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24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 06:42

                                          Le sens des miracles 1/ 3

 

Nous allons être d’ici la fin de l’année submergés par la « canonisation » du Concile ; Pour prouver sa valeur d’autorité incontournable, les grands moyens sont mis en œuvre : « Béatifications », « canonisations » , »dérogations » étonnantes de rapidité, « miracles » etc…Le temps presse …apparemment pour une institution d’une prudence et d’une lenteur légendaires. Les spécialistes devront étudier tout cela …Profitons de ces événements pour approfondir la notion de miracle. Car ainsi nous pourrons mieux distinguer les vrais miracles, au service de la Vérité, des faux miracles et prodiges tentant d’accréditer  l’erreur ou le mensonge des démons et/ou de leurs complices humains.

 

Un principe essentiel : « Dieu seul peut faire de vrais miracles. Mais Dieu peut se servir d’intermédiaires comme instruments de Sa Toute Puissance. »

 

Les Miracles du Christ, preuves visibles de Sa Divinité (RP Sineux) 1/3

 

Les miracles, sous les formes les plus diverses, en particulier les guérisons instantanées de malades désespérés, constituent l'un des caractères distinctifs de l'ère nouvelle ouverte par le Messie, le signe le plus éclatant de l'authenticité de Sa Mission. Les miracles de Jésus témoignaient aussi de la Divinité de Sa Personne. Les miracles étaient au service de Vérité. Les véritables miracles  seront toujours au service de la Vérité, car c’est par la même Puissance,  la même Sagesse, la même Bonté que Dieu accorde les miracles au cours de l’histoire comme pendant la vie terrestre de Jésus. Les saints ne sont que des instruments  au service de la Vérité.

 

Les disciples de Jean-Baptiste, envoyés par leur Maître s'enquérir si  Jésus était vraiment Celui que les Prophètes avaient annoncé, ou bien s'il fallait en attendre un autre ? remportèrent cette réponse catégorique : « Les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont guéris, les sourds entendent, les morts ressuscitent .. » (Matth XI,15ss)

 

Il fallait qu'il en fût ainsi.

 

 a) LE CHRIST DEVAIT FAIRE DES MIRACLES.

 

Il ne s'agit pas d'une obligation rigoureuse bien entendu. Le Fils de Dieu n'était pas plus tenu de faire des miracles que de s'incarner ni de verser Son Sang pour les hommes. Mais pour la réalisation du plan qu'Il a spontanément adopté, les miracles étaient nécessaires. .

Une doctrine, en effet, ne s'impose à l'esprit humain qu'à la condition d'être appuyée par des arguments capables de satisfaire les exigences de sa raison. .

Or, la doctrine évangélique étant l'expression de la Pensée Divine, est, pour l'homme, une vérité surnaturelle, dont les arguments sont insaisissables par l'intelligence humaine. Et pourtant elle est promulguée pour les hommes; elle les intéresse tous au plus haut point; et il importe qu'ils puissent s'y rallier avec une

forte et prompte conviction.. ..

Mais n'arrive-t-il pas maintes fois, que les hommes dispensent leurs Maîtres des démonstrations et des raisonnements, pour se fier à la seule autorité de ceux qui enseignent?

 

La confiance alors tient lieu d'arguments.

Que le Christ inspire confiance, Lui aussi, on le croira sur parole!

Qu’Il prouve la Divinité de Sa Mission, on ne discutera plus son autorité. Et l'on accueillera son enseignement comme celui de Dieu même; « Rabbi, nous savons que Vous êtes un Maître venu de Dieu; car nul ne saurait accomplir les prodiges que nous Vous voyons faire, si Dieu n'est avec lui » .St Jean III-2

 

Répétons-le : Preuves de l'authenticité de son Message, les miracles de Jésus témoignaient aussi en faveur de la Divinité de Sa Personne : « Quel est donc celui-là? »murmurait-on quand on Le voyait commander d'un geste irrésistible aux flots et à la tempête , ou se faire obéir des esprits infernaux . Et, en face des incrédules obstinés, c'était pour Lui un argument péremptoire:

«  Si vous ne Me croyez pas sur parole, rendez-vous du moins à Mes œuvres; elles démontrent  assez qui Je suis! » (ST Jean V,36 )

En outre, cette action souveraine sur la "nature visible était un signe de la transformation que le Verbe incarné se proposait d'opérer dans le domaine spirituel. N'avait-Il pas soin, du reste, chaque fois qu'Il accordait un bienfait corporel, d'attirer l'attention sur la rémission des péchés. (St Luc V,20 ;VII,48 )

 

La résurrection d'un mort signifiait que la Vie de la Grâce serait rendue aux hommes; la guérison des lépreux annonçait la purification des âmes souillées par le péché; les yeux d'un aveugle soudain ouverts à la lumière, c'était le présage que l'humanité serait tirée des ténèbres de l'ignorance ou de l'erreur, et marcherait dans le rayonnement du « Verbe devenu la Lumière du monde ».

 

b) LA PART DE DIEU ET LA PART DE L'HOMME DANS LE MIRACLE.

 

 Dérogation à l'ordre établi dans la Nature par le Créateur et la Providence, le miracle ne peut être l'œuvre que de Dieu, Auteur de la Nature.

 

Si l'on attribue des miracles à un Saint, il faut avoir soin de préciser qu'il ne les fait pas, mais les obtient seulement de la Puissance divine, au titre de l'amitié et par la ferveur de sa supplication. L'homme n'apparaît plus alors que comme un intermédiaire, et un instrument de l'action divine.

 

Dans le Christ, cependant, et en Lui seul, Puissance divine et instrument humain ne font qu'un. Si le bras d'un homme fait partie de sa personne, et, pour cela même, est appelé « l'instrument conjoint de ses opérations, l'Humanité du Christ appartient aussi, à Sa Personne et se fait de même « l'instrument conjoint de Sa Divinité.

C'est pourquoi, souvent, Jésus ne demandait pas les miracles ; Il les accomplissait de Lui-même, par la vertu mystérieuse qui émanait de Lui(Saint Luc VI ,19), à la grande stupéfaction des témoins qui n'avaient jamais vu ni entendu dire qu'un homme eût un tel pouvoir (St Jean IX,32).

Et si, parfois, Il invoquait Son Père céleste, c'était simplement pour rappeler qu'Ils agissaient toujours en parfait accord  (St Jean ,V,17), et pour  donner aux hommes l'exemple d'un constant et confiant recours à Dieu (St Jean XI,42)

 

Mais le Christ ne semblait-il pas requérir en outre une certaine coopération des hommes?

 

 Comme s' « Il n'était pas Prophète dans Son pays, Il ne pouvait y faire aucun miracle (sauf cependant quelques guérisons de malades : par l'imposition des mains) à Nazareth, Sa petite patrie, à cause de l'incrédulité des habitants(St MarcVI,1-6), Ce n'était pas que la puissance Lui fît défaut; mais systématiquement, Il refusait d'opérer sur commande les prodiges spectaculaires que Lui réclamait « une génération infidèle et perverse.(St Matthieu XII,38-39) Il restait Maître de son pouvoir de thaumaturge, et n'entendait pas le galvauder en semant le merveilleux à tort et à travers, pour le seul plaisir d'éblouir, de satisfaire les curieux, ou de narguer Ses adversaires. Ce n'était pas Sa manière, de s'imposer par des coups d’éclat. Chez les hommes de mauvaise foi, Il eut à maintes reprises l'occasion de le déplorer, la profusion des miracles n'eût pas été mieux comprise ni mieux accueillie que la diffusion de la Vérité(St Matthieu XI,20-24).

Le miracle, en somme, était au service de la Vérité; il n'avait d'autre raison d'être que de gagner la confiance et d'affermir la conviction. Comment eût-il pu obtenir cet effet sans un minimum de droiture dans les esprits qui en étaient témoins? Il s'avérait donc inutile pour les âmes qui, délibérément, péchaient contre la Lumière.  A SUIVRE

 

 

 

 

 

 

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