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27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 08:07

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             Les papes et la Révolution- suite 7

 

                                              

 

SS Pie IX 1792-1878 (Crux de Croce)-1

 

                  Les États Pontificaux ou États de l'Église sont les états qui étaient sous l'autorité temporelle du Pape. On parle aussi de Patrimoine de Saint Pierre. Ils se sont formés progressivement au cours d'un millénaire. Leur origine remonterait à la donation de l'empereur Constantin en 335. Donation promulguée, par Pépin le Bref (754) puis par Charlemagne en 774. Jusqu'au XIVème siècle, ils s'agrandirent au gré des donations, des héritages et des échanges, constamment convoités, menacés ou pillés. Les protecteurs des Papes avaient la tentation de devenir des tuteurs et de soumettre ainsi le pouvoir spirituel au Pouvoir temporel. Ce fut la cause de bien des conflits à travers vers les siècles. Mais on ne peut dénier à l'Église le droit de propriété, en tant que personne morale... Le pape était roi en ses domaines.

                      Pie IX fut le dernier "Pape-Roi” en exercice. Les accords du Latran de 1929 réduisent l'État du Vatican à 44 hectares, mais lui conservent un statut indépendant de la république italienne.

               "Crux de croce" est la devise que lui est attribuée par la prophétie des papes. En effet il souffrit bien des persécutions de la part de la Maison de Savoie dont l'emblème était une croix blanche sur fond rouge.)

 

Giovanni Maria Mastai- Ferretti a été pape sous le nom de Pie IX. Il est né à Senigallia (Italie), le 13 mai 1792 et mort au Vatican le 7 février 1878 à l'âge de 85 ans.

               Ordonné prêtre en 1819, en 1823, Pie VII l'envoie au Chili qu'auditeur de Mgr Muzi, délégué apostolique. Puis il est fait archevêque de Spolète.

              En 1840, il reçoit le chapeau de cardinal-prêtre. Le 16 juin a lieu le conclave suivant la mort de Grégoire XVI. Mastai-Ferreti  est le candidat des «libéraux ».Ayant recueilli les deux tiers des voix, il accepte la tiare et alors le nom de « Pie IX », en hommage à Pie VII.

             Pie IX bénéficie à cette époque d'une grande popularité auprès de la population italienne: durant son épiscopat en Romagne, il n'a pu ignorer les besoins de réformes dont souffrait l’état pontifical et que le soulèvement de Rimini, en 1845, avaient démontrés. Les premières années de son pontificat sont marquées par des mesures libérales qui s'opposent aux méthodes de Grégoire XVI.

                                      Les premières mesures

                  Le 16 juillet 1846, il décrète une amnistie générale pour les détenus politiques et fait préparer une constitution qui est concédée le 14 mars 1848. C'est le Statut fondamental pour le gouvernement temporel des États de l'Église qui instituait deux chambres et le Sacré Collège des cardinaux présidé par le pape. C'est l'époque des réformes politiques.

           Il crée le Conseil d'État.

           Il institue la liberté de la presse.

             II établit diverses commissions laïques.

             En1847, il s'oppose à l'Autriche qui avait fait occuper la ville de Ferrare alors qu'elle n'avait le droit que d'avoir une garnison dans la citadelle. Pie IX devient l'espoir des "patriotes italiens"qui veulent l'unité de l'Italie, alors divisée en de multiples royaumes et principautés, sa popularité est alors immense.

             Ce mouvement réformiste qu'il contribue à amorcer par ses choix personnels lui attire bientôt la sympathie des nationalistes dans l'ensemble des États italiens (Toscane, Deux-Siciles, Piémont, Parme...) : certains d'entre eux n'hésitent pas à souhaiter la réalisation d'une fédération italienne, dont il prendrait la présidence.

                 En 1848, le « printemps des peuples » embrase l'Europe du Congrès de Vienne. Profondément partisan de l'ordre dans la paix, Pie IX condamne la déclaration de guerre par Charles-Albert, roi du Piémont contre l'Autriche.

          Il refuse donc de soutenir le mouvement d'unification, pour ne pas froisser l'Autriche catholique. Sa popularité s'effondre alors parmi les"patriotes" italiens.     

               Tout en étant désireux d'affirmer l'indépendance de la papauté, Pie IX doit accorder une constitution aux États pontificaux. Le 15 novembre 1848, le chef du gouvernement du Saint-Siège, Pellegrino Rossi est assassiné et les insurgés proclament la République romaine.        

                Le 24 novembre 1848, Pie IX quitte de nuit dans la voiture à cheval du duc d'Harcourt son palais du Quirinal, après que        les partisans de Giuseppe Mazzini eurent attaqué le palais tuant Mgr Palma. Il se réfugie à Gaète, dans le Royaume des Deux-Siciles. Il lance un appel aux puissances européennes 

pour retrouver son trône. La France intervient en sa faveur. Le général Oudinot s'empare de Rome à la bataille du Janicule le 30 juin 1849 et chasse les révolutionnaires en juillet.       

               De retour à Rome, après deux ans d’exil, le 12 avril 1850, Pie IX y mène une politique de répression contre les idées républicaines.    

                Pour s'opposer aux visées annexionnistes du royaume du Piémont, (ils annexent tout le nord des États pontificaux qui s'étendent à peu près entre Venise au nord, Florence à l'ouest et Rome au sud) sont créés en 1860 les zouaves pontificaux avec la bénédiction de Pie IX et du franco-belge Mgr Xavier de Mérode. Ils sont placés sous le commandement du général de Lamoricière ancien ministre de la IIème République. Le pape fait appel aux dévouements privés, après avoir lancé l'excommunication contre les usurpateurs des Biens de l'Église, ne pouvant plus compter sur les nations. Malgré leur vaillance, les zouaves pontificaux, au nombre de 8 000 sous le commandement du baron de Charrette (descendant du héros de la Vendée), furent écrasés à Castelfidardo en 1860 par une armée piémontaise de 48 000 hommes.

                Malgré cette défaite, jusqu'en 1870, ils recrutèrent des volontaires enthousiastes de France, de Hollande, de Belgique, d'Italie, du Québec, etc. Mais le changement de politique de Napoléon III, malgré la victoire de Mentana contre Garibaldi en 1867, permit aux troupes piémontaises de s'emparer sans difficulté de Rome le 20 septembre 1870. Le pape avait ordonné aux zouaves de n'opposer qu'une résistance symbolique...

                                            La question romaine

                   La prise de Rome, le 20 septembre 1870, constitue un aboutissement à l'unification de la péninsule en faisant de la cité du pape la nouvelle capitale du royaume d'Italie.

              Une loi des Garanties, votée le 15 mai 1871, accorde au Saint-Siège un revenu annuel, l'extraterritorialité de quelques palais et les droits de souveraineté sur sa cité du Vatican, mais le pape Pie IX se considère désormais comme prisonnier à l'intérieur du palais du Vatican. Dans l'Église, l'émotion est grande. En France, la politique italienne de Napoléon III suscite l'indignation des catholiques pour qui le pouvoir temporel du pape garantissait son indépendance spirituelle. Pie IX apparaît alors comme « le pape-martyr ». Cependant le prestige moral de la papauté et l'autorité spirituelle qui en découle en sortent renforcés.

                  En dehors du problème du territoire de Saint-Pierre, Pie IX entend lutter contre les politiques anticatholiques.

                   Il dénonce ainsi le Kulturkampf allemand très anticatholique dans la ligne de Bismarck ainsi que les violences exercées par les Suisses contre le clergé catholique: une encyclique de 1873 condamne les violences suisses.

               Malgré ces persécutions, c'est l'époque aussi où l'Église se développe dans le monde. Il crée de nombreux diocèses aux Etats-Unis, rétablit, malgré l'opposition des protestants, la hiérarchie en Angleterre (1850) en Hollande (1853), en Écosse. Il refonde le patriarcat latin de Jérusalem. De nombreux autres concordats sont également signés par le Saint-Siège avec des États européens catholiques comme l'Espagne en 1851 et le Portugal en 1857, ou d'Amérique du Sud comme le Costa Rica et le Guatemala en 1852, le Nicaragua en 1861, le Venezuela et l'Équateur en 1862.

A suivre

 

        

        

        

        

        

        

        

 

 

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