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8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 08:57

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                                                               SS Paul VI et Notre –Dame

 

 

On lit dans certaines biographies hostiles à  SS Paul VI « qu’il n’était pas pieux , ni recueilli, et qu’il avait horreur du Rosaire »(Sic). Pour réparer cette « bavure », voici la conclusion de « Marialis cultus » (1974) qui synthétise tous les textes signés de sa main en1966 et 1969.Parce Domine

 

 

 

 

CONCLUSION"VALEUR THÉOLOGIQUE ET PASTORALE DU CULTE DE LA VIERGE

56. Vénérables Frères, au terme de notre Exhortation apostolique, nous désirons souligner sous forme de synthèse la valeur théologique du culte de la Vierge, et rappeler brièvement son efficacité pastorale pour le renouveau de la vie chrétienne.

La piété de l’Église envers la Vierge est un élément intrinsèque du culte chrétien. La vénération vouée par l’Église à la Mère du Seigneur en tout temps et en tout lieu – depuis la salutation par laquelle Élisabeth la proclamait bienheureuse (cf. Lc 1, 42-45) jusqu’aux expressions de louange et de supplication de notre époque – constitue un puissant témoignage de sa lex orandi et une invitation à raviver dans les consciences sa lex credendi. Et inversement : la lex credendi de l’Église demande que, partout, se développe d’une manière florissante sa lex orandi à l’égard de la Mère du Christ. Le culte de la Vierge a des racines profondes dans la Parole révélée et de solides fondements dogmatiques : l’éminente dignité de Marie, « Mère du Fils de Dieu, et par conséquent Fille de prédilection du Père et sanctuaire de l’Esprit Saint ; don d’une grâce exceptionnelle qui la met bien loin au-dessus de toutes les créatures dans le ciel et sur la terre » [119 ] ; sa coopération aux moments décisifs de l’œuvre du salut accomplie par son Fils ; sa sainteté, déjà totale lors de sa conception immaculée et pourtant croissant au fur et à mesure qu’elle adhérait à la volonté du Père et parcourait le chemin de la souffrance (cf. Lc 2, 34-35 ; 2, 41-52 ; Jn 19, 25-27), en progressant constamment dans la foi, dans l’espérance et dans la charité ; sa mission et sa condition unique au sein du Peuple de Dieu, duquel elle est en même temps membre suréminent, modèle admirable et Mère très aimante ; son intercession incessante et efficace qui la rend, même une fois montée au ciel, très proche des fidèles qui la prient et aussi de ceux qui ignorent qu’elle est leur mère ; sa gloire, qui ennoblit le genre humain tout entier, comme l’a merveilleusement exprimé le poète Dante : « Tu es celle qui a ennobli la nature humaine, de sorte que son Créateur n’a pas dédaigné de se faire sa créature » [120 ] : Marie, en effet, est de notre race, c’est une véritable fille d’Eve, bien qu’elle n’en ait pas connu la faute, et aussi notre véritable sueur qui, en femme humble et pauvre, a pleinement partagé notre condition.

57. Le Christ est le seul chemin vers le Père (cf. Jn 14, 4-11). Le Christ est le modèle suprême auquel le disciple doit conformer sa propre conduite (cf. Jn 13, 15), jusqu’à éprouver les mêmes sentiments que lui (cf. Ph 2, 5), vivre de sa vie et posséder son Esprit (cf. Ga 2, 20 ; Rm 8, 10-11) : l’Église a enseigné cela de tout temps, et rien, dans l’action pastorale, ne doit obscurcir cette doctrine. Mais l’Église, enseignée par l’Esprit et riche d’une expérience séculaire, reconnaît que la piété envers la Vierge, subordonnée à la piété envers le divin Sauveur et en liaison avec elle, a également une grande efficacité pastorale et constitue une force pour la rénovation de la vie chrétienne. La raison d’une telle efficacité est facilement perceptible. En effet, la mission multiple de Marie à l’égard du Peuple de Dieu est une réalité surnaturelle opérante et féconde dans l’organisme ecclésial. Il est réjouissant de considérer les aspects particuliers d’une telle mission et de voir comment ils s’orientent, chacun avec son efficacité propre, vers le même but : reproduire dans ses fils les traits spirituels de son Fils premier-né. Nous voulons dire par là que la maternelle intercession de la Vierge, sa sainteté exemplaire, la grâce divine qui est en elle, deviennent pour le genre humain motif d’espérance.

La sainteté exemplaire de la Vierge entraîne les fidèles à lever « leurs yeux vers Marie comme modèle des vertus qui rayonne sur toute la communauté des élus » [123 ]. Vertus solides, évangéliques : la foi et l’accueil docile de la Parole de Dieu (cf. Lc 1, 26-38 ; 1, 45 ; 11, 27-28 ; Jn 2, 5) ; l’obéissance généreuse (cf. Lc 1, 38) ; l’humilité sincère (cf. Lc 1, 48) ; la charité empressée (cf. Lc 1, 39-56) ; la sagesse réfléchie (cf. Lc 1, 29. 34 ; 2, 19. 33. 51) ; la piété envers Dieu, qui la rendit zélée dans l’accomplissement des devoirs religieux (cf. Lc 2, 21. 22-40. 41), reconnaissante pour les dons reçus (cf. Lc 1, 46-49), offrante dans le Temple (cf. Lc 2, 22-24), priante dans la communauté apostolique (cf. Ac 1, 12-14) ; la force d’âme dans l’exil (cf. Mt 2, 13-23), dans la douleur (cf. Lc 2, 34-35. 49 ; Jn 19, 25) ; la pauvreté pleine de dignité et de confiance en Dieu (cf. Lc 1, 48 ; 2, 24) ; la prévenance attentive envers son Fils, de l’humilité de la crèche à l’ignominie de la croix (cf. Lc 2, 1-7 ; Jn 19, 25-27) ; la délicatesse prévoyante (cf. Jn 2, 1-11) ; la pureté virginale (cf. Mt 1, 18-25 ; Lc 1, 21-38) ; l’amour conjugal fort et chaste. De ces vertus de la Mère s’orneront les fils qui, avec ténacité, regardent ses exemples pour les reproduire dans leur vie. Et une telle progression dans la vertu apparaîtra comme la conséquence et le fruit déjà venu à maturité de cette force pastorale qui se dégage du culte rendu à la Vierge. »……

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