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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 07:01

                                                              

 

                                        

                            Aveux de l’enfer .Ed .TRC ; Exorcisme du 5 avril 1978 -1/6

 

Exorciste: Père Ernest Fischer, ancien missionnaire, Gossau (Saint-Gall).

Démon : Verdi-Garandieu, démon humain.

Message aux prêtres .Avertissements et Exhortations  à revenir à la vie de l'Évangile

L'abbé Verdi-Garandieu, démon humain, prêtre du diocèse de Tarbes au XVIIe siècle, adresse, par l'entremise de la possédée, ce message pathétique à ses frères dans le Sacerdoce, pour les adjurer - sur l'ordre de la Très Sainte Trinité et de la Vierge Marie - de reprendre la voie étroite de l'Évangile, et leur éviter ainsi de subir à leur tour, dans l'Enfer éternel, le sort horrible qui est devenu le sien, à raison de ses infidélités à la grâce.

 

A la suite de l'exorcisme de Léon XIII, utilisé dans le cas présent, furent prononcées de nombreuses invocations, dont celle de Saint Vincent Ferrier, le grand missionnaire dominicain espagnol du XIVe~XVe siècle, qui parcourut en prêchant l'Espagne, l'Italie, la Suisse et la France; il mourut à Vannes en 1419. Il fut redoutable au démon, auquel il arracha beaucoup d'âmes,par sa vie d'amour et de pénitence, et ses prédications enflammées.

 

En somme: Saint Vincent Ferrier, (dont la fête liturgique est précisément le 5 avril.) est un modèle à imiter; l'abbé Verdi-Garandieu, un exemple à ne pas suivre.  

 

Le démon va parler pendant près de deux heures et demie quasiment d'affilée. Nous reproduisons ici le texte de ses adjurations, sur l'ordre du Ciel, aux prêtres de notre temps. En fait, au Sacerdoce tout entier puisque, comme le précise le démon Garandieu, il s'adresse aussi aux «évêques, cardinaux et abbés» (supérieurs ecclésiastiques). Pour assurer la continuité de ce message, si important, et en faciliter la lecture, nous avons exceptionnellement supprimé ici la mention des interventions de l'exorciste pour obliger le démon à continuer de parler, sur l'ordre de la Très Sainte Trinité

 

 

« (Verdi-Garandieu, après avoir fait remarquer que, lui aussi, est devenu «un démon parmi les démons», se met aussitôt à crier, en disant) : Quelle sottise j'ai faite de ne pas correspondre à la grâce, de mener la vie que j'ai menée!

. (Puis, en poussant des cris lamentables, il s'écrie, faisant se dresser la possédée) : Pourquoi me suis-je laissé aller ainsi, mais pourquoi ? Pourquoi ai-je accepté de recevoir le sacerdoce, cette charge très lourde, puisque je n'étais pas capable, si je ne me mettais pas en peine de m'élever à la hauteur de ce grand idéal ? Pourquoi ai-je donné le mauvais exemple, comme le font aujourd'hui des milliers et des milliers de prêtres, en ne correspondant pas à mon sacerdoce. Pourquoi n'ai-je pas enseigné le catéchisme, comme j'aurais dû le faire?

 

J'ai passé mon temps à regarder les robes des femmes plutôt qu'à observer les commandements de Dieu. En vérité, je n'étais ni chaud ni froid, j'étais tiède, et le Seigneur m'a vomi de Sa Bouche !. Dans ma jeunesse, j'étais encore bon, j'ai encore correspondu à la grâce. (Pendant qu'il parlait, nous avons entendu ses cris par la bouche de la possédée). C'est plus tard que je suis devenu tiède. C'est alors que je suis entré dans la voie large et facile du plaisir et que j'ai abandonné la voie étroite de la vertu, en ne correspondant plus à la grâce ; et puis, je suis tombé de plus en plus bas. Au commencement, je me confessais encore, je voulais me convertir mais je n'ai pas réussi parce que je ne savais plus suffisamment prier. Je n'ai pas correspondu à la grâce parce que de tiède, je descendis jusqu'à devenir froid. Entre la tiédeur et le froid, il n'y a que la distance, d'une pelure d'oignon. Si j'avais été chaud et ardent, je n'aurais pas connu ce destin misérable. Si les prêtres ne se reprennent pas de nos jours, eh bien! ils connaîtront le même sort que moi. Actuellement, il y a dans le monde des milliers, des dizaines de milliers de prêtres qui sont comme moi, qui donnent le mauvais exemple, qui sont tièdes et qui ne correspondent plus à la grâce de Dieu. Tous, s'ils ne se convertissent pas, n'auront pas un destin meilleur que celui que j'ai eu, moi, Verdi-Garandieu.

 

Ah ! Quel destin pour moi que 1'enfer 1 Si, au moins, je n'étais pas né ! Si je pouvais revivre ! Ah ! Que j'aimerais retourner sur terre afin de mieux vivre! Ah! Que j'aimerais passer mes nuits et mes jours, à genoux, en prière, en invoquant le Très-Haut! J'invoquerais les Anges et les Saints du Ciel, afin qu'ils m'aident à quitter le chemin de la perdition, mais je ne peux plus faire marche arrière, je suis condamné (termine-t-il d'une voix lamentable).

 Hélas, les prêtres ne savent pas ce que c'est qu'être condamné à l'enfer et ce qu'est l'enfer. Actuellement, presque tous, sur la terre, suivent le chemin de moindre résistance. Ils veulent goûter aux plaisirs de la vie. Ils sont convaincus que faire de l'humanisme, comme ils disent, et être de la mentalité de son époque, est une chose qui est maintenant acquise à jamais.

 

Evêques, cardinaux et abbés ne donnent pas un meilleur exemple que celui donné par leurs subordonnés. Vivent-ils selon la simplicité que le Christ pratiquait dans Ses repas et dans Sa table? Comme dit l'Evangile, Jésus-Christ a, certes, participé à des banquets, invité par tel ou tel, mais, à ces repas, Il ne mangeait pas beaucoup. Et s'Il a un peu mangé au cours de ces banquets, il faut bien souligner que bien des fois, Il a préféré souffrir de la faim. . La Sainte Famille et les Apôtres, aussi, ont beaucoup jeûné. Autrement, ils n'auraient pas reçu toutes les grâces dont ils ont bénéficié. Et pourtant, Jésus n'avait pas besoin d'acquérir la grâce, puisqu'il était lui-même l'Auteur de la grâce, mais il voulut donner un exemple: à ses Apôtres, bien sûr, mais aussi à tous les cardinaux, évêques et prêtres de tous les siècles. Mais à quoi bon, puisque de nos jours, cardinaux, évêques et prêtres sont à table dans un décor luxueux et goûtent des mets délicieux.  

 

Ils vont jusqu'à gâter leur santé en poursuivant cette manière de vivre, mais ils s'imaginent que cela revient à leur position épiscopale, cardinalice ou juridictionnelle. Pauvres cuisinières, qui s'imaginent que du fait qu'elles servent des évêques ou des personnalités, elles doivent présenter à table des choses compliquées. Elles s'imaginent, les pauvres, que ce serait pour elles une honte de ne pas pouvoir porter tous ces mets sur la table. Elles oublierit qu'ainsi, elles .n'aident pas les évêques à l'imitation du Christ, pas plus que les prêtres. II vaudrait mieux que ces cuisinières puissent dire à ces personnalités que le Christ avait vécu et a vécu beaucoup plus simplement.

 

Ceux d'en-haut (il montre en haut) tiennent à ce que soit respectée l'imitation de Jésus-Christ; et ce que l'on fait actuellement est tout à fait le contraire de l'imitation de Jésus-Christ. On vit dans le raffinement, le luxe, l'abondance, jusqu'au débordement, jusqu'au péché même. Le péché, souvent, a déjà commencé par la table. On commence déjà à pécher, quand on devrait pratiquer un certain ascétisme et que l'on s'y refuse.

 

Le refus de l'esprit de sacrifice, c'est non pas le péché, mais la porte ouverte au péché, par laquelle il peut entrer. C'est le manque d'ascétisme qui conduit lentement au péché. Entre les deux, il n'y a qu'une pelure d'oignon. Si le prêtre ne suit pas les enseignements de l'Église, c'est nous qui venons le tirer par un bout de sa robe pour l'amener sur nos sentiers. Pendant un moment, ce n'est qu'un petit bout de la robe que nous prenons, mais avec l'espérance de rafler tout l'habit.

 

Pendant longtemps, j'avais bien l'intention de devenir un bon prêtre; mais il faut remarquer que les prêtres sont attaqués par nous bien plus que les laïques. Certes, les laïques sont aussi en danger, surtout ceux qui s'efforcent d'être des justes, et ceux qui ont une charge importante. Mais, comme le prêtre a une très grande puissance de bénédiction, nous attaquons de préférence le prêtre, d'abord lui.

 

Pour ce qui est de moi, je me rappelais que j'étais prêtre et, au début, j'exerçais mon sacerdoce avec sérieux. Et puis, avec le temps, j'ai trouvé cela monotone et, oubliant la prière, j'ai oublié aussi le célibat. J'ai supprimé la prière, d'abord parce que je me croyais très occupé, et puis, d'autres jours, je la reprenais, et puis, finalement, je l'ai complètement abandonnée. Je pensais que ces longues prières du bréviaire étaient fastidieuses, inutiles, et, finalement, j'ai perdu le goût de la prière .

 

Quand j'ai supprimé le bréviaire, je suis tombé dans le péché d'impuretéet, dès ce moment-là, je n'avais plus de goût à dire la messe. Ce fut un enchaînement de réactions. Quand je suis tombé dans l'impureté, ce fut l'enchaînement des réactions. Je ne disais plus la messe avec piété, du fait que je n'étais plus dans l'état de grâce. Dans cet état, la lecture de la Bible et de l'Évangile, en particulier, et aussi la vue des commandements de Dieu, m'étaient devenues un reproche. C'était là un avertissement pour moi et, parce que je ne tenais pas compte de l'avertissement, je prenais la résolution de ne pas enseigner les enfants comme j'aurais dû les enseigner. Comment aurais-je pu leur apprendre le bien, si moi-même je ne le pratiquais pas ? Mais ceux qui, aujourd'hui, s'appellent humanistes et modernistes, savent bien cela, comme moi-même. Comment imposeraient-ils aux laïques et aux enfants, des choses qu'ils ne croient pas et qu'ils ne pratiquent pas eux-mêmes? Comment pourraient i1s supporter de les enseigner comme ils devraient, sachant que leur enseignement ne correspond pas à leur intérieur, et qu'ils diraient alors d'énormes mensonges? Chez beaucoup, avec le temps, le cœur est devenu comme un abîme de mort. Il y en a beaucoup plus qu'on ne pense qui se trouvent dans cet état. Ce sont des pommes pourries; comment une pomme pourrie pourrait-elle donner une bonne odeur? »  A SUIVRE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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