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7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 00:05

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VISITE DE SAINT HERMÉNÉGILDE, MARTYR (EXTRAITS)

Extase de Marie-Julie du Crucifix

 du 2 Décembre 1878

Saint Herménégilde était le fils du Roi des Wisigoths d'Espagne, au sixième siècle. Il épousa la fille du Roi des Francs d'Austrasie et, malgré l'opposition de son père qui était arien,(Les ariens rejettaient le dogme de la Divinité du Christ) il se convertit à la Foi Catholique. Emprisonné, puis mis à mort le 13 Avril 586, il alla jouir au Ciel d'une royauté qu'il avait su préférer aux royaumes de la terre. Fête le 13 Avril.

        « Je suis Saint Herménégilde, j'ai souffert le martyre pour mon Dieu et pour Sa Sainte Cause. J'étais né d'une haute condition, d'une famille de noblesse. Il y a des peines et des croix partout, chez le riche comme chez le pauvre.

          On essaya d'ébranler ma Foi et mon courage en me menaçant de tortures et de mort. Je me levais et je dis à mes bourreaux: "Je suis chrétien et soldat de Jésus-Christ. Ma vie est en votre pouvoir, mais mon âme ne reniera jamais ma Foi et mon Dieu!" On décida ma mort et j'entendis prononcer ma condamnation. Je restais inflexible, ma Foi et mon courage m'animaient et me fortifiaient. Je fus lié et traîné sur le pavé et fus déchiré par les coups et les ins­truments de supplice. Ensuite, cette demande me fut faite:

- Es-tu décidé à obéir pour conserver la vie? Tu es d'une branche élevée, nous espérons que tu tiendras à ton titre. » Aussitôt, j'ouvris ma tunique, je pris le Crucifix que j'avais dès ma jeunesse, et je leur dis:

- Voilà mon Titre! Voici ma Gloire! Voici mon Bien! »

               Ces trois paroles irritèrent fortement les tyrans et il fut ordon­né de me trancher la tête. Je montais au lieu du supplice, en chan­tant en mon âme le cantique du départ de la vie et de l'entrée dans la gloire. Je reçus plusieurs coups bien terribles sur mon corps et dans les parties les plus sensibles. Rien ne m'ébranla, je persévérais et je mourus chrétien, enfant de Dieu et de Son Église. On me tran­cha la tête en blasphémant et en se moquant. Mais tous ces blas­phèmes et ces moqueries ne purent me donner une seule pensée de distraction. On laissa tomber l'instrument du supplice et ma tête fut séparée de mon corps. Jamais une joie et un bonheur si doux, jamais tant de paix n'avaient régné dans mon âme. Le bourreau et le chef de mes exécuteurs ordonnèrent que mon corps fût jeté loin de ce lieu, car on me regardait comme un poison infect. Mon corps fut traîné dans un lieu écarté, et là, je restais des semaines entières, quand un voyageur inconnu et déguisé passa en ce lieu. Ô Douce Providence! Il recueillit mon corps, l'enveloppa dans une partie de son vêtement et le fit reposer sous une pierre qui se trouvait en ce lieu. C'est là que le Seigneur fit manifester plusieurs fois Sa gloire. Plus tard, quand tous ces temps de désordre furent passés, mon corps fut rapporté par la main des chrétiens, puis déposé en terre bénite, dans le lieu où l'on enterre tous les chrétiens. Le Seigneur récompensa mon martyre en faisant des prodiges et des miracles au sujet de mon courage et de ma Foi.

Maintenant un mot de la part de Notre-Seigneur.

Chers frères et chères sœurs, sur cette terre que vous habitez encore, gardez votre courage, mourez plutôt que de livrer votre âme qui est un Temple Divin.

Oh! qu'on puise de force sublime dans la Foi chrétienne!

Oh! Qu'on puise de sublimes récompenses et de richesses dans la souffrance de cette vie! Elle est un couronnement de gloire dès cet­te vie mortelle! ... La souffrance est une fontaine qui nous lave et nous purifie; elle développe le germe immortel que la mort ne peut détruire. Ce germe immortel que la mort n'atteindra pas, c'est la sainteté produite par la souffrance.

Vous tous, chers frères et chères sœurs, vous êtes les prison­niers du Calvaire, les prisonniers de la parole de Marie, les prison­niers de la rosée féconde des Plaies Sacrées du Sauveur. Votre pri­son n'est point construite de pierres et de terre; elle est construite de perles mélangées de diamants. Voilà les murs de votre prison. Elle est close et couverte par la Divine et Suprême Volonté de Dieu. Elle est comme meublée de souffrances, de privations, de sacrifices, de persécutions et de mérites ... Votre prison est pavée par les pen­sées, les paroles Divines de Notre-Seigneur; elle est embaumée du parfum du Cœur de Marie, et la flamme qui vous réchauffe n'est pas produite par le bois de la terre, c'est l'Amour de Jésus qui est le foyer de votre prison; c'est l'amour de la Croix qui est le bois de la flamme; c'est l'amour du Cœur de Marie qui embaume cet asile après Jésus

Au pied de la Croix, c'est là qu'à toujours été le divin rendez vous où toutes les âmes ont reçu la préparation de la couronne immortelle. C'est au pied de la Croix que cette couronne se donne. Je vous quitte, courage!. .. »

 

 

 

 

 

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