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18 juillet 2009 6 18 /07 /juillet /2009 13:08

La présence de Dieu

 dans la Sainte Écriture

 

 

         Le Dieu de la Bible n'est pas seulement le Très ­Haut, Il est Le Tout Proche (Ps II9,151); Il n'est pas un Être suprême que Sa perfection isolerait du monde, mais pas davantage une réalité qui se confon­drait  avec le monde.

        Il est le Dieu Créateur présent à Son œuvre (S g 11,25; Rm1,20), le Dieu Sauveur présent à Son peuple (Ex 19,4ss), le Dieu Père  pré­sent à Son Fils (Jn 8,29) et à tous ceux que vivifie l'Esprit de Son Fils et qui L'aiment filialement (Rm 8,14.28).

        La présence de Dieu, pour être réelle, n'est cependant pas matérielle; si elle se manifeste par des signes sensibles, elle demeure celle d'un être spirituel dont l'amour enveloppe sa créature (Sg 11,24; Ps 139) et la vivifie (Ac 17,25-28), dont l'amour veut se communiquer à l'homme et faire de lui un témoin lumineux de Sa présence (Jn 17,21).

 

                                          Ancien Testament

 

        Dieu qui a créé l'homme veut lui être présent; si, par le péché, l'homme fuit cette présence, l'appel divin continue. Il  le poursuivra à travers l'histoire : « Adam, où es-tu? » (Gn 3,8s).

 

                            1. LA PROMESSE DE LA PRÉSENCE DE DIEU.

 

            Dieu se manifeste d'abord à des privilégiés qu’Il assure de Sa présence : aux Pères avec qui Il fait alliance (Gn 17,7; '26,24; 28,15) et a Moïse qui a mission de libérer son peuple (Ex 3,12). A ce peuple, il révèle Son Nom et le sens de ce Nom. Il lui garantit ainsi que le Dieu de ses Pères sera avec lui, comme Il a été avec eux; Dieu en effet se nomme Yahweh et se définit ainsi : « Je suis ce que je suis », c'est-à-dire «  Je suis l’Éternel, immuable et fidèle »; ou encore: « Je suis Celui qui est », qui est là, toujours et partout, marchant avec Son peuple (3,13SS; 33,16). La promesse de cette présence toute­-puissante, faite lors de l'Alliance (34,9S), est renou­velée aux envoyés par qui Dieu conduit Son peuple : Josué et les Juges (Jos 1,5; Jg 6,16; 1 S 3,I9), les rois et les prophètes (2 S 7,9; 2 R 18,7; Jr 1,8.19). Significatif également est Ie nom de l'enfant dont Isaïe annonce la naissance et dont dépend le salut du peuple : Emmanuel, c'est-à-dire « Dieu avec nous » (Is 7,14; cf Ps 46,8).

         Même lorsque Dieu doit châtier Son peuple par l'exil, Il ne l'abandonne pas; de ce peuple qui reste Son serviteur et Son témoin (Is 41,8ss; 43, l0ss),  Il demeure le Pasteur (Ez 34,15s.31; Is 40,10S), le Roi (Is 52,7), l’Époux et le Rédempteur (Is 54,5s; 60,16); Il annonce donc qu'Il va le sauver gratui­tement par fidélité à Ses promesses (Is 52>3 .6), que Sa gloire va rentrer dans la Ville Sainte dont le nom sera désormais « Yahweh est là»(Ez 48,35), et qu'ainsi Il manifestera Sa présence à toutes les nations (Is 45,14s) et les rassemblera à Jérusalem dans Sa lumière (Is 60); enfin au dernier Jour, Il sera présent comme Juge et Roi universel (Ml 3,1; Za 14,5 ·9)·

             Dieu se manifeste par des signes divers. La théo­phanie du Sinaï suscite la crainte sacrée par l’orage, le tonnerre, le feu et le vent (Ex 20,1 8ss) qu'on retrouve dans d'autres interventions divines (Ps 29; 18,8-16; Is 66,15; Ac 2,lss; 2 P 3,10; Ap II,19).

               Mais Dieu apparait aussi dans un tout autre climat, celui de la paix de l'Eden où souffle une brise légère (Gn 3,8), lorsqu'iIl converse avec ses amis, Abraham (Gn 18,23-33), Moïse (Ex 33,II) et Élie (1 R 19,11SS).

           Si lumineux que soient d'ailleurs les signes de la présence divine, Dieu s'enveloppe de mystère (Ps 104,2); c'est dans une colonne de nuée et de feu qu'Il guide Son peuple au désert (Ex 13,21) et qu'Il demeure au milieu de lui, remplissant de Sa gloire la Tente où est l'arche d'alliance (Ex 40,34) et plus tard Ie Saint des Saints (1 R 8,10SS).

Pour avoir accès à cette mystérieuse et sainte présence, il faut en apprendre de Dieu les condi­tions.

 

                         1. La recherche de Dieu.

 

 

L'homme doit répondre aux signes que Dieu lui fait; c'est pour cela qu'il lui rend un culte en des lieux auxquels s'attache le souvenir d'une manifestation divine, tels Bersabée ou Bethel (Gn 26,23SS; 28,16-19). Mais Dieu n'est lié a aucun lieu, à aucune demeure matérielle. Sa présence, dont l'Arche d'alliance est le signe, accompagne le peuple qu'elle guide a travers le désert et dont elle veut faire sa demeure vivante

 et sainte (Ex 19,5; 2 S 7,5s.1 1-16).

             C'est avec la descendance de David, dans sa maison, que Dieu veut habiter. Et s'Il accepte qu'un temple lui soit bâti par Salomon, c'est en affirmant que ce temple est impuissant à Le contenir (1 R 8,27; et Is 66,1); on Le trouvera là, dans la mesure où on y invoquera Son Nom en vérite (1 R 8,29S.41SS; Ps 145,18), c'est-à-dire où on y cherchera Sa présence par un culte véritable, celui d'un cœur fidèle.

                C'est pour obtenir un tel culte, en éliminant celui des hauts lieux et sa corruption, que la réforme deutéronomique prescrivit de monter trois fois l'an à Jérusalem et de ne plus sacrifier ailleurs (Dt 12,5; 16,16). Cela ne signifie pas qu'il suffit de monter au Temple pour trouver le Seigneur; il faut encore que le culte qu'on y célèbre exprime le respect au Dieu qui nous voit et la fidèlité due au Dieu qui nous parle (Ps 15; 24). Sinon, on est loin de Lui par le cœur (Jr 12,2)et Dieu abandonne le temple dont Il annonce la destruction, parce que les hommes en ont fait une caverne de voleurs (Jr 7,1-15; Ez 10-II).

Dieu est proche au contraire de ceux qui marchent avec Lui comme Ses Patriarches (Gn 5,22; 6,9; 48,15) et se tiennent devant Lui comme Élie (1 R 17,1); qui vivent avec confiance sous Son regard (Ps 16,8; 23.4; II9,168) et l'invoquent dans leurs angoisses (Ps 34,18ss); qui cherchent le bien (Am 5,4.14) d'un cœur humble et contrit (Is 57,15) et secourent les malheureux (Is 58,9); tels sont les fidèles qui vivront à jamais, incorruptibles, auprès de Dieu (Sg 3,9; 6,19).

 

                                         2. Le Don de Dieu.

 

              Or une telle fidélité est-elle au pouvoir de l'homme? En présence du Dieu Saint, l'homme prend conscience de son péché (Is 6,1-5), d'une corruption que Dieu seul peut guérir Or 17,1.14). Que Dieu vienne changer le cœur de l'homme, qu'il mette en lui Sa Loi et Son Esprit (Jr 31,33; Ez 36,26ss) ! Les prophètes annoncent cette rénovation, fruit d'une alliance nouvelle qui fera du peuple sanctifié l'habitation de Dieu (Ez 37,26ss). Les sages, eux aussi, annoncent que Dieu va envoyer aux hommes Sa Sagesse et Son Esprit-Saint, afin qu'ils connaissent Sa volonté et deviennent ses amis en recevant en eux cette Sagesse dont la joie est d'habiter parmi eux (Pr 8,3 1; Sg 9,17ss; 7,27s).

 

                            Nouveau Testament

 

I – Le don de la présence en Jésus-Christ

 

Par sa venue en la Vierge Marie, l'Esprit-Saint accomplit le don promis à Israël : le Seigneur est avec elle et Dieu est avec nous (Lc 1,28.35; Mt 1,21SS). En effet Jésus, le fils de David, est aussi le Seigneur (Mt 22,43s p), Ie Fils du Dieu vivant (Mt 16,16) dont la présence est révélée aux petits (Mt II,25ss) ; Il est le Verbe de Dieu, venu dans la chair habiter parmi nous( Jn 1,14) et rendre présente la gloire de son Père, dont Son corps est le vrai Temple (Jn 2,21). Comme son Père, qui est toujours avec Lui, Il se nomme « Je suis » (In 8,28s; 16,32) et donne son accomplissement à la promesse de présence impliquée par ce Nom; en Lui, en effet, est la Plénitude de la Divinité (Col 2,9). Lorsqu'Il a achevé Sa mission, Il assure Ses disciples que, pour jamais, Il est avec eux (Mt 28,20; et Lc 22,30; 23,42S).

 

 

                              II- Le mystère de la présence dans l’Esprit

 

               Quand Jésus ôte Sa présence corporelle à Ses disciples, ils peuvent Le trouver encore parmi eux, si leur foi Le cherche là où Il est, selon Sa promesse : Il est en tous les malheureux en qui Il veut être servi (Mt 25,40) ; Il est en ceux qui portent Sa parole et en qui Il veut être écouté (Lc 10, I 6) ; Il est au milieu de ceux qui s'unissent pour prier en Son Nom (Mt 18,20).

             Mais le Christ n'est pas seulement parmi les croyants, Il est en eux, comme Il l'a révélé à saint Paul en même temps que Sa gloire : « Je suis Jésus que tu persécutes» (Ac 9,5) ; Il vit, en effet, en ceux qui L'ont reçu par la foi (Ga 2,20; Ep 3,17) et qu'Il  nourrit de Son Corps (I CO I0,I6s). Son Esprit les habite, les anime (Rm 8,9.14) et fait d'eux le Temple de Dieu (I CO 3,I6s; 6,19; Ep 2,2IS) et les membres du Christ (I CO I2,I2S.27).

         Par ce même Esprit, Jésus vit en ceux qui mangent Sa Chair et boivent Son Sang (Jn 6,56s.63) ; Il est en eux, comme Son Père est en Lui (Jn I4,I9S). Cette communion suppose que Jésus est retourné au Père et a envoyé son Esprit (In 16,28; I4,I6ss); voilà pourquoi il est meilleur qu'Il soit absent cor­porellement (Jn 16,7) ; cette absence est la condition d'une présence intérieure réalisée par le Don de I'Esprit. Grâce à ce don, les disciples ont en eux l'amour qui unit Ie Père et Ie Fils (Jn 17,26) : c'est pourquoi Dieu demeure en eux (I Jn 4,12).

 

III. LA PLENITUDE DE LA PRESENCE DANS LA GLOIRE DU PÈRE

 

                 Cette présence du Seigneur que Saint Paul souhaite à tous (2 Th 3, I 6; 2 Co 13, II) ne sera parfaite qu'après la déIivrance de nos corps mortels (2 Co 5,8). Alors, ressuscités par l'Esprit qui est en nous (Rm 8,1 I), nous verrons Dieu qui sera Tout en tous (I CO 13,12; 15,28). Alors, à la place que Jésus nous a préparée près de Lui, nous verrons Sa gloire (Jn I4,2S; 17,24), Lumière de Ia Jérusalem nouvelle, demeure de Dieu avec les hommes (Ap 2I,2S.22S). Alors sera parfaite la présence en nous du Père et du Fils par le don de I'Esprit (I Jn 1,3; 3,24).

                 Telle est la présence que le Seigneur offre à tout croyant. « Je me tiens à la porte et Je frappe » (Ap 3,20). Ce n'est pas une présence accessible à la chair (Mt 16, I 8), ni réservée à un peuple (Col 3, II), ni liée à un lieu (In 4,21); c'est le don de l'Esprit (Rm 5,5; Jn 6,63), offert à tous dans le Corps du Christ où Il est en plénitude (Col 2,9), et inté­rieur au croyant qui entre en cette plénitude (Ep 3,17ss). Le Seigneur fait ce Don à qui lui répond, avec l'Épouse et par l'Esprit : « Viens! » (Ap 22,17).

 

« Par Jésus-Christ, avec Lui et en Lui,

 à Toi, Dieu le Père Tout-puissant,

 dans l’unité du Saint-Esprit,

 tout honneur et toute gloire,

 dans les siècles des siècles.

     Amen »

 

 


 

 

 

 

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