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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 15:17

« Le Seigneur Dieu n'a rien fait,s'Il n'a pas auparavant révélé Son secret à Ses serviteurs les prophètes »(Amos III 7)

Le grand Règne Eucharistique,(suite)

Après les purifications.

Le grand Pape promis est décrit par le Bienheureux Amadio XIIe siècle

« Dieu se choisira un homme selon son cœur et le chargera de paître le troupeau de Son peuple. Et cet homme enseignera à toutes les nations le divin vouloir de son Seigneur qu'il aimera de tout son cœur. Sa miraculeuse élection remplira d'admiration et d'étonnement les brebis. Tous les rois viendront à lui ... »

« Mais il y aura des hommes qui lui seront opposés et deviendront ses ennemis. Alors Dieu fera baisser leur tête et les abattra, afin qu'à l'Orient et à l'Occident tous sachent que la Main de ce même Dieu a fait cet ouvrage. Toutes les nations infidèles se convertiront à la vraie Foi et obéiront à ce Pasteur comme à leur père, et lui et ses successeurs pendant longtemps les gouverneront dans la crainte de Dieu.

Tous les hommes ne formeront plus qu 'un seul troupeau sous un seul Pasteur. « Cet homme prédestiné observera les Canons et les anciennes coutumes des Pères de l'Église, il extirpera les mauvaises, fera obéir aux bonnes et les établira solidement. « Il aura bien plus le soin des âmes et des intérêts spirituels que celui des temporels. Il ne s'occupera de l'argent qu'autant qu'il le faudra pour les besoins de l'Église, des orphelins, des veuves et des autres pauvres. »

Ajoutons que ce texte a été remis par le Bienheureux lui-même au Vatican pour éclairer les Papes sur l'avenir.

En une autre circonstance il ajoute: . « Le Pasteur que Dieu aime et choisit entrera au temps marqué dans le temple; il purgera et réformera l'Église et tous admireront et seront stupéfaits ... il imitera le Seigneur en réalité par la parole et l'exemple ... il enseignera tous les secrets qui sont encore cachés sur la création des Anges , sur Dieu et sur l'Univers. «« Rome sera renouvelée en ces jours et présidera au monde entier. «Avec ce Grand Pasteur surgira le Grand Roi ... Les siècles finiront, la primitive unité sera rétablie, tous les membres dépendront du même chef et toutes les bergeries particulières feront partie de l'unique bercail du Christ. » A suivre

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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 14:50
Un aveugle peut-il conduire des aveugles ???

Un aveugle peut-il conduire des aveugles ???

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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 12:34

"Il faut trouver des moyens d’inculquer aux élèves et aux professeurs  les valeurs de la République ! Mettons en place des instruments qui leur permettent de réfléchir aux questions qui concernent la religion, l’Etat, la liberté, la laïcité… ! »Ministre de l'educ nat

 

Le seul moyen de sortir de l'aveuglement est de se sortir des ténèbres en recevant les enseignements lumineux de Jésus Sauveur.Hors de Lui point de salut

Mais Il veut règner d'abord en chaque âme,en son royaume intérieur .Ainsi de proche en proche la nation retrouvera l'unité sans laquelle toute vie est impossible

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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 08:13

EXTASE DU 12 SEPTEMBRE 1878 .Marie-Julie Jahenny

 

VISITE DE SAINT MARCELLIN, MARTYR (EXTRAITS)

Ce n'est pas Saint Marcellin, Pape de 296 à 304, martyrisé sous l'empereur romain Dioclétien. Fête fe 26 avril. Il s'agit plus probablement du Saint Marcellin, martyr, dont le nom est cité à la Sainte Messe, associé au Martyr Saint Pierre. Pierre et Marcellin furent martyrisés également sous Dioclétien, en 303. Saint Marcellin était prêtre, Saint Pierre seulement exorciste. Leur culte fut si important que, dès la paix apportée par l'Édit de Milan (313), l'Empereur Constantin leur fit construire une Basilique, comme à Saint Pierre, Apôtre, à Saint Paul, Saint Laurent et Sainte Agnès. (Fête le 2 Juin.)'

« Je suis Saint Marcellin, qui a vécu parmi les hérétiques. J'ai été persécuté, pour avoir refusé d'apostasier ma Foi ... J'étais de ceux qui avaient un amour passionné pour Notre-Seigneur, dans le Saint Sacrement. Cet amour était ma force, ma consolation, mon sublime bonheur. J'eus une pensée qui me pressait fortement de me rendre au milieu de ce peuple hérétique, quoique je n'y fusse engagé par aucun ordre, ni du Ciel ni de la terre. Cette pensée me pressait et toujours mon désir s'accroissait d'aller porter le Nom de Dieu à ce peuple infidèle. J'y allais donc volontairement, possédant en moi Celui qui fortifie. Ce fut mon dernier Repas au Banquet de l'Amour.

En arrivant, parmi ce peuple, je fus conduit tout d'abord au chef des hérétiques. Inconnu, je frappe, et l'on m'ouvre. J'aborde cet homme robuste, fier de lui-même et le salue, genou en terre. Il se lève et me dit: «Es-tu un des imposteurs de Celui qui veut détruire notre religion? » Je lui ai répondu fièrement « Je suis Chrétien, enfant de Dieu, par le Baptême»; Il me demande alors: « Manges-tu cette nourriture qu'on dit Dieu? ». Je réponds «Je me nourris du Dieu de la Croix et de l'Eucharistie. » Il pose alors la main sur moi et dit: "Tu es donc un des associés de Celui qu'on nomme le Christ, Roi du monde?" Je réponds: "Je le suis et j'en suis fier". Alors, il me maudit, me poussa rudement au dehors de son palais et ordonne que ses gardes me lient et m'enchaînent. En même temps , on me fouille et on trouve la croix avec laquelle je vivais. Ce fut assez. L'ordre est donné de me faire mourir. Je fus maltraité, insulté, dépouillé, traîné, accablé. Je demandai au roi de m'accorder jusqu'au lendemain pour mourir, afin de pouvoir, une dernière fois, recevoir le Pain des Forts. Mais on m'étendit aussitôt sur un chevalet de fer et j'y fus serré par des ressorts si terriblement que mes douleurs étaient inouïes. Le lendemain, je reçus la palme du martyre je fus d' abord étendu sur le chevalet, puis jeté sur un bûcher ardent. C'est là que je fus égorgé par des mains sacrilèges. Le roi ordonna qu'on m'ouvre la poitrine, pour trouver le Dieu de mon âme, pour Le fouler aux pieds, pour Le crucifier, pour Le déshonorer. Puis je fus laissé plusieurs jours au bord d'une rivière et j'y fus précipité. Mais aussitôt une femme étrangère vint prendre mon corps pour lui donner sépulture et je fus transporté dans un cimetière bénit.

J'ai, à présent, un mot à vous dire de la part du Seigneur.

Chers frères en Notre-Seigneur et en Sa Sainte Croix, vous souffrez en ce moment, mais un temps peu éloigné donnera et répandra encore de bien plus grandes souffrances? Souffrez donc avec la joie d'aller un jour près de Dieu. Vous qui souffrez, en ce moment, pour le Dieu que nous adorons tous, soyez persuadés que, par vos souffrances bien acceptées, vous retenez la justice du Seigneur en faveur de tous vos frères qui Le déshonorent, et Le blasphèment ... Dans ce moment, vous devez plus que jamais vous attacher à Dieu, et vous détacher de tout le reste, que Dieu méprise ...

C'est aujourd'hui le moment d'être lapidé, crucifié, foulé aux pieds; couvert d'ordures aux yeux du monde. C'est le manteau que portent maintenant les enfants de Dieu. Mais Dieu ne vous regarde pas de la même manière que le monde. Vous êtes brillants aux yeux de Dieu. Quel bonheur! Que j'envie votre sort! Que je voudrais vivre avec vous! Je vais prier pour vous au Trône de Gloire Éternelle de notre Père. »

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 08:58

Un devoir de Justice.... Le 2 février, Solennité de la Purification de la Sainte Vierge Marie .C'est aussi la fête de la Présentation de Jésus au Temple.

Cette présentation est l'occasion pour le Saint Esprit de la révélation à Marie par la bouche de Saint Siméon de sa mission de corédemption .Unie par le même Esprit, les Cœurs de Jésus et de Marie devaient être transpercés,dans un même Passion, pour le salut des âmes. La Mère de Dieu accomplit parfaitement cette mission et c'est pourquoi Son Fils a demandé que justice lui soit rendue ,en demandant à l'Église de vénérer son Cœur douloureux et immaculé,dans cet ordre.

 

Le dogme de la coredemption de Marie n'est pas encore officiellement proclamé,malgré des tentatives de quelques évèques au concile Vatican II.Mais il le sera un jour.

Pour nous y préparer Notre Seigneur a demandé Lui-même l'introduction de l'invocation au Cœur douloureux et immaculé de Sa Mère et une consécration spéciale. Le grand règne eucharistique après les purifications sera aussi le règne glorieux de la Mère de Dieu.La Justice divine,qui veut que « l'on rende à chacun ce qui lui est dû », le veut ainsi.

C'est le R.P. Garrigou-Lagrange OP ,qui nous donne de la dévotion au Cœur douloureux et immaculé de Marie, au plan théologique et doctrinal, cet aperçu lumineux:

«La grâce de l'Immaculée Conception et la plénitude initiale de charité augmentèrent considérablement en Marie sa capacité de souffrir du plus grand des maux qu'est le péché, puisqu'on souffre d'autant plus qu'on aime davantage Dieu, que le péché offense, et les âmes, que le péché mortel détourne de leur fin et rend dignes d'une mort éternelle.

Le Cœur de Marie fut ainsi douloureux dans la mesure où il fut immaculé et très pur, dans la mesure où la plénitude initiale charité ne cesse de grandir en Elle jusqu'à sa mort. Quand on dit : Cœur Immaculé de Marie, on rappelle ce que la très Sainte Vierge a reçu au premier instant de sa conception. Quand on dit : Cœur Douloureux, on rappelle tout ce qu'Elle a souffert et offert pour nous, en union avec son Fils, depuis les paroles prononcées par le vieillard Siméon jusqu'au Calvaire et jusqu'à sa mort très sainte peu avant l'Assomption». Et l'on comprend alors que, pénétrant plus que tout être humain, les desseins d'amour de son Divin Fils, Marie ne pouvait que ressentir avec Lui sa souffrance de ne pouvoir déverser à flots cet amour divin dans les âmes de ses créatures rebelles. Elle ne pouvait que prendre part à cette passion d'amour de son Fils pour Ses créatures devenues Ses bourreaux.

Des âmes choisies de notre temps nous parlent avec une étrange insistance de ce douloureux privilège de la très Sainte Vierge. Berthe Petit, la messagère du Cœur douloureux et immaculé de Marie, entendit ces «paroles» à l'intime de son âme : 8 septembre 1911«Le Cœur de Ma Mère a droit au titre de Douloureux et Je le veux placé avant celui d'Immaculé, parce qu'elle l'a acquis elle-même. L'Eglise a reconnu en Ma Mère ce que Je fis Moi-même: sa Conception Immaculée. Il faut maintenant, et Je veux, que soit compris et reconnu le droit qu'a Ma Mère à un titre de justice: titre que lui ont valu son identification à toutes Mes douleurs, ses souffrances, ses sacrifices, son immolation au Calvaire , acceptés dans une pleine cçrrespondance à Ma grâce et supportés pour le salut de l'humanité. » C'est dans cette corédemption que Ma Mère fut surtout grande et c'est pourquoi Je demande que l'invocation, telle que Je 1'ai dictée, soit approuvée et répandue dans toute l'Église, à 1'égal de celle adressée à Mon Cœur. Elle a déjà obtenu des grâces; et en obtiendra encore, en attendant que, par la consécration au Cœur douloureux et immaculé de Ma Mère, l'Église soit relevée et le monde renouvelé». ,

Septembre 1914. «Je veux que les peuples se tournent vers le Cœur douloureux de Ma Mère. Qu'un même cri s'échappe de toutes les âmes: Cœur douloureux et immaculé de Marie, priez pour nous! Que cette prière, indiquée par Mon amour comme un suprême secours, soit approuvée et indulgenciée pour tout l'univers»

Février 1915. «C'est par le Cœur douloureux et immaculé de Ma Mère que Je veux triompher, parce qu'après avoir coopéré à la rédemption des âmes, ce Cœur a droit à une même coopération dans les manifestations de Ma justice et de Mon amour. Grande est Ma Mère en tout, mais elle l'est surtout dans son Cœur meurtri, transpercé par la blessure du Mien.. C'est pourquoi, voulant pour ce Cœur un triomphe éclatant, J'ai attendu l'heure d'une universelle détresse(la guerre de 14) trouvant écho dans le Cœur douloureux de Ma Mère, universel comme Mon Cœur. Adopter cette dévotion et la répandre, c'est accomplir Ma volonté et répondre à l'attente de mon Cœur. Car, par la prière et la consécration faites à ce Cœur, des grâces de lumière seront obtenues. Elles mèneront graduellement les âmes à la pleine connaissance de nos Cœurs unis, qui ont été blessés d'une même blessure, source inépuisable de tout bien pour l'humanité, et dont la gloire fait et fera le bonheur des élus pour l'éternité».

2 juillet 1940. «C'est par la consécration au Cœur douloureux et immaculé de ma Mère que l'Église sera relevée et le monde renouvelé. Ce sont les cœurs qui doivent être changés. Cela se fera par la dévotion connue, développée, prêchée et conseillée partout.., C'est le dernier secours que Je donne avant la fin des temps: le recours à Ma Mère sous le titre que Je veux pour elle, universellement.

Relevons maintenant cette locution de Notre Seigneur, reçue par Berthe Petit le 24 septembre 1924: «Toutes les nations s'acheminent vers un cataclysme effroyable. Moi seul Je puis apaiser les haines, les discordes et faire régner la paix. Je le ferai quand Ma volonté pour le Cœur de Ma Mère sera accomplie. Il en sera ainsi lorsque sonnera l'heure désespérée que tout prépare. Alors, en réponse aux supplications qui monteront vers le Cœur douloureux et immaculé de Ma Mère, Je manifesterai Ma puissance par une intervention miraculeuse qui s'imposera à tous. La chrétienté entière s'inclinera devant ce triomphe de ce qu'en Fils Je veux pour Ma Mère».

 

Sainte Marie, Mère de l'Église au Cœur douloureux et immaculé , intercédez pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amen

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1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 09:52

EXTASE DU 10 SEPTEMBRE 1878 .Marie-Julie Jahenny

VISITE DE SAINT ABRAHAM, ERMITE. « Je suis Saint Abraham, ermite. Je suis un solitaire qui a vécu au désert, et je suis connu ici sur cette terre.(Il existe en Bretagne une commune Saint Abraham(56140) Je viens te dire un mot de la part de Notre-Seigneur, avant d'entrer au Saint Noviciat. Prions tous et faisons pénitence car, aujourd'hui, les pénitences sont rares, les plaisirs sont grands. Considérons notre passage fort court sur la terre et, dans cette pensée, aimons Dieu d'avantage; aimons-Le pour ceux qui ne L'aiment pas. Soyons tous solitaires sur la terre, c'est-à-dire, enfermons-nous dans l'Amour et le Secret de Dieu. Vivons de cette force, vivons de cet amour que Notre Seigneur nous donne si généreusement. II est doux, il est infiniment doux de souffrir sur la terre, surtout quand Dieu permet ce détachement complet de toute chose, pour occuper de Lui seul notre cœur et notre pensée. S'il existe une vie de bonheur sur la terre, c'est celle-ci; c'est la vie détachée, c'est la vie toute consumée dans le Saint Vouloir de Dieu. Dans la mort à notre volonté se trouve la paix parfaite. Si une âme veut bien servir Dieu, si elle veut bien L'aimer tendrement et goûter Son amour sensible, qu'elle se détache, qu'elle se sépare de l'amour frivole qui existe sur la terre; je veux dire l'amour dans les créatures. Si nous voulons trouver le Créateur, si nous voulons Lui parler, si nous voulons qu'Il soit le seul témoin de tout ce que nous faisons, brisons le lien humain qui nous empêchera toujours d'arriver à la haute perfection. Pourquoi chercher, hors de Dieu, des plaisirs, le bonheur et la satisfaction? Où donc se trouvent-ils? Existerait-il une source nouvelle, depuis que nous n'habitons plus la terre? Marie-Julie: « Oh, non, Bon Saint, il n'y a pas de source nouvelle pour cela! » Pourquoi trouve-t-on dans l'entretien du monde, une espèce de force,de courage et de dilatation? Parce que nous ne sommes pas entièrement morts pour la créature humaine,il y a encore un grand pas à faire , il y a un fort lien à briser et une volonté à dompter. Comment cela se fera-t-il, si ces âmes persistent à faire leur propre volonté? Voici ce qui arrive; on monte au commencement jusqu'à un certain degré de progrès; là, on n'a plus de courage; il faut que la créature remonte, il faut un soutien humain à ce degré où on reste quelquefois longtemps, car, au lieu de gravir la montagne, on redescend parfois bien plus fort qu'on a monté, grâce à cette espèce d'amour charnel. Marie-Julie: « Bon Saint, je ne sais pas ce que c'est que cela. » - C'est une espèce d'amour que Dieu n'aime pas, parce que, souvent, il n'est pas pur, qu'il est imparfait et, souvent, qu'on croit voir clair, alors qu'on voit sombre. Nous sommes tous sur la terre pour aimer notre Père, notre Créateur, Lui seul ne peut donc plus suffire? Lui seul n'est donc plus puissant comme autrefois? Puisqu'on cherche en dehors de Lui de quoi satisfaire son cœur, ce n'est pas par cet amour qu'on trouvera le moyen de se fortifier et de se consoler, parce que l'amour de la créature fait souvent une grande dépravation entre les âmes qui s'unissent pour se consoler et se fortifier avec une pincée de poussière, puisque la créature n'est pas autre chose que corruption et imperfection. Sur la terre, notre Divin Sauveur, qui nous a tant aimés, veut que nous L'aimions. Rentrons en nous-mêmes et disons-nous cette parole que j'ai souvent méditée: A quoi me servira d'avoir été satisfait, à quoi me serviront ces heures passées sans la Présence, sans la pensée de Dieu? Ce sont des heures qui ne sont point comptées, qui ne sont point marquées au nombre des mérites. Quand on vit seul avec Dieu, que l'on est heureux! Toutes les inquiétudes semblent s'évanouir, car Dieu seul nous rend tellement heureux qu'on vit, pour ainsi dire, dans l'amour parfait. Tous sur la terre, nous sommes créés pour nous aimer, pour souffrir et pour nous soulager. Jamais le nombre des ingratitudes n'a été aussi grand qu'aujourd'hui. On n'aime plus soulager son prochain, on n'aime plus faire quelque chose pour réparer son honneur attaqué. Pourquoi? Parce que nous sommes faibles et que nous sommes lâches et que nous avons encore une attache qui n'est pas rompue. Entrons dans le silence, et surtout, éloignons-nous des bruits de la terre, pour servir Dieu, pour goûter combien il est doux de L'aimer sur la terre; c'est le commencement de l'amour véritable. La vie est pleine de misères, elle est pleine de tourments, de douleurs et d'inquiétudes, gardons notre paix au milieu des plus grands troubles. C'est un signe que Dieu a creusé en nous un commencement de source de paix. Nous portons nos croix, plus ou moins pesantes, sur la terre, et quelquefois il arrive que nos croix soient effrayantes par leur pesanteur. Pendant notre vie il n'y aura pas que Dieu à les appesantir sur notre misérable corps, le monde s'en mêlera aussi. Sur cette terre, on n'est jamais parfaitement tranquille, parce que, tantôt on entend, tantôt on ressent une autre peine qui vient mettre le comble à la douleur qui était modérée et qui, bientôt, devient si grande qu'on ne peut la mesurer, ni l'expliquer, ni la comprendre. Gardons la paix, soyons tranquilles; Dieu veille sur nous Dieu nous protège et nous aide par Sa grâce et Son amour. En gardant la paix, on plaît à Dieu; en troublant sa paix, on déplaît à Dieu ... Obéissons à Dieu, puisque c'est Lui qui nous dirige, qui nous commande et qui nous ordonne ... Les victimes de la Croix ont la Croix pour partage, n'est-ce pas le plus riche, le plus beau, le plus amoureux? Qu'ont-elles besoin d'autre chose, puisque Dieu leur donne un Trésor si riche, qui déborde de toutes parts? La Croix doit être leur union, leur compagne, leur délassement, leur appui, leur consolation, leur espérance et leur attache sur la terre. »

 

(Dans cet entretien, ce grand représentant de la Tradition Érémitique de l'Église nous invite au recueillement dans notre vie quotidienne. Le monde actuel est ennemi juré du recueillement et de la vie intérieure, car il est dominé par les puissances ennemies de Dieu. Faisons tous les efforts possibles pour respecter le silence dans notre vie et dans celle des autres. On parle de la qualité de l'air et de l'eau, peu de la nécessité du silence dans la vie humaine.)

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31 janvier 2015 6 31 /01 /janvier /2015 16:11
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31 janvier 2015 6 31 /01 /janvier /2015 08:43

 EXTASE DU 5 SEPTEMBRE 1878 .Marie-Julie Jahenny

VISITE DE SAINT NESTOR, ÉVÊQUE ET MARTYR (EXTRAITS)

L'Élu du Ciel est Saint Nestor (mort en 251) Il fut Évêque de Magydos en Pamphilie (Sud de l'Asie mineure). Il fut martyrisé lors de la persécution de l'Empereur Romain Dèce. (249-251). Saint Nestor était si aimé, qu'ayant exhorté les fidèles du haut de sa croix, des païens s'agenouillèrent avec les chrétiens. (Fête le 26 février)

« Que la paix de Notre-Seigneur soit avec vous, chers frères de la Croix, que Son Amour vous fortifie! que Sa Bonté vous donne l'espérance! .

Je suis Saint Nestor, Évêque et martyr. Je suis mort pour mon Dieu, étendu sur des chevalets; je suis mort en croix.' J'ai vécu dans les siècles passés. J'avais d'abord le dessein de sortir du monde et d' entrer dans la solitude mais Dieu en décida autrement. Je fus élu Évêque et je fus destiné à prêcher la Foi parmi les peuples non Chrétiens.

Après peu d ennées dans le ministère d'Évêque, je fus martyr. Voici comment mon Dieu a décidé mon martyre. Je parcourais la terre pour convertir les infidèles. Une sorte de jalousie et de mauvaise volonté fut suscitée parmi ces peuples, et aussitôt je subis de mauvais traitements; Ce n'était pas encore l'heure du martyre. J'ai vécu trois ans encore après les premières persécutions. Je redoublais de prédications. Plus l'amour de Dieu était fort en mon âme, plus mon zèle me donnait un dévouement, une charité sans borne pour ce pauvre peuple.

Après que j'eus prêché la doctrine de Jésus-Christ, le peuple infidèle se rassembla et complota contre moi et il me mit à mort. Mon martyre a été très long dans les tourments. Ils me torturèrent sur des chevalets (Arête de bois sur lequel on faisait asseoir, à cheval, le sujet, en lui mettant des boulets aux pieds, sorte de supplice associant l'empalement et l'écartèlement, particulièrement cruel par sa longue durée et son caractère humiliant) Voyant que je vivais toujours et que rien ne m'arrachait la vie, on décida de me crucifier sur un arbre qui n'était pas mort. Je fus traîné, battu par ce peuple. Arrivé au lieu du supplice on me dépouilla, on me tordit les membres, on me brisa les dents avec des instruments que tu ne connais pas. On me transperça avec des aiguilles de fer, surtout dans les parties les plus sensibles. Je fus ensuite placé sur' l'arbre, très gros et très grand. J'y fus attaché avec quatre clous. Les tourments ne faisaient que rayonner d'avantage mon visage de bonheur. On me fixa la tête sur l'arbre. On me frappa la tête de telle sorte que j'eus la tête brisée et le visage décomposé. Ma tête était aplatie contre l'arbre du crucifiement. Voyant que je respirais encore, on me trancha la tête et j'expirais dans les tourments et les douleurs ; On voulut faire lécher mon sang et mes plaies par les animaux, Ils s'y refusèrent et pleurèrent mon martyre. Puis ces infidèles enfermèrent mon corps dans une boîte en bois, et leur dessein était affreux! Mais Dieu qui sait bien tout faire, envoya des âmes choisies demander mon corps. Elles aussi furent battues, mais les infidèles cédèrent à leur demande. Voilà comment. fus emporté et comment mon corps fut soustrait à l'infâme sacrilège, que le peuple infidèle avait dessein de faire

. Je vais, maintenant, dire un mot de la part de Notre-Seigneur. Nous sommes tous, plus ou moins, martyrs sur cette terre, nous le sommes tous. Il n'y a pas de Trésor plus riche, plus précieux que de souffrir pour Dieu. Laissez le monde se moquer de vous, laissez le vous persécuter de toutes les façons, pourvu que vous serviez Dieu et que vous L'aimiez surla terre. il n'y a qu'un seul bonheur, un seul amour, une seule joie, C'est Dieu qui a toutes ces richesses. Que sert d'avoir sur la terre la jouissance? Que sert d' avoir une liberté complète en toute chose? C'est un bonheur, mais un bonheur sans mérite. Pourquoi s'attache-t-on tant à cette terre? Pourquoi prend-on tant de goût à écouter ce que la terre redit? Il faut employer ce temps vain et sans mérite à penser à Dieu, à prier, à Lui demander les grâces dont on a besoin. Pourquoi encore néglige-ton la confiance en Dieu, pour s'occuper d'une autre confiance de boue et de poussière? Cette confiance, c'est la plus basse, c'est la dernière, c'est celle qui vient des créaturès ... Pour devenir parfait, dans toutes les grâces du Ciel, il faut se retirer, et en même retirer son esprit, ses pensées; il faut se recueillir dans son intérieur ... Ceux qui souffrent doivent savoir se retirer d'avantage, parce qu'ils sont dans une bonne voie ... Il faut prendre la souffrance pour épouse, et rejeter tout le reste ... Celui qui l'êl;épousée, n'a plus besoin d'autre chose, d'autre attache, d'autre compagne pour parler, pour se consoler, la souffrance lui suffit, ou bien rien ne peut lui suffire ... Dieu possède tout; Dieu est le souverain Consolateur, la terre ne console pas ... Plus on se détache, plus le jour d'une vie nouvelle approche. Souvent, on prolonge des existences douloureuses par trop d'attaches au monde et aux créatures. Le moyen d'abréger son existence malheureuse est de se retirer de tout, et de prendre Dieu pour seul Consolateur, de tout Lui dire, de tout Lui raconter ... Je souhaite aux enfants de Dieu et de la Croix, la force et le courage et surtout ce grand détachement, pour, vite, entrer dans la paix et dans la Demeure que le Seigneur vous prépare. Il faut vous rassurer, car le Seigneur vous promet Sa protection. »

ps /Merci S....i .....remarque très juste

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30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 08:05

LES MARTYRS DES PREMIERS SIÈCLES RAPPEL HISTORIQUE avant d'écouter les témoignages des martyrs des premiers siècles Les Élus du ciel qui viennent encourager et instruire Marie-Julie du Crucifix pendant les extases de la période du Saint Noviciat, sont surtout des martyrs des premiers temps de l'Église; c'est pourquoi nous jugeons utile de sortir des ombres du temps et de l'oubli ingrat, ces époques héroïques, au sens le plus fort du mot. Il est de bon ton, dans certains milieux modernisants de traiter ces époques de « légendaires. » Ainsi, le Martyrologe a subi une véritable « épuration », qui ressemble à une volonté d'effacement de la mémoire! Marie-Julie du Crucifix aurait-elle ainsi accueilli des martyrs qui, d'après nos modernes « savants », n'auraient existé que dans l'imagination des premiers chrétiens? La lecture bouleversante des récits laisse, au contraire, une impression de dramatique authenticité et impose le respect et l'action de grâces. Nous devons beaucoup à ces frères et sœurs, qui, maintenant, « passent leur Ciel à faire du bien sur la terre ».

 

L'expansion rapide du Christianisme dans le monde païen n'allait pas tarder à soulever un conflit entre les deux sociétés, païenne et chrétienne. Une ère de lutte s'ouvrit bientôt, qui devait durer deux siècles et demi. On considère, en général, deux grandes séries: la première comprend les quatre premières persécutions, la deuxième comprend les six dernières.

De Néron à Septime Sévère, la cause générale des persécutions fut l'hostilité des juifs et des païens. Les premiers, considérant le christianisme comme une apostasie et une imposture, ne se faisaient aucun scrupule pour les dénoncer aux pouvoirs en place. Les seconds n'admettant pas une telle révolution dans les mœurs, qui leur était un vivant reproche, s'appuyaient sur le culte des idoles pour dénoncer l'impiété de ces « dangereux illuminés », coupables de tous les crimes . Les chrétiens devinrent des boucs émissaires, tout à fait pratiques, quand tout va mal!

De Septime Sévère à Dioclétien, les six dernières persécutions furent plus politiques et doivent être attribuées à l'initiative et à l'hostilité des Empereurs, eux mêmes en proie à la décadence intérieure et aux menaces d'invasions des Barbares « venus de l'Est ». Il fallait mettre fin à une doctrine qui devenait une mise en cause de l'État. Les persécutions qui étaient ponctuelles, individuelles dans la première période, devinrent universelles, généralisées. Légalisées par des Édits et prirent un caractère de vagues furieuses de terreur, de massacres planifiés et d'humiliations. L'application des Édits fut inégale suivant les régions et le zèle des fonctionnaires impériaux. La persécution légale ne prit fin en Orient qu'en 313, alors que nos pays d'Occident furent relativement épargnés

. La première série des quatre premières persécutions commença sous Néron, (54-68). L'incendie de Rome fut le prétexte à une orgie de cruauté destructrice. Les Apôtres Saint Pierre et Saint Paul en furent les victimes les plus illustres. Après la mort de Néron, il y eut une accalmie, car Domitien en (81-96) ne persécuta les chrétiens que dans les deux dernières années de sa vie, pour une question d'impôt. L'Apôtre Saint Jean, jeté dans l'huile bouillante, en sortit miraculeusement et fut exilé dans l'île de Pathmos, où il rédigea l'Apocalypse, livre qui donne tant de place aux témoins de l'Agneau Immolé.

Sous Trajan (98-117), religion illicite, le christianisme devint une religion privée de ses manifestations et de ses assemblées, sous peine de sanctions très graves. Les martyrs St Ignace d'Antioche, St Clément, Pape, St Polycarpe sont les porte-croix d'une héroïque procession de fidèles à leur Tradition.

De 117 à 161, bien que les lois n'aient pas été abrogées, elles furent moins cruellement appliquées par Adrien et Antonin le Pieux.

Sous l'empereur philosophe Marc-Aurèle (161-180), la tolérance fut plus sensible, sauf à la fin de son règne où, sous la pression de dénonciations calomnieuses, il fit appliquer la législation antichrétienne. Les martyrs de Lyon et Sainte Blandine nous sont bien connus.

 

La deuxième série commence sous Septime Sévère (193-211). Il condamne encore plus violemment la « propagande» chrétienne surtout en Orient, en Afrique et en Gaule. Les noms de Sainte Félicité et Sainte Perpétue nous sont familiers, représentant au Saint Sacrifice une longue cohorte de martyrs anonymes, de frères et de sœurs inconnus, qui nous ont montré la voie à suivre

. De 235 à 238, sous Maximin le Thrace, la tranquillité de l'Église ne fut troublée que passagèrement et ponctuellement.-

Mais sous Dèce (249-251), les persécutions reprirent, L'Empire était menacé par les Goths sur le Danube. Il fallait créer, de gré ou le force, une unité nationale. Mais le principe chrétien de distinction de l'ordre civil et de l'ordre religieux, jusque-là inconnu, parut très dangereux à l'Empereur et il décida « d'en finir» avec tous les chrétiens. Il voulait les forcer à renier le Christ et à sacrifier aux dieux païens sous peine de mort, de bannissement et de confiscation des biens. La persécution fut terrible et l'Église eut à déplorer de nombreuses défections. Nombreux furent ceux qui durent s'exiler ou s'isoler dans des déserts; ce qui donna naissance à une grande tradition d'ermites, et de Saints pénitents. Parmi les noms qui nous sont familiers, Sainte Agathe, Sainte Agnès, Sainte Appoline, Saint Cyprien et le soldat Polyeucte, immortalisé par la tragédie de Corneille.

Sous Valérien (253-260), les Édits furent appliqués avec rigueur, et les victimes furent nombreuses. Saint Laurent et Saint Tarcisius sont des victimes du cruel acharnement à faire taire la Vérité.

Sous Aurélien (270-275), l'étau se desserra un peu. Un Édit de Gallien restitua aux communautés chrétiennes leurs cimetières et leurs lieux de réunion séquestrés pendant les persécutions précédentes. Mais, sous Dioclétien et ses collaborateurs et successeurs (284- 313), les mêmes causes produisirent les mêmes effets. L'Empire, de plus en plus menacé par les barbares, devait se défendre. Les chrétiens redevinrent les boucs émissaires

. C'est surtout le gendre de Dioclétien, Galère, qui, associé à Maximin Daïa, aggrava les Édits et procéda à des immolations de masse dans la partie orientale del'Empire. L'Occident, confié à Constance Chlore, père du futur Constantin, fut traité avec plus de modération.

Il fallut attendre l'Édit de Milan (313) pour que la tempête s'apaise en Orient. Les martyres de Saint Sébastien, Saint Victor, Sainte Catherine d'Alexandrie datent de cette époque.

Voilà un bref survol de l'histoire de ces temps héroïques, ou l'on peut remarquer la brièveté et la fragilité des pouvoirs païens et l' expansion irrépressible de l'Église, signe de son caractère sur naturel; C'est par la Croix qu'elle a vaincu!

Mais les périodes de longue paix ne sont pas de ce monde ! L'Église allait connaître, en son sein même, la grande tourmente des hérésies qui fit beaucoup de désordre, mais permit aussi au grands conciles d'affermir et d'approfondir les grands Dogmes.

 

 Ce fut La période de lutte théologique principalement contre l'hérésie d'Arius,(3ème et 4ème siècles) qui attaqua les bases mêmes du Christianisme:

La Sainte Trinité et la Divinité du Christ eurent aussi leurs martyrs qui subirent l'exil, comme Saint Athanase, ou la mort comme plusieurs des Saints dont nous rapportons les récits. Il ne semble y avoir de moments où l'Église n'a pas à lutter contre les périls extérieurs, ou, plus graves, intérieurs. Il y a toujours eu des Témoins, des martyrs de la Vérité, il en aura jusqu'à la fin du monde ... ! C'est la volonté de Dieu; le Ciel se mérite!:

 Prions ces grands témoins de nous obtenir le grâce de la patience et de l'humble persévérance.

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29 janvier 2015 4 29 /01 /janvier /2015 08:00

EXTASE DU 19 AOÛT 1878 -Marie-Julie Jahenny

VISITE DE SAINT GRÉGOIRE LE GRAND, PAPE (EXTRAITS) Conseils très importants pour bien vivre notre époque crucifiante

Saint Grégoire le Grand, Pape, Confesseur et Docteur est un des plus grands chefs que l'Église ait eus. Il gouverna l'Église de 590 à 604. L'Angleterre lui doit sa conversion. À une époque où les Barbares créaient en Europe une situation nouvelle, il fut pour beaucoup dans la mise en place des moyens qui devaient les gagner à l'Église. Il veilla à la bonne formation et à la discipline du clergé, base essentielle de toute action missionnaire. Il attacha une particulière attention à la liturgie, qui doit être la célébration du Dogme, de la Vérité Révélée et doit assurer l'unité des esprits et des cœurs. C'est pourquoi il s'intéressa au Chant Sacré, domaine essentiel, où le fond doit être mis en valeur par la forme. Le chant Grégorien lui doit son nom. Ce chant,"qui fait tant" de_place au silence contemplatif, permet de mettre en valeur la Sainte Écriture, dont l'âme doit se nourrir. Ce grand pape fut aussi un éminent commentateur de cette Sainte Écriture. Pour tout cela, il est l'un de quatre grands Pères et Docteurs de l'Église latine; aux côtés de Saint Ambroise, Saint Jérôme, et Saint Augustin. Fête le 12 Mars.

« Que la douce paix de Notre-Seigneur soit dans ton âme, et dans celle de tous les Serviteurs de Sa Croix! Que l'Amour de Dieu vous embrase de Ses ineffables douceurs! -

Je suis Saint Grégoire, Pape et Docteur de l'Église.()Je viens, à l'entrée de la voie du Saint Noviciat, dire un mot de la part de Notre-Seigneur Le Seigneur, dans Sa Tendresse et Sa Miséricorde, nous a donné Ses grâces, Son amour et Ses bienfaits.

Qu'avons-nous à faire à notre tour? Levons nos yeux vers les Cieux et bénissons un si bon Père! La puissance du Seigneur éclate sur la terre; les richesses de Son Amour nous sont données, qu'avons-nous à faire : À remercier généreusement Notre-Seigneur, à Lui témoigner notre reconnaissance, pour toutes Ses bontés. Qu'est-ce que l'amour de Jésus? Ce n'est pas autre chose qu'une tendresse mêlée de bonté, qu'Il nous donne à chaque instant pour fortifier nos âmes et notre courage. Que reçoit-Il, ce Dieu d'amour, pour tant d'amour qu'Il nous donne? Il reçoit de la plupart que des injures, que des profanations!

Ô aveugle .de ce temps, quand donc la lumière frappera-t-elle ton œil pour te faire voir les Divins effets que Dieu opère en tous lieux, par Sa puissance infinie? Tremblons, petit nombre d'amis de Dieu, sur le sort de tant d'âmes infortunées qui ont rejeté la lumière pour vivre dans l'idolâtrie de l'esprit mauvais. Quand l'Église du Seigneur aura été menacée et battue, quand l'heure de la lumière, de la grâce, du triomphe promis, éclatera sur la terre foulée par des pieds insolents, que diront-ils, que feront-ils, que penseront-ils? Ils sont les premiers à lui jeter des pierres, et ce Temple reste debout, il leur résiste par la grâce. Pourquoi? Parce que Dieu a arrêté l'heure fixe, l'heure de la grâce pour Son Saint Temple. Si les dernières lumières et les dernières grâces 'du Ciel i ouvrent pas les yeux fermés d'une société pervertie, quel effroyable malheur ! Tremblons, gémissons et pleurons, car la désolation est à son comble. Notre-Seigneur adorable, dans Sa grande bonté et dans Son amour si puissant et tout adorable, laisse agir en pleine liberté la volonté libre de tous Ses ennemis. Il ne leur retranche rien, Il leur laisse un pouvoir tellement fort, que, par ce pouvoir même, ils devraient pressentir que la Main du Seigneur si puissant leur réserve un coup effroyable. Mais ils ne pensent qu'à travailler, qu'à approfondir leur travail dans le mal. À force de creuser, ils arriveront au bout de cette profonde carrière, et là, qu'auront-ils à faire? Ils n'auront plus rien! Dieu aura parlé, Dieu aura commandé, Dieu aura mis fin à leur scandale. Voilà, où marchent un grand nombre d'enfants de Dieu! Aujourd'hui Dieu fait et laisse faire des martyrs. Voici comment Dieu fait Lui-même et laisse faire: Il fait souffrir Lui-même et Il ordonne qu'encore d'autres après Lui fassent souffrir. Ce temps qui Sous la fureur de l'orage, qu'aurez-vous à faire? ATTENDRE, PRIER, et FAIRE CE QUE DIEU VEUT. Aimons Dieu de tout notre cœur, servons Dieu fidèlement, servons-Le à travers les obscurités qui se trouvent en nous, servons-Le malgré les ténèbres où Dieu nous laisse et où il nous faut marcher, servons-Le quand même. Quand même la lumière de vos âmes serait absolument éteinte, ne perdez pas courage, traversez tous les périls, affrontez les dangers et Dieu vous comblera de Ses grâces et de Ses consolations. Qui peut nous rendre heureux sur la terre, si ce n' est la paix de Dieu qui vit en nous, qui travaille en nous, qui prie en nous? Sans cette paix, l'homme devient comme un damné, il court et se précipite dans le premier gouffre qu'il rencontre, parce que c'est le ravageque font en lui ses amours déréglés. Voilà pourtant ce qui se produit dans bien des cœurs. Pour conserver la paix, il n'y a qu'une chose à faire, c'est de dire ce que Dieu veut, c'est d'obéir à la Volonté de Dieu, c'est de ne rien rechercher dans la créature humaine. On trouve tout en Dieu, puisqu'Il est le Trésor de tout. Servons Dieu, aimons Dieu, cherchons Dieu, et fuyons cet amour du monde, puisque c'est par la Croix qu'on parvient au bonheur et à la richesse. Prenons nos croix, portons-les sans rougir, puisque c'est la Croix qui nous procurera, un jour, le bonheur de voir Dieu, de Le comprendre et de L'aimer. Portons la Croix. Il y a des croix partout! Le bonheur d'aimer la Croix nous procure dès cette vie, une délicieuse attente du bonheur de voir et de posséder Dieu. Que Dieu a-t-il plus aimé que sa Croix? RIEN. Elle a été Son partage, elle a été Son Trône de douleur. Il L'a choisie parce qu'Il a voulu que tous Ses enfânts fussent héritiers de Sa Croix, Son Trésor. Voilà pourquoi nous~ommes appelés les enfants de la Croix, les héritiers de Dieu.

Prions pour l'Église menacée par un complot, tramé par la jalousie affreuse des esprits pervertis des bandes réunies pour la renverser. La tempête sera terrible, mais l'Église restera infaillible et ses murs ne seront point ébranlés. Mais il y aura des martyrs ... Prions pour l'Église et demandons à Dieu le retour d'une famille égarée, d'un peuple corrompu, d'une société dégradée. Tous sont nos frères en Notre-Seigneur. Ce sont des âmes rachetées au prix de Son Sang. Je souhaite la force et le courage aux victimes et aux amis de Dieu. Après avoir porté la croix sur la terre, notre rendez-vous éternel se trouvera dans la Gloire. C'est là que nous nous reverrons. » A suivre

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