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24 février 2016 3 24 /02 /février /2016 08:22

Idoles et idolâtrie dans la Sainte Écriture

L'idolâtrie est de tous les temps.Elle prend de nos jours des déguisements très subtils,sous la forme d'humanismes pseudo-religieux que l'on a nommé « le culte de l'homme »sans Dieu.L'attachement à des personnalités à la popularité fabriquée et éphémère est la forme moderne de l'idolatrie antichrist.Le règne de l' antichrist-personne sera le comble de cette « abominable et désolante idolâtrie ».D'où les conseils à la vigilance : «  Veillez et priez ….»

 

I. L'ARRACHEMENT AUX IDOLES La Bible est, en un sens, l'histoire du peuple de Dieu qui s'arrache aux idoles. Un jour, Yahweh a « pris » Abraham, qui « servait d'autres dieux» (Jos 24,2S; Jdt 5,6ss). Mais cette rupture, radicale pourtant, n'est pas acquise une fois pour toutes : ses descendants devront toujours la refaire (Gn 35, 2SS; Jos 24,14-23) ; ils doivent sans cesse renouveler leur option et suivre L'Unique au lieu de « poursuivre la Vanité, »( Jr 2,2-5). L'idolâtrie en effet peut se glisser à l'intérieur même "du yahvisme. Dès le Décalogue, Israël apprend qu'il ne doit pas fabriquer d'images (Ex ·20,3SS; Dt.5,7SS), car l'homme seul est l'image authentique de Dieu (Gn 1,26s). Par exemple, le taureau qu'il sculpte pour symboliser la force divine (Ex 32; l R 12,28;) lui attirera avec la colère divine l'ironie cinglante des prophètes (Os 8,5; 13,2), Qu'il s'agisse de faux dieux ou de sa propre image, Dieu punit l'infidélité (Dt 13); Il abandonne ceux qui l'abandonnent ou Le caricaturent, les livrant aux calamités nationales '.(Jg 2,II-15; 2 R Q,7-12; Jr 32,28-35; Ez 16; 20; 23). Quand l'exil vient confirmer tragiquement cette vision prophétique de l'histoire, le peuple se ressaisit, sans que pour autant disparaissent les idolâtres (Ps 31,7) et négateurs de Dieu (Ps 10,4.11). Au temps des Maccabées enfin, servir les idoles (1 M 1,43), c'est adhérer à un humanisme païen incompatible avec la foi que Yahweh attend des Siens: il faut choisir entre les idoles et le martyre (2 M 6,18-7,42; cf Dn 3) Le Nouveau Testament dessine le même itinéraire. Arrachés aux idoles pour se tourner vers le vrai Dieu (1 Th 1,9), les croyants sont sans cesse tentés de retomber dans le paganisme qui imprègne la vie courante (cf l Co 10,25-30). Il faut fuir l'idolâtrie pour entrer dans le Royaume (1 Co 10,14; 2 Co 6,16; Ga 5,20; ( Jn 5,21; Ap 21,8; 22,15). L'Église, en qui se poursuit la lutte impitoyable entre Jésus et le monde, vit une histoire marquée par la tentation d' adorer «l'image de la Bête» AP 13,14; 16,2), d'accepter que soit dressée dans le Temple l' « idole dévastatrice » (Mt 24,15; cf Dn 9,27).

II. SIGNIFICATION DE L'IDOLÂTRIE

Israël, non content de chercher à répondre avec fidélité à l'appel de Dieu, a réfléchi sur la nature des « idoles muettes » (1 Co 1 2,2) qui le sollicitent. C'est progressivement qu'il exprimera dans un langage exact le néant des idoles.

1. Les « autres dieux »,

- Par cette expression, courante jusqu'à I'époque.de Jérémie, Israël semble admettre l'existence d'autres dieux que Yahweh. Il ne s'agit pas là de survivances équivoques d'autres religions, mêlées au yahvisme populaire, telles les « idoles domestiques » (teraphim), sans doute réservées aux femmes (Gn 31,I9-35; 1 S 19,13-16) ou le serpent Nehushtân (2 R 18,4); il s'agit proprement des Baals cananéens que rencontre Israël lors de son installation en Terre promise. C'est alors la lutte à mort contre les Baals : Gédéon eut l'honneur impérissable d'avoir substitué l'autel de Yahweh à l'autel dédié par son père à Baal (Jg 6, 25-32). Si donc Israël parle d' « autres dieux », il ne doute pas pour autant que Yahweh soit son Dieu unique (cf Ex 20,3-6; Dt 4,35); il qualifie ainsi les autres croyances (cf 2 R 5,17).

2. Le néant des idoles.

- La lutte à mort contre les idoles continue, mais maintenant dans l'esprit du fidèle de Yahweh, pour qu'il reconnaisse que « les idoles ne sont rien» (Ps 81,10; 1 Ch 16,26). Élie se moque, au péril de sa vie, des dieux qui ne peuvent consumer l'holocauste (1 R 18,18-40) ; les exilés comprennent clairement que les idoles ne savent rien, puisqu'elles sont incapables d'annoncer l'avenir (ls 48,5); elles ne sauvent pas davantage (45,20S). « Avant Moi, aucun dieu ne fut formé, et il n'y en aura aucun après Moi» (43,10). S'il en est ainsi, c'est qu'elles n'existent pas vraiment, cc sont des produits fabriqués par l'homme. Quand les prophètes lancent leurs satires contre les idoles de bois, de pierre ou d'or (Am 5,26; Os 8,4-8; Jr 10,3ss; 1s 41,6s; 44,9-20), ce n'est pas une expression figurative qu'ils dénoncent, mais une perversion : au lieu d'adorer son Créateur, la créature adore sa propre création. La Sagesse tire au clair les conséquences de cette idolâtrie (Sg 13-14) : c'est un fruit de mort, puisque elle signifie l'abandon de Celui qui est la vie. En même temps, elle offre au croyant une explication de la genèse de cette perversion: on a divinisé des défunts ou des personnages prestigieux (14,12-21), ou adoré des forces naturelles, destinées pourtant à conduire l'homme vers leur Auteur (13,1-10). Paul poursuit cette critique de l'idolâtrie en l'associant au culte des démons : sacrifier aux idoles, c'est sacrifier aux démons (1 CO 10,20). Enfin, dans un réquisitoire terrible, il dénonce le péché universel des hommes qui, au lieu de reconnaître le Créateur à travers Sa création, ont changé gloire du Dieu incorruptible contre une représentation de Ses créatures; de là leur déchéance en tous les domaines (Rm 1,18-32).

3. L'idolâtrie, tentation permanente.

L'idolâtrie n'est pas une attitude dépassée une fois pour toutes, elle renaît sous diverses formes : dès qu'on cesse de servir le Seigneur,. on devient esclave des réalités créées: argent (Mt 6,24 p), vin (Tt 2,3), volonté de domination du prochain (Col 3,5; Ep 5,5), puissance politique (Ap 13,8), plaisir, envie et haine (Rm 6, l 9; Tt H), péché (Rm 6,6), voire observance matérielle de la Loi (Ga 4,8s). Tout cela mène à la mort (Ph 3,19), alors que le fruit de l'Esprit est Vie (Rm 6,21S). Derrière ces vices, qui sont idolâtries, se cache une méconnaissance du Dieu unique qui seul mérite notre confiance. CW

 

Attention à l'idolatrie de la Nature,de la déesse- mère sous prétexte d'écologie. « L'Évolution » est une pseudo-religion qui permet d'éliminer le Créateur....Extrêmement nocive....De même que l'idolatrie du progrès technique à tout prix,orgueilleux matérialisme et.... polluant à terme

 

Com th Taper dans google dialogue interreligieux puis images....merci

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