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9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 05:29

La Passion du Sacré-Cœur

(Sainte Angèle de Foligno)2/2 (Zoom 150)

Parmi les suprêmes douleurs fut la compassion de Jésus envers Sa Mère, la très douce Vierge Marie. Il l'aima par-dessus toute créature. C'est d'elle qu'Il avait pris Sa chair virginale et elle partageait, par-dessus toute créature, les douleurs de son Fils, car elle avait une capacité de cœur haute et profonde, par-dessus toute créature. Jésus-Christ avait une immense compassion de cette immense compassion, qui de Son Cœur, de Son Corps et de son Ame ne faisait plus qu'une douleur immense. Sa Mère souffrait la douleur suprême, et Jésus portait en Lui la douleur de Sa Mère, et cette douleur était fondée sur la dispensation divine.

Une autre douleur fut l'offense du Père, objet de Son immense amour. Jésus voyait quel péché était Sa mort, et ce que faisait l'homme quand il crucifiait Dieu. Sa mort est le plus grand des crimes humains passés, présents et futurs. L'injure que Sa mort faisait à Dieu fut pour l'Âme de Jésus-Christ un océan de douleur. Percé de compassion pour le Dieu blasphémé, percé de compassion pour l'homme déicide, la douleur Lui arracha ce cri: « Mon Père, pardonnez-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font! »

A cause du crime sans nom, à cause du déicide, peut-être Dieu le Père allait-Il damner le genre humain, si Jésus, comme s'Il eut pour un instant oublié toute autre douleur, n'eût crié et pleuré dans la mort, pour nous et vers Dieu.

La douleur de compassion pour Ses Apôtres et disciples pénétra Jésus-Christ. Les apôtres, les disciples, les femmes qui L'avaient suivi souffraient horriblement. Jésus, qui les aimait d'un amour immense, porta en Lui la douleur des disciples dispersés et persécutés.

Outre ces douleurs, le Christ en supporta mille autres de mille natures. Parmi celles-ci, je compterais la cruauté des cœurs endurcis, obstinés, inventant et machinant les supplices et les calomnies pour exterminer le Sauveur, Son Nom, Sa mémoire et Sa suite.(Mystère d'iniquité qui s'étend à tous les temps)

La malice et l'abomination de la colère de Ses bourreaux contre Lui étaient un poignard qui perçait l'âme de Jésus.

La méchanceté et la duplicité des langues qui vociféraient, blasphémaient, maudissaient, mentaient, accusaient, Lui firent une meurtrissure spéciale.

          Enfin l'œuvre de Sa Passion, les affres de l'Agonie, puis les douleurs de la Flagellation, du Couronnement d'épines, du portement de Croix; de la Crucifixion par des clous mal équarris, l'affreux étirement de Son Corps sur la Croix, la soif intense, l'épuisement et la mort...

Pour nous manifester quelque chose de Sa souffrance insondable, pour nous avertir qu'Il la supportait pour nous et non pour Lui, pour nous apprendre une compassion inconnue au point culminant de la douleur, Il poussa le cri suprême: « Mon Dieu, Mon Dieu, pourquoi M'avez-Vous abandonné? » Mais Il cria pour nous. Il cria pour nous dire qui avait placé le fardeau sur Sa Tête, et quelle compassion nous devons à Ses douleurs...

C'est pour nous provoquer, nous demander notre compassion qu'Il dit: « Mon âme est triste jusqu'à la mort. »

Pour nous, Il soutint le fardeau depuis le jour de l'union de Son Âme et de Son Corps et jusqu'au jour de leur séparation... Non seulement, Il supportait les souffrances qui se présentaient, mais Il les cherchait, Lui, l'Innocent, Il les prenait, Il les aimait en actes et en paroles... Il proclamait bienheureux Ses imitateurs. Il affirma qu'aucune autre route ne menait à la vie éternelle, à Son Royaume...

Son Âme, en raison de Sa noblesse, de Sa sainteté, de Sa douceur était incroyablement sensible à l'injure et à la souffrance. Cette Âme animait un Corps qui fut le plus noble qui fut formé dans le sein d'une femme. C'est pourquoi Il trouvait dans toute injure et tout affront une incroyable matière à souffrance...

Au milieu de ces horreurs, je n'entends pas une menace, une impatience, une vengeance. Jésus se tait. Il Se livre à la volonté des hommes, et Se sert de leur scélératesse pour les racheter malgré eux. Il leur rend un bien plus fort que leur péché. Il se sert de la mort qu'ils Lui infligent pour leur ouvrir le Ciel. Il réconcilia le monde avec Dieu. Il nous fit rentrer en grâce, et au moment où la créature portait la main sur le Créateur, Il se servit de l'attentat qu'elle commettait pour restituer à Dieu Sa fille. Où l'iniquité avait abondé, la grâce surabonda, et la grâce n'a pas de limite.

Voilà pourquoi à Son exemple, nous devons rendre le bien pour le mal. Le choix de la Sagesse Éternelle est nécessairement le meilleur... Car Dieu sait mieux que nous de quoi notre âme a besoin pour être lavée et purifiée.

Là où est passée la Tête, là doivent passer la main, le bras, le pied, le corps tout entier... L'âme sage, qui veut pratiquer la sagesse, ne doit donc en vérité chercher que la Croix. Une âme qui aurait, une étincelle d'amour voudrait suivre au Calvaire Jésus-Christ... »

«Seigneur, par Vos Mérites infinis, sanctifiez-nous. Sauvez Votre Église Ayez pitié de nous et du monde entier ! »

 

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