait confessé en ces termes : " Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ", que le Seigneur adressa ces paroles solennelles : " Bienheureux es-tu, Simon, fils de Jona, car ce n'est ni la chair ni le sang qui te l'ont révélé, mais mon Père qui est dans les cieux ; et moi, je te dis que tu es Pierre et que sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les portes de l'enfer ne prévaudront pas contre elle. Et tout ce que tu lieras sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que tu délieras sur la terre sera délié dans le ciel " [Mt 16, 16 sv.]. Et c'est au seul Simon Pierre que Jésus, après sa résurrection, conféra la juridiction de souverain pasteur et de chef suprême sur tout son troupeau en disant : " Pais mes agneaux, pais mes brebis " [Jn 21,15 sv.].

Cette doctrine si claire des saintes Écritures se voit opposer ouvertement l'opinion fausse de ceux qui, pervertissant la forme de gouvernement instituée par le Christ notre Seigneur, nient que Pierre seul se voit vu doté par le Christ d'une primauté de juridiction véritable et proprement dite, de préférence aux autres Apôtres, pris soit isolément soit tous ensemble, ou de ceux qui affirment que cette primauté n'a pas été conférée directement et immédiatement au bienheureux Pierre, mais à l'Église et, par celle-ci, à Pierre comme à son ministre.

Si quelqu'un donc dit que le bienheureux Apôtre Pierre n'a pas été établi par le Christ notre Seigneur chef de tous les Apôtres et tête visible de toute l'Église militante ; ou que ce même Apôtre n'a reçu directement et immédiatement du Christ notre Seigneur qu'une primauté d'honneur et non une primauté de juridiction véritable et proprement dite, qu'il soit anathème.

Ch. 2 : la perpétuité de la primauté du bienheureux Pierre dans les Pontifes romains

Ce que le Christ notre Seigneur, chef des pasteurs, pasteur suprême des brebis, a institué pour le salut éternel et le bien perpétuel de l'Église doit nécessairement, par cette même autorité, durer toujours dans l'Église, qui, fondée sur la pierre, subsistera ferme jusqu'à la fin des siècles. " Personne ne doute, et tous les siècles savent que le saint et très bienheureux Pierre, chef et tête des Apôtres, colonne de la foi, fondement de l'Église catholique, a reçu les clés du Royaume de notre Seigneur Jésus-Christ, Sauveur et Rédempteur du genre humain : jusqu'à maintenant et toujours, c'est lui qui, dans la personne de ses successeurs ", les évêques du Saint-Siège de Rome, fondé par lui et consacré par son sang, " vit ", préside " et exerce le pouvoir de juger " (*).

* : Concile d'Éphèse (IIIe oecuménique), 3e session (11 juillet 431), discours du prêtre Philippe.

Dès lors, quiconque succède à Pierre en cette chaire reçoit, de par l'institution du Christ lui-même, la primauté de Pierre sur toute l'Église. " Ainsi demeure ce qu'ordonna la vérité, et le bienheureux Pierre, gardant toujours cette solidité de pierre qu'il a reçue, n'a pas laissé le gouvernail de l'Église (1). " Voilà pourquoi c'est vers l'Église romaine, " par suite de son origine supérieure " (2), qu'il a toujours été nécessaire que chaque Église, c'est-à-dire les fidèles de partout, se tournent, afin qu'ils ne fassent qu'un en ce Saint-Siège, d'où découlent sur tous " les droits de la vénérable communion " (3), comme des membres unis à la tête dans l'assemblage d'un seul corps.

Si donc quelqu'un dit que ce n'est pas par l'institution du Christ ou de droit divin que le bienheureux Pierre a des successeurs dans sa primauté sur l'Église universelle, ou que le Pontife romain n'est pas le successeur du bienheureux Pierre en cette primauté, qu'il soit anathème.

(1) LÉON LE GRAND, Sermo 4, 3 : PL 54, 164 B.

(2) IRÉNÉE DE LYON, Adversus haereses, l. 3, c. 3, 1 : PG 7, 849 A.

(3) AMBROISE DE MILAN, Epist. 11, c. 4 : PL 16, 946 A.

Ch. 3 : Pouvoir et nature de la primauté du Pontife romain

C'est pourquoi, Nous fondant sur le témoignage évident des saintes Lettres et suivant les décrets explicitement définis de nos prédécesseurs, les Pontifes romains, comme des conciles généraux, nous renouvelons la définition du concile oecuménique de Florence, qui impose aux fidèles de croire que " le Saint-Siège apostolique et le Pontife romain possèdent la primauté sur toute la terre ; que ce Pontife romain est le successeur du bienheureux Pierre, le chef des Apôtres et le vrai vicaire du Christ, la tête de toute l'Église, le père et le docteur de tous les chrétiens ; qu'à lui, dans la personne du bienheureux Pierre, a été confié par notre Seigneur Jésus-Christ plein pouvoir de paître, de régir et de gouverner toute l'Église comme le disent les actes des conciles oecuméniques et les saints canons " (*).

* : Concile de Florence (XVIIe oecuménique), Bulle " Laetentur Coeli " d'Eugène IV, 6 juillet 1439, décret pour les Grecs.

En conséquence, Nous enseignons et déclarons que l'Église romaine possède sur toutes les autres, par disposition du Seigneur, une primauté de pouvoir ordinaire, et que ce pouvoir de juridiction du Pontife romain, vraiment épiscopal, est immédiat. Les pasteurs de tout rang et de tout rite et les fidèles, chacun séparément ou tous ensemble, sont tenus au devoir de subordination hiérarchique et de vraie obéissance, non seulement dans les questions qui concernent la foi et les moeurs, mais aussi dans celles qui touchent à la discipline et au gouvernement de l'Église répandue dans le monde entier. Ainsi, en gardant l'unit de communion et de profession de foi avec le Pontife romain, l'Église est un seul troupeau sous un seul pasteur. Telle est la doctrine de la vérité catholique, dont personne ne peut s'écarter sans danger pour sa foi et son salut.

Ce pouvoir du Souverain Pontife ne fait nullement obstacle au pouvoir de juridiction épiscopal ordinaire et immédiat, par lequel les évêques, établis par l'Esprit Saint [Ac 20, 28] successeurs des Ap6tres, paissent et gouvernent en vrais pasteurs chacun le troupeau à lui confié. Au contraire, ce pouvoir est affirmé, affermi et défendu par le pasteur suprême et universel, comme le dit saint Grégoire le Grand : " Mon honneur est l'honneur de l'Église universelle. Mon honneur est la force solide de mes frères. Lorsqu'on rend à chacun l'honneur qui lui est dû, alors je suis honoré " (1).

(1) GRÉGOIRE LE GRAND, Epist. ad Eulogium Alexandrinum, l. 8, c. 30 : PL 77, 983 C.

Dès lors, de ce pouvoir suprême qu'a le Pontife romain de gouverner toute l'Église résulte pour lui le droit de communiquer librement, dans l'exercice de sa charge, avec les pasteurs et les troupeaux de toute l'Église, pour pouvoir les enseigner et les gouverner dans la voie du salut. C'est pourquoi nous condamnons et réprouvons les opinions de ceux qui disent qu'on peut légitimement empêcher cette communication du chef suprême avec les pasteurs et les troupeaux, ou qui l'assujettissent au pouvoir civil, en prétendant que ce qui est décidé par le Siège apostolique ou par son autorité pour le gouvernement de l'Église n'a de force ni de valeur que si le placet du pouvoir civil le confirme.

Parce que le droit divin de la primauté apostolique place le Pontife romain au-dessus de toute l'Église, nous enseignons et déclarons encore qu'il est le juge suprême des fidèles et que, dans toutes les causes qui touchent à la juridiction ecclésiastique, on peut faire recours à son jugement. Le jugement du Siège apostolique, auquel aucune autorité n'est supérieure, ne doit être remis en question par personne, et personne n'a le droit de juger ses décisions. C'est pourquoi ceux qui affirment qu'il est permis d'en appeler des jugements du Pontife romain au concile oecuménique comme à une autorité supérieure à ce Pontife, s'écartent du chemin de la vérité.

Si donc quelqu'un dit que le Pontife romain n'a qu'une charge d'inspection ou de direction et non un pouvoir plénier et souverain de juridiction sur toute l'Église, non seulement en ce qui touche à la foi et aux moeurs, mais encore en ce qui touche à la discipline et au gouvernement de l'Église répandue dans le monde entier, ou qu'il n'a qu'une part plus importante et non la plénitude totale de ce pouvoir suprême ; ou que son pouvoir n'est pas ordinaire ni immédiat sur toutes et chacune des églises comme sur tous et chacun des pasteurs et des fidèles, qu'il soit anathème.

Ch. 4 : Le magistère infaillible du Pontife romain

La primauté apostolique que le Pontife romain, en tant que successeur de Pierre, chef des Apôtres, possède dans l'Église universelle, comprend aussi le pouvoir suprême du magistère : le Saint-Siège l'a toujours tenu, l'usage perpétuel des Églises le prouve, et les conciles oecuméniques, surtout ceux où l'Orient se rencontrait avec l'Occident dans l'union de la foi et de la charité, l'ont déclaré.

Les Pères du IVe concile de Constantinople, suivant les traces de leurs ancêtres, émirent cette solennelle profession de foi : " La condition première du salut est de garder la règle de la foi orthodoxe... On ne peut, en effet, négliger la parole de notre Seigneur Jésus-Christ qui dit : 'Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église' [Mt 16, 18]. Cette affirmation se vérifie dans les faits, car la religion catholique a toujours été gardée sans tache dans le Siège apostolique. Désireux de ne nous séparer en rien de sa foi et de sa doctrine... nous espérons mériter de demeurer unis en cette communion que prêche le Siège apostolique, en qui réside, entière et vraie, la solidité de la religion chrétienne " (1).

(1) En fait, ce texte reprend, en l'abrégeant, la formule du pape Hormisdas (11 août 515), dont le IVe concile de Constantinople ne citait que la fin.

Avec l'approbation du IIe concile de Lyon, les Grecs ont professé : " La sainte Église romaine possède aussi la primauté souveraine et l'autorité entière sur l'ensemble de l'Église catholique. Elle reconnaît sincèrement et humblement l'avoir reçue, avec la plénitude du pouvoir, du Seigneur lui-même, en la personne du bienheureux Pierre, chef ou tête des Apôtres, dont le Pontife romain est le successeur. Et comme elle doit, par-dessus tout, défendre la vérité de la foi, ainsi les questions qui surgiraient à propos de la foi doivent être définies par son jugement " (*).

* : IIe concile de Lyon, (XIVe oecuménique), 4e session (6 juillet 1274), profession de foi de Michel Paléologue.

Enfin, le concile de Florence a défini : " Le Pontife romain est le vrai vicaire du Christ, la tête de toute l'Église, le père et le docteur de tous les chrétiens ; à lui, dans la personne du bienheureux Pierre, a été confié par notre Seigneur Jésus-Christ plein pouvoir de paître, de régir et de gouverner toute l'Église " (*).

* : Concile de Florence (XVIIe oecuménique), Bulle " Laetentur Coeli " d'Eugène IV, 6 juillet 1439, décret pour les Grecs.

Pour s'acquitter de leur charge pastorale, nos prédécesseurs ont travaillé infatigablement à la propagation de la doctrine salutaire du Christ parmi tous les peuples de la terre, et ils ont veillé avec un soin égal à sa conservation authentique et pure, là où elle avait été reçue. C'est pourquoi les évêques du monde entier, tantôt individuellement, tantôt réunis en synodes, en suivant la longue coutume des églises et les formes de la règle antique, ont communiqué au Siège apostolique les dangers particuliers qui surgissaient en matière de foi, pour que les dommages causés à la foi fussent réparés là où elle ne saurait subir de défaillance. Les Pontifes romains, selon que l'exigeaient les conditions des temps et des choses, tantôt convoquèrent des conciles oecuméniques ou sondèrent l'opinion de l'Église répandue sur la terre, tantôt par des synodes particuliers, tantôt grâce à des moyens que leur fournissait la Providence, ont défini qu'on devait tenir ce qu'ils reconnaissaient, avec l'aide de Dieu, comme conforme aux saintes Lettres et aux traditions apostoliques.

Car le Saint Esprit n'a pas été promis aux successeurs de Pierre pour qu'ils fassent connaître, sous sa révélation, une nouvelle doctrine, mais pour qu'avec son assistance ils gardent saintement et exposent fidèlement la révélation transmise par les Apôtres, c'est-à-dire le dépôt de la foi.

Leur doctrine apostolique a été reçue par tous les Pères vénérés, révérée et suivie par les saints docteurs orthodoxes. Ils savaient parfaitement que ce siège de Pierre demeurait pur de toute erreur, aux termes de la promesse divine de notre Seigneur et Sauveur au chef de ses disciples : " J'ai prié pour toi, pour que ta foi ne défaille pas ; et quand tu seras revenu, affermis tes frères " [Lc 22, 32].

Ce charisme de vérité et de foi à jamais indéfectible a été accordé par Dieu à Pierre et à ses successeurs en cette chaire, afin qu'ils remplissent leur haute charge pour le salut de tous, afin que le troupeau universel du Christ, écarté des nourritures empoisonnées de l'erreur, soit nourri de l'aliment de la doctrine céleste, afin que, toute occasion de schisme étant supprimée, l'Église soit conservée tout entière dans l'unité et qu'établie sur son fondement elle tienne ferme contre les portes de l'enfer.

Mais comme en ce temps, qui exige au plus haut point l'efficacité salutaire de la charge apostolique, il ne manque pas l'hommes qui en contestent l'autorité, Nous avons jugé absolument nécessaire d'affirmer solennellement la prérogative que le Fils unique de Dieu a daigné joindre à la fonction pastorale suprême.

C'est pourquoi, nous attachant fidèlement à la tradition reçue dès l'origine de la foi chrétienne, pour la gloire de Dieu notre Sauveur, pour l'exaltation de la religion catholique et le salut des peuples chrétiens, avec l'approbation du saint concile, nous enseignons et définissons comme un dogme révélé de Dieu :

Le Pontife romain, lorsqu'il parle ex cathedra, c'est-à-dire lorsque, remplissant sa charge de pasteur et de docteur de tous les chrétiens, il définit, en vertu de sa suprême autorité apostolique, qu'une doctrine sur la foi ou les moeurs doit être tenue par toute l'Église, jouit, par l'assistance divine à lui promise en la personne de saint Pierre, de cette infaillibilité dont le divin Rédempteur a voulu que fût pourvue son Église, lorsqu'elle définit la doctrine sur la foi et les moeurs. Par conséquent, ces définitions du Pontife romain sont irréformables par elles-mêmes et non en vertu du consentement de l'Église.

Si quelqu'un, ce qu'à Dieu ne plaise, avait la présomption de contredire notre définition, qu'il soit anathème.

 

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28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 08:52

La dévotion au Chef Sacré de Jésus .

Le contre-poison  de l’aveuglement. Le remède à l’endurcissement.Le prélude au triomphe.

Extraits de « Térésa Higginson , Servante de Dieu »1844-1905.Ed. Tequi

 

"Notre Seigneur m'a montré comment l'homme outrage la Divine Sagesse par l'ABUS des trois puissances de son âme immortelle (intelligence, mémoire, volonté) et comment, par ses péchés, il efface en lui-même, autant qu'il le peut, l'image de Dieu en Trois Personnes, et par une folie inconcevable, s'efforce de dérober à la nature son Dieu.

Il essaie de prouver que la matière est créatrice en elle-même; qu'il n'y a ni Dieu, ni besoin de Dieu. Il n'est donc pas besoin d'une puissance créatrice et providentielle pour donner l'existence et conserver les choses de la nature.

L'homme, par l'orgueil de l'intelligence et la perversité de la volonté, s'efforce de détrôner le Grand Éternel; Trois en Un, le Commencement et la Fin de toutes choses et de l'effacer du Ciel et de la terre. L'infidélité règne et l'homme, niant Dieu rejette toute Loi et toute contrainte contre ses passions... L'homme obscurcit son intelligence par son incrédulité. Otez le soleil et vous n'aurez ni lumière, ni chaleur. Otez la Foi qui est la lumière de l'âme et tout est ruine et désolation.

C'est la sagesse du monde, vraie folie, qui entraîne les âmes dans l'abîme des ténèbres, l'Enfer. Il faut que Dieu obtienne réparation. Autrefois, Jésus a donné aux hommes, dont l'amour se refroidissait, Son Sacré-Cœur, comme élément réparateur et les âmes furent réchauffées . Maintenant, (non seulement l'amour s'est à nouveau refroidi) mais l'infidélité, l'orgueil intellectuel, la rébellion ouverte contre Dieu et Sa Loi révélée, l'opiniâtreté, la suffisance remplissent les esprits des hommes... d'où résultent l'égoïsme et le refus de l'obéissance à Dieu et à la Sainte Eglise.

Alors, ce même Jésus, Verbe Incarné, la Sagesse du Père, qui S'est rendu obéissant jusqu'à la mort de la Croix, nous donne de nouveau un antidote, un élément qui peut réparer, répare et qui réparera en toutes manières et paiera au centuple la dette contractée envers la Justice infinie de Dieu. Oh ! quelle expiation pourrait-on offrir pour réparer une telle offense? Qui pourrait payer une rançon suffisante pour nous sauver de l'abîme? » Regardez, voici une Victime désignée : la Tête de Jésus, couronnée d’épines »

 O Sagesse du Chef Sacré, guidez-nous dans toutes nos voies .

O Amour du Sacré-Cœur, consumez-nous par Votre Feu.

« A Moi, le Roi des rois, le Tout-Puissant, on offre un simulacre de sceptre. Et si tu veux Me payer de retour, tu ne peux mieux faire que de dire de Ma part à Mon serviteur E. que Je désire maintenant que l'on fasse connaître la dévotion dont Je t'ai si souvent entretenue. Et je désire que le premier vendredi après la fête de Mon Sacré-Cœur soit réservé comme un jour de fête en l'honneur de Mon Chef Sacré, en tant que Siège de la Divine Sagesse, et qu'une adoration publique Me soit offerte pour réparer tous les outrages et les péchés qui sont continuellement commis contre Moi.» Il a dit aussi que vous ne vous découragiez pas des difficultés qui surviendront et des croix qui seront nombreuses. Il sera votre soutien et votre récompense sera grande. Et quiconque vous aidera à propager cette dévotion sera mille fois béni ; mais malheur à ceux qui la rejetteront ou agiront contre Mon désir à cet égard, car Je les disperserai dans Ma colère et Je ne connaîtrai plus leur place. Mais à ceux qui M'honoreront, Je donnerai de Ma Puissance ; Je serai Leur Dieu et ils seront Mes enfants ; Je placerai Mon Signe sur leurs fronts et Mon Sceau sur leurs lèvres. (p. 132-133).

Des bénédictions sans nombre sont promises à ceux qui essaieront de répondre aux désirs de Notre-Seigneur en propageant la dévotion (51)

Notre-Seigneur a dit que toutes Ses promesses relatives à ceux qui aimeraient et honoreraient dignement Son Sacré-Cœur seraient aussi le partage de ceux qui honoreraient eux-mêmes Son Chef Sacré, ou qui Le feraient honorer par d'autres.

O Tête Sacrée, que Votre Sagesse nous conduise toujours ! Que Votre Langue Sacrée nous bénisse à jamais et implore pour nous pardon et miséricorde ! Puissions-nous ne jamais entendre la malédiction prononcée contre ceux qui entraveront ou mépriseront cette dévotion

Notre-Seigneur m'a fait expérimenter dimanche la souffrance que fait éprouver à Son Sacré-Cœur le désir d'établir cette dévotion comme un couronnement du culte envers son Humanité Sacrée. Il m'a montré comment les mouvements et l'amour de Son Sacré-Cœur sont gouvernés par les puissances de Son Ame et les facultés intellectuelles, et comment le cœur, sans l'esprit, est incapable de mérite : si un homme est privé de connaissance, que peut bien faire son cœur ? Ou s'il est dépourvu de raison, quel cas faisons-nous de ses dons ou de ses œuvres ? Je comprends que la dévotion au Sacré-Cœur elle-même est incomplète sans la dévotion à la Tête Sacrée... Notre-Seigneur m'a remis devant les yeux tout ce qu'Il m'a enseigné, touchant la dévotion au Temple de la Divine Sagesse et Son désir de Le voir honoré.

Il a aussi imprimé de nouveau en moi tout ce qui se rapporte au Grand Mystère de l'incarnation et l'inséparable union qui existe entre Lui-même, le Père Eternel et le Saint-Esprit, et Il m'a fait connaître combien la Sainte Trinité est jalouse de la Beauté de Sa Maison et de la Demeure où réside Sa Gloire...

O Sagesse Infinie, Amour sans bornes, que Vos Voies sont impénétrables ! O Seigneur, faites connaître combien Vous désirez que Votre Chef Sacré soit honoré comme le «Temple de la Divine Sagesse» et que Votre Sainte Ame, triste jusqu'à la mort, soit consolée. Insufflez Vos plaintes, ô Seigneur mon Dieu, dans une âme qui ait puissance pour agir. Levez-Vous et montrez que Vous êtes le Dieu tout-puissant. Faites connaître le désir brûlant de Votre Sacré-Cœur. Hâtez-vous, Seigneur, pour Votre Propre Gloire. Ne différez pas ainsi, je Vous en conjure par Votre Très Précieux Sang et par Votre Amère Passion !

 

Notre-Seigneur m'a fait sentir qu'il en sera de cette dévotion spéciale comme du grain de sénevé. Quoique si peu connue à présent et encore moins pratiquée, elle deviendra néanmoins la grande dévotion de l'Eglise dans les temps à venir, car en elle toute l'Humanité Sacrée est honorée : la Sainte Ame et les Facultés Intellectuelles qui, jusqu'ici, n'ont pas été spécialement vénérées et sont néanmoins la plus noble partie de l'être humain, - la Tête Sacrée, - le Sacré-Cœur; de fait, tout le Corps Sacré. Je veux dire que les Membres de l'Adorable Corps, ainsi que les cinq sens, étaient dirigés et gouvernés par les puissances intellectuelles et spirituelles, et nous vénérons chaque acte qu'elles ont inspiré et que le corps a accompli; car, si nous mouvons seulement nos mains, nous devons nous servir des puissances de l'âme, ne fût-ce que pour vouloir faire cela ou toute autre chose. Mais dans chacune des actions de l'Homme-Dieu, nous voyons un degré infini de Sagesse, de Puissance, de Science et d'Amour, et dans le mobile de chaque acte, nous voyons l'accomplissement parfait de la loi «d'aimer Dieu par-dessus toutes choses et notre prochain comme nous-mêmes»; en d'autres termes, l'honneur et la gloire ~ Son Père Éternel et l'amour et le zèle pour le salut des âmes. Et qui peut parler de cet amour ? ..

Il m'a pressée de demander la vraie lumière de la foi et de la sagesse pour tous, mais spécialement pour les hérétiques et tous les pauvres pécheurs, et Il m'a fait sentir que le peuple de notre cher pays l’Angleterre brillera dans l'éclat de cette Vraie Lumière qui ramènera plus d'âmes, par cette dévotion au Chef Sacré, qu'il ne s'en est dispersé dans les ténèbres de l’infidélité.

Cette dévotion sera liée de très près à la grande restauration qui fleurira après les châtiments de purification, pour préparer l’Église à l’ultime combat contre l’Antéchrist-personne. De 25ans comme le dit le Message de la Salette ou 40 ans comme le dit Marie Julie du Crucifix. Les prophéties sont conditionnelles et dépendent du comportement des âmes. De toute façon, nous sommes bien à la fin des temps, et non à la fin du monde. Dieu seul connaît les heures et les jours….

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