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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 05:51

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Enseignements divins suite 5/6

 

                 « Je vous ai dit, Ma fille, que le troisième moyen de faire pénitence c'est de donner l'aumône.

Donner l'aumône, c'est chose facile à comprendre,

C’est encore faire pénitence, parce que l'aumône est une mortification ou la privation d'une partie de ce qui est à soi pour l'offrir à Dieu en la personne des pauvres.

L'aumône ne fait donc qu'un avec la mortification; mais si la prière est la vie et le mouvement de la mortification, l'aumône en est la base et le fondement.

            Quels sont ceux, Ma fille, qui ne font point l'aumône ? Les avares, les personnes trop attachées aux biens de ce monde, les personnes qui cherchent trop à se satisfaire et qui ne veulent rien perdre pour ne rien diminuer de 1eurs plaisirs et de leurs satisfactions. Un avare, une personne attachée aux biens de ce monde, n'est point une personne mortifiée.

Faire l'aumône, c'est être détaché des richesses; faire l’aumône, c'est se fier à Dieu et entrer dans les desseins de Dieu ; faire l'aumône, c'est souvent s'imposer des sacrifices ; faire l'aumône, c'est vouloir diminuer les souffrances d'autrui et les soulager quelquefois par des privations personnelles.

 

              Or, il y a deux sortes d'aumônes:l'aumône corporelle et l'aumône spirituelle. L'aumône corporelle regarde les corps et leurs nécessités; l'aumône spirituelle regarde les âmes et leurs besoins.

                Faire l'aumône corporelle, c'est donner à manger et à boire aux indigents qui ont faim, c'est vêtir et abriter les indigents qui sont nus et sans asile. Or, pour cela, il faut non-seulement donner de son superflu, mais encore, quand la circonstance le demande, de ce qui n'est point superflu. Ah! Que de riches auront un jour à se reprocher leur conduite sur la terre. ! Ils n'ont point compris l'aumône, cette mortification, fondement de toute mortification; ils n'ont point été mortifiés, par conséquent; et sans mortification, comment auraient-ils prié, puisque la prière est elle-même une mortification? Et sans aumône, sans prière, sans mortification, qu'auront-ils à espérer ? Ils n'ont rien donné à Dieu, ils n'auront rien non plus à en recevoir.

 

                      Faire l'aumône spirituelle, c'est instruire les ignorants, reprendre les pécheurs, consoler les affligés. Or, agir ainsi, Ma fille, c'est se disposer à la mortification, c'est se mortifier réellement. La science enfle le cœur de  l'homme instruit; mais quand il la verse dans l'esprit d'un ignorant, il s'humilie et s'abaisse; la vertu est quelquefois sujette à tomber et à défaillir complètement, mais reprendre les pécheurs, c'est se fortifier soi-même. Le bonheur de la vie est un écueil considérable ; mais celui qui pleure avec les malheureux renonce pour ainsi dire à son bonheur pour participer à l'infortune et aux douleurs d'autrui. Or, agir ainsi, c'est bien se disposer à la mortification, c'est la désirer, c'est même être mortifié

Voilà, Ma fille, comment toutes choses se lient et s’enchainent, comment vous devez voir et envisager les choses, les comprendre et les aimer. » A suivre

 

 

 

 

 

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