Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 04:20

                                                                  Le Mérite 2/2  (RP Hugon)

 

3) Objet du Mérite.

 

La rétribution que Dieu réserve au mérite, c'est un accroissement, et en définitive le plein épanouissement de cette vie divine communiquée par la Grâce.

N'est-ce pas logique qu'un effort vital produise une augmentation de la vie? On regrette bien assez, dans l'ordre corporel, que le labeur destiné à entretenir la vie ruine les forces plus qu'il ne les répare, et loin d'en retarder l'inévitable déclin, le précipite impitoyablement.

 

La vie spirituelle de la Grâce peut hélas, déchoir elle aussi, et parfois être anéantie. Mais ce destin pour elle n'est pas fatal, pas même normal. Elle est appelée plutôt à des progrès illimités ; et c'est le but principal du mérite. Un développement de la Grâce, c'est à la fois ce que Dieu peut accorder de plus précieux, et ce qui est le plus utile à l'homme. L'enfant de Dieu apprécie plus que tout de grandir et de s'assimiler davantage à son Père Céleste; il n'aspire qu'à vivre et à jouir de Lui éternellement. « Une récompense, Seigneur? Mais pas d'autre que Vous-même! » répondit Saint Thomas d'Aquin au Christ qui lui proposait une rétribution pour son bon travail.

 

Le langage populaire appelle facilement « Grâces » les bienfaits temporels, tels que guérisons, préservation des fléaux, réussite dans les affaires, etc ... Et il y voit surtout le résultat le plus apprécié du mérite. Les Hébreux aussi autrefois voyaient les signes de la bénédiction du Très-Haut dans la prospérité matérielle qu'Il accordait à leurs familles, à leurs terres et à leurs troupeaux.

 

Actualité grossière et bassement intéressée ! Dans la faible mesure où ils sont utiles à l'âme, les biens de la terre peuvent rentrer dans la somme des rémunérations dues au mérite. Mais comme ils sont souvent nuisibles, le vrai mérite les exclut plus qu'il ne les réclame: les Saints n'en sont-ils pas les plus dépourvus?

 

La Grâce plus puissante, la Vie divine plus intense, c'est au jour le jour le fruit le plus précieux du mérite, le salaire des bons et fidèles serviteurs Matt.XXV-21,23) : « Le progrès des justes est comme la lumière resplendissante dont l'éclat va grandissant jusqu'au jour parfait» (Proverbes IV,18)

 

Ainsi l'homme s'achemine vers le terme suprême de la Grâce, ce que la théologie appelle la « persévérance finale » ce que l'on pourrait appeler la « Grâce des Grâces » puisqu'elle prépare immédiatement la vision glorieuse et la pleine possession de Dieu. Nous disons bien: « l'homme s'achemine ...  »; et s'il marche de mérite en mérite, de Grâce en Grâce, il a toutes les chances d'y parvenir. Il n'en a jamais cependant la certitude absolue; et il ne peut pas surtout la revendiquer comme un droit, en vertu d'un mérite « de condigno » ; Ceci pour la raison bien simple que, même en état de Grâce et longuement appliqué aux efforts qui la conservent et la développent, l'homme reste faillible et peut, un jour ou l'autre, dédaigner la Grâce ou en abuser, Ne sont définitivement préservées de ce danger que les âmes « confirmées » en Grâce: privilège exceptionnel que nul ne saurait exiger. ,

 

Mais c'est le; "cas ou jamais de faire intervenir le mérite « de congruo », Si, pour obtenir cette Grâce décisive, l'homme ne peut compter sur sa propre fidélité (fût-elle de toute une vie), comme il convient que Dieu en tienne compte pour la lui accorder! Sans devenir une rétribution exigible, n'est-elle pas alors la récompense la plus équitable?

 

Et cette dernière Grâce en ce monde n'est que la transition entre l'état de Grâce et l'état de Gloire. La même vie divine continue, passant seulement de la préparation à l'achèvement, du provisoire au définitif, de la fragilité inquiète à la paisible assurance, de l'obscurité à la pleine lumière, du combat à la victoire; comme une plante, après les vicissitudes de sa germination, de sa croissance, de sa floraison, atteint enfin sa raison d'être quand elle dépose ses fruits mûrs.

 

Récompense insurpassable celle-là, proportionnée aux mérites de chacun et pourtant sans proportion avec les efforts d'une créature, si sainte qu'on la suppose. En dernière analyse, ce n'est que l'apothéose de la Bonté et de la Miséricorde infinies: « Je serai votre récompense débordante et démesurée », dit le Seigneur (Genèse XV -1)

 

4) Reviviscence du Mérite.

 

C'est une perspective effrayante qu'un seul péché mortel, commis en un instant, puisse tuer radicalement la Vie divine, annuler tout le bien dont elle s'est remplie et en définitive lui faire manquer le but poursuivi au prix de courageux et persévérants efforts.

Par contre, comme il est rassurant de penser qu'un seul acte de repentir sincère, en un instant lui aussi, suffit à faire recouvrer cette Vie intégralement.

Qu'en est-il cependant de cette Vie qui recommence? L'homme qui a vu toute son œuvre bonne et méritoire anéantie dans un moment d'infidélité et qui maintenant se relève, est-il obligé de repartir à zéro, comme le commerçant dont la fortune longtemps prospère a soudain croulé dans une faillite et qui n'en peut rien récupérer?

Ne serait-ce pas navrant que tant de bien soit à jamais et irrémédiablement perdu?

Rappelons-nous Lazare, l'ami de Jésus, frappé par la mort en pleine maturité, et ressuscité par la parole toute puissante du Fils de Dieu. Celui qui sortit du tombeau ce ne fut pas un nouveau-né contraint de franchir de nouveau les étapes de la vie, de conquérir laborieusement l'usage et la plénitude de ses facultés; mais ce fut bel et bien un homme fait, Lazare tel qu'il était à la veille de sa mort, retrouvant avec la vie tout ce qu'il avait acquis dans sa vie. Bref, la mort était purement et simplement vaincue; de son passage il ne restait aucune trace.

Or, le retour de la Grâce dans une âme, c'est une résurrection.

Et la Toute-Puissance Divine, là non plus, ne fait pas les choses à moitié. Le « péché mortel effacé », la vie est restaurée dans l'état où elle se trouvait lorsque le coup fatal l'avait abattue. Les mérites antérieurs revivent par conséquent: ils n'étaient pas totalement perdus, mais recueillis plutôt et tenus en réserve en quelque sorte par une main mystérieuse impatiente de les restituer.

Quoi de plus conforme à la Miséricorde qui inspire tous les desseins de Dieu, que d'oublier ainsi tout le mal et de se souvenir de tout le bien accompli dans une vie d'homme?

 

5) Transmission des Mérites.

 

Le  langage scolastique dit «reversibilité », ce qui indique que les mérites de l'un peuvent être reversés sur l'autre et vice-versa. On pourrait dire plus simplement : communication des biens spirituels acquis par le mérite. On évoque alors un aspect de la Communion des Saints »,

Il n'est pas question ici du mérite « de condigno » lequel reste strictement personnel et incommunicable : autrement dit nul n'a jamais le droit d'exiger de Dieu quoi que ce soit en faveur d'un autre.

Par contre, il est possible d'obtenir beaucoup au titre de l'amitié. Lorsqu'un véritable ami de Dieu plaide près de Lui la cause d'une âme très chère, n'est-il pas à croire que ce Dieu qui Lui aussi aime les âmes, se laisse toucher? .

En fait, que de conversions qui étonnent, et plus encore de pécheurs sauvés à la dernière heure, parce que, ouvertement ou le plus souvent à leur insu, d'autres personnes aussi éprises de la Gloire de Dieu que du salut de leurs frères, à force d'instances, à  coups répétés de prières et de sacrifices, ont imploré et fini par mériter que Dieu triomphe de leur résistance et les visite de Sa Grâce irrésistible. »

Suite : Les mérites de Jésus- Christ

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 08:04

                                                            Le Mérite.1/2 ( RP Hugon)

 

 Notre époque parle à tout bout de champ des « valeurs », de ceci et de cela. Il y a des décorations pour toutes sortes de « mérites » purement humains. La doctrine chrétienne conçoit et parle du mérite en des termes bien différents de celle du monde. La connaissance de la valeur des actions est essentielle au chrétien conséquent . Ce n’est pas le monde qui est le maître, c’est Dieu le premier servi. Le service de Dieu met en action les forces naturelles, mais aussi les forces surnaturelles : la grâce. C’est Dieu qui appelle à son service et rétribue selon le travail accompli pour Lui. C’est Dieu qui établit l’échelle des valeurs.

 La notion de mérite est des plus fondamentales de la doctrine Catholique. Tout nous est donné en vertu des mérites de Notre Seigneur Jésus-Christ , vrai Dieu et vrai homme. Elle est à la base de la doctrine du Saint Sacrifice de la Messe.

. Nous étudierons d’abord avec le RP Hugon la notion générale de mérite puis nous contemplerons avec le Père Bail le merveilleux trésor des mérites de Jésus- Christ, Vrai Dieu et vrai homme

.

1 -Nature et conditions du mérite

 

La Grâce confère à l'homme des droits vis-à-vis de Dieu. Chose inouïe, mais qui ne surprend plus, si l'on se rappelle seulement que ces droits, ce n'est pas la créature qui les conquiert mais Dieu lui-même qui les concède. Un père ne peut-il, après avoir fourni bénévolement à ses enfants tous les moyens d'accomplir des choses magnifiques, mettre le comble à ses faveurs en prenant l'engagement solennel de récompenser encore leurs efforts et leur fidélité?

Avec la Grâce, l'homme est mis en mesure de « mériter », c'est-à-dire d'imprimer à ses actes un caractère divin qui leur gagne l'agrément et l'estime de Dieu même; et leur vaut de Sa part une rétribution.

 

La condition première du mérite, cela va de soi, c'est l'état de Grâce. Avant de travailler utilement dans un domaine, il faut y être admis. En dehors, la vie humaine n'est peut-être pas dépourvue de valeur; mais elle est comme une monnaie étrangère qui n'a pas cours dans le pays. Seul portera des fruits authentiques le rameau qui restera uni au cep et vivra de la même sève. Séparé, il est aride; et s'il est greffé sur une autre plante, il produit des fruits tout différents qui ne sont pas agréés.

 

Cette condition remplie, une justice nouvelle est créée, fondée celle-là, non plus sur la nature et les rapports nécessaires des êtres, mais sur une promesse de Dieu. Alors que Sa souveraineté suprême Le dispense de toute obligation à l'égard de Ses créatures, Il contracte spontanément cette dette : Il décide de rémunérer, proportionnellement à leur mérite, les actions réalisées par Ses vrais enfants, les hommes sanctifiés par Sa Grâce; et ceux-ci ont désormais le droit de l'exiger, en vertu de l'engagement formel que Dieu a pris. L'apôtre S. Paul, après avoir loyalement déclaré qu'il « a soutenu le bon combat et gardé sa fidélité réclame sans ambages « au juste Juge, la couronne qui lui est due en toute Justice II TIM IV 8

 

Et le concile de Trente ne craint pas de généraliser cette tranquille assurance: « A ceux qui persévèrent dans le bien jusqu'à la fin et se confient en Dieu, la Vie éternelle est annoncée, non seulement comme une faveur miséricordieusement accordée par Jésus-Christ aux enfants de Dieu, mais comme la rétribution dont Dieu lui-même a promis de récompenser leurs bonnes œuvres et leurs mérites

 

C'est ce que la Théologie appelle le mérite « de condigno »signifiant que, dans ce cas, l'homme est « jugé digne» de recevoir un nouveau bienfait.

 

Et elle l'oppose au mérite « de congruo» ou de convenance, attribué à l'homme qui, quoique indigne et sans aucun droit strict, reçoit cependant une récompense, en raison de la droiture de ses intentions et de la sincérité de ses efforts. C'est le cas du pécheur qui mérite sa conversion. Sous l'influence d'une Grâce actuelle, il éprouve déjà le regret de ses égarements et le désir de changer de vie : Dieu ne lui « doit pas» pour autant l'inestimable faveur du pardon et de la justification, mais « il convient» que la Miséricorde de Dieu se laisse toucher par ce mouvement, de bonne volonté.

 

2- Mesure du Mérite.

 

Ce mérite, évidemment, Dieu seul est capable de le mesurer équitablement. Car il ne faut pas le confondre avec la réussite des actions ni l'approbation des hommes. Il s'en faut qu'il aille toujours de pair avec la valeur objective de l'acte; il est fait essentiellement plutôt des qualités subjectives de l'homme agissant: sa droiture d'intention, l'ardeur de son amour et la vigueur de ses efforts, Si bien qu'une action apparemment insignifiante, moralement indifférente et matériellement manquée, s'avère parfois très méritoire aux yeux de Dieu ; tandis qu'une autre à grand effort et à grand succès, sera jugée d'un moindre prix. .

 

Il importe en particulier d'écarter l'opinion si répandue qu'une action est méritoire dans la proportion où elle coûte, et que telle personne a droit à une magnifique récompense simplement parce qu'elle a beaucoup souffert! Le bagnard ne mérite même pas son pardon s'il ne traîne son boulet qu'avec rancœur. Près de la Croix de Jésus, deux brigands subissaient le même supplice, mais l'un en blasphémant, l'autre en implorant : le premier fut un damné, le second un saint! Ce qui compte par conséquent, ce n'est ni la somme d'efforts ni l'acuité de la souffrance, c'est l’intention, la manière et en définitive l'amour qui inspire les actions. « Dussé-je distribuer tous mes biens aux pauvres et livrer mon corps aux flammes, si je n'ai pas la Charité tout cela ne me sert de rien» (COR.XIII,3)

 

La chose s'explique aisément. Dieu n'est pas dupe d'une brillante façade; Il ne réprouve rien tant, au contraire, que l'hypocrisie. Il scrute les consciences aussi promptement qu'Il voit les gestes extérieurs; et Il juge les hommes, non sur leurs attitudes, mais sur leurs sentiments les plus intimes. Alors, tel solitaire méconnu de ses semblables et par eux réputé inutile, a une vie extraordinairement féconde en mérites parce « qu'il aime Dieu de tout son esprit, de tout son cœur, de toutes ses forces» (Matt.XXII ,37) tandis que tel thaumaturge aux gestes éblouissants et universellement applaudis, bienfaiteur insigne de l'humanité et passant pour un saint, mais ne cédant guère qu'à sa fougue naturelle et se gonflant de vaine gloire, n'a qu'une existence vide de mérites et s'entendra dire :

                                                            Le Mérite.1/2 ( RP Hugon)

 

 Notre époque parle à tout bout de champ des « valeurs », de ceci et de cela. Il y a des décorations pour toutes sortes de « mérites » purement humains. La doctrine chrétienne conçoit et parle du mérite en des termes bien différents de celle du monde. La connaissance de la valeur des actions est essentielle au chrétien conséquent . Ce n’est pas le monde qui est le maître, c’est Dieu le premier servi. Le service de Dieu met en action les forces naturelles, mais aussi les forces surnaturelles : la grâce. C’est Dieu qui appelle à son service et rétribue selon le travail accompli pour Lui. C’est Dieu qui établit l’échelle des valeurs.

 La notion de mérite est des plus fondamentales de la doctrine Catholique. Tout nous est donné en vertu des mérites de Notre Seigneur Jésus-Christ , vrai Dieu et vrai homme. Elle est à la base de la doctrine du Saint Sacrifice de la Messe.

. Nous étudierons d’abord avec le RP Hugon la notion générale de mérite puis nous contemplerons avec le Père Bail le merveilleux trésor des mérites de Jésus- Christ, Vrai Dieu et vrai homme

.

1 -Nature et conditions du mérite

 

La Grâce confère à l'homme des droits vis-à-vis de Dieu. Chose inouïe, mais qui ne surprend plus, si l'on se rappelle seulement que ces droits, ce n'est pas la créature qui les conquiert mais Dieu lui-même qui les concède. Un père ne peut-il, après avoir fourni bénévolement à ses enfants tous les moyens d'accomplir des choses magnifiques, mettre le comble à ses faveurs en prenant l'engagement solennel de récompenser encore leurs efforts et leur fidélité?

Avec la Grâce, l'homme est mis en mesure de « mériter », c'est-à-dire d'imprimer à ses actes un caractère divin qui leur gagne l'agrément et l'estime de Dieu même; et leur vaut de Sa part une rétribution.

 

La condition première du mérite, cela va de soi, c'est l'état de Grâce. Avant de travailler utilement dans un domaine, il faut y être admis. En dehors, la vie humaine n'est peut-être pas dépourvue de valeur; mais elle est comme une monnaie étrangère qui n'a pas cours dans le pays. Seul portera des fruits authentiques le rameau qui restera uni au cep et vivra de la même sève. Séparé, il est aride; et s'il est greffé sur une autre plante, il produit des fruits tout différents qui ne sont pas agréés.

 

Cette condition remplie, une justice nouvelle est créée, fondée celle-là, non plus sur la nature et les rapports nécessaires des êtres, mais sur une promesse de Dieu. Alors que Sa souveraineté suprême Le dispense de toute obligation à l'égard de Ses créatures, Il contracte spontanément cette dette : Il décide de rémunérer, proportionnellement à leur mérite, les actions réalisées par Ses vrais enfants, les hommes sanctifiés par Sa Grâce; et ceux-ci ont désormais le droit de l'exiger, en vertu de l'engagement formel que Dieu a pris. L'apôtre S. Paul, après avoir loyalement déclaré qu'il « a soutenu le bon combat et gardé sa fidélité réclame sans ambages « au juste Juge, la couronne qui lui est due en toute Justice II TIM IV 8

 

Et le concile de Trente ne craint pas de généraliser cette tranquille assurance: « A ceux qui persévèrent dans le bien jusqu'à la fin et se confient en Dieu, la Vie éternelle est annoncée, non seulement comme une faveur miséricordieusement accordée par Jésus-Christ aux enfants de Dieu, mais comme la rétribution dont Dieu lui-même a promis de récompenser leurs bonnes œuvres et leurs mérites

 

C'est ce que la Théologie appelle le mérite « de condigno »signifiant que, dans ce cas, l'homme est « jugé digne» de recevoir un nouveau bienfait.

 

Et elle l'oppose au mérite « de congruo» ou de convenance, attribué à l'homme qui, quoique indigne et sans aucun droit strict, reçoit cependant une récompense, en raison de la droiture de ses intentions et de la sincérité de ses efforts. C'est le cas du pécheur qui mérite sa conversion. Sous l'influence d'une Grâce actuelle, il éprouve déjà le regret de ses égarements et le désir de changer de vie : Dieu ne lui « doit pas» pour autant l'inestimable faveur du pardon et de la justification, mais « il convient» que la Miséricorde de Dieu se laisse toucher par ce mouvement, de bonne volonté.

 

2- Mesure du Mérite.

 

Ce mérite, évidemment, Dieu seul est capable de le mesurer équitablement. Car il ne faut pas le confondre avec la réussite des actions ni l'approbation des hommes. Il s'en faut qu'il aille toujours de pair avec la valeur objective de l'acte; il est fait essentiellement plutôt des qualités subjectives de l'homme agissant: sa droiture d'intention, l'ardeur de son amour et la vigueur de ses efforts, Si bien qu'une action apparemment insignifiante, moralement indifférente et matériellement manquée, s'avère parfois très méritoire aux yeux de Dieu ; tandis qu'une autre à grand effort et à grand succès, sera jugée d'un moindre prix. .

 

Il importe en particulier d'écarter l'opinion si répandue qu'une action est méritoire dans la proportion où elle coûte, et que telle personne a droit à une magnifique récompense simplement parce qu'elle a beaucoup souffert! Le bagnard ne mérite même pas son pardon s'il ne traîne son boulet qu'avec rancœur. Près de la Croix de Jésus, deux brigands subissaient le même supplice, mais l'un en blasphémant, l'autre en implorant : le premier fut un damné, le second un saint! Ce qui compte par conséquent, ce n'est ni la somme d'efforts ni l'acuité de la souffrance, c'est l’intention, la manière et en définitive l'amour qui inspire les actions. « Dussé-je distribuer tous mes biens aux pauvres et livrer mon corps aux flammes, si je n'ai pas la Charité tout cela ne me sert de rien» (COR.XIII,3)

 

La chose s'explique aisément. Dieu n'est pas dupe d'une brillante façade; Il ne réprouve rien tant, au contraire, que l'hypocrisie. Il scrute les consciences aussi promptement qu'Il voit les gestes extérieurs; et Il juge les hommes, non sur leurs attitudes, mais sur leurs sentiments les plus intimes. Alors, tel solitaire méconnu de ses semblables et par eux réputé inutile, a une vie extraordinairement féconde en mérites parce « qu'il aime Dieu de tout son esprit, de tout son cœur, de toutes ses forces» (Matt.XXII ,37) tandis que tel thaumaturge aux gestes éblouissants et universellement applaudis, bienfaiteur insigne de l'humanité et passant pour un saint, mais ne cédant guère qu'à sa fougue naturelle et se gonflant de vaine gloire, n'a qu'une existence vide de mérites et s'entendra dire :

« Vous avez eu sur la terre votre récompense » ! (Matt.VI,2-5)

A suivre

 

» ! (Matt.VI,2-5)

A suivre

 

Partager cet article
Repost0
12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 08:44

   «  Alors se fera la paix »….5/5

    Avant de clore le temps ….Extraits de Divins Appels ;1955…Glanes

 

« Je suis infini en Moi-même, par Moi-même, sans sortir de Moi-même, mais J'ai voulu faire de l'homme comme une extension de Moi: et Je l'ai créé».

 

« Cette nouvelle Rédemption annoncée par Sainte Marguerite- Marie, c'est une «création», une création dans l'Esprit, la génération des fils de Dieu: «Envoyez Votre Esprit et tout sera créé».

 

«Maintenant, en cet homme, Je veux être Créateur et cela à toute heure, à toute minute, sans répit, sans relâche ; Je veux créer en lui des saintetés nouvelles. »

 

J'entends cela de deux façons: saintetés nouvelles, parce que, comme Je l'ai déjà dit, Je veux avant la fin des temps être loué et exprimé dans chacune de Mes particularités.

 

Pour que Je puisse les attirer et former à Mes appels variés! Il Me faut des âmes recueillies, attentives, ouvertes du côté du Ciel.

 

Je veux créer des saintetés nouvelles d'une autre façon encore : c'est en agrandissant l'âme de plus en plus au souffle puissant de Ma grâce, en la creusant, en lui montrant des horizons infinis.

 

On comprend qu'avant de faire l'acte qui ferme le Temps que Je veuille trouver en Ma créature tout ce que J’aspire à y trouver.

 

Quand on m'aura donné des âmes attentives et avides, J'imprimerai en chacune d'elles les désirs spéciaux que J’ai pour chacune.

 

Puis, ce sera la période splendide dont j'ai déjà parlé'(Le grand règne) immédiatement avant la très courte période de la toute fin.

 

Si je trouvais des âmes attentives, en ces temps où je les appelle  à grands cris à la vie intérieure, Je me verserais en elles avec abondance mille fois plus grande que Je ne l'ai jamais fait que j'ai réservé mes plus grandes prodigalités pour ces derniers siècles du monde»

 

 « Je veux des saints ! J'ai soif des saints ... Il m'en faut».

« Je veux jeter à la terre la vie avec profusion ... »

 

« Je veux pouvoir me retrouver en tout ce que J'ai créé ... »

 

« Avant de clore le Temps, je veux, avec passion, voir la vie sur la terre ... »

 

« La vie de l'âme, ma Vie divine dans les âmes, ah ! celle-là, je la roudrais voir accrue, accrue de telle façon que Je me retrouve en beaucoup de mes créatures avant la fin du monde. Voilà pourquoi j'appelle les âmes à la vie intérieure. Je veux des saints ! Je veux des saintes !. .. »

 

« Je veux révéler les beautés, les puissances, les douceurs, l'amour de la Vérité que Je suis moi-même. »

 

« Je veux filtrer Ma lumière dans les âmes. Je veux, en certaines, la faire briller avec une puissance singulière. »

 

« Je veux arriver à les posséder tellement que Je puisse Me découvrir à elles chaque jour davantage: un abîme appelle un autre Abîme ... »

 

« J'ai soif de Me communiquer aux âmes. »

 

 

«Mon appel est plus intense parce qu'en aucun temps Je n’ai basé,  comme en ces siècles, la sainteté sur cette vie intérieure à la portée de tous. »

 

« En ces derniers temps du monde, c'est à tous que Je demande d'être des saints, tout simplement du fait de Me laisser libre en eux de Me refléter en chacun; tout à Ma guise. »

 

« Je veux reproduire en les âmes les diverses particularités de Mon Être »

 

Il Me faut la volonté de l’homme pour tout, même pour opérer des prodiges de grâces dont J’ai soif de répandre les merveilleux effets . Je suis pressé de réaliser tous Mes divins Projets d’amour.

Moi, Créateur,J’aurai le dernier mot. L’homme,corps et âme redeviendra l’objet de Mon Amou et de Mes complaisances.Je Veux être adoré, glorifié, comme Je ne l’ai jamais été, car Je veux que l’âme humaine parcoure, dans ses adorations et ses louanges,tout le cycle de Mes perfections divines. »

Si tu savais le Don de Dieu !...

Partager cet article
Repost0
11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 09:10

 

« Alors se fera la paix…. »4/5

 

Les heures saintes de Sœur Angélique Millet (1879-1944).

 

Cette religieuse de la Visitation Sainte Marie de Caen avait offert sa vie pour le Règne de paix de Notre-Seigneur. Les notes prises au cours de ses Heures Saintes sont partiellement contenues dans un livre Dis ... Ecris, imp. Loïez, Saint-Omer, 1949, avec imprimatur de 1948. Réédité chez Résiac en 1972.

Sa biographie a été publiée en 1945, avec l'imprimatur de l'évêché de Bayeux, sous le titre, parfaitement choisi: « Dans le rayonnement du mystère de Gethsémani ». Née infirme, elle vécut pendant ses quarante-trois années de cloître une perpétuelle agonie de souffrances. Aussi, eut-elle le redoutable privilège d'être le chantre de l'Agonie du Seigneur, dans ses contemplations de la Sainte Face. Il est indispensable de préciser que les «visions »- de caractère souvent figuratif ou symbolique - recueillies par Sœur Marie-Angélique au cours de ses heures saintes, expriment à la fois des réalités mystiques et des visions prophétique ; elles sont d’une grande richesse. Le Règne spirituel « Le grand Règne tout à fait extraordinaire du Fils avec la Mère »y est évoqué à chaque page et la vocation de le France y apparaît clairement.

 

1er vendredi. 5 décembre 1941. «A l'heure sainte, j'ai vu les éclairs des foudres de la justice divine sillonner longuement la nuit sombre et froide du Gethsémani... tandis que le divin Martyr suppliait de Sa voix d'agonisant: «Père Saint, l'heure est venue! Glorifiez Votre Fils, afin que le Fils Vous glorifie». L'heure est venue de la nouvelle Rédemption', car Il a dit: «Père Saint, nous voici" pour accomplir votre volonté", C'est la fin de nos maux: l'aurore de leur doux règne de paix à tous les deux (14 juillet 1940) : «Je régnerai; Ma Mère régnera en France par le triomphe de ma Bénie(la France) qui va bientôt régner»). Quand Il s'est levé à la fin de l'heure sainte, Il m'a laissé  apercevoir son Cœur gonflé et rayonnant dont les rayons vont atteindre les cinq parties du monde».

 

 2 janvier 1942. 1er vendredi. «Alors est apparu sur « l'écran » lumineux, ( les grands mystiques décrivent souvent cette façon dont se présente la vision spirituelle » venu se placer presque insensiblement devant la scène évangélique de l'agonie, la scène du Golgotha: Jésus, Marie, Jean et j'ai entendu: «Jésus et Marie sont avec lui, Jean, le «Sacerdoce nouveau» de La Rédemption nouvelle... Et ce fut toute une procession qui se forma au pied de la montagne sainte et la gravit lentement jusqu'au sommet... Tout ce «Sacerdoce nouveau» s'agenouilla là, derrière saint Jean agenouillé... Et dans le silence d'un grand mystère, Jésus donna ce Sacerdoce à Sa Mère, et Sa Mère à son «Sacerdoce nouveau ... » Il m'a fait «jeter le Sacerdoce dans Son Cœur» à travers le Cœur transpercé de la Vierge du Stabat ... Mais la Mère de miséricorde implorait le pardon des coupables et promit à Son Fils ce «Sacerdoce nouveau», qui rendrait le prêtre, Lui et Elle: Jésus et Marie, Père et Mère des âmes».

 

1 er mai 1942-1 er vendredi. « ... J' ai vu le Christ en croix, blanc et vermeil, sur l'autel de Sa Croix de Souverain Prêtre .... C'était si beau et si doux que je n'en finissais pas de m'emplir les yeux de cette vision !. .. J'ai reçu ces paroles de mon Jésus: «C'est la guerre et c'est la paix! C'est le Calvaire encore, et demain le Règne du Fils avec la Mère ... Appeler Marie, c'est appeler la paix! Elle l'a donnée au monde avec le Prince de la paix - C'est la sueur de sang de la France. Laisse les scandalisés. Je les range à l'écart comme étant les pires ennemis de Mon Règne de paix. Ce n'est pas le règne que l'on attend, semblable à tant d'autres qui ont passé ... C'est un grand Règne, un Règne immense, étendu sur toute la terre, qui aura son aboutissement proche de l'éternité (triomphe final) ... Les hommes ne se moqueront pas toujours de Moi quand ils verront ce Règne que Je te fais appeler ... Ce Règne de paix, c'est un Règne tout à fait extraordinaire avec Ma Mère... Laisse les hommes se moquer de toi ... »

 

1 er vendredi. 4 au 5 juin 1942. «Tout le long du mois de mai, la Sainte Vierge m'a emportée dans une immensité de «renouveau surnaturel» ... Cette immensité de renouveau va envahir le monde paganisé, avec le double règne du Fils et de la Mère ... Le Calvaire va devenir le Thabor. «Voici l'invasion de Ma miséricorde qui va faire son déluge pour y perdre les iniquités du monde... on va assister à la destruction d'un temple et à la construction d'un autre. N'entends-tu pas déjà le calme de la paix qui vient avec le bruit de la tempête (au sein de la tempête)? Ce sont les avances divines de l'Amour plein de miséricorde ... »

 

2 au 3 juillet 1942. i= vendredi.

 

«Le Roi de paix est à la porte ... Il frappe avec Sa Mère, car c'est le grand Règne tout à fait extraordinaire du Fils et de la Mère ... J'apercevais surtout Son Cœur dans l'Hostie et l’Hostie dans Son Cœur, très visibles l'un dans l'autre au centre de la croix. Une même chose, pourrais-je dire... la double preuve de Son infinie charité et de l'excès de Son éternel amour pour l'homme ...

 

Jésus, «l'Amour sauveur plein de miséricorde», rompit le silence de cette scène figurative par les paroles qu'Il laissa tomber de Ses lèvres divines durant Sa vie mortelle: «Je suis la Voie, la Vérité et la Vie», répétant deux fois le mot Vie pour Me le souligner. Il est «la Vie», le «Pain de Vie», pour qu'on le mange ... Il a paru l'expliquer Lui-même en continuant: «Je viens régner sur des vivants et non pas sur des morts... Il me faut la Vierge féconde pour M'enfanter les prêtres distributeurs d'Hosties qui Me donneront les générations vivantes de mon Règne de Paix ... Comprends-tu maintenant que ce règne est un règne spécial qui donnera l'Hostie de Ma vie aux hommes"? ... Les hommes n'ont pas la vie parce qu'ils ne savent pas aller où il faut pour la puiser»….

 

A suivre

Partager cet article
Repost0
10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 13:46

Les bonnes nouvelles étant rares, il est bon d'acceuillir celles qui se présentent.Surtout si elles servent la conviction que la vérité finit toujours par triompher.

C'est à propos de la constitution "Sacrosanctum Concilium " de Vatican II,sur la liturgie adoptée par 2158 voix contre 19. Ce qui est tout de même une très ,très large majorité, une quasi unanimité. Les Pères conciliaires étaient loin d'être tous des initiés maçons ou des communistes au couteau entre les dents.Alors que s'est'il passé...?

Alors comment comprendre que cette immense majorité ne se soit pas révoltée devant l'ampleur des réformes Bugnini de 1969 ? une interprètation allant infiniment plus loin que les désirs des pires été imposée :Par quels moyens? et par qui?

En voici les ukases:" La constitution relative à la liturgie demandait une réforme dans le sens d’une rupture avec la tradition de la liturgie catholique. Et cela dans quatre domaines au moins : l'eucharistie comme repas et non pas comme sacrifice ; l'assemblée - et non pas le prêtre - comme sujet de la liturgie ; la participation comme alternative à l'adoration ; l'importance centrale donnée à la communauté à la place de la portée cosmique du sacrifice eucharistique." Imposée par qui? Comment? Sous l'effet de quelles terribles pressions sur le Pape Paul VI et les évêques?;Il s'agit d'un coup d'état monté de manière diabolique,une révolution à 180°,contre le Concile lui-même,fondé sur un horrible mensonge.
C’est  pour cette raison qu’il est important de remonter aux sources. Les documents préparatoires donnent la possibilité de porter sur la constitution "Sacrosanctum Concilium" un regard plus objectif et permettent d’évaluer sa mise en œuvre postconciliaire.Un site vient d'être ouvert"Fontes commisionnis Liturgicae" en latin , mais traduit via google et permettra d'avancer dans le combat pour la Vérité. Affaire à suivre
 

Partager cet article
Repost0
10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 08:46

« Alors se fera la paix » 3/5

Elisabeth Canori-Mora eut une vision, le 29 juin, jour de la fête des saints Apôtres Pierre et Paul, et dit : «Après ce terrible châtiment, je vis tout à coup le ciel s'éclaire ; Saint Pierre descendit de nouveau, vêtu pontificalement, accompagné par  des anges qui chantaient des hymnes à sa gloire, le reconnaissant ainsi comme prince de la terre. Je vis ensuite descendre Saint Paul qui, par ordre de Dieu, parcourut l'univers, enchaina les démons, et les ayant amenés devant Saint Pierre, celui-ci leur ordonna de rentrer dans les cavernes ténébreuses d’où ils étaient sortis.

 

Alors, parut sur la terre une belle clarté qui annonçait la réconciliation de Dieu avec les hommes. Les anges devant le trône du Prince des Apôtres le petit troupeau resté fidèle à Jésus-Christ. Ces bons et fervents présentèrent leurs hommages respectueux, et remercièrent l'Apôtre de les avoir préservés de la ruine générale, d'avoir conservé et soutenu l'Église de Jésus permettant pas qu'elle fût entraînée par les fausses maximes du monde. Le saint choisit alors le nouveau Pontife, l’Église fut ensuite reconstituée, les Ordres religieux rétablis, les maisons des chrétiens ressemblaient aux maisons religieuses tant étaient  grands la ferveur et le zèle pour la gloire de Dieu.

 

Ce fut de cette manière que s'accomplit en un moment l'éclatant triomphe de l'Eglise catholique. Elle était louée, estimée et vénérée de tous. Tous se donnèrent à elle en reconnaissant le Souverain Pontife pour Vicaire de Jésus-Christ.

 

Dans une autre vision, du 8 décembre 1820, elle transmet les paroles de Notre Seigneur: «Je réformerai Mon peuple et Mon Église. J'enverrai des prêtres très zélés ; J’enverrai également Mon Esprit renouveler la terre; Je réformerai les Ordres religieux par le moyen de réformateurs savants et saints ... Je donnerai à Mon Église un nouveau Pasteur, saint et rempli de Mon Esprit : par son grand zèle, il réformera Mon troupeau»

 

 

Le 10 décembre 1815, Elisabeth Canori eut une autre vision.

 

Elle vit la Sainte Église sous la forme d'une dame vénérable, belle couverte de riches ornements, mais pleine de tristesse; elle adressait à Dieu d'ardentes supplications pour ses fils malheureux, et en particulier pour les prêtres séculiers et réguliers. Dieu, irrité, repoussait ses prières et lui disait : «Prends garde à Ma justice et  juge toi-même ta cause». Alors, elle pâlit; de ses propres mains elle commence à se dépouiller de tous ses ornements; et voici que trois anges exécuteurs des décrets divins lui enlèvent ses vêtements de gloire. La dame vénérable réduite à un état aussi humble sent ses forces l'abandonner, elle chancelle et est sur le point de tomber. Le Seigneur ne le permit point. Il lui redonna une nouvelle vigueur et releva la tête de l'illustre mère qui, attristée ct toute abattue à cause de l'abandon de ses enfants, paraissait être dans de profondes ténèbres. Soudain le Seigneur l'entoura de sa Gloire et lui communiqua quelque chose de Sa splendeur ; alors elle projeta de puissants rayons de lumière vers les quatre points de la terre, accomplissant les plus admirables prodiges. Eblouis par cette éclatante splendeur et comme réveillés d'un profond sommeil, les habitants de la terre se levèrent, et laissant les ténèbres de leurs erreurs, ils couraient vers la lumière de l'Évangile, confessaient la foi du Christ, et se pressaient en foule autour de l'illustre dame qui paraissait plus belle, plus glorieuse qu'autrefois. Autour d'elle alors s'éleva un temple majestueux, soutenu par six puissantes et solides colonnes, où les peuples accouraient, professant tous la foi chrétienne».

 

A l'égard d'Anna-Maria Taïgi, il est rapporté: «Il plut à Dieu de lui révéler aussi, que l'Eglise, après avoir traversé plusieurs douloureuses épreuves, remporterait un triomphe si éclatant que les hommes en seraient stupéfaits; que des nations entières retourneraient à l'unité de l'Eglise romaine, et que la terre changerait de face".

Et Notre Seigneur de lui préciser : «Je tiens la terre de Mes deux mains et passe le genre humain au crible pour le mettre entièrement purifié aux pieds de Mon Vicaire. Tous les hommes regarderont vers lui ; le pontife sera assis non plus sur un trône mais au pied de Ma croix et tous s'inclineront devant lui en disant: «Voilà notre vrai libérateur, le Vicaire de Celui qui nous a rachetés tous». Toutes les nations reconnaitront Ma loi et il n'y aura plus qu'un seul troupeau et qu'un seul Pasteur"A Suivre

 

 

 

Partager cet article
Repost0
9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 12:12

                                          SS Paul VI et Saint Thomas d’Aquin

 

DISCOURS DU PAPE PAUL VI AUX MEMBRES
DE L’ACADÉMIE PONTIFICALE DE SAINT THOMAS D’AQUIN

Vendredi 10 septembre 1965

« Nous sommes particulièrement heureux de vous, accueillir, chers Fils, Membres de l’Académie pontificale de Saint Thomas d’Aquin, ainsi que tous les participants à votre sixième Congrès international.

Le thème que vous avez choisi pour ces journées d’études: «Dieu dans l’œuvre de Saint Thomas et dans la philosophie contemporaine», rencontre en effet l’une de nos constantes préoccupations pastorales : la négation de Dieu. Dès notre première Encyclique, Nous avons montré en tette négation «le phénomène le plus grave de notre époque». Et Nous avons déclairé que «Nous résisterions de toutes nos forces à cette négation envahissante» (Ecclesiam Suam, A.A.S. LVI, 1964, p. 651). Nous soulignions aussi le drame de l’athéisme moderne, qui entend «se prévaloir . . . d’une soumission rigoureuse à l’exigence rationnelle de l’esprit humain, dans un effort d’explication scientifique de l’univers». Or, «contre l’intention de ceux qui pensent forger par là une arme invincible pour leur athéisme, ce processus de pensée, disions-Nous, se voit finalement entraîné par sa force intrinsèque à une affirmation nouvelle du Dieu suprême, au plan métaphysique comme dans l’ordre logique».

Nous exprimions alors le désir de voir des fils de l’Eglise l’aider à «déboucher, au delà du point où l’homme athée l’arrête à dessein, sur cette conception de la réalité objective de l’univers cosmique, qui redonne à l’esprit le sens de la Présence divine et met sur les lèvres les paroles humbles et balbutiantes d’une prière heureuse» (Ibid. pag. 653).

Nous voulons voir dans vos travaux, chers Fils, une réponse à ces vœux et l’entreprise d’un examen sérieux et lucide de la pensée des hommes de notre temps égarés dans l’athéisme. Et vos études peuvent en outre contribuer à dissiper la méprise d’un certain nombre de croyants qui sont aujourd’hui tentés par un fidéisme renaissant. N’attribuant de valeur qu’à la pensée de type scientifique, et défiants à l’égard des certitudes propres à la sagesse philosophique, ils sont portés à fonder sur une option de la volonté (sur le sentiment personnel) leur adhésion à l’ordre des vérités métaphysiques.** En face de cette abdication de l’intelligence, qui tend à ruiner la doctrine traditionnelle des préambules de la foi, vos travaux se doivent de rappeler l’indispensable valeur de la raison naturelle, solennellement affirmée par le premier Concile du Vatican (Denzinger-Schönm. 3004, 3009, 3015 et 3026), en conformité avec l’enseignement constant de l’Église, dont saint Thomas d’Aquin est l’un des témoins les plus autorisés et les plus éminents.

C’est dire l’importance de vos travaux où vous entendez confronter la philosophie contemporaine avec l’œuvre de saint Thomas sur le problème de Dieu. Votre démarche atteste par elle-même la permanente valeur d’une pensée qui, malgré la défiance et même l’aversion dont elle est l’objet de la part de tant de courants philosophiques modernes, représente dans l’histoire de la pensée humaine et chrétienne un fait majeur qui ne peut être sous-estimé. Certes, au cours des siècles, le thomisme a connu, comme tout système entré dans une tradition scolaire, les périls de la sclérose et des vaines subtilités ainsi que les inconvénients du revêtement scolastique. Mais, loin de tomber dans une décadence inéluctable, l’œuvre de saint Thomas n’a cessé de susciter l’intérêt de grands esprits, ainsi que la formation d’écoles fécondes, cependant que le magistère ecclésiastique lui prodiguait approbation et soutien. De nos jours en particulier, en vue de mieux assurer cette restauration de l’intelligence chrétienne dont le besoin se faisait impérieusement sentir, les Pontifes romains, à la suite de Léon XIII, ont prescrit l’étude de saint Thomas d’Aquin, déclaré «Docteur commun» ou «universel» de l’Eglise (Pie XI, Encycl. Studiorum Ducem, A.A.S. XV, 1923, p. 314).

Mais comment éviter, en un temps où toutes choses semblent remises en question, des interrogations pressantes? La doctrine d’un penseur du Moyen Age peut-elle avoir un intérêt autre qu’historique et prétendre à une valeur universelle? Comment le magistère ecclésiastique a-t-il pu engager son autorité dans l’approbation donnée à cette doctrine? La liberté et le progrès de la recherche intellectuelle enfin ne risquent-ils pas d’en être entravés?

La réponse à la première de ces questions tient au fait que la philosophie de saint Thomas possède une aptitude permanente à guider l’esprit humain vers la connaissance du vrai, la vérité de l’être même qui est son objet premier, la connaissance des premiers principes, et la découverte de sa cause transcendante, Dieu. Elle échappe par là à la situation historique particulière du penseur qui l’a dégagée et illustrée comme «la métaphysique naturelle de l’intelligence humaine». Aussi avons-Nous pu dire que, «reflétant les essences des choses réellement existantes dans leur vérité certaine et immuable, elle n’est ni médiévale ni propre à quelque nation particulière; mais qu’elle transcende le temps et l’espace, et n’est pas moins valable pour tous les hommes d’aujourd’hui (Lettre au T.R.P. A. Fernandez, Maître général des Frères Prêcheurs, le 7 mars 1964; A.A.S. LVI, 1964, p. 303).

Cette valeur permanente de la métaphysique thomiste explique l’attitude du magistère ecclésiastique à son égard. Gardienne de la Vérité révélée accueillie par la foi surnaturelle, l’Eglise sait que cet accueil même suppose un esprit capable de notions intelligibles stables et d’affirmations certaines sur l’être des choses et sur Dieu; sinon la Parole de Dieu proposée et tenue sous forme d’affirmations humaines ne serait plus accessible en tant que Vérité absolue (cfr. Pie XII, Humani Generis, A.A.S. XLII, 1950, p. 565-567). Comme le disait Notre prédécesseur Pie XII, «il s’agit de savoir si l’édifice que saint Thomas d’Aquin a construit avec des éléments réunis et rassemblés par delà et par-dessus tous les temps et que lui fournirent les maîtres de toutes les époques de la sagesse chrétienne, repose sur une base solide, conserve toujours sa force et son efficacité, s’il protège encore maintenant d’une manière efficace le dépôt de la foi catholique, et s’il est également pour les progrès nouveaux de la théologie et de la philosophie d’un usage et d’une direction assurés» (Pie XII au Chapitre général dominicain, A.A.S. XXXVIII, 1946, p. 387). A la suite de ce grand Pape, Nous répondons à notre tour positivement à ces questions, et c’est pourquoi Nous continuons à recommander l’œuvre de saint Thomas comme une norme sûre pour l’enseignement sacré (cfr. C.I.C. Can. 1366, par. 2; Pie XI, Deus Scientiarum Dominus, art 29 a).

Ce faisant, Nous n’entendons nullement amoindrir – à peine est-il besoin de le souligner – la valeur que l’Eglise n’a cessé de reconnaître à ce précieux héritage des grands penseurs chrétiens de l’orient et de l’Occident, au sein desquels le nom d’un saint Augustin brille d’un éclat particulier. L’étude naturelle de l’être et du vrai, comme le service fidèle de la Parole de Dieu ne sont certes pas l’apanage exclusif du Docteur angélique. En le déclarant «Docteur commun» et en faisant de sa doctrine la base de l’enseignement ecclésiastique*, le Magistère de l’Eglise n’a pas entendu en faire un Maître exclusif, ni imposer chacune de ses thèses, ni exclure la légitime diversité des écoles et des systèmes, et encore moins proscrire la juste liberté de la recherche. La préférence accordée à l’Aquinate, – préférence, et non pas exclusivité (Pie XII, Allocution à l’université grégorienne, Discorsi, XV, p. 409-410) – va à sa réalisation exemplaire de la sagesse philosophique et théologique, non moins qu’à l’harmonieux accord qu’il a su dégager entre la raison et la foi.

A l’heure où le Concile s’apprête à donner des directives pratiques pour les études ecclésiastiques, nul doute que le retour aux sources vives de la sainte Ecriture, et l’étude des Pères, conjugués avec l’indispensable approfondissement de la doctrine théologique à la lumière des enseignements du magistère, ne provoquent un renouveau, si ardemment souhaité.** Dans cette humble et confiante démarche de la «foi qui cherche l’intelligence», vous aurez à cœur de maintenir avec la pensée de saint Thomas – comme vous l’avez fait au cours de votre Congrès – un contact vivifiant et fécond. Vous montrerez ainsi par votre vivant exemple que le thomisme, loin d’être un système stérilement clos sur lui-même, est capable d’appliquer avec succès ses principes, ses méthodes et son esprit aux tâches nouvelles que la problématique de notre temps propose à la réflexion des penseurs chrétiens.

Dans cette confiance, et en gage de l’aide divine que Nous appelons sur ces austères, mais si nécessaires labeurs de l’intelligence au service de la vérité, Nous vous donnons de grand cœur notre paternelle Bénédiction Apostolique.

Note :*  C’est pourquoi Mgr Lefebvre a maintenu ferme l’enseignement thomiste comme essentiel à la formation des prêtres .Qu’il soit à jamais béni de cet acte de sauvetage de l’intelligence… !

**Hélas, les «  fumées de Satan » ont fait leurs ravages….Mais la lumière est invincible…Patience

 

Partager cet article
Repost0
9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 09:11

 

« Alors se fera la paix…2/5

Le Vénérable Holzhauser avait dit, on s'en souvient: «cet âge, (Le sixième : consolativus) sera un âge de consolation, dans lequel Dieu consolera Son Église de l'affliction et des grandes tribulations de l'âge précédent. Toutes les nations seront rendues à l'unité de la foi catholique. Le sacerdoce fleurira plus que jamais et les hommes chercheront le royaume de Dieu en toute sollicitude",

 

~En ce temps-là, il y aura sur terre beaucoup de justes et de vrais savants ; on aimera le droit et la justice et, par toute la terre, la paix régnera partout ... ».

 

Beaucoup de saints et de docteurs fleuriront sur la terre. Les "hommes aimeront le jugement et la justice. La paix régnera dans tout l'univers.

 

C'est aussi à ce sixième âge, qu'à raison de la similitude de sa perfection, se rapporte le sixième jour de la Création, lorsque Dieu fit l'homme à Sa ressemblance et lui soumit toutes les créatures du monde pour en être le Seigneur et le Maître. Or, c'est ainsi que dominera le Grand Monarque sur toutes les bêtes de la terre, c'est-à-dire sur les nations barbares, sur les peuples rebelles, sur les républiques hérétiques, et sur tous les hommes dominés par leurs mauvaises passions.

 

C'est encore à cet âge que se rapporte le sixième Esprit du Seigneur, c'est-à-dire l'Esprit de Sagesse que Dieu répandra en abondance sur toute la surface du globe en ce temps-là. Car les hommes craindront le Seigneur leur Dieu, ils observeront Sa loi et Le serviront de tout leur cœur. Les sciences seront multipliées et parfaites sur la terre. La Sainte Écriture sera comprise unanimement, sans controverse et sans erreur des hérésies. Les hommes seront éclairés, tant dans les sciences naturelles que dans les sciences célestes.

 

Les hommes, est-il dit ailleurs, posséderont «au septuple la science de la Création",

 

Enfm, la sixième Église, l'Église de Philadelphie, est le type du sixième âge, dans lequel il y aura amour, concorde et paix parfaite, et dans lequel le Monarque puissant pourra considérer presque le  monde entier comme son héritage Il délivrera la terre, avec l'aide du Seigneur son Dieu, de tous ses ennemis, des ruines de tout mal ...

Cette fidélité consistera dans un nombre immense de fidèles; car en ce temps-là, tous les peuples et toutes les nations afflueront vers une seule bergerie et y entreront par la seule porte de la foi. C'est ainsi que s'accomplira la prophétie: «Il y aura un seul pasteur et un seul bercail» ; et aussi cette autre: «Cet évangile du Royaume sera prêché dans tout l'univers comme un témoignage pour toutes les nations et alors la fin arrivera, Or, c'est aussi dans ce sens qu'il est dit: «J'ai ouvert Ma porte devant toi», la porte de la foi et du salut des âmes, porte qui était fermée à une quantité innombrable d'hommes dans le cinquième âge, à cause des hérésies et des abominations des pécheurs. C'est pour cela qu'alors la bergerie était restreinte, avilie, humiliée et méprisée au plus haut degré mais maintenant la porte est ouverte devant toi, la porte du Ciel que nul ne peut fermer jusqu’au temps fixé ». A SUIVRE

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 19:27

 

 

                                                       8 décembre« Fête de L’Immaculée Conception »

 

 

Au XVe siècle, le Pape Sixte IV fit construire au Vatican une chapelle qui porte son nom, la chapelle Sixtine, en l'honneur de la Conception de la Vierge. Le 8 décembre 1854, Pie IX, se faisant l'écho de toute la tradition chrétienne, proclama solennellement l'Immaculée Conception de la Sainte Vierge comme l'un des dogmes de notre foi. A Lourdes, en 1858 la Sainte Vierge donna son Nom à Bernadette « Je suis l’Immaculée Conception »confirmant ainsi le dogme, et ouvrant la voie au dogme de l’infaillibilité  du pape  en matière dogmatique adopté par le Concile Vatican I. Les deux dogmes sont liés. C’est le même mystère de la pureté spirituelle, de la conformité aux inspirations de l’Esprit de Vérité et d’Amour. C’est cet Esprit  qui fait la sainteté de l’Église fidèle à la tradition.

 

.

 

       Divins enseignements. Extraits des lettres de Sœur Marie du Sacré Cœur (Ed. Téqui)

 

                « Ma fille, Je veux vous parler aujourd'hui de Ma Mère, me dit un jour le Sauveur Jésus. Sa conception a été immaculée. Il devait en être ainsi pour qu'elle fût digne de Moi. Je suis la Sainteté même, comment aurais-Je pu M'incarner dans un corps qui eût été souillé par le péché ? Toute la substance de Mon corps a été prise du corps de Marie; par conséquent, si Marie avait eu une chair, même un seul instant, souillée par le péché, Ma chair eût été une chair sur laquelle le péché aurait eu un instant empire, ce qui ne pouvait être compatible avec Ma Divinité et Ma Sainteté. C'est pour cela que Marie, destinée à être Ma mère, a été exempte du péché originel; c'est pour cela  que, dès le premier instant de sa conception, Marie reçut de Moi la sainteté en partage, et avec cette sainteté originelle toutes les prérogatives qui pouvaient y être attachées. Elle reçut une telle abondance de grâce en ce moment, que vous chercheriez en vain dans la création une semblable merveille. Elle resta neuf mois voilée et cachée pour la terre, comme Moi-même Je devais plus tard rester neuf mois voilé et caché en elle. En ce temps son âme douée d'intelligence et de raison s'unissait de plus en plus à Dieu, pendant qu'elle était encore inconnue au monde et qu'elle ne voyait pas le monde, afin qu'à l'heure de sa naissance et durant toute sa vie, son regard ne fut fixé que sur Dieu, ne cherchât que Dieu, ne se plût qu'en Dieu. La naissance de Ma mère fut ignorée de la terre, méconnue de la terre, mais non du Ciel. Dieu, dès lors, put s'arrêter avec complaisance sur une créature pleine de justice et de sainteté, et, en sa faveur, accomplir l'œuvre de miséricorde qu'Il avait promise au monde. Dieu ne regardait que Marie, ne vivait qu'avec Marie, ne se plaisait qu'en Marie. Il ne regardait point les grands, les puissants ni les rois de la terre; Son œil ne s'arrêtait que sur l'humble Marie, sur Marie inconnue, sur Marie enfant, qu'Il aime comme Sa fille, comme Son épouse, comme Sa mère, comme Son temple. Du sein de Son éternité, Il veille sur Marie, Il la dirige, Il la conduit, Il la regarde comme celle qu'Il veut faire participer aux plus étonnants mystères qu'Il doit opérer dans le temps. Chaque jour Il augmente les grâces dans son âme, chaque jour Il la fait croître en âge, en vertus, en mérites à Ses yeux.

                         Bientôt Marie fut tellement élevée en sainteté, que le monde ne fut plus digne de la posséder; et Dieu, malgré qu'elle fût bien jeune, l'appela dans Son Temple, où elle se consacra à Lui pour toujours: offrande spontanée, offrande sainte, offrande sans retour! Dieu l'accepta afin que Marie voulût accepter un jour aussi Son offrande. Dieu lui donna Son Temple pour retraite, afin qu'elle Lui donnât son sein virginal, où Il voulait habiter corporellement. Temple de Dieu et solitude de Marie! Dieu et Marie! Ma fille, pensez souvent à ces grandes choses, à ces admirables relations de la Divinité avec cette créature dont le nom est Marie. Votre âme s'y perdra comme dans un abîme sans fin, et dans cet abîme, qui ne l'entraînera pas à sa perte, elle goûtera un bonheur inexprimable. Marie se retira près de Dieu, et Dieu vint près de Marie; Marie se plaça sous la garde de Dieu, et Dieu veilla sur Marie; il déploya toute Sa Puissance, toute Sa force, toute Sa vertu pour entourer Marie, pour environner son âme, éclairer son esprit, enflammer son cœur. Il fut tellement occupé de Marie, tellement agissant en Marie, que Marie sembla ne pas vivre, mais Dieu vivre en elle. Marie, c'était une créature manifestant l'action de Dieu. Cette manifestation était toute secrète, c'est-à-dire qu'elle n'était qu'entre Dieu et elle. La terre ne la connaissait point et ne pouvait la connaître, parce que la terre était séparée de Dieu, parce que la terre avait tellement perdu le souvenir de l'influence de Dieu et de Son action, qu'elle ne l'aurait point aperçue, quand elle eût été extérieure en Marie. Marie, Trésor du Ciel, inconnue sur la terre, Dieu la voile dans sa simplicité, dans son humilité, dans son abaissement; mais il la tient sous Ses yeux, Il la tient dans Sa Main, Il la tient dans Son Esprit, Il la tient dans Sa grâce, et quand viendra l'heure fixée éternellement, elle sera prête, elle sera disposée. Dieu aura Marie en Marie, c'est-à-dire Sa Mère dans la Vierge annoncée par les Prophètes, attendue par les Patriarches, et promise au premier homme après sa chute »

 

Dans cet entretien ,Notre Seigneur nous rappelle trois notions qui semblent occultées de nos jours :

1-Le péché originel est un fait historique et non un mythe.

2- L’existence de l’âme de l’enfant dès la conception.

3- La place suréminente de Marie dans les desseins de la Sainte Trinité, qui fait tout à Son Heure avec Puissance, Sagesse et Bonté.

N’oublions pas de remercier Dieu pourtant de merveilles.Magnificat

Prions S S Pie IX pour le retour de notre Pape légitime. Prions les soldats qui donnèrent leur vie pour défendre la Papauté.

SSPie IX aime beaucoup la France qui l’a aidé en ses jours d’exil et de persécutions. Il intercède pour nous auprès de Notre Dame Reine de France.

 

 

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 08:45

      « Alors se fera la paix… »1/5

 Après les chatiments purificateurs ,    la Réconciliation.

                                Le grand Règne spirituel. Sa signification , sa durée.

 

« Il est essentiel à la vérité d’être combattue, car ainsi elle montre son invincibilité. Il est essentiel à l’amour d’être mis à l’épreuve car ainsi il montre sa Vérité »

« C’est Moi qui ferai tout. » « Je règnerai malgré Mes ennemis »NSJC

« Oublie plutôt toutes les prophéties que celle-là »NS à MJC

 

 Voilà ce que nous révèle littéralement Notre-Dame dans le secret de la Salette, sur la période qui suivra les châtiments dont elle donne le détail  très précis :

« Alors se fera la paix, la réconciliation de Dieu avec les hommes ; Jésus –Christ sera servi, adoré et glorifié ; la charité fleurira partout. Les nouveaux rois seront le bras droit de la Sainte Église qui sera forte, humble, pieuse, pauvre, zélée et imitatrice des vertus de Jésus-Christ …..» « ….Mais cette paix parmi les hommes ne sera pas longue : vingt cinq ans d’abondantes récoltes leur feront oublier que les péchés des hommes sont cause de toutes les peines qui arrivent sur la terre….. » Alors viendra l’antéchrist et sa terrible guerre qui aboutira à la défaite totale du plan satanique et « tout sera renouvellé » Tout ceci nous montre la nécessité de « veiller et prier » même et surtout « quand tout va bien ….». La période du grand règne spirituel verra cesser les combats fratricides entre les hommes, mais les démons n’en cesseront pas complètement leur action tentatrice .Ils seront seulement très affaiblis par le renvoi en enfer d’une grande partie de leurs troupes. Le plan satanique  invariable est de détrôner Jésus-Christ. Il ne cessera qu’après l’enchainement définitif et éternel de l’Adversaire.

Pour l’instant donc nous sommes dans la période des avertissements et des chatiments.

 Aussi devons nous nous tenir prêts en état de grâce et de soumission à la Volonté divine sur nous et nos proches .Il n’y aura de restauration qu’après les purifications .Suivra le « grand règne spirituel »de quelques décennies tant de fois annoncé. Puis la venue de l’antéchrist qui clora la fin des temps. Chaque chose en son temps. La Providence veillera à tout. Mais il est bon de faire savoir à notre jeunesse que Dieu fait des projets pour ces générations à venir. Ne les désespérons pas par des vues pessimistes de fin du monde imminente. ,de parousie imminente etc…Prions pour  ceux et celles qui devront mener le bon combat. » Ce qui donne la force aux justes, c’est la certitude de la victoire »

Ne perdons pas de temps dans des interprétations trop sophistiquées. Il suffit d’ouvrir les yeux et chaque jour nous apportera la clarté dont nous avons besoin.

 

 

 Beaucoup des TEXTES suivants sont extraits de « Veillez et priez ». Une somme prophétique, « incontournable ». 3 tomes, Imprimée en 1972 ; l’auteur fut un « survivantiste » de la toute première heure. Les demander à Association Tout Restaurer dans le Christ,1 ,rue saint Léger, Bat 2 appart.89 ;78100 Saint Germain en Laye .

 

« Etudions l'annonce du Nouveau Règne de Dieu dans l’eschatologie de Marie des Vallées 1590-1656 .Cette confidente de Saint Jean Eudes (1601-1680) a en effet annoncé une grande tribulation suivie d'un grand jubilé. Écoutons son historien, mentionner l'attente d'une rénovation collective, précédée de la conversion quasi générale.

 

~L'une des espérances les plus vives des premiers chrétiens, dont les écrits du Nouveau Testament, faisant suite aux textes prophétiques de l'Ancien, nous donnent un écho saisissant, a été certes l'attente de la Parousie et du Royaume de Dieu, le retour du Christ triomphant, le jugement du siècle par le feu, l'Évangile éternel de l'Esprit, le règne des justes sur la terre renouvelée sous les nouveaux cieux. Le salut n'est pas une affaire purement individuelle, et si les préoccupations des fidèles, des apologistes, des théologiens peuvent varier selon les temps, insister plus ou moins sur tel ou tel dogme, il est de fait que l'Ecriture, les Pères et les Docteurs s'accordent essentiellement sur l'attente d'une rénovation collective qui est l'un des thèmes principaux de Marie des Vallées».

 

Celle-ci s'était offerte en victime pour la destruction du péché. «La grande désolation anéantira tous les péchés de la terre. Le monde  sera purifié par lé feu. C'est la destruction du péché et la conversion générale des âmes que Dieu opère en sœur Marie ; ses souffrances (et celles de tous les saints, de tous les hommes) seront appliquées aux âmes pour tuer le péché «qui sera fauché et fané par l'Amour Divin».

 

«J'ai fait pour vous, lui disait Jésus, un enfer nouveau. Je ferai pour vous toutes choses nouvelles».

 

La grande tribulation sera suivie d'une effusion de grâces. Le péché détruit, le monde se convertira, selon la prophétie : « Et convertentur ad Dominum universi fines terrae. » De grandes lumières lui furent données à ce sujet sous diverses figures. Jésus lui dit qu'il ferait un jour «pleuvoir un déluge de grâces sur toute la terre». Il donnera alors de très beaux vases (prêtres) à son Église ...

 

Le règne de Dieu sera le contraire du monde actuel, le monde renversé ou plutôt rectifié, redressé en sa perfection originelle ...

 

Le règne de Dieu, comme le principe du Bien lui-même, c'est en effet l'unité. (L’unité est le fruit du Sacrement de l’Eucharistie Jésus- Tout en tous)

En ce temps-là, il y aura des martyrs d'amour qui surpasseront les premiers martyrs eux-mêmes, des saints qui surpasseront autant les saints actuels que les cèdres du Liban surpassent les arbrisseaux ...

 

La terre sera peuplée de saints. Toutes les œuvres des hommes régénérés glorifieront Dieu, La terre sera jetée comme un «baguette courbée et crochée» dans une fournaise, non pour y être consumée, mais pour y être redressée, purifiée. La paix se fera entre Dieu et les hommes. «  Erit abundantia pacis ... (Ps, 71, 7). La paix régnera parfaitement; il n'y aura plus de péchés mortels:  durant qu'un si grand gouverneur -la grâce - tiendra la terre obéissante». Les vertus auront vaincu tous les vices. Marie des Vallées «assiste à leur combat. Elle voit sept rivières diversement sales(les péchés capitaux) se changer en belles eaux claires».

 

Le 6 mai 1646, Jésus lui dit : « ... J'aplanirai les montagnes, Je les rendrai fécondes. Les vallons couleront de lait et de miel, et la terre sera inondée de cinq fleuves qui couleront de Mes Plaies».

 

, ... Dieu lui parlait comme si elle était la figure de l'Église, laquelle  obtiendra, par les souffrances des saints qui la composent, l’heureuse conversion.

 

« Dieu a tant aimé le monde qu'Il lui a donné Son Fils unique ... » A ces avances, l'humanité doit répondre. Les saints leur ont, pour leur part, ardemment répondu. Leur âme est devenue l'épouse de la Divinité. Mais Jésus Sauveur «jette les yeux» sur une autre Femme: c'est la nature humaine, que ce regard et l’affliction universelle qu'Il lui prépare, en attendant le déluge de grâces et de feu feront son Épouse à jamais".

 

A Suivre

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de senex
  • : A propos de la survie et du retour à Rome de SS Paul VI Les trésors de la doctrine catholique à votre service pour préparer l'avenir
  • Contact

Recherche

Liens