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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 01:40

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                                               Le grand combat

 

 

Un texte capital pour ceux qui sont en tentation de  douter, de désespérer, de se révolter. Un éclair de lumière dans les ténèbres.

 

Le texte qui suit est extrait d'une extase de Marie-Julie du Crucifix du 30 août 1880. Il donne une vue globale du combat entre Jésus-Christ ROI et Satan le Jaloux. Il nous fait mieux comprendre les épreuves de la France, de l'Église et du monde en général : champs d’un combat apocalyptique dont, par bonheur, nous connaissons le Vainqueur .

              Tout entre dans le plan de la très Puissante Sagesse Éternelle. Rien ne Lui échappe.

 

             «Je vois qu'au moment où le Seigneur, monté au Ciel, prit possession de Son Royaume éternel, à ce moment, l'enfer devint le royaume de l'ennemi. Satan devrait y faire régner, avec lui, tous ceux qu'il gagnerait par les iniquités et les crimes.

                 Le Seigneur lui présenta une boule d'or qui portait inscrit Son Nom éternel. Il tenait sous Ses pieds une autre boule semblable à la première, mais noire. Quand le Seigneur lui présenta la boule d'or à Son Nom, Satan comprit que c'était le signe du règne de Jésus.

                    Puis le Seigneur lui présenta la boule noire qu'Il tenait sous Ses pieds. Satan reconnut, par là, qu'il serait réduit à vivre avec les siens, sous les commandements du Seigneur et dans les supplices.

                  Jésus traça, ensuite, les limites de la mission de Satan. Celui-ci, furieux, cherche des détours pour prendre d'avantage, mais le Seigneur lui dit: « Tu seras soumis à Ma loi; tu ne feras que ce que te permettra Ma Puissance éternelle. »

                 Satan demande de pouvoir porter le nom de Prince. — « Tu auras droit à tous les noms, à celui de Prince: Prince des ténèbres, Prince de l'abîme éternel. »

                  Puisque Tu ne mets pas de borne à Tes puissances, dit Satan, laisse-moi libre de m'étendre aussi grandement que Tu dois T'étendre, jusqu'à la fin des siècles.

                    Le Seigneur répond au démon:

« Comme Roi, Je serai au-dessus de tout ce que tu feras, au-dessus de tout ce que tu commanderas, de tout ce que tu posséderas. Dans Ma puissance éternelle, Je commanderai au-dessus de toi. »

Satan se révolte. Pourtant il avait reçu son partage.

« Prosterne-toi à Mes pieds, dit le Seigneur, et adore Mes volontés. » Satan hésite et dit: « Je fléchirai le genou... mais à une condition... » Il prend une voix autoritaire pour ajouter:

« Laissez-moi libre, libre d'user à mon gré du pouvoir sur la mort, comme Vous. Que je puisse l'employer en maître!

Je te laisse le pouvoir de tenter tous les hommes, de les faire souffrir jusqu'à une certaine mesure... mais Je serai le Maître ».

Satan lui demande de pouvoir entrer dans l'étendue de beaucoup de Ses pensées, d'en connaître les desseins.

« Il t'est défendu d'entrer dans les lumières de l'Homme-Dieu éternel. »

Satan demande aussi le pouvoir d'opérer des prodiges.

« Tu ne feras pas longtemps de véritables prodiges, répond le Seigneur, sans qu'ils ne croulent ou ne laissent percer les ténèbres. Tu portes le signe du crime. »

Le Seigneur ne lui laisse pas entièrement ce pouvoir, mais Il lui en donne quelque chose, afin que, par là, nous puissions mériter d'avantage.

                « Au commencement, dit le Seigneur, tu ne feras pas beaucoup de prodiges, qu'un petit nombre. Ils ne te serviront qu'à faire le mal. »

            Satan proteste que le partage n'est pas juste.

« Un temps viendra, fort loin, dit le Seigneur, où tu posséderas dans le monde une multitude si grande que ton partage dépassera le Mien. »

             Satan se réjouit grandement, sans exprimer hautement sa joie, et le Seigneur, qui connaît sa joie intérieure, ajoute:

                « Tu deviendras un grand conquérant, pour un espace de temps qui sera trop long et qui, cependant, sera fort court.

                Pendant que tu feras la conquête des multitudes, J'opérerai des prodiges éclatants et un tremblement de terre, au moment où le monde sera près de périr; en ce moment, tu triompheras d'une victoire sans mesure. Ta conquête sera sans borne et sans limite. Je n'aurai pour Moi qu'un petit nombre de justes; toi, tu auras la plus grande partie des hommes.

J'enverrai les ténèbres, quand presque toutes les parties du monde et l'Europe entière, se soulèveront les unes contre les autres. Pendant ces ténèbres, il y aura de nombreuses conversions; beaucoup d'égarés reviendront à Moi, dans le repentir. »

              Alors qu'ils sont sur le point de se séparer, pour rentrer chacun dans son royaume, Satan demande le pouvoir de prendre toutes les formes, afin de passer partout.

« Je te laisse la permission de tenter Mon peuple, répond le Seigneur, mais jamais Je ne te permettrai de prendre la forme divine, ni celle de figures véritables. »

                Satan demande au Seigneur le pouvoir de se mettre sur la croix, et de s'y fixer comme Il y est Lui-même représenté. Mais il y réfléchit et demande cette pose seulement pour le temps où il sera devenu conquérant de l'univers.

« Jamais, répond le Seigneur, tu ne prendras la forme d'être étendu sur la Croix... Oui, tu seras porté par tes amis sur une croix dont la peinture ressemblera aux flammes dont tu es condamné à brûler éternellement. »

                Ma croix triomphera, dit Satan, et la Vôtre sera portée par des mains et des cœurs souillés. Vous serez dessus, couvert d'opprobres (d'injures et de honte) par ceux que j'aurai persuadés de la prendre sans crainte. »

Satan demande encore à Jésus de pouvoir se faire élever quelques temples par les siens.

              « Je t'ai précipité du Ciel dans l'abîme, répond le Seigneur. C'est le seul temple où tu dois toujours rester. Tu y feras tout ce que tu voudras. »

Satan, qui se voit vaincu, s'avise de vouloir tutoyer le Seigneur. « Respecte-Moi, au Nom de Mon éternelle Puissance! »

     Un jour, reprend Satan, un jour, loin de ce jour où nous sommes, Vous céderez et me donnerez ma liberté. Vous semblerez me dire que je suis un puissant conquérant. Vous ne mettrez point de bornes aux ravages dont, déjà, le désir me dévore, dont je me sens affamé. » Il parle du moment où il va récolter de quoi rassasier sa faim.

      Je demande à la Flamme si l'époque est fixée dans les desseins de Dieu, et que le démon la pressent, sans la connaître exactement.

« C'est celle où vous êtes maintenant, enfants de Dieu, dit la Flamme. »

Satan dit encore:

« Au commencement de ce temps, j'userai de tout blasphème et de toute chose injuste pour détruire Votre royaume. Je prendrai tout ce qu'on fera contre Vos œuvres et contre ce que Vous avez créé. Je prendrai tout cela et j'en ferai un outil de travail contre tout ce que Vous avez établi.

D'abord je creuserai ce lieu où le plus grand nombre habite... (Vous n'ignorez pas quel il est, dit la Flamme)(Paris).

Je creuserai ce lieu avec des outils tranchants. Vous ferez tomber la foudre dessus. Moi, j'y transporterai tout le feu de mes abîmes.

Vous détruirez le premier, et après Vous, j'achèverai de tout renverser; J'y ferai un décombre tel qu'il n'en a jamais existé sur la terre. »

— « Je préserverai les Miens; Je les couvrirai d'une protection de tendresse. »

« Je jetterai une révolte entre les Vôtres et les miens, reprend Satan. Je soulèverai tous les rois. Je mettrai une division qui conduira à une guerre civile dans tout l'univers. »

— Tu seras condamné. De Mon côté, J'enverrai Ma Justice avec Ma protection et des miracles. J'enverrai des punitions, des morts, des fléaux, des pestes, des maladies inconnues. »

« Je renverserai le temple de Vos prières, clame Satan; j'y établirai des idoles qu'on adorera et respectera. Tout ce qui, en temps de paix, réside dans Vos temples, sera brisé, traîné dehors, réduit en poussière par les miens. »

« Je montrerai, affirme le Seigneur, que Je suis le Roi éternel. J'écraserai sous la foudre du ciel ceux qui te sont donnés pour l'enfer.

Je rétablirai Mon peuple; Je le relèverai de la ruine et des massacres; Je le préserverai des fléaux multipliés. »

Le Seigneur dit à Satan qu'Il l'enchaînera dans le cachot de l'enfer, mais seulement après qu'Il l'aura laissé user du pouvoir qu'Il lui offre en ce moment. La Flamme dit que c'est le règne de Satan qui triomphe maintenant. Le Seigneur veut éprouver son peuple, mais Sa Justice n'est pas loin. L'enfer est prêt à entonner le grand chant de sa victoire. »

Cette extase du 30 août 1880, si éclairante, fut très pénible pour Marie-Julie. Avant de commencer à parler, note Adolphe Charbonnier, Marie-Julie est prise de tremblements douloureux.

Son corps se raidit; son côté droit grossit. Des hoquets profonds sortent de sa poitrine; sa respiration est sifflante. Elle répète tout bas: ou souffrir ou mourir. Sa tête s'effondre sur son épaule gauche; les deux bras sont raidis le long de son corps. Elle parle dans cette position; les sons de sa voix sortent avec peine.

Au moment de repos qui entrecoupe l'extase Marie-Julie remue les bras avec une étrange lenteur. Elle respire péniblement. Le poignet droit semble brisé.

Elle décrit longuement les douleurs qui la traversent dans tout le corps. À la bénédiction finale par la Sainte Vierge, elle n'a pu faire le signe de Croix habituel.

N'oublions jamais que ces extases qui nous permettent de connaître le présent et l'avenir du combat des deux royaumes furent un véritable calvaire pour la stigmatisée. Ayons pour elle grande reconnaissance et prenons patience là où Dieu nous veut.

Gardons bien dans l'esprit que tout est réglé par la Justice divine. Cette Justice ne va jamais sans la Miséricorde, ni la Miséricorde sans la Justice. Cette Justice rend à chacun ce qui lui est dû. Les créatures sont faites pour servir Dieu, pour Sa gloire.

                Il ne donne participation de Sa Gloire éternelle, de Son Bonheur divin qu'à ceux qui ont bien fait le travail qu'ils devaient faire. Il permet les épreuves pour augmenter le mérite de ses bons serviteurs: les justes. Est juste celui qui rend à Dieu ce qui lui est dû : Adoration, amour et service.

               Le martyre est la plus grande gloire qui puisse être conférée à un juste. Il laisse intervenir les forces du mal, à la fois pour mettre à l'épreuve de la vérité ses bons serviteurs, qui ne comptent que sur Lui et pour châtier les mauvais serviteurs qui ne veulent «ni Dieu, ni maître » et ne comptent que sur leur propre force. Mais jusqu'à l'extrême limite, par les avertissements, par les épreuves, la Miséricorde cherche à ramener les brebis perdues. C'est un grand mystère, très glorieux pour Dieu et pour le Christ que cette persécution qui ne fait que commencer. C'est la Passion du Chef qui se poursuit dans Son Corps mystique: l'Église.

                      Il ne faut donc pas avoir peur. Le salut est promis à ceux qui seront patients et confiants. Le combat du démon est perdu pour lui et ses complices humains. Mais il faut qu'il trouve en face de lui, des adversaires bien armés, décidés à ne pas céder aux séductions, ni aux terreurs, fidèles à leur Roi et à leur Reine, jusqu'à la mort, s'il le faut.

                          C'est toute la leçon de la vie de Marie-Julie du Crucifix. Elle n'a pas eu d'autre plan de vie que le plan même de son Dieu; elle n'a pas eu d'autre dessein que le Dessein de Son Cœur; elle n'a pas mener d'autre combat que celui de son Chef, voilà pourquoi elle est entrée « dans la joie de son Dieu », jouissant, n'en doutons pas, du repos de ceux qui ont bien travaillé aux affaires du Très-Haut, en luttant toute sa vie contre les menées du « très-bas. »

 

(Extrait du N°51 du Bulletin de l’Association des Amis de Marie-Julie Jahenny.

BP 50034 – 85111 Chantonnay cedex)

 

 

 

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