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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 02:07

narcisse

                             «  Maintenant aussi, l'infidélité, l'orgueil intellectuel, la rébellion ouverte contre Dieu et sa Loi révélée, l'opiniâtreté, la suffisance remplissent les esprits des hommes, les soustraient au joug si doux de Jésus et les lient avec les chaînes froides et pesantes de l'égoïsme, du jugement propre, du refus de se laisser conduire afin de se gouverner eux-mêmes, d'où résulte la désobéissance à Dieu et à la Sainte Eglise, alors ce même Jésus, le Verbe Incarné, la Sagesse du Père, qui S'est rendu obéissant jusqu'à la mort de la Croix, nous donne de nouveau un antidote, un élément qui peut réparer, qui répare et qui réparera en toutes manières et paiera au centuple la dette contractée envers la Justice Infinie de Dieu.

Oh ! quelle expiation pourrait-on offrir pour réparer une telle offense ? Ou qui pourrait payer une rançon suffisante pour nous sauver de l'abîme ? Regardez, voici Une Victime que la nature dédaigne : la Tête de Jésus couronnée d'épines. »Teresa Higginson

 

               Le péché d’orgueil intellectuel et ses variantes (suite 3)

                      La prétendue « philosophie des Lumières »(suite)

 

 

 

                             3-   L'incrédulité en France.

 

L'incrédulité eut ses adeptes en France, longtemps avant le siècle du philosophisme. Sans parler des grands sceptiques du 16ème siècle,  les Montaigne et les Charron , les incrédules étaient déjà nombreux à 1a fin du règne de Louis XIV ; ils s'appelaient, alors les libertins. Le libertinage était alors une indépendance de l'esprit en matière de religion plutôt qu'un laisser-aller dans les mœurs, c'était la revendication du droit à l'incrédulité. Ses plus célèbres représentants furent le philosophe épicurien Gassendi,dont Molière fut l’élève, les habitués du salon de Ninon de  Lenclos, SAINT-EVREMOND, et plus tard, FONTENELLE (1657-1757), qui donna dans ses « Entretiens sur la pluralité des mondes » le premier ouvrage de vulgarisation scientifique. A côté de Fontenelle, le précurseur le plus illustre des philosophes du 18ème siècle fut BAYLE (1647-1706) l'auteur du Dictionnaire historique et critique; où se trouvent amassées, toutes les objections contre la religion et contre l'Église, véritable arsenal de la libre pensée, qui fit les délices des philosophes du 18ème siècle.

                Les incrédules, qui avaient observé une sage retenue sous le règne de

Louis XIV, purent, sous la Régence attaquer l'Église presque sans contrainte. Ils allèrent chercher des armes de tous côtés : sur les terrains de la science, du dogme et de l'histoire.  Tout devint         matière à objection. Survenait-il une catas-

trophe, comme le tremblement de terre de Lisbonne (1755), on     en profitait pour attaquer la Providence.

         On reprocha au clergé sa        situation sociale et        ses privilèges. Au nom de la liberté, on dénonça les vœux de religion.   On voulut même ravir à l'Église l'exercice de la charité qui avait été l'un de ses plus beaux titres de gloire, pour en faire une fonction de l'État. On réhabilita tout ce que la religion chrétienne condamnait : les enfants naturels, les femmes de mauvaise vie...etc

         Pour mieux atteindre leur but,         les incrédules, qui constituaient le « parti philosophique », centralisèrent leurs efforts  individuels dans       une œuvre commune : l'Encyclopédie. A cet ouvrage, dont les deux premiers         volumes parurent en 1751, et  les derniers en  1772, travaillèrent de nombreux collaborateurs : MONTESQUIEU, BUFFON, VOLTAIRE, ROUSSEAU, CONDILLAC, MARMONTEL, HELVÉTIUS, D’HOLBACH,  RAYNAL, TURGOT....

           Deux surtout y consacrèrent le meilleur de leur temps :

DIDEROT (1713-1784), le principal artisan, le premier qui fit profession franche d'athéisme et ne craignit pas de déclarer que Dieu n'est pas dans la nature ; et D'ALEMBERT (1717-1783), l'auteur de la Préface où le Moyen Age chrétien est tourné en dérision. Sortie de la plume des libres-penseurs les plus célèbres de l'époque, l'Encyclopédie ne pouvait être et ne fut qu'une monstrueuse machine de guerre dressée contre les croyances et les institutions du passé, une apothéose de la «  civilisation éclairée » et des sciences, ayant pour but final de substituer au  culte traditionnel un culte nouveau: celui de la Déesse-Raison et du matérialisme. 

             Parmi les incrédules du 18ème siècle émerge au premier plan « le patriarche de Ferney », VOLTAIRE (1694-1778), l'ami du roi de Prusse, Frédéric II, et l'insulteur de Jeanne d'Arc. Ce n'est pas cependant qu'il fût un penseur original et profond, mais il était doué d'un talent unique pour s'approprier les idées des autres, et il avait un art et une langue incomparables pour les développer et les présenter au publie. Bien que d'une philosophie médiocre et superficielle, il savait tirer parti de tout. Son intelligence alerte, toujours en éveil, aborde tous les sujets. Tantôt il ridiculise les prêtres et les croyants, tantôt il attaque les croyances elles-mêmes, les dogmes, la Bible, l'Évangile. Il prêche la tolérance, moins par conviction personnelle que parce qu'il y trouve une excellente occasion de poursuivre      l'Église de ses traits acérés.. Et, par une contradiction étrange, presque inconsciente, tant Voltaire est aveuglé par    le parti-pris, cet apôtre de la tolérance est l'esprit le plus intolérant, le plus partial, le plus injuste, quand il aborde la question religieuse. Il ne sait alors que railler et accuser ; il est totalement incapable de comprendre les beautés du christianisme, de reconnaître les services rendus à l'Église. 

         La nomenclature des ennemis de l'Église au 18ème siècle serait incomplète

si l'on omettait le nom de JEAN-JACQUES ROUSSEAU (1712-1778), qui fut, avec Voltaire, l'un des plus grands démolisseurs que la société ait jamais rencontrés. Mais il y a la différence entre Rousseau et Voltaire,    que l'un est sincère tandis que l'autre ne l'est pas. Rousseau est même religieux: il est déiste, et le spectacle des beautés de la création lui inspire de très belles pages ; dans sa Profession de foi du Vicaire Savoyard, iI n'a pas pour la révélation et la religion chrétienne la haine aveugle de Voltaire ; mais, en émettant les doctrines les plus fausses sur la religion, sur la morale, sur l'éducation, sur le mariage et tant de choses sacrées, en donnant lui-même l'exemple du dévergondage dans sa conduite et dans ses écrits, il a peut-être contribué plus que Voltaire à détruire la religion et l’ordre social.

                                                 A SUIVRE

        

                  

                  

        

        

        

 

                                   

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