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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 03:55

giotto

                                                    Enseignements divins sur la Passion Suite 2/2

 

.le vis aussi et je compris, autant que je pouvais la voir et comprendre, la douleur de l'Ame de Jésus. La plus grande douleur d'une âme, c'est l'abandon de tous ceux qu’elle aime. S'il en est ainsi, comment représenter la douleur de l'âme du Sauveur? Ah! je crois que si cette douleur était une chose sensible, ni la distance qu'il y a entre le ciel et la terre, ni la profondeur, ni l'immensité du monde, ne serait capable de la contenir.

                   Jésus était abandonné de tous, même de Son Père. Si Dieu avait jeté en l'âme du Sauveur un regard miséricordieux., elle eût été consolée. Mais non, en ce moment , la Divinité seule de Jésus seule trouvait en Son Père l'amour éternel qu’Il a eu et qu'Il aura toujours pour elle; mais

l'âme de Jésus ne trouvait qu'une rigueur extrême et inflexible en Dieu, qui réclamait tous les droits de Sa justice. L'abandon de l'Homme-Dieu ! Jésus seul peut comprendre et comprit tout ce qu'il y avait de pénible en cet état de Son humanité abandonnée par Dieu Son

Père. Jésus était abandonné de toutes les créatures. Les unes le torturaient, exerçaient sur Lui toutes leurs cruautés, toutes leurs railleries et tous leurs affronts; les autres demeuraient dans la plus complète indifférence.

Il voyait pourtant quelques personnes debout près de Lui, qui prenaient part à Ses douleurs; mais leurs peines l'affligeaient bien plus qu'elles ne Le consolaient. Leur impuissance à diminuer Ses peines, comme leur présence qui les augmentait, n'étaient-elles donc pas encore plus pénibles que si elles L'eussent abandonné? Il voyait là Marie, sa Mère qui, en union avec Lui., offrait à Dieu Son sacrifice, et dont l'âme était véritablement traversée par un glaive de douleur. Il voyait là l'Apôtre bienaimé, le disciple seul demeuré fidèle, et cette vue pouvait-elle ne point Le faire souffrir plus que tous les autres tourments? .

                Quelles douleurs en Jésus ! Quel calme cependant en Sa douleur! Il garde le plus profond silence: silence de miséricorde pour Ses bourreaux, silence de soumission pour Son Père. S'Il le rompt, c'est par charité pour Sa Mère et Son disciple bien-aimé ; s'Il le rompt, c'est par pitié pour le larron pénitent; s'Il le rompt, c'est pour accomplir les prophéties; s'Il le rompt, c'est pour remettre Son âme entre les mains de Son Père; s'il le rompt enfin, c'est pour témoigner que la vie Lui appartient et que nul ne peut la lui ravir. 0 clameur dernière du Sauveur au moment de Son trépas, jetée au monde comme un mystère qu’il ne comprendra jamais, combien vous avez saisi mon âme! Ne m'avez-Vous point dit et montré comment Dieu use de plus de miséricorde envers nous, ses enfants adoptifs, qu'envers Celui qui est Son Fils par nature ?Ne m’avez -vous point fait comprendre qu'au milieu de mes souffrances j'avais toujours les grâces de Dieu comme un appui, un soutien, une consolation, et la parole d'un ami pour me donner courage et faire lever mes yeux au ciel ,la Parole du Sauveur ! Ne m’avez-vous  point fait sentir la nécessité de souffrir pour fuir le péché, de souffrir et de me soumettre à la volonté de Dieu, et de ne désirer qu'une seule chose, la pureté du cœur

 Je sens combien je ferais injure au Sauveur Jésus de me plaindre de mes souffrances. Il m'a montré la nécessité, l'avantage et la manière de souffrir; je saurai mieux le faire que le dire, pourvu que Dieu m’assiste de Sa grâce dans les épreuves. »

 

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