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10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 07:37

 

Le thème de la promesse dans la Sainte Écriture

 

Un Thême fondamental à bien approfondir. Il est présent au fondement de l'Acte de foi et de l'Acte de Charité.La Sagesse de l'amour est la patience et la confiance.

L'Acte d'Espérance est particulièrement nécessaire en ces périodes troublées où les promesses des « faux sauveurs et des faux prophètes » dévoilent leur inanité trompeuse.

« Mon Dieu,j'espère de Votre Bonté,,à cause des promesses et des mérites de Jésus-Christ notre Sauveur,la vie éternelle et les grâces nécessaires pour la mériter par les bonnes œuvres que je dois et veux accomplir.

Seigneur : Que je ne sois pas éternellement confondu.( Saint Pie X Catéchisme) « cf« unacumpaulosexto »

 

I- Les promesses et la foi

 

Promettre est l'un des mots clés du langage de l'amour. Promettre, c'est engager à la fois sa puissance et sa fidélité, se proclamer sûr de l'avenir et sûr de soi, - et c'est en même temps susciter chez son partenaire l'adhésion du cœur et la générosité de la foi qui est adhésion de l'esprit à la Vérité révélée .A Sa façon de promettre, à la certitude qu'Il possède de ne jamais décevoir, Dieu révèle Sa grandeur unique : « Dieu n'est pas homme pour qu'Il mente, ni fils d'Adam pour qu'Il se rétracte» (Nb 2.3,19). Promettre, pour Lui, c'est déjà donner, mais c'est d'abord donner la foi capable d'attendre que vienne le don; et c'est, par cette grâce, rendre celui qui reçoit capable de l'action de grâces (cf Rm 4,2.0) et de reconnaître dans le don le cœur du donateur. (Une promesse n'est pas une simple parole:c'est un engagement).

 

C'est pourquoi saint Paul, préoccupé de montrer que la base de la vie chrétienne est la foi, se trouve amené à montrer que l'essence des Écritures et du dessein de Dieu consiste dans la promesse adressée à Abraham et accomplie en Jésus-Christ (Ga 3,16-2.9). C'est pourquoi l'épître aux Hébreux, voulant faire apparaître dans l'Ancien Testament une histoire de la foi, y fait du même coup apparaître une histoire des promesses (He Il,9.13.17.33.39). C'est pourquoi, avant même les réflexions de Paul, le discours de saint Pierre à la Pentecôte, encore très archaïque de ton, caractérise avec une perspicacité infaillible le don de l'Esprit et l'apparition de l'Église comme la « promesse » (Ac 2.,39) et l'accomplissement des prophéties (2.,16). Pour un Juif, lés Écritures sont d'abord la Loi, la volonté de Dieu à observer coûte que coûte; pour les chrétiens, elles deviennent avant tout le livre des promesses; les Israélites furent les dépositaires des promesses (cf Rm 9.4), les 'chrétiens en sont les héritiers (Ga 3,2.9).

 

  1. Le langage du Nouveau Testament traduit cette découverte : alors que l'hébreu n'a pas de mot particulier pour désigner la notion de promesse, et l'exprime à travers une constellation de mots, parole, serment, bénédiction, héritage, terre promise, ou dans des formules, « le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob », « la race d'Abraham », le Nouveau Testament au contraire connaît un mot propre pour la promesse, (gr. epangelia), qui souligne la valeur de cette « parole donnée» : c'est une « déclaration ». Le mot est d'ailleurs apparenté à celui d'évangile, euangelion, la « Bonne nouvelle ».

L'intuition chrétienne si fortement mise en lumière par l'épître aux Galates dégage une structure essentielle de l'AncienTestament: l'existence d'Israël a pour fondement unique et indestructible la promesse de Dieu.

 

1. Les promesses aux patriarches. - Les différentes traditions combinées dans la Genèse coïncident pour en faire le livre des promesses. Abraham est celui qui reçoit les promesses (Gn I2,I.7; 13,15ss; 15; 17; Ps I05,8s). Elles comportent toujours un héritier et un héritage, une descendance nombreuse et glorieuse, une terre plantureuse. Toujours aussi elles se rattachent à la destinée de l'humanité tout entière. La tradition yahviste fait de la bénédiction, promise au nom d'Abraham (Gn 12,2), la réplique divine à l'entreprise impie de Babel qui rêvait d'élever jusqu'aux cieux le nom de l'humanité (11,4), - mais aussi une réparation de la malédiction apportée à la terre par le péché de l'homme (3,17; 4,II), et la première figure concrète de l'espérance victorieuse entrouverte par Dieu après le premier péché (3,15). De plus, cette promesse vise « toutes les familles de la terre» (12,3) La tradition « sacerdotale » rattache explicitement la bénédiction d'Abraham à la bénédiction primitive sur la création (1,22.28; 17,6.20). Certes, la circoncision semble limiter la portée des promesses; en réalité Israël peut par ce rite s'agréger n'importe quelle race (34), et voir s'accomplir la promesse reçue par Abraham d'être « le père d'une multitude de peuples » (Gn 17,5; Si 44,19-22).

 

  1. Les promesses et la Loi. -

  2. Les promesses adressées aux patriarches, manifestations de l'initiative et de la grâce de Dieu, comportent déjà des exigences ; elles s'adressent à la foi, c'est-à-dire qu'elles suscitent une existence nouvelle, fondée sur la parole de Dieu : le départ d'Abraham (Gn 12, 1), sa marche en présence de Dieu (17,1), son obéissance (22,IS). La Loi étend cette exigence à toute l'existence du peuple. La Loi est la charte de l'AIliance (Ex 19,5; 24,8; Jos 24,25S), c'est-à-dire le moyen pour Israël. d'entrer dans une existence nouvelle et sainte, de vivre en peuple de Dieu, de s'abandonner à sa conduite. La Loi suppose une promesse antérieure et en précise les conditions. Les promesses offertes à l'obéissance ne sont pas la sanction de la justice d'Israël; elles expriment la générosité d'un Dieu toujours disposé à combler les siens, mais impitoyable au péché et incapable de se donner à qui ne lui donne pas sa foi.

    3. Les promesses à David, - Pour que l'existence entière d'Israël repose sur la foi, il faut que toutes ses institutions ne trouvent de solidité qu'en la parole de Dieu. L'institution monarchique, fondement normal de la communauté nationale et expression de son vouloir-vivre, a en Israël un aspect paradoxal. Elle est à la fois simplement tolérée par Dieu, presque à contre-cœur, parce qu'elle risque gravement de porter atteinte à la confiance exclusive que Yahweh revendique de son peuple (1 S 8,7SS), - et promue à une grandeur et à un avenir supraterrestres (2 S 7). Un garçon « pris au pâturage « connaîtra « un nom égal aux plus grands» (2 S 7,9); sa descendance, assise « à la droite de Dieu» (Ps 110,1), héritera des nations (Ps 2,8). Aux heures du pire abaissement et jusqu'aux jours du Christ, ces promesses nourriront encore la foi d'Israël (Is 11-1 Jr 23,; Za 6,12; Lc 1,32.69).

    4. Les promesses nouvelles, - A l'heure où Israël n'existe plus, ayant perdu son roi, sa capitale, son temple, son honneur, Dieu réveille sa foi par des promesses nouvelles. Il ose s'appuyer sur « les choses anciennes » qu'Il avait prédites à Israël, les menaces de destruction qui se sont vérifiées avec une exactitude terrifiante (Is 48,3ss; 43,18), pour lui promettre « des choses nouvelles, secrètes et inconnues» (48,6; 42,9; 43,19), des merveilles inimaginables. De ces merveilles, la synthèse la plus expressive est la Jérusalem nouvelle, « maison de prière pour tous les peuples» (Is 56,7), mère d'une race innombrable (54,3; 60,4), joie et fierté de Dieu (60,15)·

  3.                        5 Les promesses de la Sagesse. -

  4. A quel point les promesses de Dieu fondent toute l'existence d'Israël, c'est ce que prouve la place qu'elles tiennent dans les écrits de sagesse. Il est vrai que toute sagesse contient une promesse puisqu'elle commence par recueillir et classer les expériences, pour discerner les fruits qu'on peut en attendre. L'originalité de la sagesse d'Israël est de substituer à cette attente fondée sur les calculs de l'expérience une espérance venue d'ailleurs, de la fidélité à l'esprit authentique du yahvisme, « à l'alliance du Dieu Très-Haut et à la Loi de Moïse» (Si 24,23). La sagesse d'Israël lui vient d'en haut (Pr 8,22-31; Si 24,2SS; Sg 9,4.10), c'est pourquoi la béatitude qu'elle promet (Pr 8, 32-36) dépasse les espoirs humains (Sg 7.8-II) pour viser « la faveur de Yahweh » (Pr 8,35), « l'amitié de Dieu» (Sg 7,14). Le Psaume II9, écho de ces promesses dans un cœur juste, atteste qu'elles ont entretenu la foi en Israël, la certitude que Dieu suffit.

  5. A Suivre

 

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