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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 13:46

                                            Le bonheur infini du Ciel

 

 Nous vous donnons ici des extraits d'extases inédits de Marie-Julie du Crucifix décrivant le

Ciel, à la fois Demeure de Dieu et Récompense des Bienheureux.(Bulletin de l’association des amis de Marie-Julie Jahenny  Adresse actuelle : BP 50034 85111  Chantonnay Cedex)

                                                  «  LES TROIS CIEUX »

 

Extase du 25 Décembre 1876.

Au soir de Noël, la Sainte Vierge dévoile les mystères du Ciel à Marie-Julie du Crucifix.

Ce merveilleux texte simple est imagé à la manière de la terre de façon à être compris des petits. C'est un grand encouragement à mériter cette récompense, par la prière, l'obéissance, la Croix, en ces temps de persécution.

Saint Paul eut lui-même la révélation des Trois Cieux (Note). Saint François d'Assise revient sur ce thème le 16 Janvier 1877.

 

                                                   Premier Ciel

 

« Dans le chemin du Paradis, ma Sainte Mère s'entretenait du Ciel, abîme d'amour. — « Ici, ma chère enfant, les Saints s'abîment dans l'Amour de mon Divin Fils... Elle me montrait le Trône de son Fils, où Il reçoit, où Il couronne, où Il récompense après Son Jugement. C'est là où Il est la plus grande partie du temps. À chaque instant, Il est obligé de juger de nombreuses âmes. C'est le « Ciel du Bas », car il y en a trois.

— Ma chère enfant, je vais ouvrir une autre porte du Ciel. De là, regarde la terre, je vais séparer les nuages. — Je vis la terre. —

Note— «Je sais un homme en Jésus-Christ, qui, il y a quatorze ans, fut ravi... jusqu'au Troisième Ciel et je sais que cet homme (si ce fût dans son corps ou hors de son corps, je ne sais)`fut ravi au Paradis, et entendit des paroles mystérieuses qu'il n'est pas permis à un homme de dire. » (II Cor.-XII, 2-4)      

 

Pourras-tu comparer la bassesse de la terre à la hauteur du Ciel? - Je voyais à peine la terre... Elle me dit: « Sais-tu compter par millions? — Non, ma Mère, je n'ai jamais appris! — Et bien, je vais prendre un autre moyen pour te faire comprendre! — Elle prend une chaîne, elle y met un poids au bout. Elle le fait descendre sur la terre et mesure. Elle trouve 300 000 099 lieues (une lieue = 4 km). « C'est comme un marin qui s'embarque sur la mer; il mesure en voyant les distances. Et quand il s'arrête au port, il connaît ce qu'il a parcouru. Il est censé arriver au port du Ciel. Les Saints ont connu ce chemin. »

Notre-Seigneur descendit avec Marie et dit: « Ce n'est pas nécessaire que Je mesure les lieues, crois à Marie, aie confiance et tu seras sauvée ! »

Après cette explication, ma Mère me dit: «Tu vois combien la terre est basse et combien le Ciel est haut. Peux-tu te figurer cette longueur? — Non, ma Mère. — Pourras-tu me dire, au sortir de la vie, combien on met de temps pour arriver au Premier Ciel? - Non, Bonne Mère. — Et bien! Il ne faut que quelques instants. Saint Jérôme seul a pu un peu l'expliquer. Notre-Seigneur me dit: « Ne doute pas des paroles de Ma Mère! »

Marie ajouta: « Quand il meurt de saintes âmes, mon Fils peut leur épargner la longueur du chemin. Ce « Ciel du Bas » est moins habité, mais il est attaché à l'autre Ciel. Mon Fils peut rabaisser ce « Bas-Ciel », pour raccourcir le chemin. Ce (premier) Ciel ne doit durer qu'un temps, jusqu'au Jugement dernier. Voilà l'explication. Ce jour, ce Ciel existe encore, et quand tout sera terminé, ce « Ciel du Bas » disparaîtra. Il ne restera que deux Cieux, car celui-là est un Ciel préparatoire: là où l'on est jugé ou l'on est condamné ou récompensé. Et comme après le Jugement, il n'y aura plus d'Assises divines, il n'y aura plus besoin de ce lieu où elles étaient faites. Ce Ciel est donc réservé pour les jugements particuliers, sans témoins, (sans d'autres témoins) que la conscience et le Bon Ange et le mauvais Ange... »

 

                                                   Deuxième Ciel

 

La Très Sainte Mère laisse ce Ciel qui ne sera pas durable, pour me conduire dans un Ciel supérieur. Celui-ci, dit-elle, c'est le Ciel avec ses célestes beautés et ses grâces. Viens, ma chère enfant, ce Ciel est bien plus élevé. Tu vas voir l'espace qui le sépare du Bas-Ciel (du premier Ciel). J'y arrive par des chemins de roses, au milieu des parfums et du chant des Anges. Ici est ma Demeure, c'est le Ciel habité.

C'était inexplicable; je ne puis rendre compte de tout ce qu'il y a! Je ne puis plus me le rappeler!

Il n'y avait que clartés, que lumières! Je voyais les Anges qui entouraient par degrés un Trône resplendissant. Tous chantaient. Il y a un Trône qui surpasse tous les autres par sa Hauteur; il semble aller se perdre dans le Troisième Ciel. Les allées sont formées par des parfums .Les allées par où passe Notre-Seigneur ne voient jamais passer les Saints ou les Bons Anges …J'ai passé par une allée par où volaient les Anges, pour aller au Trône de mon cher Jésus.

Là, ma Sainte Mère m'a fait faire le tour du Trône, mais je voyais tant d'éclats, tant de flammes pures, que je ne pouvais rien voir (distinguer). Mes yeux étaient comme ceux d'un aveugle. Je ne voyais que les Anges, mais je ne pouvais distinguer mon cher Époux. À un moment, Notre-Seigneur S'est montré à mon cœur, mais je n'ai pu Le regarder qu'une minute. Je n'avais plus rien, plus de mémoire, plus d'intelligence, je n'entendais plus, car le bonheur avait « bouché » tous mes sens...

Marie m'a conduit par un autre chemin du Seigneur par où les Anges ne passent pas. C'est là où on se perdait dans un Amour qui n'est pas explicable. Le cœur humain ne pourra jamais redire ce qu'est le Ciel, ses richesses et son bonheur. Le Parfum monte jusqu'au-dessus de la Tête de Notre—Seigneur, ce n'est qu'un Brasier, qu'un Éclair...

Nous sortîmes de ce beau chemin. Marie me fit voir un autre chemin par où Notre–Seigneur allait seul, vers Son Père... C'est une Lumière encore plus belle! Ici, mon âme s'est éteinte, pour ainsi dire! J'étais morte, (comme) étouffée par ces ravissantes beautés. Le Ciel serait capable de faire mourir le plus fort des hommes, par l'impression de ses éclats...

« Mesurons la distance de ces deux Ciels. »... Elle m'ouvre une autre porte de perles précieuses, de topazes et tant d'autres.

Je regarde, et le « Bas-Ciel » me paraissait sombre et triste! Nous mesurons... Marie apporte une petite chaîne d'or pur dont un anneau est accroché à la porte. Au bout de la chaîne, il y a une petite Croix. Elle la laisse descendre tout entière, jusqu'à sur le Ciel du Jugement. La distance était extraordinaire. Il y avait 4 000 000 de lieues... Voilà les espaces et les différences... Et le temps qu'il faut mettre pour venir à ce Ciel est encore moindre que de la terre au « Ciel du Bas », trois instants...

 

Elle retire sa chaîne d'or, ferme la belle porte, en ouvre une petite plus éloignée; c'est par là qu'entrent les Elus après leur jugement. Il y a de chaque côté deux petites Croix. Le petit chemin du « Ciel du Bas » au Deuxième Ciel est très étroit et bordé d'épines. Il est creux et profond. Au « Ciel du Bas », il y a une Croix. Marie me dit: « Je te ferai bientôt passer par ce petit chemin, où tu apprendras ce qu'ont souffert les Saints en y passant, pour arriver au Ciel véritable. »

À ce moment trois âmes arrivaient pour jouir de leur récompense. L'âme était comme une colombe. Deux de ces âmes marchaient ensemble, la troisième à une énorme distance. Les premières avaient une marche plus rapide et plus facile. Marie leur tendait ses bras. La troisième paraissait plus indifférente. Marie ouvre la petite porte. Cette troisième (âme) paraissait triste et lourde. Marie m'explique cela, je vins près de cette âme; elle sort du Purgatoire. Elle est toute mouillée; ce sont les pleurs de ses amis. Sur son dos était une Croix pesante; je l'ai touchée. La pauvre âme a dit: « Ô ma Mère, que je souffre dans ce chemin?... Je porte les larmes de ma famille, et la Croix que je porte, c'est pour la peine que mes parents m'ont occasionnée, en disant avec présomption: « Oh ! C'est sûr qu'elle est au Ciel!... Marie lui dit: «Pauvre âme, tu as assez souffert, sèche-toi! Elle lui ôte sa Croix. -Prends ton vol! -Elle vient au pied de la Croix. Marie lui ouvre la belle porte du Ciel et elle y entre en possession du Trésor du Ciel. Les deux autres y étaient entrées auparavant. »

 

                                         Troisième Ciel

 

Ma Très Sainte Mère me conduisit au Troisième Ciel...

Notre-Seigneur dit: « Moi aussi, je vais vous accompagner. Marie me dit: « Mon enfant, tu seras dans une extrême ignorance, tu ne pourras rien comprendre. C'est là que le Père Éternel et l'Esprit-Saint Se tiennent continuellement. Il n'y a qu'un chemin. Les Anges qui y sont y restent éternellement. D'autres Anges y viennent envoyés par le Fils, mais ils n'y séjournent pas. Le seul chemin est Celui de la Sainte Trinité. Quand les Anges vont à ce Ciel, ils volent en dehors du chemin. Voilà l'entrée; personne n'y passe. e m'arrête. Jésus dit: « Fais un pas de plus! — « Mon cher Jésus, ni les Apôtres, ni les Martyrs ne peuvent y aller, j'irai encore bien moins - « Voilà la raison: c'est qu'en faisant un pas, si tu peux comprendre, tu pourras le redire sur la terre. » J'ai donc fait un petit pas. Je ne peux rien comprendre... Ma Mère, je préfère, puisqu'il y a tant de joies et de félicités, ne point y aller, car je ne pourrais rien comprendre, ni rien redire! — « Si ! ... Tu vas venir voir ce Troisième Ciel, dont il a été si peu parlé! — « Mais mon cœur n'est pas assez purifié! — Jésus dit: «Je t'invite quand même! » Il fit faire un nouveau chemin de fleurs pour moi par les Bons Anges du Second Ciel.

Nous arrivâmes par là au Troisième Ciel. La porte était assez grande, porte d'or, pour y entrer corps et âme. Deux Flambeaux sont là qui ne s'éteignent jamais. entends le chant harmonieux des Anges. La porte s'ouvre; c'est ce chemin par où avait passé Saint Paul, quand il fut ravi au Troisième Ciel. Il portait sur son cœur une petite Croix. Jésus me dit qu'Il l'avait accompagné. La Croix sur laquelle il avait  tant outragé le Bon Dieu(Avant sa conversion) était toujours avec lui. Quand il eût fait le tour du Troisième Ciel, il voulut laisser à la porte sa petite Croix. Quand on entre, on voit la marque du passage de Saint Paul; on voit sa Croix. Elle porte une chaîne.

Nous entrâmes donc, suivis de Marie, qui demande pour moi la bénédiction du Père Éternel. Les Anges parurent tout étonnés et suspendirent leurs chants. Le Père leur dit de continuer leur harmonie. Le Père Éternel nous fit faire le tour du Troisième Ciel, qui est moins grand que le second.

Les lumières de l'Esprit-Saint brillent partout. On entend à chaque moment la Voix de ce Divin Esprit, mais l'intelligence ne peut rien comprendre. On se perd dans toutes ces clartés. Ce n'est qu'un Éclat.

En haut de ce Ciel, il y a encore une immense Étoile qui se trouve sur le milieu du Ciel, et c'est là que sont les Trônes de la Sainte Trinité. Cette Étoile est comme un Brasier, d'où sortent des millions d'éclats... Les yeux « belluettent » (en patois: clignent par éblouissement...). On est obligé de fermer les yeux.

Le reste du Ciel est comme un plafond de lumières, qui pétillent, qui jettent des clartés, tantôt qui s'allongent, tantôt qui se développent, tantôt qui semblent tomber jusqu'au bas... Il y a 700 pieds de hauteur de plafond étincelant. Au-dessus, il n'y a rien.

J'écoutais le langage du Ciel. Mais c'est impossible! On n'y comprend rien avec son corps humain à ce qui se passe au Ciel (Note)Toutes les fibres sont comme paralysées; le cœur est transi; chacun des membres voudrait comprendre; il s'agite et ne comprend rien! Il n'y a que flambeaux, que couronnes, que perles, que diamants, que pierreries (Note) La Sainte Vierge me nommait ces pierreries, mais je ne puis plus me rappeler. Je lui dis: « Ma Mère, je suis comme une aveugle! » — « Ma chère enfant, c'est inexplicable. »

Note— Notre connaissance dépend, sur terre, de nos sens. Pour accéder à ces hauteurs spirituelles, il faut un esprit purifié, surélevé par l'aide de la grâce divine, et la Lumière de Gloire, lumière supplémentaire, qui n'est donnée aux Élus qu'après la mort, une fois qu'ils sont sortis des limites que leur imposent le temps et l'espace de ce monde.

Note—On relira avec profit la description de la Cité Sainte, de la Jérusalem Céleste dans l'Apocalypse de Saint Jean. Le thème des pierres précieuses évoque les biens spirituels (l'or de la charité ;la force et la pureté du diamant par exemple), tout ce qui a valeur ,ce qui est précieux pour le Ciel.

 

 

Il y a trois allées de rang qui viennent au milieu.., les trois chemins de la Sainte Trinité s'en vont jusqu'au plafond du Ciel, sous la grande Étoile.., au fond, tous les éclats sont plus beaux. Il y a une belle Croix (Note) d'or, d'une clarté indicible, mais on ne peut s'en approcher.

Il se passe là un miracle; elle donne un Amour qui est transformé en Parfum exquis et varié.

Ces trois Chemins sont trois Amours: Amour du Père, Amour du Fils, Amour du Saint-Esprit, et ces trois Amours venaient à mon cœur d'une manière si admirable, que c'est ce qui m'a le plus frappée, et que je ne puis l'exprimer. On est comblé d'amour, si comblé qu'on est plus heureux que les Anges. Je me serais bien jetée dans le cœur de ma Bonne Mère « pour le dévorer », pour la remercier de cette bonne visite!...

On reprend le chemin de la porte d'or. Marie me dit: « Tu as entendu, mais tu n'as pas compris. Il t'a semblé avoir vu, mais tu étais aveugle. Tu as goûté beaucoup de bonheur, mais tu ne pouvais le redire. Tu as éprouvé les Trois Amours de la Sainte Trinité, mais tu ne pourras jamais les expliquer. Je lui répondis: « Bonne Mère, en sortant, je serai comme si je n'avais rien vu, ni rien compris? » — « Absolument, cela n'est pas permis. »... Je suis descendu par les deux autres Cieux, et de là, sur la terre... »

« Mon Père, (l'Abbé David, son directeur) ce que je vous dis, n'est rien; ce n'est qu'un petit nuage à peine visible! Il serait impossible aux plus grands esprits de raconter ces merveilles ! »

 

Note—On remarquera la place tout à fait glorieuse et triomphale que tient la Croix dans le Ciel pour l'éternité. Par elle, Instrument et Canal divins, l'Amour nous est donné.

                                                   A suivre. Saint François explique cette vision à Marie-Julie. Textes d’une fraîcheur et d’une profondeur inégalables.

 

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