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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 01:32

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                                            Le grand fléau de  l’indifférence religieuse

 

                                                           Actualité de Bossuet

 

 

                Les indifférents en matière de religion sont ceux qui ne s’occupent d’aucune religion. Leur religion est de ne pas en avoir. « Le laïcisme, c’est l’irréligion comme religion » (SS PIE XI)

                 Il y a, actuellement, une forme plus perverse de ce fléau, c’est de ne pas faire de différences entre les religions : « Toutes les religions se valent… ! »  « Chacun sa vérité… ! »Il est affreux de constater que ce mal  n’est pas découragé par le prétendu dialogue interreligieux, dont le fond est un mépris de la Vérité, Celle qui est la seule et unique Voie de salut et de Vie. Ce mépris est injustice car il ne donne pas à la Vérité le prix qu’elle a réellement. Que dirait-on d’un bijoutier qui ne ferait pas de différence entre un morceau de granit et un diamant, sous prétexte que ce sont tous deux des pierres….qui méritent un égal respect… ?

                   Voilà ce que dit  des indifférents le grand Bossuet dans son oraison funèbre d’Anne de Gonzague, chef  d’œuvre dans le fond et la forme, qui nous change bien de la « langue de bois »  moderne.

            « Dieu a fait un ouvrage au milieu de nous, qui, détaché de toute autre cause, et ne tenant qu’à Lui seul, remplit tous les temps et tous les lieux et porte par toute la terre, avec l’impression de Sa Main, le caractère de Son autorité : c’est Jésus-Christ et Son Église. Il a mis dans cette Église une autorité seule capable d’abaisser l’orgueil et de relever la simplicité ; et qui ,également propre aux savants et aux ignorants imprime aux uns et aux autres un même respect.                            C’est contre cette autorité que les libertins(les libres penseurs)se révoltent avec un air de mépris ; et les indifférents la regardent avec dédain.

             Mais qu’ont-ils vu ces rares génies, qu’ont-ils vu plus que les autres ? Quelle ignorance est la leur ? Et qu’il serait aisé de les confondre, si faibles et présomptueux, ils ne craignaient d’être instruits !Ils n’ont rien vu, ils n’entendent rien, ils n’ont même pas de quoi établir le néant auquel ils aspirent après cette vie, et ce misérable partage ne leur est pas assuré !Ils ne savent pas s’ils trouveront un Dieu propice ou un Dieu contraire. S’ils le font égal au vice et à la vertu, quelle idole !Que, s’Il ne dédaigne pas de juger ce qu’Il a créé capable d’un bon ou d’un mauvais choix, qui leur dira, ou ce qui Lui plait, ou ce qui L’offense, ou ce qui L’apaise ?

           Par où ont-ils deviné que tout ce qu’on pense de ce Premier Être soit indifférent ; et que toutes les religions qu’on voit sur la terre Lui sont également bonnes ?Parce qu’il y en a de fausses, s’ensuit-il qu’il n’y en ait pas une de véritable, ou qu’on ne puisse plus connaître l’ami sincère, parce qu’on est entouré de trompeurs ?Où a-t’on pris que la peine et la récompense ne soient que pour les jugements humains, et qu’il n’y ait pas en Dieu une Justice, dont celle qui reluit en nous ne soit qu’une étincelle ?Que s’il est une telle Justice, souveraine et par conséquent inévitable, divine et par conséquent infinie, qui nous dira qu’elle n’agisse jamais selon Sa nature, et qu’une Justice infinie ne s’exerce pas à la fin par un supplice infini et éternel ?

           Où en sont-ils donc les impies et les indifférents, et quelle assurance ont-ils contre la vengeance éternelle dont on les menace ?Au défaut d’un meilleur refuge ,iront-ils se plonger dans l’abîme de l’athéisme et mettront-ils leur repos dans une fureur qui ne trouve presque point de place dans les esprits ?

Qui leur résoudra ces doutes, puisqu’ils veulent les appeler de ce nom ?

Leur raison qu’ils prennent pour guide ne présente à leur esprit que des conjectures et des embarras. Les absurdités où ils tombent, en niant, en méprisant la religion, deviennent plus insoutenables que les vérités dont la hauteur les étonne ; et, pour ne vouloir pas croire des mystères incompréhensibles, ils suivent l’une après l’autre d’incompréhensibles erreurs.

          Qu’est-ce donc, après tout, qu’est-ce que leur malheureuse incrédulité, sinon une erreur sans fin, une criminelle erreur, une témérité qui hasarde tout, un étourdissement volontaire  et, en un mot, un orgueil qui ne peut souffrir son remède ?

         Quel coupable aveuglement, quel irréparable malheur de passer sa vie entière dans une damnable indifférence sur l’avenir de son âme, et d’oublier totalement ses devoirs d’homme, de chrétien, de vivre et de mourir dans cette aveugle indifférence ! Que le réveil dans l’éternité sera terrible ! « O vous qui dormez, levez –vous, dit Saint Paul, levez-vous d’entre les morts et le Christ vous illuminera » (Ephes.V,14)

       

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