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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 06:35

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                     Fête de la Visitation de la Bienheureuse Vierge Marie.

 

Cette fête fut instituée par SS Urbain  VI en 1389, afin d’obtenir la fin du grand schisme d’Occident(1378-1417) qui mit en grand péril la papauté légitime .

Cette fête fut élevée à une plus grande solennité par SS Pie IX qui voulut ainsi rendre grâces à la Mère de Dieu, car c’est en cette fête que s’acheva à Rome en 1849 la victoire de l’Église sur la première vague révolutionnaire, qui la menaçait de destruction en la frappant à la tête . Il eut toujours une grande reconnaissance à Marie et à la France qui, par deux fois, lui sauva la vie.  Unissons-nous à ce saint Pontife pour rendre grâces de toutes les visites secourables de la Sainte Vierge et prions pour qu’elle  donne à SS Paul VI la victoire sur tous ses ennemis .

 

 

                               Le thème de la visite dans la Sainte Ecriture

 

L'histoire du Salut est souvent présentée dans la Bible comme une suite de  « visites de Dieu » à Son Peuple ou à quelques personnages privilégiés.

 

Dieu a créé l'homme pour être aimé de Lui. Le fondement de toute visite est une rencontre libre et volontaire entre deux personnes. C'est pourquoi Dieu a créé l'homme à Son image et Sa ressemblance. Dieu est donc toujours premier en tout événement, car c'est de Lui que vient toute existence et par suite toute intelligence, toute volonté, tout amour. « Sans Lui, nous ne pouvons rien faire ».

 

Dieu, qui a pris l'initiative de la création, puis de l'Alliance et qui demeure secrètement présent au déroulement de Son dessein, intervient souvent d'une façon extraordinaire dans la vie de Son peuple, pour le bénir ou le punir, mais toujours pour le sauver. Ce regard de Maître, ces interventions visibles sont autant de signes de Son action, de la continuité de Son dessein sauveur et de Ses exigences à travers la fidélité ou l'infidélité des Siens. Rien ne lui échappe. Dieu est le « Maître de la Vigne» qui visite ses chantiers et ses ouvriers, le Domaine dont Il est le « Dominus », le Seigneur.

 

Ces visites répétées préparent et annoncent « le Jour du Seigneur », par excellence, la venue de Dieu Lui-même, en Jésus, et Son retour dans la gloire, pour un ultime jugement et un salut définitif.

 

L'Ancien Testament est un récit de ces Visites divines à Son peuple. Dieu rencontre Adam fautif et Lui promet un Sauveur. Cette promesse, Il la renouvellera à Abraham dans Sa visite sous la forme de trois personnages, représentés dans la célèbre icône de Roublev. «Dieu vous visitera et vous fera remonter de ce pays dans le pays qu'IL a promis par serment à Abraham, Isaac et

 Jacob» (Gen., 50, 24). Il se présente à Moïse dans le Buisson

ardent et sous des figures symboliques qui ne laissent pas douter de Sa Présence. «Dieu est là ». Tous les prophètes reprennent ce thème; si les victoires sont des « visites » de Dieu qui bénit Ses fidèles, les malheurs du peuple sont également des « visites» de Dieu qui vient corriger les Israélites et leurs chefs et les ramener à Lui: «Je n'ai connu que vous de toutes les familles de la terre, aussi vous visiterai-Je pour toutes vos iniquités». Cette visite est décrite comme une visite du Pasteur à Son troupeau, qu'TI aime et qu'TI veut sauver de tous les dangers.

 

Chaque Juif va alors prendre davantage conscience qu'il est l'objet d'une attention particulière, personnelle de Dieu. Dans le psaume 106: «Souviens-Toi de moi, Yaweh, par amour de Ton peuple, visite-moi par Ton salut, que je vois le bonheur de Tes élus. »

 

Dieu éclaire l'esprit des sages, leur envoyant des songes, des messagers, leur annonçant la venue, la Visite définitive de Dieu, le grand Jour de son Règne. «Au Jour de Sa visite, les justes resplendiront et le Seigneur régnera sur eux pour toujours. »

Dans le Nouveau Testament, la venue de Jésus et Sa prédication du Royaume, vont réaliser cette Visite Divine promise et tant attendue. «Béni soit le Seigneur, le Dieu d'Israël, de ce qu'Il a visité et délivré Son peuple.» (St Luc 1, 68)

 

Jésus insiste sur le salut qu'Il vient apporter et sur son caractère universel. Il ne s'agit plus seulement de la visite d'un peuple, mais de l'univers entier. Mais si elle est offerte à toute chair, cette visite ne sera accueillie que par les cœurs purs qui la reconnaîtront. «Un grand prophète a surgi parmi nous et Dieu a visité Son Peuple» (St Luc 7,16).

 

Tous ne la comprennent pas ainsi, car, malgré les miracles, la visite de Dieu en Jésus n'est pas aveuglante, fulgurante; c'est une visite d'amour et l'amour veut la liberté, implique la préférence librement donnée par toute l'âme: esprit et cœur. La visite peut être refusée. Elle peut être considérée comme négligeable, inop-  portune, gênante, indésirable pour toutes les sortes de « raisons ». qu'énumère l'Évangile: l'attachement aux biens matériels de ce monde, le confort, la richesse, les pouvoirs, les plaisirs, l'égoïsme sous toutes ses formes, l'amour-propre, l'orgueil et cette sottise des « vierges folles » qui dorment au lieu de se préparer à la Visite de l'Époux.

 «Je viendrai comme un voleur»; «Vous ne savez ni le jour ni l'heure» ; «Veillez et priez».

Tel est l'aspect dramatique de la Visite, que souligne Saint Jean, dans le Prologue que l'Église fait lire à la fin de chaque Messe. «Il est venu, parmi les Siens et les Siens ne l'ont pas reçu. » Malheur à ceux qui ne savent pas reconnaître le temps de la Visite, malheur à Jérusalem, d'abord, qui subira un châtiment terrible, malheur aussi aux peuples qui rejettent l'Évangile du salut. Malheur à ceux qui L'ont connu, puis se sont repris, L'ont renié ... !

 

L'action de Jésus se poursuit, car Il réalise Sa promesse. Il visitera toujours Son Église fidèle, celle qui est attentive à Sa présence réelle dans l'Eucharistie, les Sacrements, la doctrine, celle qui reconnaît dans la Croix et les souffrances la Visite de la Volonté divine qu'il faut bénir comme tout ce qui vient au Nom du Seigneur. Elle recommande la visite des malades et des prisonniers, car «le Seigneur est là» aussi. .. L'Église contemple toujours avec émotion la Visitation de la Mère de Dieu à sa cousine. Cette visite des deux mères se double de la mystérieuse visite de Jésus à Saint Jean-Baptiste, le Précurseur, comme si notre Sauveur, pressé par Sa charité, devançait le temps et inaugurait Son œuvre avant même Sa naissance. C'est lors de cette visite que la Sainte Mère de Dieu assemble dans son Magnificat toute la reconnaissance des âmes visitées par Dieu dans «toutes les générations ».

 

Jésus est là, avec nous, en nous, et pourtant Il est encore «Celui qui doit venir» pour nous juger et fixer notre sort éternel selon notre accueil. Ce sera pour chacun d'entre nous le jour de notre mort et de notre jugement particulier. Nous devons tous les jours, nous y préparer, garder notre lampe allumée pour Le recevoir, nous maintenir en état de grâce, «la robe blanche pour les Noces» et désirer Sa venue.

 Pour l'Univers entier, Il viendra visiblement à la fin du monde dont Seul IL connaît le Jour «Dies irae, Dies illa» pour juger les vivants et les morts ... et Son Règne n'aura pas de fin.

 

Le Nouveau Testament se termine par un double Amen, une annonce et un désir. Apocalypse de St Jean 20-21: Celui qui rend témoignage de ces choses crésus) dit: «Oui, Je viens bientôt» Amen.

 

Nous aussi chantons le Magnificat pour remercier la Bonté Divine de nous avoir visité tant de fois, de nous visiter par la croix pour nous purifier, de nous visiter dans l’Eucharistie pour nous fortifier. Remercions pour toutes les visites de la Saint Vierge dans ses apparitions à travers les siècles et dans le monde entier.

 

 

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