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23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 08:19

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                                               Les Hérésies et leurs remèdes

 

                   Un hérétique est celui qui choisit ce qu’il croit, qui se fait sa foi à lui-même. C’est pourquoi il ne croit pas ce que l’Église et les docteurs de sa Tradition affirment.

              En grec, hérésie est synonyme d’élection. L’hérésie est un choix faux dans le dogme et la morale….L’hérésie est donc l’admission d’un dogme faux, ou la négation d’un dogme catholique.

              Le mot secte vient du mot latin secare, couper, diviser. Une secte est une fraction qui s’éloigne et se sépare des autres. « Il y a eu de faux prophètes dans le peuple, dit l’Apôtre Saint Pierre,(II.II,1-3) comme il y aura parmi vous des maîtres menteurs, qui introduiront secrètement des sectes pernicieuses ,reniant Celui qui nous a rachetés et attirant sur eux une prompte perdition. Plusieurs suivront leurs dérèglements, et par eux sera diffamée la voie de la vérité… . »Cette deuxième lettre de Saint Pierre est très sévère envers les hérésies qui amoindrissent les perfections du Christ, mutilant la Vérité et la profanant de façon sacrilège, ou attribuent à Jésus-Christ des choses indignes ou blasphématoires.

 

           On peut être schismatique et non hérétique ; si, par exemple on se sépare de l’Église sans cesser de croire qu’elle est la vraie Église et sans prétendre qu’elle erre dans la foi, mais parce qu’on ne veut pas lui obéir. Le schisme n’est pas directement opposé à la foi, mais à la charité et à l’union. Mais le schisme conduit ordinairement à l’hérésie. «  L’hérésie est un schisme invétéré. »(St Augustin)

 

Les causes de l’hérésie sont : l’orgueil, l’audace et l’entêtement, l’esprit de curiosité et de nouveauté, l’impureté et la corruption.

1°-L’orgueil. La mère de tous les hérétiques, dit Saint Augustin, c’est la superbe. L’orgueil en matière religieuse porte à vouloir comprendre, expliquer, ce qui est au dessus de la raison. Ils veulent voir la vérité en elle-même, et non la croire humblement On invente par des raisonnements tortueux, on prétend créer, et, en fait, on détruit. On refuse le clair obscur du mystère qui oblige à s’humilier devant ce qui dépasse la nature humaine. D’où la désobéissance et la rebellion contre l’autorité, l’esprit de contradiction.

2°- L’audace et l’entêtement.

 Les hérétiques sont pleins d’eux-mêmes, ils n’écoutentqu’eux-mêmes.

Provocateurs, entêtés, imprudents, intraitables, arrogants, méprisants , ils se rient de toutes les condamnations et crient à la persécution, devenant eux-mêmes persécuteurs, fanatiques et fanatisants.

3°-L’esprit de curiosité et de nouveauté. « Dites-nous des choses qui nous plaisent » (IsaïeXXX.10)Le peuple cherche à entendre des nouveautés, des choses qui ne gênent pas la liberté, la raison, les passions…Qui a –t-il d’étonnant à ce qu’un si grand nombre les écoutent et les suivre ?

 

4°- La dépravation du cœur est la vraie source des hérésies. Ceux qui vivent dans le désordre ,dit Saint Jean Chrysostome, pour ne pas être tourmentés par la crainte et l’attente des peines futures, ne négligent rien pour se persuader que tout ce qu’enseigne notre religion sur les péchés, la résurrection, le jugement, l’enfer…etc… est faux.

 

Dieu place le remède à côté du mal. Lorsqu’il s’élève des hérésies, Dieu pourvoit aux besoins de Son Église par des moyens particuliers .Alors Il suscite de grands saints pour combattre l’erreur. Il oppose Saint Athanase à Arius, Saint Cyrille à Nestorius, Saint Jérôme à Origène, Saint Augustin à Pélage, Saint Bernard à Abélard, Saint Dominique aux catarrhes, Saint Ignace et la compagnie de jésus à Luther et Calvin. A la fin du monde, il opposera Enoch et Élie à l’Antechrist.

               Jésus-Christ a demandé  qu’une dévotion spéciale soit instituée à Son Sacré-Cœur  en réparation et remède au jansénisme desséchant du XVII° siécle.Au XIX° siécle , Il a demandé par l’intermédiaire de Térésa Higginson une dévotion spéciale complémentaire à Son Chef Sacré, Siège de la Divine Sagesse, comme remède et réparation du rationalisme et des méfaits de la science orgueilleuse, qui en vient à nier l’existence de Dieu Créateur et sauveur.

La sainte Vierge demande dans ses apparitions la récitation du Rosaire, qui oblige à la méditation des mystères du salut et attache les âmes à la Personne du Verbe Incarné, la Voie, la Vérité, la Vie. Elle rappelle le devoir de la pureté du corps, indispensable à la pureté de l’esprit.

 Parmi les moyens de se préserver des hérésies et d’en sortir, il ya la fuite des hérétiques et de leurs écrits. « Gardez-vous dit Notre-Seigneur des faux prophètes, qui viennent à vous sous des vêtements de brebis et au dedans sont des loups. Vous les connaîtrez à leurs fruits. »Les prétendus « dialogues » se font toujours aux dépens de la vérité.

 Il y a bien entendu la nécessité de se former à la doctrine traditionnelle, fruit de siècles d’action du Saint Esprit.

La règle sûre est celle que donne Vincent de Lérins : Tenons, dit-il, pour indubitable, gardons invariablement ce qui a été toujours et partout été enseigné et cru. »

 

Les erreurs modernes condamnées par le Syllabus de SS Pie IX

Laïcisme: l’Eglise n’a pas le pouvoir de définir dogmatiquement que la religion de l’Eglise catholique est la seule vraie religion » (prop. condamnée N° 21).

« L’Eglise n’a pas le droit d’employer la force; elle n’a aucun pouvoir temporel direct ou indirect » (prop. condamnée N° 24).

le Teilhardisme

Le Teilhardisme arrivé un siècle après le Syllabus, était déjà condamné dans ce Syllabus: Evolutionnisme Teilhardien: «Dieu est identique à la nature des choses et par conséquent sujet aux changements… Il est une seule et même chose avec le monde, et par conséquent l’esprit avec la matière» (prop. condamnée N° 1.). Se profile aussi ici le modernisme de Teilhard de Chardin

Modernisme: Le modernisme dit: «Toutes les vérités de la religion découlent de la force de la raison humaine» (prop. condamnée N° 4).

«La Révélation divine est imparfaite et par conséquent sujette au progrès continu et indéfini qui correspond à la marche en avant de la raison humaine» (prop. condamnée 5). En filigrane se profile l’immanence vitale, principe que dénoncera Saint Pie X dans Pascendi [1]. (Sources : Revue FIDELITER, septembre-octobre 2004, N° 161, Le Syllabus ou l’anti-Vatican II).

œcuménisme: L’œcuménisme dit: «Il est libre à chaque homme d’embrasser et de professer la religion qu’à la lumière de la raison, il aura regardée comme vraie» (prop. condamnée N° 15).

L'indifférentisme religieux

«Les hommes peuvent trouver le chemin du salut éternel et obtenir ce salut éternel dans le culte de n’importe quelle religion» (prop. condamnée N° 16).

«Au moins doit-on bien espérer du salut éternel de tous ceux qui ne vivent d’aucune façon dans la véritable église du Christ» (prop. condamnée 17).

«Le protestantisme n’est rien d’autre qu’une forme différente de la même vraie religion chrétienne, forme dans laquelle on peut être agréable à Dieu, aussi bien que dans l’Eglise catholique» (prop. condamnée N° 18).

Le libéralisme

"Libéralisme religieux indifférentiste: «Il est libre à chaque homme d’embrasser et de professer la religion qu’il aura réputée vraie d’après la lumière de la raison» (prop. condamnée n° 15 du Syllabus [2]).

"Cette condamnation est ignorée par Dignitatis humanae [3]du Concile Vatican II

 

Les erreurs dénoncées par le Syllabus se retrouvent dans le catéchisme actuel .

C’est un scandale intolérable. Lire et diffuser le petit livre des éditions fideliter, examen critique du catéchisme de l’Église catholique 1993.Il y est dénoncé la confusion de l’ordre de la grâce et de la nature, hérésie très subtile et d’autant plus toxique ; C’est le catéchisme d’une religion plus universelle que l’Église catholique ; C’est le culte de l’humanité.

« Ils croient Me servir et ils M’ont complètement perdu à cause de leur désir de concilier l’esprit du monde et le véritable Esprit de  Dieu qui ne s’accommode pas du tout de cet esprit du monde qui veut se mettre au service de l’homme au lieu de demeurer au service de Dieu » (N.S.J.C : message d’amour et de miséricorde 1972)

Pour mémoire : Les hérésies des premiers siècles

Les premiers siècles du Christianisme connurent de nombreuses hérésies, diverses dans leur formulation, mais qui, toutes, se rapportent au problème fondamental de Dieu, de la Trinité révélée par le Christ, de la personne du Christ et de sa mission .On ne saurait ici énumérer toutes les hérésies. Déjà saint Hippolyte (vers 220) a écrit un ouvrage monumental qu'on nommera Le Labyrinthe, où il expose et réfute toutes les fausses doctrines, toutes leurs variétés, toutes leurs dérivations: dix volumes, trente-deux hérésies! Tôt ou tard, l'une ou l'autre hérésie fait surface. On en retrouve plusieurs dans les doctrines de nombreuses sectes modernes. Admirons la vigilance de l’Église fidèle aux inspirations du Saint Esprit qui sans cesse dépiste et corrige les erreurs. Pleine de pitié pour les pêcheurs, elle est et restera impitoyable envers les déviations.


ADOPTIANISME
. Doctrine prétendant que Jésus n'est pas Dieu. Il ne serait qu'un homme qui aurait été adopté par Dieu.

ARIANISME
(du nom d'Arius d'Alexandrie, 280-336). Nie la divinité du Christ. Le fils de Dieu, qui s'est incarné en Jésus, n'est pas éternel ni égal à Dieu le Père. Le Christ était une créature exceptionnelle, mais on ne peut pas l'adorer, puisqu'il n'est pas Dieu. Condamné au Ier Concile (Nicée) en 325 et au 2e Concile (Constantinople), 381.


DOCETISME.
Doctrine du IIe et IIIe siècle, ayant pour point commun la négation de l'incarnation du Christ: celui-ci est considéré comme ayant seulement revêtu une apparence humaine (Docétisme vient du grec dokein, sembler). Le Christ de Nazareth ne serait qu'un simulacre, une apparence de la Divinité. On retrouvera cette doctrine dans le monophysisme.

GNOSTICISME. Grande hérésie du IIe siècle. Du mot grec gnosis, connaissance. Si Dieu est parfait et bon, d'où vient le mal? - se demandaient les gnostiques. Alors que les chrétiens et les juifs répondaient: "Le monde a été créé par Dieu, parfait, mais la faute de l'homme y a introduit le mal, rupture du projet de Dieu", les gnostiques affirmaient que le monde a été crée par une force maligne, une sorte d'anti-Dieu. Naturellement - puisque toute chair est fruit du mal - ils ne voyaient pas d'un bon œil le mystère de l'incarnation: le Christ ne saurait avoir pris un corps matériel, impur pas essence.


MANICHÉISME. Admet deux principes divins: le Bon et le Mauvais. Doctrine proche du MARCIONISME.

MARCIONISME. De Marcion, un chrétien du IIe siècle, originaire de Sinope, au bord de la Mer Noire. "Pourquoi Dieu a-t-il fabriqué des scorpions, des serpents, des crocodiles?", se demandait-il pour souligner que dans la création il y a beaucoup de choses dangereuses ou mauvaises pour l'homme?
D'où la conclusion qu'il y aurait deux dieux, l'un, inférieur, le créateur, auteur des choses négatives; l'autre, qui est toute bonté.


MONOPHYSISME. (du grec mono-physis, une seule nature). Dû à Eutychès (vers 378-453). Cette doctrine affirme que la nature divine de Jésus a absorbé sa nature humaine. Elle fut condamnée à Chalcédoine en 451.


NESTORIANISME. De Nestorius, patriarche de Constantinople (vers 380-451). Il voit dans Jésus un être double: une personne humaine dans laquelle le Verbe divin habite comme dans un temple. Pour lui, Marie est la mère de l'homme Jésus, non la mère du Fils de Dieu. Marie peut être appelée à la rigueur mère du Christ mais non mère de Dieu. Condamné au Concile d'Ephèse en 431, qui a proclamé Marie mère de Dieu, Théotokos. Le Nestorianisme gagna la Perse, l'Asie Centrale, l'Inde et même l'ouest de la Chine.

PÉLAGIANISME. Contre le manichéisme, le moine breton Pélage (360-422) exalte l'excellence de la création, la libre responsabilité de l'homme, sa capacité d'atteindre le bien. La perfection est possible sur terre. Cette doctrine minimise la portée du péché originel et le rôle de la grâce donnée par Dieu. Condamné au concile de Carthage, en 418.

 

 

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