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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 03:22

 

 

                                      Les rapports du Christ avec le genre humain.

                                                        (RP Sineux)

 

 a) L'ADORATION QUI LUI EST DUE.

Les hommages dûs à une personne le sont en raison et en proportion de sa dignité, de ses qualités et de ses œuvres.

Par Ses œuvres, toutes bienfaisantes et animées de l'Amour le plus dévoué et désintéressé, le Christ mérite un amour reconnaissant.

Par Ses qualités surhumaines d'esprit et de cœur, Il a droit à un hommage de vénération et de docilité.

Par Sa dignité de Dieu-Homme, c'est un hommage d'adoration qui Lui revient.

Tous ces hommages, quels que soient les motifs qui les provoquent, en définitive s'adressent à la Personne. On ne rend pas hommage à une partie de la personne ou à l'une de ses facultés, par exemple à son intelligence ou à sa main; mais à la personne même, à cause de son intelligence ou de sa main.

 

C'est pourquoi tous les hommages rendus à la Personne du Christ aboutissent à l'adoration qu'exige une Personne divine. Et là, il n'y a plus lieu de distinguer les divers aspects du Dieu- Homme,ni même Ses deux natures. Car en tout cela, c'est la même Personne qui vit et agit, et à laquelle remontent tous les hommages, de quelques motifs qu'ils s'inspirent. Le Christ est un : et Il est adorable tout entier parce qu'Il est le Fils de Dieu.

Ici surgit la. question du culte envers les images qui représentent le Christ, ou des signes qui évoquent Sa présence et Son action.

Ce culte est-illégitime? Et, si oui, que peut en être la nature ?

Considérés dans leur matérialité ou leur expression artistique seulement, une image, une statue, un crucifix, peuvent faire l'objet d'une estimation ou d'une admiration, non d'un culte religieux, cela va de soi. Ce serait de l’idôlatrie…

Ces mêmes choses, employées au service divin dans un sanctuaire et revêtues pour cela d'une bénédiction spéciale, méritent à ce titre la révérence due aux créatures consacrées et réservées à Dieu.

Mais si l'on fait abstraction de la nature propre de l'image, pour ne s'arrêter qu'à son unique raison d'être qui consiste à représenter, c'est-à-dire à « rendre de nouveau présente la personne », n'est-elle pas alors comme une émanation, plus, que cela, une nouvelle apparition de la personne elle-même? Et dans ce cas, l'image comme telle ne reçoit aucun hommage; elle n'est que l'occasion d'un hommage nouveau rendu à la personne. Le culte de l'image s'identifie donc avec le culte de la personne. Et si la Personne est adorable, c'est la Personne que l'on adore lorsqu'on se prosterne devant son image.

 

Ce qu'on lui demande surtout à une image, c'est d'être parfaitement évocatrice;  d’introduire au mystère de la Personne .(Par exemple Le Saint Suaire donne à notre contemplation une image d’une profondeur sans pareille)

Mais, d’autre part, ce sont les épisodes de la Vie du Christ, eux-mêmes révélateurs des caractères de Sa Personne, qui revivent devant nos yeux grâce à quelques images ou à quelques signes simples.

Et de tous, la Croix est le plus parlant: « L'enseignement de la Croix, auquel Juifs et païens ne peuvent rien comprendre, n’y voyant que folie ou scandale, est, pour les initiés, l'expression la plus haute de la Sagesse et de la Puissance de Dieu» (Cor I,18-23)

 

 La liturgie (traditionnelle) traite la Croix de Jésus comme une personne, comme la Personne même du Sauveur : « Je vous salue, ô Croix, source unique d'espérance; vous qui êtes la rançon et la gloire du monde! Accordez la Grâce à vos adorateurs, et aux pauvres pécheurs le pardon »  (Hymne vexilla Régis)Il est clair que de, tels accents ne s'adressent pas à un morceau de bois, même à celui qui porta les membres du Christ et fut baigné de Son Sang . Si la «Vraie Croix est « adorée », c'est précisément parce qu'elle est la relique insigne qui, ayant porté le Christ mourant, rappelle irrésistiblement Sa Personne et Son action rédemptrice. Mais toutes les Croix tirent de leur ressemblance avec celle-là, leur valeur de signes. Chaque fois que la vue d'une Croix ramène la vision du Christ crucifié, cette Croix mérite d'être adorée; car si, par elle, le souvenir du Christ revient jusqu'à l'homme, par elle aussi l'adoration de l'homme remonte jusqu'au Christ. (Un crucifix est la représentation de Jésus-crucifié. D’où la rage de l’enfer contre les crucifix ; Jésus crucifié est représenté dans l’art « moderne » de façon indigne de Lui. Le protestantisme se refuse à Le représenter, car « seule la résurrection doit être évoquée ». Cela va de pair avec la phobie reformée des statues de saints .Le crucifix est le Livre où les hommes peuvent lire la miséricorde et aussi la justice divine, de leur plus jeune âge au lit de mort. Protégeons et vénérons ce divin moyen pédagogique.

 

Dignus est Agnus, qui occisus est, accipere Virtutem et Divinitatem, et Sapientiam et Fortitudinem, et Honorem, et Gloriam et Benedictionem, in saeculorum saecula.(Apoc.V ,12)

 

A suivre

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