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22 septembre 2013 7 22 /09 /septembre /2013 06:41

                                                     Le bonheur,fin de l’homme 1/4

RP Sineux  Initiation à la théologie de Saint Thomas d’Acquin (Ed Téqui-1975)  

                                 1. La Fin des êtres.

2. Le bonheur, fin de l'homme.

3. A la recherche du bonheur.

4. Faux et vrai bonheur.

5. Philosophie du bonheur.

6. Le bonheur surnaturel.

7. Effets de la vision béatifiante.

                                     LE BONHEUR, FIN DE L'HOMME.

 

La destinée humaine n'est qu'un aspect du Gouvernement divin. Mais elle est d'une telle importance pour nous, qu'elle mérite une étude spéciale. Étude qui permet de déterminer dans quelles conditions l'homme, créé par Dieu, est également guidé par Lui vers sa fin suprême. Ces conditions constituent la  « Morale », c'est-à-dire la règle des mœurs, ou encore la ligne de conduite tracée à la vie humaine.

                                                     1-   La Fin des Êtres.

 

Pour un être qui évolue, la fin signifie son achèvement dernier, le terme qu'il ne dépassera pas.

Dès le début de son existence, et dans toutes ses étapes successives, c'est vers ce but que l'être tend de toutes ses forces, comme le voyageur dès le départ aspire au terme, comme le germe encore enfoui au plein épanouissement de la plante, comme la source jaillissante à l'embouchure et à l'océan.

Mais les créatures sont unies par une solidarité si étroite dans ce grand Tout qui s'appelle l'univers, que chacune, en poursuivant sa fin propre, fournit sa contribution à l'achèvement de l'ensemble.

Puis, à l'apogée de son perfectionnement, la création entière se voit assigner une fin ultime en dehors d'elle-même : l'hommage et la gloire à rendre à son Créateur.

 

                                        2. - Le Bonheur, fin de l'Homme.

 

Occupant la place la plus éminente dans le monde visible, l'homme joue aussi le rôle le plus important dans la glorification du Créateur.

Mais l'homme a ceci de commun avec la plus humble créature qu'il ne participera à cette fin suprême de l'univers que dans la mesure où il parviendra lui-même à sa propre fin . C'est en se perfectionnant lui-même au maximum, en procurant à sa nature tout l'achèvement possible, qu'il contribuera efficacement à faire un monde plus complet et plus riche, dès lors plus glorieux pour son Auteur.

Autrement dit, sa tâche essentielle coïncide avec son intérêt primordial.

Cependant, achèvement ou plénitude, chez un être conscient, engendrent un sentiment qu'on nomme « bonheur» ou « béatitude »; tout comme, par contre, une lacune ou une déperdition provoquent un sentiment de tristesse. Le regard de complaisance que l'homme pose sur un objet harmonieux et complet, que lui donnera-t-il lorsqu'il pourra le retourner vers lui-même pour constater que ses aspirations sont comblées, et ses facultés entièrement épanouies, qu'il n'a plus rien à désirer et qu'en lui « tout est bien »?

Ce sera cela son bonheur, fruit direct de sa perfection par conséquent. .

Et à cela l'homme tend irrésistiblement.

Peut-être soupire-t-il souvent après le bonheur plus qu'après la perfection, oubliant que l'un n'est que la résultante de l'autre? Erreur grossière, véritable défi au bon sens, qui entraîne tant d'hommes pourtant à chercher frénétiquement le bonheur, en dédaignant effrontément la plénitude de vie; ou qui les amène à désespérer du bonheur, parce qu'ils se sont grisés de plénitudes illusoires.

A SUIVRE

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