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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 04:40

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                                                        Enseignements divins sur la souffrance - suite : 3 /6       

 

                         « Le Sauveur Jésus me dit un jour : Ma fille, Je vous ai  parlé de la souffrance ou des mortifications que Dieu envoie. Ce sont là des pénitences très-bonnes, très-utiles, très-méritoires, puisqu'elles perfectionnent les hommes en les retirant du péché et leur faisant pratiquer la vertu. Je veux vous parler aujourd'hui des pénitences que l'homme peut et doit s'imposer à lui-même pour se perfectionner encore davantage. 

                     « J'en distingue trois qui les renferment toutes: la mortification, la prière et l'aumône. Toutes les pénitences, toutes les peines que l'homme peut s'infliger à lui-même sont dans ces trois choses, et ces trois choses n'en forment qu'une, parce que les deux dernières sont renfermées dans la première. »

Ce discours me parut étrange. Je ne comprenais pas bien comment la prière est une mortification. Je ne compris pas d'abord comment l'aumône l'est aussi;  mais un peu de réflexion instantanée me le laissa entrevoir, et les paroles que Jésus m'adressa m'éclairèrent complètement là-dessus,

                     Le Sauveur ayant aperçu mon trouble, me dit : « Écoutez-moi avec attention, Ma fille, vous comprendrez aisément ce que J'ai à vous dire.

                       Savez-vous ce que c'est, Ma fille, que la souffrance que Dieu envoie à l'homme? Ce n'est rien autre chose qu'une séparation d'une partie de l'homme que Dieu s'est choisie, qu’Il veut pour Lui, mais qu'Il ne veut qu'autant que l'homme la Lui offrira.

Savez-vous ce que c'est que la mortification que l’homme s'impose à lui-même? Ce n'est rien autre chose que la séparation d'une partie de ce qui lui appartient, dont l'homme se défait pour l'offrir à Dieu. Voilà la souffrance, la mortification, telle que le chrétien devrait l'envisager.

Savez-vous ce qu'opère la mortification ou la souffrance ? Elle prend ainsi peu à peu et partie par partie ce qui est de l'homme, ce qui appartient à l'homme; elle le donne à Dieu, et quand elle lui a donné tout l'homme, l’homme par la souffrance se trouve entièrement uni à Dieu.

Voilà, Ma fille, la véritable physionomie de la souffrance et de la mortification.

 

La première mortification ou plutôt toutes les mortifications consistent dans le jeûne .Qu' est-ce que" jeûner, ? Ma fille, jeûner, est-ce seulement se priver de certains aliments dans sa nourriture? Est-ce seulement diminuer la quantité et la qualité des mets avec lesquels on entretient la vie du corps ? Jeûner est-ce seulement se priver de toutes les commodités de la vie du corps ?NON, Ma fille, ce jeûne est uniquement matériel, corporel, n'affecte que les sens; le jeûne véritable est celui qui saisit l'âme, qui saisit les facultés et les enchaine contre le mal pour leur donner 1’essor et 1’élan vers le Bien. Voilà le jeûne véritable, le jeûne le plus méritoire, jeûne dont tout le monde est capable, le jeûne qui Me plaît le plus et qui est le plus agréable à Mon Père .

Aussi ai-Je peu de chose à vous dire des mortifications extérieures ou du jeûne purement corporel. Je ne veux, en vous parlant de ces mortifications ou de ce jeûne, qu'éclairer votre esprit et vous montrer ce dont il vous est permis d'user.

Il vous est permis d'user des choses qui ne sont point nécessaires pour votre vie, mais de pur agrément;

 car si Dieu les a faites, c'est pour votre usage. Mais vous ne pouvez point sans péché vous attacher immodérément au plaisir que vous trouveriez en cet usage, et votre péché deviendrait plus ou moins grand, selon que votre attache serait plus ou moins déréglée .

User de ce que le bon Dieu vous a donné, en user avec plaisir, sans le Lui offrir, c'est chose imparfaite. En user avec plaisir, mais en Dieu, selon Dieu et pour Dieu, c'est chose bonne. S'en priver par mortification et pour l'amour de Dieu, c'est jeûner, et ce jeûne est chose parfaite.

Ce que je vous dis de l'usage des biens et des plaisirs de la terre, Je puis le dire et Je le dis aussi de l'usage de votre volonté intérieure. Vous pouvez vouloir ce qui n'est point défendu et qui est de pur agrément et sans pécher, mais vous ne pouvez en cela être tellement attachée à votre volonté que vous ne soyez en rien disposée à céder cette satisfaction de votre volonté, et votre péché serait plus ou moins grave selon l'attache que vous auriez à la satisfaction de votre volonté,

 « Satisfaire votre volonté en ce qui n'est ni défendu ni nécessaire sans l'offrir à Dieu, c'est chose imparfaite. Satisfaire votre volonté en offrant à Dieu cette satisfaction, c'est chose bonne. Priver votre volonté de cette satisfaction par mortification et par amour pour Dieu,c'est jeûner, et ce jeûne est chose parfaite. Dieu aime d'un amour tout particulier ce jeûne. C'est lui offrir un sacrifice d'agréable odeur que de jeûner de cette manière.

Mortifiez votre volonté, faites jeûner votre volonté, luttez contre vos goûts, vos inclinations, vos désirs, luttez contre vos passions. Réformez votre intérieur; rapetissez-le, en le dépouillant de lui-même pour y introduire tout ce qui est de Dieu, et vous l'agrandirez en réalité. Dépouillez-le, et vous l’enrichirez ; ensevelissez le dans la mortification comme dans un linceul; vous le croirez mort, mais il sera plein de vie; vous le croirez sans mouvement, mais il reposera en Dieu. C'est là le jeûne véritable, celui qui acquiert aux âmes des trésors que la rouille ni les voleurs ne peuvent endommager.

 

Vous ne comprenez pas, Ma fille, comment la prière est une pénitence, un jeûne, une mortification; comment la prière ne fait qu'une seule chose avec la souffrance et la douleur.

 

Il en est pourtant ainsi. A SUIVRE

 

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