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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 03:33

                                           Le Bonheur, fin de l’homme 2/4                  

                                       3 - A la Recherche du Bonheur.

 

                 Toute la question est donc de savoir en quoi consiste le vrai bonheur de l'homme. Cette notion commandera toute l'activité humaine. Comme le point d'arrivée dont rêve le voyageur décide de son orientation dès le point de départ et lui impose sa direction tout au long du parcours, ainsi la fin dernière que l'homme entrevoit pour sa vie lui dicte à chaque moment sa conduite; toutes les tendances et toutes les réalisations partielles, toutes les étapes et toutes les fins intermédiaires, sont dans le sens de la destinée suprême, empreintes des mêmes intentions et déjà marquées de son caractère. Elle est le phare qui projette sa lumière sur toute la vie avant de l'amener jusqu'au rivage où il se situe lui-même.

                   Il est clair que le matérialiste qui ne voit rien au-delà des satisfactions sensuelles contenues dans le court espace d'une vie humaine terrestre, ne se comportera pas comme le spiritualiste pour lequel la vie d'ici-bas n'est qu'un fugitif passage dont toute la raison d'être est de préparer une existence immortelle dans un autre monde !

 

                  La liberté humaine peut-elle jouer en l'occurrence? « Que chacun prenne son bonheur où il le trouve »! décrète un dicton populaire. Dès lors c'est logique, que chacun se fasse aussi sa règle de conduite: le choix des moyens doit être aussi libre que la détermination de la fin. Et dans ce cas, autant de morales que d'individus; ou plutôt, aucune morale, mais des volontés disparates et anarchiques, et les mœurs humaines livrées aux interprétations les plus fantaisistes, aux caprices les plus contradictoires.

 

Comment l'homme déciderait-il de son bonheur, puisqu'il n'a pas décidé de sa nature? Le bonheur n'étant que l'épanouissement total et définitif de l'être humain, il ne saurait être atteint que par le développement harmonieux de tous les éléments du composé humain. L'homme est ce qu'il est; il n'y peut rien. Capable de se connaître, il est impuissant à se modifier foncièrement, quoi qu'il en semble à ses regrets ou à ses rêves. Semblable en cela à toute créature, il ne peut évoluer et se développer que dans la ligne de sa nature spécifique. Pas plus que la violette n'ambitionne la splendeur de la rose, ni le vermisseau la vigueur du taureau, ni le lion la légèreté de l'oiseau; pas davantage l'homme ne peut se contenter de la perfection de la plante ou de l'animal, ni aspirer à la perfection de l'ange. Il est une perfection strictement humaine, la seule qui lui convienne et qui soit à sa portée. ,

 

Il s'agit pour lui de la découvrir et de l'obtenir. C'est la recherche du bonheur.

 

                                                  4. - Faux et vrai Bonheur.

 

Si l'intelligence humaine a pour objet la vérité, elle est aussi, hélas, sujette à l'erreur. L'homme peut se tromper jusque dans la connaissance de lui-même; nulle part peut-être ses bévues ne sont plus fréquentes ni plus grossières. Et c'est là surtout, évidemment, que les conséquences en sont désastreuses. Nature complexe, il se trouve en face de revendications multiples.

 

Une sensibilité impérieuse réclame un assouvissement immédiat; tandis qu'une spiritualité toujours insatisfaite appelle des compléments lointains. L'une et l'autre cependant ne peuvent vivre que d'emprunts, et savent apprécier les enrichissements qui leur proviennent des différents êtres disposés à les servir.

La chair, par ailleurs, est plus prompte que l'esprit. Les biens matériels dont elle a faim, sont proches et souvent d'une conquête facile; la jouissance qu'elle en éprouve est instantanée. Et cette jouissance, (le bien-être, le confort, le plaisir, son bonheur à elle), est parfois si intense qu'elle fait oublier le vide de l'esprit,

 

L'homme ne se trompe pas lorsqu'il cherche la perfection de son corps; son erreur est de croire que c'est là toute la perfection humaine. Il dédaigne alors la meilleure partie de lui-même, celle qui fait de lui formellement un « homme », distinct des autres créatures, et supérieur, et proprement humain: l'âme et les facultés spirituelles . A suivre

 

 

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