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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 07:56

 

 

Le « mystère d'iniquité » à l'œuvre dans l'Église avant le concile.Extrait du livre de R.de Mattei Vatican II une histoire à écrire

La destruction planifiée et méthodique.

La  prophétie de Catherine Emmerich réalisée.

 

« Au début du mois de janvier 1960, Mgr Antonino Romeo (ne pas confondre avec Mgr Romero) de 1a congrégation des Séminaires et des Universités, déclenchait une attaque virulente contre les dérives de l'Institut biblique,qui remettait en cause l'historicité et l'inerrance des évangiles Son article dénonça pour la première fois, l'existence d'une conspiration articulée, menée par des groupes néo modernistes qui œuvraient au sein de l'Église.

Mgr Romeo définissait comme: « un groupe qui, infatigablement, s'agite pour ouvrir des brèches toujours plus larges dans l'édifice surhumain de la foi catholique, prétextant que de nos jours il n'y a que la nouveauté qui est intéressante. puisque l'Évangile que l'on doit admettre n'est pas celui du passé, mais celui du futur, l'Église à laquelle nous devons obéir n'est pas celle que nous connaissons, mais celle du futur. »«( ... ) On en est ainsi arrivés à la «nouvelle théologie », qui s'inspire des slogans du moment; de la «nouvelle» morale, qui veut satisfaire les passions humaines et abolir la notion et le sens du péché; de l'histoire nouvelle», qui consacre l'historicisme, ou le triomphe du fait; du «droit nouveau», qui proclame la liberté du mal et de ceux qui sont suffisamment puissants pour pouvoir tout se permettre; de la «psychologie nouvelle», basée sur la psychanalyse pansexuelle; de la ''pédagogie nouvelle", qui satisfait tous les instincts; de l'art sacré nouveau", qui exalte le surréalisme et le conceptualisme des charlatans. Le vocable, autrefois tellement employé de «principes», est en train de disparaître de la circulation ( ... ). Les progressistes d'aujourd'hui, se basant sur le double mythe de la liberté humaine et du progrès humain, double postulat gnostique qui divinise la contingence fugace de notre valeur individuelle et de notre façon de couler éternellement et collectivement vers un futur inconnu, en en faisant l'ersatz de l'Absolu, ces progressistes, dis-je, transforment la religion et la science en une recherche continuelle, sans en déterminer la finalité, ni l'objet, ni les constantes que toute foi et toute science doivent pourtant se préfixer. Ainsi est consacré. le triomphe de l'indétermination, c'est-à-dire du relativisme, et, en fin de compte, de la négation. »

« Tout un travail incessant de termites qui s'agitent dans l'ombre, à Rome et dans toutes les parties du monde, oblige à deviner la présence active d'un plan complet d'encerclement et d'effritement des doctrines dont se forme et s'alimente la foi catholique. Des indices toujours plus nombreux, provenant d'horizons différents attestent du déroulement graduel d'une manœuvre ample et progressive, menée par des chefs très habiles apparemment très pieux, qui. tendent à supprimer le christianisme enseigné jusqu'ici et vécu pendant dix-neuf siècles, pour le remplacer par le christianisme "des temps nouveaux".

 

La ·religion prêchée par Jésus-Christ et par les Apôtres, intensément appliquée par saint Augustin, saint Benoît, saint Dominique, saint François, saint Ignace de Loyola, est attaquée fébrilement pour la faire disparaître, et qu'à sa place s'impose une nouvelle religion, la religion rêvée par les gnostiques de tous les temps, qui s'appelle déjà ici et là, "le christianisme adapté aux temps nouveaux". Le christianisme des "temps nouveaux" sera basé sur la divinité cosmique, sur les droits de l'Homme; elle aura pour dogmes de son "Credo" le monisme évolutionniste avec le progrès indéfini, la liberté humaine sans limites et l'égalité universelle, avec quelques touches de ''foi'' scientiste, théosophique et occultiste qui varieront en fonction des différents, milieux. Elle aura pour morale obligatoire l'adaptation'', c'est-à-dire le "conformisme", avec l'interdiction de tout type de ''frustration'' et le devoir de satisfaire tous les instincts et toutes les pulsions; la fin ultime de la vie éternelle sera abolie et remplacée par les "réalités terrestres" que l'obscurantisme des dix-neuf siècles avait mises en quarantaine, et qui aujourd'hui ont été "réhabilitées" avec beaucoup de zèle. Dans ce christianisme "nouveau", Jésus, les Apôtres, les définitions et directives du Magistère de l'Église des 19 siècles, ne resteront qu'à titre de souvenirs, avec une valeur. uniquement "historique et apologétique" : cycles de l'évolution indéfectible qui s'arrêtera seulement lorsque l'homme, devenu l'Être très parfait, retournera dans l'infini du Tout... »

 

Ndlr: Mgr Romeo avait vu juste .Le concile n'a été qu'une mise en pratique de ce mouvement destructeur.

On comprend mieux pourquoi Jean XXIII avait pris un énorme risque en le convoquant. SS Paul VI ne peut donc être tenu pour responsable unique de ce qui allait advenir.Il ne pouvait plus parler contre un tel ouragan.

 

 

 

 

 

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